La maison de soie

17 janvier 2012 15h57 · Richard Cayer

La maison de soie de Anthony Horowitz est un roman récent racontant la dernière aventure de Sherlock Holmes écrite par John Watson.  Ce n’est pas la première fois que des écrivains contemporains reprennent le personnage de Sherlock, mais c’est bien la première fois qu’un tel roman est approuvé par les ayants droit du défunt Sir Arthur Conan Doyle (créateur de Holmes).  Cela sert à donner un peu plus de poids à l’oeuvre, mais c’est, à mon humble avis, totalement inutile puisque ce personnage datant de plus d’un siècle fait probablement partie du domaine public.  Toujours dans le but de donner plus de poids à l’oeuvre, on nous dit qu’il s’agit d’une aventure tellement intense et controversée que Watson a attendu sa retraite afin de l’écrire et qu’il a demandé à sa maison d’édition d’attendre 100 ans avant de la publier.

C’est probablement à cause du succès des film de Guy Ritchie que les héritiers de Sir Arthur Conan Doyle ont demandé à Mr Horowitz d’écrire ce livre.   Sans leur approbation, ce livre serait probablement passé inaperçu comme n’importe quel autre pastiche du personnage.  L’idée de faire de ce récit une aventure aussi controversée est également très intrigante pour le lecteur.  Mais est-ce que l’auteur a tenu ses promesses ?

Je crois que Horowitz, mieux connu pour être un écrivain de romans pour ados, a tenu ses promesses et nous a concocté une fascinante aventure de Holmes et Watson.  Les habitués des romans de Conan Doyle ne seront pas dépaysés par la version de Horowitz.  On y retrouve tous les éléments qui ont fait le charme de l’oeuvre originale.  L’intrigue, qui semble plutôt banale au départ, se complexifie pour devenir une affaire de vie ou de mort pour nos héros.  Comme promis, la bonne morale victorienne ne sera pas sauve à la fin du récit.  On comprend finalement le personnage (fictif) de Watson d’avoir préféré attendre avant qu’une telle histoire aussi sordide soit divulguée. 

En bref, j’ai bien apprécié ce roman, mais je trouve qu’on prend toujours un risque lorsque l’on ressuscite un personnage et qu’on nous présente sa dernière ou sa plus dangereuse aventure.  Après tout, si jamais Horowitz décidait de récidiver, comment pourrait-il battre une telle prémisse?   Je recommande donc ce roman aux amateurs de Sherlock Holmes ou de romans policiers.

 

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