Un film de science-fiction pour ados qu’on essaie de vendre aux nostalgiques

11 juin 2011 17h22 · Richard Cayer

Super 8 raconte les aventures fantastiques d'une bande de jeunes cinéates amateurs en 1979 dans une petite ville des États-Unis.  Les jeunes en question sont témoins d'un terrible déraillement de train alors qu'ils étaient en train de filmer un film de zombies pour un concours amateur.  Le train en question contenait un mystérieux cargo.

Le département de marketing de Paramount a essayé de nous vendre ce film comme étant une autre aventure mystérieuse et imprévisible en provenance de l'esprit créatif du génial J.J. Abrams (concepteur de la série Lost).  On a aussi essayé de nous faire croire que c'était dans l'esprit des films de Spielberg des années 70 et 80. 

Pour l'aspect "Spielbergien" du film, ils n'ont pas tout à fait tort.  Ce n'est pas pour rien que Steven Spielberg en est le producteur et que le film est lancé sous la bannière Amblin Entertainment (compagnie fondée par Steven Spielberg en 1981).  Cependant, en ce qui concerne le côté imprévisible et mystérieux de l'oeuvre, on repassera.  N'importe quel cinéphile ayant grandi dans les années 80 peut prédire la fin de ce film juste en regardant la bande-annonce.  Ce film n'est rien d'autre que E.T. rencontre Les Goonies rencontre Cloverfield.  À mon avis, J.J. Abrams n'a rien inventé de nouveau pour Super 8.

Ceci dit, les jeunes acteurs sont sympathiques, et le film est quand même une bonne distraction.  Sans renouveler le genre, Super 8 devrait plaire à une clientèle d'ados et aux nostalgiques des années 70-80.

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