Le Mystère d’Irma Vep est de retour sur les planches pour une quatrième année consécutive. On discute de théâtre populaire et de virtuosité avec le comédien Éric Bernier.

Il s’est éloigné du théâtre pendant la dernière année pour se consacrer à des projets télé, "des trucs plus réalistes et moins excessifs" dont il avait bien besoin après trois années d’exigeantes tournées avec Incendies (la pièce de Wajdi Mouawad). Éric Bernier se dit maintenant fin prêt à replonger dans l’univers délinquant du dramaturge états-unien Charles Ludlam et du metteur en scène québécois Martin Faucher, "un spectacle libérateur comme un show punk, affirme Bernier, et l’une des rares pièces où je sens une réelle communion avec le public".

Le Mystère d’Irma Vep, c’est, doit-on le rappeler, un spectacle complètement déjanté dans lequel Bernier et son acolyte Serge Postigo jouent tous les rôles et changent de costume sans arrêt, un spectacle provocant, absurde et extravagant "qui multiplie les références à la culture pop et dépasse souvent les limites du bon goût". Chaque fois, ce mélange explosif a provoqué l’hilarité générale et suscité un engouement peu commun. "C’est vraiment du théâtre populaire, ajoute Bernier, et puis vraiment, je me sens privilégié de vivre ça. C’est tellement surchargé et excessif, ça va dans tous les sens et ça force le public à s’abandonner. Même quand on a joué devant des publics extrêmement conservateurs, le degré de folie de ce spectacle les a fait complètement décoller."

Pour les deux acteurs, c’est de la haute voltige. "On ne le criait pas sur les toits au début, mais pendant les répétitions de la première année, on a vraiment eu peur de se planter. On a vécu beaucoup de frustrations, parce que c’est tellement rythmé et exigeant, on a eu des tonnes de problèmes et ça nous paraissait insurmontable. L’équipe des productions Juste pour rire était découragée."

Heureusement, l’angoisse s’est dissipée dès le soir de la première, et Bernier et Postigo ne sont pas peu fiers d’avoir réussi en si peu de temps à maîtriser cette pièce qualifiée de véritable cauchemar par nombre d’acteurs qui s’y sont attaqués avant eux. "Et puisqu’on a la chance de la reprendre année après année, on est de plus en plus virtuoses et enfin capables de réinventer, de s’amuser à partir de la partition de base." Voilà qui promet.

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