Pour sa septième édition, le festival Temps d’image poursuit son exploration des croisements entre la scène et l’image. La codirectrice artistique Sylvie Teste nous parle du cru 2012.

Plateforme privilégiée pour les artistes multidisciplinaires au carrefour des genres, ces créateurs infidèles qui marient la danse, le théâtre, la performance, la vidéo et le son, Temps d’image commence à se bâtir une forte réputation en Europe comme ici. Jean Fabre, Denis Marleau, Big Art Group sont passés par là, et cette année encore, le festival propose un éventail diversifié d’expériences artistiques hors normes de Belgique, de Grande-Bretagne, du Japon et du Québec. "On veut donner une fenêtre à des artistes qui travaillent sur des formes et des recherches hybrides, qui cherchent à raconter d’une manière différente, explique Teste. On reste à l’affût des mutations et des formes transgenres qui évoluent pour être un laboratoire, un terrain d’essais et un réseau de solidarité, d’échanges."

Des oeuvres arrivent d’Europe avec une belle carrière derrière elles, comme ce Kiss & Cry du cinéaste Jaco Van Dormael (Toto le héros) et de la chorégraphe Michèle Anne De Mey (Sinfonia Eroica). Cet ovni qui mêle un ballet de doigts, une séance de cinéma et le "making of" d’un film fait partie de ces démarches inclassables auxquelles le festival nous convie. "Le projet croise et confronte le théâtre, la danse, la performance et le cinéma et développe un nouveau langage qui sollicite le spectateur à plusieurs niveaux."

L’artiste japonais Hiroaki Umeda interroge quant à lui la part d’humanité qui résiste à l’assaut de la technologie avec Haptic/Holistic Strata. "C’est une expérience sensorielle hypnotique où l’artiste pousse le corps et l’humain jusqu’à leurs limites dans la relation avec la technique. L’idée du festival est de prendre un passeport pour la soirée et de vivre un parcours d’aventures avec des artistes expérimentaux très high-tech comme Umeda, mais aussi des projets plus ludiques, conviviaux. Les propositions se font écho et forment un kaléidoscope qui sollicite les gens à des niveaux différents, toujours avec des artistes nourris d’échanges interdisciplinaires."

Le Québécois Stéphane Gladyszewski, qui mêle avec virtuosité la vidéo et la danse, présente sa nouvelle création, Tête à tête, "une installation performance pour spectateur unique, sorte de jeu de miroir où le public rencontre le performeur une personne à la fois." D’autres artistes bénéficient du festival pour présenter des projets en construction, comme ce Trieste de Marie Brassard, inspiré des souterrains de la ville italienne, dont on présentera une première mouture. À noter aussi, parmi le lot de propositions originales, la performance de l’as des platines Martin Tétreault et une relecture des tableaux vivants du 19e siècle par Claudie Gagnon. De quoi susciter la curiosité.

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