Récolte : 4 d’un coup !

28 novembre 2012 0h07 · Venise Landry

 

Vous vous rappelez ? Je lis que de la littérature québécoise et je m’en porte merveilleusement bien. Je lis local ! Certains me disent que je me prive des chef d’oeuvre venant d’ailleurs. Peut-être, je ne le nie pas. Mais je ne manque aucun chef d’oeuvre d’ici ! Quoiqu’il en soit, comment raisonner une personne qui se prend pour une missionnaire ? Si vous voulez vous y risquer … bonne chance !

Je vous présente des extraits avec un « Suite » aboutissant au Passe-Mot de Venise , un carnet littéraire né du désir des Correspondances d’Eastman de disposer d’un blogue. Finalement, à la première occasion, c’est à dire 6 mois plus tard (!), la direction m’a confiée le blogue. Faut dire qu’on voulait fermer le blogue 6 mois par année ! On le sait, ça ne se fait pas. C’est comme expulser des clients et ensuite les rappeler, comme si de rien n’était. Ouais …

Ici, Chez Venise, j’aimerais vous offrir un + , en ces jours où j’exposerai sous votre nez  ma récolte livresque. En fait, @Voir, les critiques littéraires cotent en étoiles, moi, je vais coter en coeur, ce que je n’ai jamais fait au Passe-Mot. J’irai jusqu’à 10. Sinon, ce n’est pas assez précis et donc par juste pour le travail de l’auteur et …. parce que… parce que …. j’ai un surplus de coeurs !

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Ce roman historique réédité (première édition : 1989) est une valeur sûre, tellement il aborde de sujets sans s’y perdre, grâce à l’habileté des auteurs. Peut-être pourrais-je ajouter, grâce à l’expérience car ils n’en sont pas à leur première parution.

C’est un roman qui plonge dans notre histoire, au 18e siècle, abordant la médecine au Québec. On y découvre, dans l’œuf, la suprématie des anglophones sur les francophones et celle de l’homme sur la femme à l’époque des premiers balbutiements de la médecine, ce qui implique la première école officielle qui l’enseigne. Suite ….

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Au départ, je croyais que Jean Lemieux était un nouvel auteur de polar, d’apprendre qu’il en est à sa troisième enquête m’a incitée à le choisir. Les deux premiers romans, On finit toujours par payer » (porté à l’écran sous le titre La peur de l’eau) et « La mort du chemin des Arsène »  se déroulaient aux Iles de la Madeleine, tandis que celui-ci à Québec.

J’ai trouvé la première partie assez lente mais plus mystérieuse que la deuxième. Dans la première, par intérêt pour la mère de la victime, un garçon de 12 ans mort à vélo, disparu, puis retrouvé dans la rivière 3 jours plus tard.. Pourquoi le chauffard serait revenu porter l’enfant dans la rivière ? Est-ce qu’il connait la mère et veut lui remettre le corps ? L’ambiance est diffuse, brumeuse, jusqu’à la motivation de l’agent de rouvrir ce dossier. J’ai fait connaissance avec l’inspecteur, aimant le regarder tirer sur une ficelle et une autre. Je qualifie cette première partie de polar ponctués d’accents graves de psychologie humaine. Ça m’a plu.

À partir de la deuxième partie, c’est-à-dire au moment où l’on connaît pour ainsi dire le nom du responsable de l’accident, le ton et le rythme changent. Suite …

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Deux écrivains qui s’écrivent, déjà, l’attente d’une vivacité du verbe y est. Alors imaginez deux pittoresques écrivains, Pierre Samson et Bertrand Laverdure, abhorrant l’ennui, qui s’écrivent, on s’attend à l’exaltation. Je le fus, exaltée, sans l’ombre d’un doute. Effort de concentration aidant, mon esprit est monté vers les sphères vertigineuses des mots, lancés haut par des acrobates de la langue, pour que je les regarde tomber en plein dans le mil.

Ils se sont donnés comme mission, guidé par l’éditrice, d’échanger sur le milieu littéraire. Ce fameux milieu, d’où s’élance la gauche et la droite sera arpenté par ces funambules, de long en large et de haut en bas. Suite …

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Le titre est à double sens, fait allusion également à la belle-famille. C’est l’histoire d’importants et ambitieux entrepreneurs, six frères tous mariés. Les belles-sœurs y joueront un rôle aussi important que les frères. Une entreprise de biscuits si florissante, si réputée, que les médias ont la famille dans leur mire. Leurs moindres gestes publics sont épiés. Une douzaine d’enfants, majoritairement en bas âge, agrémentent le tableau. Il est rare que les auteures s’attardent à ce point aux caractères des enfants, point que j’ai apprécié. Suite ….

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 6

  • 28 novembre 2012 · 07h43 Claude Perrier

    Un chef-d’œuvre, en quelque domaine que ce soit, d’ici ou d’ailleurs, est une denrée rare.

    Mais – un peu comme les Blues Brothers l’affirment dans leur chef-d’œuvre cinématographique (The Blues Brothers) en déclarant tout de go «We’re on a mission from God…» – vous seriez également une missionnaire, Mme Landry.

    Dommage que votre mission n’ait apparemment pas encore abouti à une belle moisson. Selon vos propres critères, convient-il de le noter.

    Car votre bien maigre récolte ne mène qu’à un rythme cardiaque plutôt désolant, passant vite d’un correct huit battements à un acceptable (mais sans plus) six, pour ensuite un peu remonter à sept, et finalement sombrer sous la note de passage à un lamentable taux de cinq pulsations seulement…

    Seriez-vous trop sévère dans vos appréciations?

    Ou n’y a-t-il à ce point quasiment rien qui mérite un minimum d’enthousiasme – pas le triste score accordé ici – du côté de nos gens de lettres?

    Très préoccupant que cette aridité en nos terres, si c’est effectivement le cas. Espérons néanmoins que ce ne soit qu’une trop grande sévérité de votre part, Mme Landry, qui occulte malencontreusement la réalité…

    (Pas commode ce commentaire, n’est-ce pas? Bonne journée malgré tout!)

  • 28 novembre 2012 · 11h10 Venise Landry

    Bonjour monsieur Claude Perrier !

    Bien au contraire, je le trouve très commode votre commentaire puisqu’il me donne l’occasion de m’exprimer !

    C’est la récolte d’un seul mois. Un mois moyen, il est vrai. C’est le hasard des lectures. Il y a des meilleurs mois, heureusement, mais il y en aura des pires, j’en suis à peu près certaine ! Je vous trouve pas mal rapide pour me cataloguer déjà « sévère ». Mais j’imagine que j’ai mis le pied dans un engrenage, la cotation fait que l’on me cote moi-même !

    À noter que je ne sélectionne pas mes lectures, certains ne publient que de leurs coups de coeur. L’important est de ne pas s’arrêter au nombre de coeurs, mais bien au compte-rendu de lecture tout en nuance. Par exemple, la cote la plus basse (qui équivaut à deux étoiles et demi) pour les critiques littéraires, quelques personnes ont laissé un commentaire au Passe-Mot disant que je leur ai donné le goût de le lire.

  • 28 novembre 2012 · 13h43 Danielle

    Personnellement, j’aime bien qu’on attire visuellement mon attention sur une œuvre qu’on a lue et aimée. Il y en a tant et tant qu’en librairie, j’aime particulièrement qu’un « Coup de cœur » me soit signalé. Libre à moi par la suite d’opter pour ce livre si le synopsis me fait envie.

    J’aime d’autant plus l’idée de la cote, ici, parce qu’EN PLUS, on nous donne accès à une critique fort bien étayée pour se faire une idée.

    La méprise tient peut-être à ce qu’on s’attendait à bénéficier en primeur du palmarès complet des comptes-rendus de lecture par ordre décroissant de cœurs??

    • 28 novembre 2012 · 18h37 Venise Landry

      Merci de ce commentaire encourageant. Que je ne regrette pas déjà de me compromettre par le coeur ! Ce qui m’a fait me décider est cette propension que j’ai moi-même à regarder les étoiles des critiques avant de les lire. Alors, je me suis dit, maintenant que tu commentes la littérature depuis plus de 6 ans, c’est le temps de plonger ! Au départ, je n’aurais jamais osé, n’ayant pas assez de référence, il m’aurait manqué une échelle de comparatifs.

  • 28 novembre 2012 · 13h50 Claude Perrier

    Ah… tout n’est donc pas perdu… et l’honneur est toujours sauf…

    Pour vous dire ce qui a été le déclic m’ayant poussé à vous envoyer un commentaire, c’est cette idée de chef-d’oeuvre. De tout chef-d’oeuvre d’ici que vous ne risquerez pas de passer à côté vu votre mission bien balisée. Vous êtes aux aguets.

    Patience, donc.

    Et puis, comme il ne s’agit que de la récolte d’un seul mois – ce que je n’avais pas compris – je retire ma prématurée présomption de «sévérité». Les quatre bouquins ne méritaient alors probablement pas davantage que ce que vous leur avez accordé.

    Attendons à présent le chef-d’oeuvre. Sait-on jamais…

    • 28 novembre 2012 · 18h44 Venise Landry

      Contente, vraiment contente que l’on se comprenne mieux. Il manquait cette précision : récolte pour un mois. D’ailleurs, je vais continuer à ce rythme de « récolte ». Parfois, il m’arrive de lire 5 livres par mois, d’autres fois 3, ça dépend bien sûr du volume du volume (!), ma moyenne est certainement quatre. Enfin, j’espère la maintenir !
      Ah oui, le chef-d’oeuvre. Encore là, peut-être me suis-je aventuré avec ce terme pour le moins exigeant ! Pour que l’on affuble un ouvrage de ce qualificatif, il faut un peu de consensus. Tandis que je fonctionne pas Coups de coeur. Un exemple, 33 rue de la Baleine fut un coup de coeur pour moi, mais il a reçu peu d’attention médiatique. Tandis que L’Énigme du retour de Dany Laferrière fut considéré comme un chef d’oeuvre, personnellement, je ne lui aurais pas donné 9 coeurs. Finalement, je regrette quasiment le mot chef d’oeuvre. Je crois que j’aurais dû parler de coups de coeur !

      J’espère, monsieur Perrier, que vous serez curieux de venir jeter un coup d’oeil à ma prochaine récolte.

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    J'aurais voulu être une artiste ? Euh ... non, journaliste ! Travaille fort pour que l'on consomme à outrance littérature et cinéma de chez nous. Comme une consommatrice avertie en vaut deux, je suis deux et passe le mot de la littérature québécoise depuis 2005 : www.passemot.blogspot.com

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