L’affiche dépeint le conflit israélo-palestinien avec une violence profonde et multiforme, au fil d’un texte d’une densité sans relâche, mais sans lourdeurs: une juxtaposition nerveuse de tableaux comme autant de facettes de l’occupation, d’un côté comme de l’autre du mur. Un jeu chargé, tendu et juste y expose la haine de l’autre, l’impuissance et les couvre-feux, l’amour qui peine à prendre sa place et la rage qui enfante la rage. Simple et inventive, la scénographie sait en appeler à l’imagination du spectateur en même temps que proposer des symboles efficaces. La pièce, en somme, présente avec finesse autant qu’avec force une guerre et, surtout, ses implications humaines, auxquelles le travail de Philippe Ducros fait honneur. Jusqu’au 31 mai à la salle Multi.

À l'ombre du mur Critique par - 2012-05-31
Cote: 4

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