Le 13 février prochain, le créateur Claude Robinson se présentera en Cour suprême pour le dernier round d’un long combat judiciaire commencé en 1995. Une histoire de droit d’auteur, certes, mais aussi de tricherie, de mensonge et de malhonnêteté, avec comme personnage principal un homme qui a consacré sa vie à un combat pour la justice et la dignité.

C’est en 1982 que Claude Robinson, inspiré par son propre visage, dessine pour la première fois un personnage qu’il nomme Robinson Curiosité. Ce dernier prend place dans un projet d’émission pour enfants qu’il mettra quelques années à peaufiner. Il imagine les scénarios, des synopsis d’épisodes, conçoit ce qu’on appelle une «bible» dans le jargon télévisuel, un document étoffé dans lequel il présente les personnages, dessins à l’appui.

Vers la fin de 1985, Téléfilm Canada lui suggère de consulter Cinar, une petite société qui ne compte à l’époque que trois employés, Ronald Weinberg, Micheline Charest et une secrétaire. Il prend contact avec eux pour présenter son projet. L’idée plaît. Quelques semaines plus tard, l’entreprise offre ses services de consultation et de marketing pour la série Robinson Curiosité. Nous sommes alors en janvier 1986 et Robinson suggère de les engager pour un mandat de six mois. Weinberg et Charest proposent quelques changements, notamment d’intituler son œuvre Robinson Sucroë, d’ajouter un peu d’action et des bagarres, et de transformer ses personnages d’animaux en humains dotés des mêmes traits de caractère. Leur contrat prend fin six mois plus tard, sans résultat concret.

Claude continue néanmoins son travail de son côté. En avril 1987, il se rend au MIPTV, à Cannes, où se rencontrent annuellement les producteurs et diffuseurs télévisuels pour brasser des affaires. Il y présente son projet à plusieurs intervenants, notamment à Christophe Izard, concepteur et producteur de télévision jeunesse bien connu en France et Peter Hille, président de Ravensburger.

Ces démarches n’aboutissant pas, il choisit de produire son œuvre de manière indépendante. Pendant ce temps, Cinar devient une des plus grandes maisons de production au Québec avec un chiffre d’affaires annuel de 150 millions de dollars et quelque 200 employés, ce qui lui vaudra le surnom de Disney du Québec. Le couple Charest-Weinberg roule sur l’or et prend place parmi les grands.

Tout bascule le 8 septembre 1995. Assis devant son téléviseur, Claude Robinson regarde la toute première émission d’une nouvelle série télé, intitulée Robinson Sucroë. Une série pour enfants, avec des bagarres et des personnages humains aux traits de caractère calqués sur ceux des animaux qu’il avait dessinés 13 ans plus tôt. Au générique, on parle d’une création de Christophe Izard produite, entre autres, par Micheline Charest et Ronald Weinberg de Cinar, ainsi que par Peter Hille de Ravensburger et Christian Davin de France Animation.

Le choc est violent. Claude réalise qu’il s’est tout bonnement fait voler son œuvre. Il se souvient que les gens de Cinar avaient conservé une copie de ses documents. Il est seul, les voleurs sont puissants. Une lutte complètement déséquilibrée entre un David et plusieurs Goliath va alors commencer.

Tricherie, mensonge et malhonnêteté: une première victoire en Cour supérieure

Quatorze années s’écouleront entre la première mise en demeure envoyée en 1995 à Cinar – qui demeurera lettre morte – et le jugement de la Cour supérieure rendu par le juge Auclair en 2009 qui donnera finalement raison à Claude. Quatorze années qu’il serait vain de vouloir résumer en quelques lignes, sinon pour mentionner une ribambelle de procédures judiciaires, et les scandales des prête-noms et de fraude qui auront raison de l’empire Cinar.

Le procès sur le fond commence finalement le 2 septembre 2008. L’affaire, complexe, comporte plusieurs centaines de pièces à conviction et implique des dizaines de témoins et d’experts. Le procès doit même se déplacer à Paris pour entendre une quinzaine de témoins européens. À cette étape, les intimés font front commun et présentent une défense conjointe.

Dans son jugement, le juge Auclair n’est pas tendre à l’endroit de ceux qu’il déclare coupables de plagiat. Ceux qui ont floué Claude Robinson sont qualifiés de «bandits à cravate et à jupon», «leur conduite des affaires est basée sur la tricherie, le mensonge et la malhonnêteté». L’objectif de la sanction est sans équivoque, il s’agit d’envoyer «un message clair aux producteurs que: la fraude, la contrefaçon, la copie, les mensonges à la Cour ne sont pas tolérés et que les créateurs sont protégés, ces derniers étant souvent démunis financièrement, n’ayant pas la ténacité, l’énergie ni la détermination nécessaires pour faire face à une guérilla judiciaire».

Au terme du procès, il n’y a aucun doute. Sucroë est un plagiat pur et simple de Curiosité. Claude devient donc le propriétaire de la contrefaçon et doit recevoir les profits générés par son exploitation, les droits d’auteur afférents ainsi que des sommes pour les préjudices psychologiques, des dommages exemplaires et ses frais d’avocat.

Le juge Auclair condamnera ainsi conjointement et solidairement Charest, Weinberg, Cinar, Izard, Ravensburger, France Animation, Davin et RTV à lui verser 5 224 293$, plus les intérêts au taux légal depuis le 5 décembre 1995.

Claude a gagné sa cause. Temporairement.

Un revers en appel… Tout ça pour ça!

Comme on pouvait s’y attendre, les intimés décident en septembre 2009 de porter l’affaire en appel, mais modifient considérablement leur stratégie. Ils ne font plus front commun. Chacun présente des demandes de révisions distinctes. Essentiellement, aucun des joueurs n’a envie de payer pour la turpitude de l’autre et plus personne ne semble avoir envie de faire équipe avec Cinar, dont la conduite frauduleuse ne fait plus aucun doute. Pour eux, les montants accordés à Robinson sont exagérés et les calculs sont erronés. Mais plus grave encore, sur le fond, on remet même en question le fait qu’il y ait eu plagiat.

Sur ce dernier point, la Cour d’appel confirmera la conclusion du premier jugement. Sucroë était bel et bien un plagiat et les appelants demeurent coupables, sauf Davin, de France Animation, qui s’en sortira blanchi à titre personnel. Quoi qu’il en soit, les coupables, eux, devront payer. La question devient alors: oui, mais combien?

C’est sur ce point que le jugement de la Cour d’appel fait le plus mal. En effet, sur la base d’assertions nouvelles jamais soutenues lors du premier procès, les plagiaires font valoir que les profits issus de la contrefaçon n’auraient pas été aussi élevés qu’on l’avait évalué en Cour supérieure. Et pas qu’un peu! Alors qu’ils se chiffraient à 1 716 804$ dans le jugement Auclair, ils fondent subitement à 260 577$. On fait même valoir que les droits perçus sur la musique de la série doivent être exclus, puisque celle-ci ne serait pas le résultat d’un plagiat.

Voilà qui est pour le moins curieux. Alors que dans toute l’affaire, c’est «l’œuvre», avec tout ce qu’elle contient, qui est considérée comme le fruit d’un plagiat, tout à coup, on choisit d’en exclure la portion musicale, comme si cette dernière avait une existence autonome et n’était pas intrinsèquement reliée à la contrefaçon.

Du côté des préjudices moraux et psychologiques, les conséquences du jugement en appel sont aussi lourdes. Le montant est réduit de 400 000$ à 121 359$. Même scénario en ce qui concerne le quantum des dommages-intérêts, qui passent de 1 000 000$ à 200 000$.

Résultat net: à la suite de la décision de la Cour d’appel, Cinar et ses complices sont toujours bel et bien coupables de plagiat, mais Claude Robinson ne devrait recevoir que 2 736 416$. Presque la moitié que ce qui lui avait été accordé en première instance. Un revers majeur sur le plan financier.

Par ailleurs, selon les chiffres avancés en cour, on sait que son combat aura coûté au bas mot 3 290 779$ en frais d’avocat et débours divers. On fait le compte: après 17 ans de procédures judiciaires, s’il devait s’en tenir à la décision de la Cour d’appel, Robinson aurait gagné… une dette de 554 363$. Et le compteur tourne…

Évidemment, restent les intérêts qui doivent être ajoutés. Mais, comme pour sceller le revers, la Cour d’appel juge bon de modifier la date à partir de laquelle ces derniers doivent être calculés sur les profits (qui, rappelons-le, ne représentent plus que 260 577$). Il faudrait, selon elle, les comptabiliser depuis le 1er juillet 2001, et non le 5 décembre 1995 comme il avait été décidé lors du premier jugement.

Et comme si ce n’était pas assez, les divers coupables ne sont plus condamnés conjointement et solidairement… C’est donc dire que Robinson devrait commencer à courir après chacun de ses adversaires pour espérer se faire payer.

Le dernier round

Dans les 60 jours suivant la décision de la Cour d’appel en juillet 2011, toutes les parties décident de porter la cause devant la Cour suprême. Les avocats de France Animation et Izard sont les premiers à signifier leur intention d’aller jusqu’au bout. Pour eux, ce n’est pas une question d’argent, l’accusation même de plagiat doit être annulée. Suivent Ronald Weinberg et al. ainsi que Les Films Cinar. Encore une fois, ils se présentent séparément et attaquent sur tous les fronts. À trois, ils se séparent à peu près tous les éléments de l’affaire qu’ils tentent de reprendre depuis le début.

Pour Claude Robinson, qui demande aussi une révision de la décision de la Cour d’appel, cette ultime étape exige un effort titanesque. Non seulement doit-il à lui seul répondre aux trois mémoires de ses adversaires, mais son propre mémoire qu’il peut déposer doit aussi les attaquer. Claude est comme un boxeur qui se trouve sur un ring contre trois poids lourds. Lorsqu’il donne un coup, il en reçoit trois.

Résultat: puisque ses adversaires tentent de reprendre l’ensemble de la cause jusque dans les moindres détails, Robinson se voit obligé de remettre la totalité de son dossier à la Cour suprême. On parle donc de près de 600 000 pages pour l’ensemble des volumes, plus de 13 000 photocopies couleur au format 8,5 x 11, près de 700 photocopies couleur 11 x 17 et 17 disques durs. Pour la seule production de ces documents, la facture s’élève à plus de 150 000$.

Une question d’intérêt national

Certes, on pourrait être porté à penser que les récentes réflexions concernant une réforme de la Loi sur le droit d’auteur indiquent que la Cour suprême doit entendre cette cause historique de par sa complexité et sa longueur dans le temps. Le cas Robinson fait désormais école, personne n’en doute. Pourtant, cette triste aventure judiciaire a très peu à voir avec le nouveau monde numérique dans lequel nous vivons, où les discussions sur la propriété intellectuelle ont désormais lieu. Ce serait une erreur que de prendre cette affaire, amorcée il y a 17 ans, pour juger des problèmes d’aujourd’hui. Claude Robinson s’est fait voler son œuvre et sa vie, pas une vidéo sur YouTube.

Au-delà de ces considérations, l’histoire de Claude Robinson est celle d’un citoyen qui a été dépouillé moralement et financièrement. Des gens d’affaires lui ont menti, ainsi qu’aux institutions politiques et à la population. C’est surtout l’histoire d’un homme qui s’est battu toute sa vie pour faire valoir ses droits et sa dignité.

Dans l’analyse de cette cause, quel message d’intérêt national la Cour suprême souhaite-t-elle envoyer à la population et aux diverses instances politiques et juridiques? Qu’il vaut mieux s’écraser en silence que de se ruiner dans une lutte qui pourrait durer 20 ans? Qu’il est préférable de ne rien entreprendre et d’accepter de se faire marcher dessus par des mieux nantis? Que seuls les avocats tirent profit de la justice, même lorsque vous avez fondamentalement raison de vous battre? Si d’aventure Claude Robinson devait se retrouver sans le sou, voire ruiné, au terme de toutes ces dérives juridiques, c’est effectivement le message qui serait reçu.

L’intérêt national encourage au contraire, en ces temps de corruption et de cynisme, à féliciter un homme de bonne volonté pour sa ténacité et sa foi en la justice afin de le laisser, enfin, profiter de ce qui lui est dû depuis beaucoup trop longtemps.

NDLR: Il est de notoriété publique que l’auteur de cet article ainsi que l’éditeur de Voir sont des amis de Claude Robinson et le soutiennent dans sa lutte depuis des années. Mettre sa cause et son visage en première page est un choix éditorial que nous assumons entièrement, comme une sorte d’hommage à un ami. Un mot pour Claude avant qu’il monte sur le ring pour ce dernier round: Merde!

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 35

  • 24 janvier 2013 · 17h53 Benoit Mailloux/

    Simon Jodoin,

    Excellent article

    Merci

    Benoit Mailloux

  • 24 janvier 2013 · 18h05 Ginette Sylvestre

    merde, merde, merde!
    Bonne chance Monsieur Robinson!

    • 31 janvier 2013 · 18h26 Sylvie L.

      De l’élitisme tout craché de la part de Cinar d’avoir accepté de produire une création signée Christophe Izard (un concepteur et producteur de télévision jeunesse en France) alors que Cinar était loin d’ignorer son véritable auteur MONSIEUR Claude Robinson.
      Par ailleurs, se retrouver avec une dette en dépit du fait d’avoir gagné sa cause, une autre forme d’élitisme cette fois-ci exercée par la Cour.
      Bonnes chances, monsieur Claude Robinson!

  • 24 janvier 2013 · 18h44 Maurice de Longue Épée

    Sa victoire sera celle de tous ceux et celles qui croient encore en la justice au Québec. Je me joint à Voir pour souhaiter à Monsieur Robinson la meilleure des chances pour vaincre ces bandits qui n’ont pas d’autre talent que de voler celui des autres.

  • 25 janvier 2013 · 07h22 Poishish

    C’est typique de notre beau systeme judiciaire !!! Les gros voleurs avec des cravates (avocat) savent quoi faire pour que les autres voleurs profitent au maximun des failles du systeme pour briser le petit peuple…
    La justice pour tous… Surtout si tu as du cash !!!

    Voir aussi lasonde avec la marque oasis…

    Good luck pour le reste !!!

  • 25 janvier 2013 · 11h19 Raymond Faucher

    Je veux souligner le courage,la détermination,la volonté de fer de M. Claude Robinson à poursuivre son combat malgré toutes les preuves, les adversités.C’est admirable de voir un homme seul contre tant d’adversaires ne pas baisser les bras pendant tant d’années, et qu’on a pu voir sur différentes tribunes dont « Tout le monde en parle ». M. Robinson,Bravovo, et continuez.Je vous souhaite le succès final. Raymond Faucher, 12 fois traversée fleuve à la nage.

  • 25 janvier 2013 · 11h23 Jean Antonin Billard

    Nous allons donc savoir bientôt s’il ya vraiment une justice en ce bas monde! Sinon, «Que le monde coure à sa perte!» comme disait Marguerite Duras.
    Pour Claude Robinson, Merde, puissance 13!

  • 25 janvier 2013 · 14h25 Michèle Potvin

    Et merde encore pour ce dernier round.

  • 25 janvier 2013 · 17h45 Francis van den Heuvel

    Le courage et la détermination de Claude Robinson ont été mon plus grand support dans la cause qui a duré 6 ans et qui m’opposait au producteur initial de mon film Lynne Stewart – An American Story…Ce producteur, qui ne produira plus jamais, s’est avéré incompétent, malhonnête, menteur. Mon histoire est connu des institutions financières (Téléfilm, Sodec, Radio-Canada. l’ARRQ et certain journalistes). Ce genre d’histoire a des effets collatéraux sur la santé, les proches. Claude a payé chèrement sa détermination pour une certaine justice et respect de ses droits…En ce qui me concerne et avec le soutien d’ un nouveau producteur je me bat contre le silence des institutions pour que mon film puisse exister…
    Pour que le lecteur puisse connaitre mieux mon histoire je suggère la lecture de l’article écrit par Claude Herdhuin De qui se moque-t-on ? Publié sur le site de Vigile
    http://www.vigile.net/De-qui-se-moque-t-on
    Je souhaite le mieux à Claude Robinson qui a toute mon admiration et tendresse. Je me souhaite également de retrouver ma santé, mon tonus et ma pugnacité d’avant.

  • 25 janvier 2013 · 18h52 Pierre Pinsonnault

    Je vous félicite de prendre parti pour votre ami. Dans un tout autre domaine, j’ai à me débattre depuis 2003 contre quatre avocats en même temps dans une affaire de fraude aux dépens de retraités trahis par leur assocaiation de retraités, leur ex-employeur, elur comité de retraite et leur ex-association de professionnels. Étant juriste retraité depuis 2002 je n’ai pas eu à débourser autant que M. Robinson mais j’ai perdu bien de l’argent, du temps, ennuyé ma conjointe (dont je suis séparé pour cette raison) et mes parents de façon exagérée. J’ai toujours perdu mes causes sauf qu’à chaque fois j’obtenais des preuves qui étaient demeurées cachées : dissimulations, faux documents, parjures, destruction de preuve et même fabrication d’un témoin ! Les adversaires : une université, association d’employés, la division de régimes complémentaires de retraitede la régie des rentes du québec et plusieurs de ses avocats, et lplusieurs membres du tribunal administratif du Québec. Des gens qui, comme M. Robinson, persistent dans leur lutte passent pour des fous, des dérangés et même on essaie souvent de les faire passer pour des quérulent i.e. des plaideurs vexatoires. On ne doit donc pas voir dans les agissements de Cinar et autres quelque chose de surprenant. C’est alors tout à votre honneur, M. Jodoin, de prendre publiquement parti pour M. Robinson. Chapeau ! Je vais aller assister à l’audience devant la Cour suprême.

    • 25 janvier 2013 · 20h04 gisele mathieu

      je suis avec tous ceux qui sont pour claude robinson,et pour cela je dit a Claude de pas lâcher t’es capable et tu as raison sur toute la ligne car je sais ce dont je parle. alors bonne chance a toi.plein de monde est avec toi.

  • 25 janvier 2013 · 19h17 Judith Trickey

    Je remercie monsieur Robinson d’avoir su démontrer, dans cette affaire, le courage et la dignité dignes d’un mousquetaire de Dumas. Cela fait fait tellement du bien, de voir un homme se tenir debout.

  • 26 janvier 2013 · 15h45 Henry Dickson

    1

    Sujet fascinant.

    Pour ceux qui veulent revivre des histoires de cauchemars, lisez au sujet de l’affaire Caillou. Vous savez, le mignon petit bonhomme. La co-créatrice dont on avait usurpé les biens avait perdu dans tous les tribunaux inférieurs et c’est la Cour Suprême qui lui a donné raison. Et c’était une affaire beaucoup plus simple que la monstrueuse affaire Cinar.

    On dit que l’arbre cache la forêt. S’il s’agit ici encore du combat d’un homme contre tous – il y a le sujet d’un film! – qui se règlera on l’espère avec justice… Il y a aussi tant de mystère. Sujet d’un autre film.

    L’article résume en quelques mots: «Et les scandales des prête-noms et de fraude qui auront raison de l’empire Cinar.»

    Au delà et autour de l’affaire Robinson, l’affaire Cinar a des dimensions monstrueuses. Financières, frauduleuses, politiques, corruption, etc.

    Un avant goût de l’affaire Lacroix qui a suivi et de ce qu’on voit actuellement avec la commission Charbonneau.

    On a fraudé l’État qui subventionnait (et à probablement créé) l’entreprise par tout un système de prète-nom, utilisant des créateurs US et d’ailleurs mais les faisant passer pour Canadiens – donc subventionnables.

    Et il y a eu les investisseurs. À un certain moment, 125 millions ont…. heu! disparu. Ça vous rappelle quelque chose?

    Et comme dans l’Afffaire Norbourg/Lacroix, on ne sait plus très bien où ils sont et ça ne dérange personne.

    Après 15 ans, il me semble que c’était l’année dernière, le restant du duo devait comparaître pour répondre de ses actes mais on ne sait pas très bien ce qui a pu se passer.

    La justice est bien plus apte à menacer un maquilleur qui offenserait les bonnes moeurs que ces grands bourgeois dont personne ne serait assez impoli pour questionner l’origine de leur fortune.

    Une citation de monsieur Robinson me vient à l’esprit. Il racontait qu’au début de sa carrière il a rencontré les 2 moineaux – il n’en reste qu’un- pour l’aider à placer son oeuvre aux USA. Les 2 moineaux étaient également au début de leur carrière et Cinar n’existait pas encore. Ils tentèrent leur chance chez Disney et autres sans succès et se séparèrent par la suite. Monsieur Robinson raconta qu’on lui avait rapporté les conclusions de ses 2 moineaux qui différaient des siennes. Ils auraient dit quelque chose du genre: pourquoi on se donnerait tant de peine pour 50% alors que des artistes il y en a à tous les coins de rues, y a qu’à se pencher pour les ramasser.

    Ce qu’ils firent.

    Et pour ceux qui aiment les histoires morales: Si les 2 moineaux avaient fait leur job honnêtement, leur entreprise commune aurait connu le même succès. Ils seraient riches, encore de nous jours, considérés comme des héros et monsieur Robinson serait riche aussi. Encore aujourd’hui. Et leur entreprise donnerait encore du travail à des centaines de personnes.

    C’est leur volonté de faire une piasse vite, d’écraser les petits sous leurs bottes, qui les a fait chuter.

    Et monsieur Robinson qui fut le petit caillou sous leur pneus de vélo.

    Quant à la morale de toutes ces sangsues, rien de nouveau. Se rappeler l’affaire Astérix avec Dargaud. Qui avait bien mal commencé: monsieur Dargaud faisant venir à son bureau messieurs Gosciny et Uderzo. Contexte: on était au tout début du succès d’Astérix. Dargaud regarde d’un air grave les 2 co-créateurs du petit personnage et dit: Ça ne peut plus durer, vous faites beaucoup trop d’argent (à deux, ils avaient 10% de droit par album), il faudra réduire votre pourcentage. Monsieur Goscinny, le plus brillant du duo, regarda le tout d’un air songeur et compris le désarroi de monsieur Dargaud et compatit avec lui et lui dit qu’il n’avait pas pensé que cette affaire le mettait dans un tel état, et qu’eux-aussi, tout ce travail les stressait également et qu’il valait donc mieux pour leur santé commune, abandonner définitivement Astérix et chercher un autre personnage. Monsieur Dargaud faillit faire une syncope et on changea de sujet.

    Il y a peut-être une leçon à prendre mais je ne vois pas laquelle.

  • 26 janvier 2013 · 15h54 Mariette Beaudoin

    Merde, monsieur Robinson. Et un million de fois merci. Vous êtes un modèle, un homme dans une classe à part. J’écris des histoires pour enfants et je veux les publier pour donner des sous à des causes humanitaires, mais votre cause ne touche pas que moi : elle concerne directement tout le monde, que l’on soit créateur ou pas. Les gens doivent comprendre que les inventeurs qui sont floués ne voudront plus ou hésiteront énormément à faire preuve de créativité si vous perdez. Même ceux qui ont déjà une renommée peuvent avoir peur de se faire voler sans impunité dans un autre pays. Ont-ils envie de passer leur temps à jouer à la police ? Sûrement pas. Que l’on crée des aspirateurs, des pizzas, des ordinateurs, des histoires pour enfants ou quoi que ce soit, qui veut se faire voler son invention ? Personne. Vous-même, vous avez cessé de créer et je vous comprends. La création, c’est la base même d’une entreprise. Comment engager des gens pour la diffuser si les créateurs font une grève de l’imagination et ce, de façon tout à fait légitime ? Il ne faut laisser aucune porte ouverte à des bandits. C’est déjà difficile parce que la loi sur les droits d’auteur est désuète. Il faudra donc pour le bien de toute la société que vous gagniez pour que votre cause fasse jurisprudence. C’est vital pour tout le monde.

  • 26 janvier 2013 · 16h15 rollande desjardins

    espérant que cette fois ci sera a votre avantage M Claude Robinson // je partage aussi pour réveiller les gens autour car a la longue les gens oublie sauf nous et vos amis

  • 26 janvier 2013 · 19h39 Pierre Pinsonnault

    Messieurs Jodoin et Dickson, oui un sujet fascinant qui me fait commenter à nouveau sur un aspect particulier toutefois. M. Dickson vous écrivez « personne ne serait assez impoli pour questionner l’origine de leur fortune ».
    Dans mon commentaire ci-dessus j’ai fait état de mes mésaventures succinctement alors que je prenais la défense des intérêts de retraités. Un des constats qui s’imposèrent à mon esprit a trait à la politesse. Bien oui, vous serez complètement bannis de la scène judiciaire si jamais vous manquez de politesse envers un des intervenants fusse-t-il clairement le « méchant », comme dans le cas dont je fus à la fois témoin et victime, celui qui avait menti au tribunal en plus d’avoir dissimulé des faits et des documents qui auraient « calé » sa cliente, la Régie des rentes du Québec. Voici mon impolitesse : dans une correspondance avec le syndic-adjoint du Barreau qui traitait de la plainte que j’avais logée contre cet avocat, j’ai traité l’avocat de »taré ». Épouvantable n’est-ce pas, comme le syndic me le fit savoir vertement ? Je me suis excusé en prétendant que c’était mon brouillon que j’avais transmis par erreur (en effet j’avais voulu écrire « raté » !). La plainte ne fut pas retenue contre l’avocat mais on me fit des misères en m’avisant qu’une plainte avait été portée contre moi. Croyez-le ou non, je n’ai jamais pu savoir qui avait logé la plainte ni sa nature! Ayant démissionné du Barreau cela n’alla pas plus loin. Je fus bien aisse d’en avoir démissionné de toute façon j’étais retraité. Oui M. Dickson,vous avez raison, il faut toujours être poli même envers et entre méchants. Au diable la Vérité. C’est le verni qui compte.

  • 26 janvier 2013 · 22h41 Gilles Lacoursiere

    Il faut connaître Claude pour savoir, avant même tous çes déboires, qu’on ne peut être plus honnête, plus intègre et plus droit que lui. Malheureusement pour lui, sa trop grande confiance en ses pairs lui aura valu la déception de sa vie. Je me souviendrai toujours de lui et lui souhaite de gagner cette cause de brillante facon et avec des résultats financiers exemplaires qui ne pourront malheureusement jamais lui donner une qualité de vie méritée depuis longtemps. Chapeau Claude pour ta tenacité et ton courage!

  • 27 janvier 2013 · 09h36 Jacynthe Gaudreault

    Vraiment fiere de cet homme qui se bat dans un systeme judiciaire comme celui-la. Merde, Merde et reMerde pour la suite.

  • 27 janvier 2013 · 11h46 François Lamy

    Bravo pour cette prise de position, il ne faut pas que CR soit oublié

  • 27 janvier 2013 · 16h19 Henry Dickson

    2

    Monsieur Pierre Pinsonnault

    En ce qui concerne la politesse, vous avez bien raison, on peut sous le coup de l’émotion utiliser des mots qui, contrairement à l’expression courante, ne «dépassent pas notre pensée» mais en sont, au contraire, l’expression la plus claire; de même qu’ils décrivent très bien la situation dans laquelle on se trouve ainsi que les personnes qui nous y ont poussé.

    Ce qui, dans le monde réel (ou légal – il y a une différence!) est une erreur qui peut donner à notre adversaire une prise sur nous et une bonne occasion de jeter de l’encre comme la pieuvre, faisant dévier le sujet.

    Sans le savoir, vous venez de passer de victime à agresseur. Et, pour un moment, ce sera lui, la victime implorant de l’aide.

    Comme si on n’était pas suffisamment dans le trouble dès qu’on approche de la niche d’un tribunal. On devrait y ajouter la pancarte Danger. Juge (s) méchant!

    À moins que ce soit notre profession. Que ce soit du côté légal ou illégal (criminel d’habitude, professionnel ou simple maniaque).

    Le simple citoyen se trouve alors dans le plus grand péril.

    Il va de soi que dans toutes les années d’«éducation» ou d’«instruction», on veille à ne jamais informer le nouvel arrivant de ce monde au sujet de celui-ci dans lequel il devra vivre quelques décennies. On ne lui dira rien du «marché du travail», des moeurs de ceux qui «réussissent» dans la vie, de celles de ceux qui ne réussissent pas – la majorité, du capitalisme réel.

    Quoique la Commission Charbonneau comme celles qui ont existé avant puisse contribuer à l’éducation de certains.

    Le plus important est de savoir dans quoi on se jette ou dans quoi on nous a jeté. Mais on peut préférer le magazinage ou la TV, ce qui se comprend.

    On ne décrit pas assez la réalité.

    Ou, en amateur, on doit tout découvrir soi-même, si on a l’esprit curieux. Sans cela, on voit des choses sans être capable de les nommer.

    Et nommer les choses, leur trouver des noms adéquats, est la chose qui importe.

    On parle de «justice»

    Tout le monde parle de la «justice» et on semble prendre pour acquis que ce mot existe réellement.

    Qu’il décrit quelque chose qui se passe très souvent.

    La justice est une qualité morale. Un idéal. Un visage de Dieu, nous disait-on.

    Ceci n’a rien à voir avec ce qui existe ici-bas.

    L’expression la plus juste serait: ministère des règlements, des tribunaux, des amendes et des prisons. Et on ne voit pas pourquoi ce ministère serait plus «juste» que le ministère de l’agriculture. Et dans ce ministère, travaillent des fonctionnaires de la loi, des règlements et du Code Civil ou maritime, ect.

    Plongé dans cet univers qui est celui des lettrés chinois, ou celui d’Alice au Pays des Merveilles avec le Reine de Coeur, le simple citoyen se trouve dans la position de la célèbre grenouille qui bouille doucement dans son chaudron en pensant prendre un bain tiède.

    Il n’est pas sûr que ceci se termine mal mais dans ce monde surréaliste la logique n’est qu’un des éléments qui jouera. Et il faut prendre le mot «jeu» avec le plus grand sérieux. Vous êtes au Casino et avez tout misé sur un chiffre.

    Et on a voulu que ce soit ainsi afin que les fonctionnaires publics et privés des règlements deviennent indispensables. Et que le simple citoyen ne puisse se dépêtrer dans ce déluge de mots, de pages, de numéros.

    On est presque dans la théologie.

    Ce qui amène des conséquences inattendues. Parce qu’on est poli et bien élevé, on ne dira pas que la «loi» s’achète mais on pourra dire que celui qui comparaît devant le ministère des règlements et ses confessionnaux aura droit à plus ou moins de «droits» selon ses finances.

    Non que la «loi» s’achète (il y aurait tant à dire…) mais, selon que vous ayez plus ou moins de pognon, vous pourrez louer les services de conseillers plus ou moins compétents ou les meilleurs ou les plus nombreux. Mes théologiens contre les vôtres.

    Et vous aurez, ce qui s’achète aussi et cher, tout le temps pour vous. Des années s’il le faut.

    On comprendra – exemple tout à fait fictif- qu’un individu ayant écrit un livre dénonçant certaines pratiques d’une certaine compagnie minière (première erreur puisqu’elles font toutes la même chose) dans le Tiers-Monde devra répondre de ses dires devant la meute d’avocat de la compagnie. Il en sortira inévitablement ruiné. Au mieux, (exemple tout à fait fictif et qu’il est impossible de voir en nos contrées), il devra conclure une entente hors cours, confidentielle, retirer son livre de la vente, et n’en plus parler. Et remercier le Ciel d’être encore vivant.

    Même si ce qu’il disait était vrai.

    Et on continuera à parler partout de la liberté d’expression.

    On parle de médecine à 2 vitesses mais le magistère de la loi et des règlements a d’innombrables vitesses, comme les moteurs de skidoo.

    Après ce long détour, on voit encore mieux ce à quoi doit faire face monsieur Robinson. Seul. Mais avec l’aide de quelques généreux amis (sinon, il n’aurait rien pu faire et aurait dû s’écraser comme tous les jours, d’innombrables gens s’écrasent), il fait face à une meute de conseillers juridiques agressifs surpayés qui vont utiliser toutes les ressources des innombrables textes juridiques pour l’écraser.

    Et ils ont tout leurs temps.

    La Mafia ou les Hells Angels se servent de spécialistes pour casser la gueule ou les jambes d’un adversaire, ce qui est illégal. Mais il est tout à fait légal de se servir de joeurs de scrabble pour vous écraser sous les mots et vous ruiner.

    Vous perdrez ainsi votre job, votre maison, votre femme et vos enfants. Parce que votre conjointe espérant une vie paisible vous rendra responsable de tout de trouble qui submerge votre foyer.

    Et vous perdrez votre santé.

    Sans compter, peut-être, votre esprit. Ou ce qui en restera après tout ceci.

    Si vous êtes riches, vous êtes à égalité contre eux.

    Si vous ne l’êtes pas, vous êtes foutu.

    La loi n’est donc utilisée que contre ceux qui ne peuvent se défendre ni courir ni se cacher. Elle sera d’autant plus sévère et impitoyable.

    Mais la personne qui est riche, peut aller où elle veut, a de nombreuses identités «morales» ou légales, a d’innombrables amis toujours hauts placés et sera traitée avec tout le ménagement nécessaire. Comme on fait toujours pour les gens importants. Ou, encore mieux, les compagnies redoutables.

    On dira que c’est pire dans le Tiers-Monde ou les 3/4 ou 9/10 du monde mais il faut savoir dans quel monde on vit ici.

    Une fois qu’on le sait (et cet apprentissage sera toujours personnel – car on évitera d’en rien dire aux enfants dans ces établissements sérieux et si coûteux où on dit qu’on les prépare à la vie) – est-ce que cette information sera utile?

    Comme le piéton devant l’accident d’auto, la rencontre inopportune avec un drogué en manque avec un couteau ou la maladie, il fera alors ce qu’il peut.

    Avant, il ne lui reste plus qu’à espérer ne pas être placé devant cette situation.

    Il reste aussi la prière qui a si bien servi pendant des millénaires.

    Ou la chance.

    Après tout, régulièrement, des gens gagnent à la loterie.

    On ne peut donc que souhaiter bonne chance à monsieur Robinson ou prier pour lui si on est à un âge où on sait encore ce que c’est.

  • 27 janvier 2013 · 18h36 Louise Condrain

    Courage Monsieur Robinson! Votre lutte ne sera pas vaine! J’ose espérer qu’il y a encore une justice en ce pays!

  • 27 janvier 2013 · 21h31 Ann Rossiter

    Moi aussi j’ai de la difficulté avec l’injustice. Je souhaite de tout coeur que monsieur Robinson réussisse à obtenir ce qui lui est dû. Vraiment dû. Monsieur Robinson vous avez toute mon admiration. Votre réussite sera très significative pour tous les artistes. Bon courage.

  • 27 janvier 2013 · 22h23 Jacinthe Hanachian

    Courage M. Robinson. Je vois que la corruption s’est infiltrée partout. Dégueulasse ce qui vous arrive. Vous êtes courageux et j’ai beaucoup d’admiration pour votre persévérance.

  • 28 janvier 2013 · 01h47 Yvan Vincent

    Cher M. Robinson, je vous souhaite le  » Mot de Cambronne « .
    Je suis de près cette saga depuis le début car j’ai toujours été fortement attristé des tournures qu’elle a prises. J’ai même parfois vécu des haut-le-coeur au point où, petit jeune vieux écrivain en herbe, j’ai  » démoralisé  » de poursuivre mon idéal, celui de compléter et de faire éditer un recueil de mes poèmes.
    Je ne suis pas de votre expérience et votre histoire a fortiori a ralenti ma quête. Étant encore parent d’ados à l’époque, j’avais apprécié les premiers épisodes de la version piratée de votre oeuvre sans en connaître la provenance. Ça avait été tout un choc pour moi quand j’ai connu votre histoire. J’en fus tellement navré pour vous. Comme j’admire votre courage et votre détermination…!
    Enfin, il va sûrement en résulter quelque chose de concret pour vous, mais à quel prix. Ouf !!!
    Je n’ai pas particulièrement renoué d’intimité avec ma plume depuis et j’ai maintenant 66 ans. Force m’a été de constater que dans mon cas, il a probablement mieux valu que cette histoire ne m’arrive pas à moi car je n’aurais certainement pas eu la même tolérance que vous vis-à-vis ces bandits cravatés et mal écourtichées. Je suis plutôt du genre à me faire justice moi-même et l’histoire n’aurait pas été écrite aussi sereinement que l’a été la vôtre.
    Encore une fois daignez recevoir  » M. Sucroë « , du plus humble de vos admirateurs, ses plus sincères félicitations. Longue 2ième vie à votre Oeuvre !
    Yvan Vincent

  • 28 janvier 2013 · 09h32 Brigitte C.

    Est-ce là la justice d’une victime qui veut faire valoir un DROIT???
    Il serait temps de montrer que les droits d’auteurs doivent être respectés.
    Je souhaite ardemment que justice soit rendue à Claude Robinson!
    Je me joins à l’auteur pour offrir mon soutient à l’homme et à la cause:
    Merde!!!

  • 28 janvier 2013 · 09h43 Claudette Poiré

    Bravo pour cet article et la photo en première page. Bel hommage à l’amitié. Merci de nous avoir raconté tant de courage.

  • 29 janvier 2013 · 12h52 Estelle Gladu

    Quel modèle de persévérance! J’espère de tout coeur que cette longue bataille finira 1-0 pour Monsieur Robinson contre les grosses machines. Article et photo magnifiques!!!

  • 12 février 2013 · 16h07 Francois Pichette

    Bonne chance et s’il y a quelque chose que le petit monde tel que moi (classe moyenne) puisse faire pour vous supportez, faites-le savoir!!!!!!

  • 13 février 2013 · 18h57 Pierre Pinsonnault

    À toutes et tous ! J’ai assisté aujourd’hui à Ottawa à l’audition, devant la Cour Suprême du Canada, de la cause de M. Robinson. À la sortie de l’audience, j’ai pu souhaiter bonne chance à M. Robinson. Nous avons pu, je crois bien humblement, entendre la crème des avocats (et au moins 6 ont plaidé), car ne se présente pas qui veut devant cette cour surtout qu’il y a une procédure écrite à respecter très élaborée de manière à permettre aux juges de référer rapidement aux pièces citées pour qu’ils puissent lire eux-mêmes sur le champ ce dont parle chacun des avocats. Et Dieu sait qu’il y en eu de la paperasse et même des vidéos qui ont été mis en preuve en Cour supérieure et, par la suite, les plaidoiries de tous. À mon humble avis, M. Robinson a de bonnes chances de voir relever le montant qui lui a été accordé par la Cour d’appel du Québec qui avait diminué celui accordé par la Cour supérieure. En tous les cas, c’est la grâce que je lui souhaite puisqu’il s’agit d’un cas où les parties adverses ont dissimulé et détruit des preuves si j’ai bien compris ce qui été dit. Amen !

  • 25 avril 2013 · 07h46 Patrick Lambert

    Le tout pour le tout… Une stratégie qui porte le public derrière lui. Je me demande comment la plus grande cours du Canada va considérer les parties en placent…David ou Goliath ?

    Si il faudrait que ses sociétés ses tirent alors là, se serais interpréter comme la mort de la justice social. Et l’émergence du droit capitalisme!

    Selon moi c’est cela l’enjeu!

  • 20 décembre 2013 · 13h03 Lepage

    Je vous souhaite que cette cour vous rende justice. Je pense à vous.

  • 20 décembre 2013 · 15h41 Boisvert Trommer

    Bonne chance, monsieur Robinson. J’espère que vous recevrez finalement justice, vous avez toute mon admiration et mon soutien.

  • 20 décembre 2013 · 18h34 Sylvy Bouchard

    Tiens bon « Robinson »… tiens bon..!!

  • 22 décembre 2013 · 00h39 Pierre st-louis

    Bon courage CLAUDE. Passe quand même de belles fêtes. Le QUÉBEC est derrière toi pour te soutenir. Je suis sur que JUSTICE sera rendu.

  • 27 janvier 2014 · 23h54 claude laporte

    Je trouve pour un Québécois que tu as de la détermination et que tu tiens a tes valeurs, comme est le maire Tremblay pour la prière qui est pour lui une valeur de notre patrimoine…
    Je te souhaite de toujours croire a tes valeurs et d’êtres Québécois et ne pas êtres comme la chanson  » UN CANADIEN ERRANT BANNI DE SON FOYER… » soyons fière M. Claude Robinson

    Claude Laporte

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