Pour la 12e édition du festival Les Coups de théâtre, Rémi Boucher promet une célébration sous le signe de l’innovation.

Un bref coup d’oeil à la programmation du 12e festival Les Coups de théâtre, fondé en 1990 par Rémi Boucher, suffit pour se rendre compte que l’événement fait aussi la part belle à la musique, à la danse, au cirque, à la marionnette, de même qu’à la photographie et à la vidéo. Ainsi, le festival présente en ouverture Ces deux-là! de la Compagnie du sillage, duo hip-hop signé par le chorégraphe français Jacques Fargearel.

"Nous avons introduit la danse contemporaine dès la deuxième édition et la musique un petit peu plus tard, se souvient le directeur artistique et général du festival. Nous couvrons l’ensemble des arts d’interprétation. Le théâtre jeune public est un secteur en plein développement et les créateurs s’intéressent à beaucoup de formes d’art. Depuis cinq ou six ans, les passerelles que nous jetons entre le théâtre, la musique et la danse sont devenues monnaie courante dans la création pour les jeunes."

Par expérience, Rémi Boucher a compris qu’il n’y a rien comme diverses disciplines artistiques pour inspirer les créateurs. Dans les années 90, parallèlement aux Coups de théâtre, il fondait Les 400 coups, festival de cinéma jeune public. Par la suite, il était invité à Excentris pour y concevoir le programme Ciné-Kid: "Je trouvais qu’il y avait au cinéma des approches absolument contemporaines du film pour enfants qu’on ne voyait jamais ici. Le festival, qui a duré cinq ans, a permis aux créateurs de théâtre de s’actualiser un peu."

Si le cinéma québécois des dernières années traite de deuil, d’isolement et d’incommunicabilité, qu’en est-il du théâtre jeune public? "Ce sont des thèmes qui sont de plus en plus traités par les compagnies, explique Boucher. Il n’y a pas vraiment de répertoire dans le jeune public; ce sont alors des démarches résolument modernes, centrées sur ce que les enfants vivent aujourd’hui, c’est donc un théâtre qui demeure actuel, auquel les enfants peuvent se référer spontanément."

Rémi Boucher poursuit: "Il y a entre autres Vipérine, écrit par Pascal Brullemans et mis en scène par Nini Bélanger, qui traite du deuil. Ce n’est pas du tout lourd ni nostalgique. Il y a une espèce de dynamique qui ressort de ce spectacle qui est absolument incroyable. J’ai vu un enchaînement il y a une semaine devant un jeune public et les gens étaient vraiment très engagés dans cette pièce."

Très fier du spectacle de chansons de l’actrice et dramaturge Jasmine Dubé, Dubé du bout du Bic, du Théâtre Bouches décousues, Rémi Boucher témoigne aussi avec entrain de l’émergence de jeunes talents. "Généralement, nous avons des spectacles en provenance de partout, mais cette année, nous nous sommes concentrés sur la France, la Belgique et le Québec. Ce qui ressort des équipes de création françaises depuis les cinq dernières années est extrêmement intéressant. Ce qui se passe en France, notamment avec Olivier Letellier (Oh boy!), est vraiment exemplaire et je voulais que nous le soulignions."

Jusqu’au 25 novembre
www.coupsdetheatre.com

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