Que devrait afficher l’ULTIME étiquette de bière?

10 avril 2012 16h42 · Pierre-Luc Gagnon

Commençons avec le positif : je constate que les étiquettes de bières sont de plus en plus intéressantes au Québec – non seulement sur le plan du graphisme, mais aussi sur le plan des renseignements qu’elles présentent. Or, pour le négatif, force m’est d’admettre qu’aucune étiquette n’a encore réussi à répondre à toutes mes questions. Puisque je ne suis pas du genre à critiquer un phénomène sans donner de solution, voici TOUS les détails que je considère qui devraient se retrouver sur LA PARFAITE étiquette de bière. Mes critères seront divisés en trois catégories : les essentiels, les complémentaires et les ludiques.

Les essentiels (un «must» pour une étiquette qui se respecte)

  • Le nom de la bière (ouais… c’est vraiment essentiel)
  • Le nom de la brasserie et/ou son logo (au mieux avec les coordonnées)
  • Le style de la bière («sans arrière-goût» n’est pas un style, c’est un défaut!)
  • Le pourcentage d’alcool
  • Le format (330 ml, 341 ml, 500 ml, 750 ml etc.)
  • La date exacte d’embouteillage (cruciale pour ceux qui veulent faire vieillir des produits en cellier)
  • Les ingrédients (comme pour tous les produits alimentaires)

Les complémentaires (qui facilitent la dégustation et la culture)

  • Des suggestions d’accords bouffe / bière
  • Une image soignée (ne serait-ce que pour affirmer l’attention que le brasseur porte à sa bière)
  • Un descriptif du goût et des arômes de la bière (pratique pour l’achat et la dégustation)
  • L’IBU (International Bitterness Unit) du produit
  • L’icône représentant le verre idéal pour la dégustation
  • La température optimale de service
  • Le potentiel de vieillissement (ou la date limite pour consommer la bière)

Les ludiques (non primordiaux, mais appréciés)

  • Un QR code (qui mène à un site Internet avec des détails supplémentaires sur la bière et la brasserie)
  • Une estampe officielle représentant un prix que ladite bière a remporté (s’il y a lieu)
  • Une histoire reliée au nom de la bière ou à l’univers du produit
  • Un code barre (pour simplifier la mise en marché)
  • La consigne de la bouteille

Pour la forme, je tiens quand même à attribuer des mentions honorables à quelques microbrasseries pour leurs étiquettes :

Unibroue, Brasseurs Illimités, Broue Pub Brouhaha et Brasseurs du Monde (pour les infos et l’image en général);

Brasseurs Sans Gluten (pour la liste complète des ingrédients et le tableau de valeur nutritive);

Le Trou du Diable, La Microbrasserie de l’Île D’Orléans, La Microbrasserie du Lac Saint-Jean, Brasseurs du Temps, et Dieu du Ciel! (pour l’excellence du graphisme).

Même si je suis loin d’être un as en graphisme, voici un exemple du genre d’étiquette qui pourrait répondre à mes exigences démesurées :

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 12

  • 10 avril 2012 · 17h04 Seb

    Si tu veux etre pointilleux tu peux ajouter l’EBC ou SRM qui donne une idee de la couleur de cette biere comme les bouteilles sont souvent opaques. Et eventuellement la densitee avant embouteillage pour avoir une idee de la consistence c’est toujours bon :)

    • 10 avril 2012 · 17h08 Pierre-Luc Gagnon

      Tout à fait. Ces renseignements sont aussi utiles. Je les ajouterais par contre dans une quatrième catégorie – comme tu l’as si bien nommée – «pour les pointilleux» ou «les caprices du délice».

      Je vois déjà les brasseurs sourciller en disant «mais là, on ne publie pas un roman, on lance une bière»… Or, l’essentiel est de choisir les infos les plus utiles pour votre clientèle.

  • 10 avril 2012 · 19h14 Un graphiste

    C’est bien beau mais il y a aussi des normes à respecter dans tous ça !

    • 10 avril 2012 · 19h23 Pierre-Luc Gagnon

      Des normes, je veux bien… mais il y a toujours moyen d’allier l’utile à l’agréable; le renseignement au bon goût. Aussi, il est toujours possible de faire une étiquette avant qui soit plus jolie et une étiquette arrière qui soit plus informative.

  • 10 avril 2012 · 21h40 le calinours bienveillant

    moi j’aime ben celle-là:

    http://tinyurl.com/ckjycsu

    si ça peut t’inspirer tant mieux…

  • 13 avril 2012 · 09h53 Joannie

    La microbrasserie À la fût, à St-Tite, a de superbes étiquettes. Du plus, ils ont ajouté une information que j’ajouterais à la liste des ludiques : les sensations sur la langues!

    http://www.alafut.com/restopub/images/ruine.png

  • 18 avril 2012 · 08h53 Hugue Lebel

    Un détail qui me touche particulièrement, en Belgique les étiquettes s’enlèvent facilement à l’eau chaude, ici au Québec elles sont soit impossible à enlever ou restent collantes…

    • 18 avril 2012 · 09h32 Pierre-Luc Gagnon

      Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une question de provenance (Belgique vs Québec), mais plutôt du papier qui est utilisé par les microbrasserie et la colle. Par exemple, les étiquettes d’Unibroue s’enlèvent plutôt bien à mon goût. Mais c’est vrai qu’il y en a plusieurs qui sont vraiment impossible à décoller.

  • 18 avril 2012 · 09h29 Claudeius

    Il manque à ta superbe étiquette :
    - Des suggestions d’accords bouffe / bière

    Je suis curieux… vu la clémentine!!! ;O)

    • 18 avril 2012 · 09h34 Pierre-Luc Gagnon

      Belle observation Claudeius. En fait, j’ai réalisé l’étiquette avant d’ajouter ce point à ma liste. Mais si je devais ajouter des accords bouffe/bière pour cette bière fictive, j’irais probablement avec quelque chose d’épicé pour «balancer» avec le côté sucré-rafraîchissant du produit.

  • 12 mai 2012 · 14h18 lupulus

    Le nom de la brasserie et/ou son logo (au mieux avec les coordonnées)
    NON!
    Il fut une époque où les brasseries étaient fières d’indiquer
    « Brassée et embouteillé à la brasserie ».Je me rappelle à cet égard la Brasserie Moeremans à Anderlecht.

    Que la bière soit brassée (rééllement) à un endroit et embouteillé ou conditionné ailleurs, cela peut ce consevoir vu le prix et la maintenance d’une chaîne d’embouteillage.(J’ai des exemples belges de notoriété publiques ) pour cette dernière situation, mais que je ne citerai pas.
    Il faudrait donc au minimum indiquer le nom du brasseur réel.
    En examinant la taille des étiquettes, on peut en général retrouver facilement le brasseur, voire à défaut l’embouteilleur.
    De toute manière, on reconnaîtra facilement une bière à étiquette, précisément à son étiquette flashy et bling-bling

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  • Pierre-Luc Gagnon
    Blogueur formé en journalisme, conseiller en bières de microbrasseries québécoises, rédacteur pigiste, fondateur de DimancheMatin.com, adeptes des communications modernes.

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