Mon expérience à la Boutique Voir

6 avril 2013 23h21 · Venise Landry

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais mon environnement, je le regarde. Le virtuel également. Même les pubs, j’y jette un œil. En général, de la pub sur la Toile, c’est plutôt achalant : ça flashe, ça insiste, ça envahit. Dernièrement, je me suis arrêté à la pub @Voir des cartes prépayées. Ils appellent ça, la Boutique Voir. J’ai voulu savoir de quoi il en retourne.

Je n’étais pas complètement nouvelle avec le principe. Dernièrement, j’ai acheté une carte prépayée à une boulangerie de Cowansville  La Mie Bretonne, (aucun rapport avec le Voir). J’avais déboursé 90$ qui me donnait droit à 100$ de marchandise. Je bénéficie donc d’un rabais de 10%. Je peux étaler mes achats sur le laps de temps désiré. Le contraire d’une carte de crédit quoi ! Je paye à l’avance, au lieu de payer après.

@Voir, puisque c’est là que je me dirige, n’offre pas 10 % mais 25% ou 40% de rabais. Ça me semblait trop beau pour être vrai. Vous savez comment on est l’être humain, toujours peur de se faire avoir, surtout quand ça s’appelle « Boutique », ça sonne consommation. J’ai regardé plus attentivement les offres de restos, alimentation, sorties, mode, décoration, … Et puis, en plein dans le temps de Pâques est apparu sous mes yeux le nom d’une chocolaterie que je fréquente, Choco-là. En considérant que je voulais donner du chocolat à tous ceux que j’aime (!) et que je la fréquente l’été pour sa succulente crème glacée maison, ses brownies ou ses macarons, « c’est le moment d’essayer la carte prépayée » _ Attention, ce message n’est pas un publi-reportage ! _ J’avais vraiment le goût de l’expérimenter puisque cette offre fait partie de mon environnement visuel.

Je suis toujours nerveuse devant les nouvelles procédures, j’ai donc écouté attentivement la vidéo expliquant la procédure. Par l’Internet, avec ma carte de crédit, je me suis acheté une carte prépayée. J’ai déboursé 100 $ pour obtenir 140 $ de pouvoir d’achats chez Choco-là à Sherbrooke. Vous avez bien lu, l’offre était de 40%, au lieu de 25% … pas folle la fille ! Deux jours plus tard, j’ai reçu ma carte valant 140 $ par  courrier postal . Je n’en revenais pas – ce n’est toujours pas un publi-reportage ! – , j’attendais d’y croire tout à fait une fois ma transaction conclue. J’ai fait comme il était inscrit sur la lettre, j’ai appelé pour activer ma carte, le même geste que l’on fait lorsque l’on reçoit une nouvelle carte de crédit. J’ai été surprise d’entendre une « vraie » personne des bureaux @Voir. À noter que l’on peut également passer par l’internet pour activer notre carte. Je lui ai dit être enchantée du peu de temps d’attente pour recevoir la carte, le seul petit défaut étant que la lettre était adressée à une Denise Landry. Mon interlocuteur m’assura que ce devait être l’informatique qui avait « corrigé » mon prénom. « Je n’eus pas le droit à un « désolé madame », puisque c’était la faute à l’informatique. Vous avez remarquer, ainsi va la vie maintenant, les excuses de la part de commerces se font rares.

Nous arrivons au cœur de l’expérience, utiliser la carte prépayée. Je suis chez Choco-là, la veille de Pâques, je choisis chocolat par chocolat et ensuite je sors ma belle carte noire plastifiée pour payer. Deux mines atterrées la regardèrent, un vent de panique souffle de part et d’autre. Aucune des deux jeunes femmes qui m’avaient servie ne connaissait la procédure. C’était leur première fois. Il était bien entendu par question que je sorte une autre carte. Elles se résignèrent à sortir le mode d’emploi et, courageusement, se mirent à le lire. Je sentais la file s’agiter derrière moi, j’imaginais leur chocolat fondre entre leurs mains. À deux, elles réussirent à passer à travers l’épreuve, moi leur offrant un support moral indéfectible et pour terminer, des applaudissements.

J’ai acheté pas mal cette journée-là, on dirait que je me sentais riche avec ma carte ! Je vous avoue avoir été un peu ébranlée en voyant le montant de la facture s’élevant à 73 $ de chocolat raffiné (je tiens au « raffiné » en la circonstance). Je regrettais de m’être laissé entrainer devant la vitrine alléchante des chocolats. Puis je me mis à calculer. Ma facture indiquait qu’il me restait 66 $ à dépenser. Faites le calcul :  sur un billet de 100 $ sorti des mes poches, il me restait 66 $ ! Je n’avais pas dépensé autant qu’il y paraissait. Je conserve donc ma carte dans mon porte-monnaie, c’est de l’or en barre (euh …en admettant que l’or vaille 66$).

J’ai hâte à cet été, ma crème glacée ne me coûtera pas chère après le cinéma ! Non vraiment, j’ai fait un bon coup. Et je compte bien réitérer.

Vous, en profitez-vous de ce service ?

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 10

  • 7 avril 2013 · 00h00 Annie

    Merci d’avoir parlé de nous c’est cool !

  • 9 avril 2013 · 19h29 Annick

    Moi, les 2 fois que j’ai essayé de me servir d’une carte, les restos ne savaient pas comment ça fonctionnait. Beau concept, bons commerces, exécution médiocre.

    • 9 avril 2013 · 22h05 Venise Landry

      Ah bon ? Même expérience que la mienne quand on l’utilise dans un commerce. Je dois dire qu’en voyant faire les jeunes filles que l’utilisation semble pourtant simple. Il s’agit de s’arrêter à lire le mode d’emploi… pendant qu’il n’y a pas une file de clients !

  • 14 avril 2013 · 17h50 Claude Perrier

    Bonjour, chère Mme Landry.

    La «Boutique Voir», relativement à ses participants accrédités, j’en suis inondé de courriels de la part de Voir. Un peu beaucoup trop même. Quotidiennement. Mais, en bout de ligne, je ne sais pas quoi en penser.

    L’idée semble intéressante. Les conditions d’utilisation ne me sont pas toutefois familières. Suis-je obtus? Incapable de clairement saisir ce qui serait à mon avantage?

    Peut-être finirai-je un jour par tenter un essai…

    Encore que je demeure assez «inquiet» relativement à la réception qui me serait faite – peu importe où – là où je me risquerais à demander un rabais… Je suis sans doute un peu mal à l’aise avec l’idée de priver un commerce de son juste prix…

    • 14 avril 2013 · 18h44 Venise Landry

      Bonjour Claude Poirier !

      Je prends connaissance de vos craintes, et ce que je peux y répondre est que je n’ai pas eu l’impression de demander un rabais. Pour les employés, c’est l’équivalent de sortir de sa poche une carte cadeau. Les commerces adorent avoir de la liquidité, j’imagine que c’est un des avantages.

      Je m’interroge sur les autres avantages, il doit bien y en avoir, sinon les commerces ne se prêteraient pas à cet échange de services. J’imagine que c’est la visibilité, le plus gros des avantages. Vous savez comme moi combien la publicité est chère, ils se trouvent à s’annoncer dans le Voir. Le 25% ou 40% qu’ils accordent, au lieu de le donner en publicité, ils le donnent au consommateur. Ça doit passer comme une dépense publicitaire, parce que pour une large part, ce l’est. Ce sont des rabais temporaires, ne l’oublions pas. Comme les spéciaux de la semaine. Ça nous permet d’élargir la palette de nos commerces à visiter pour l’incitatif à essayer en bénéficiant d’un rabais substantiel.

      Plus j’en parle, plus la consommatrice avertie et humaniste se sent bien avec cette proposition. Par contre, ma curiosité est piquée, est-ce que les commerces impliqués seraient d’accord avec mes arguments et qu’ils en rajouteraient ou en retireraient.

    • 15 avril 2013 · 10h40 Claude Perrier

      Merci de cet éclairage, Mme Landry.

      Effectivement, les commerces participants considèrent probablement cela comme de la publicité. Un coût publicitaire (plutôt qu’un rabais qui serait accordé aux consommateurs). Cela en vaut-il la peine pour les commerçants participants? Faudrait leur demander…

      (En passant, essayez si possible de ne plus me confondre avec le journaliste de TVA – bien connu – qui lui s’appelle effectivement «Poirier». Moi, c’est plutôt comme l’eau minérale – également très connue – du nom de «Perrier»…)

  • 15 avril 2013 · 11h43 Venise Landry

    Veuillez accepter mes excuses pour cette méprise qui est à mettre sur le compte de l’étourderie, puisque je ne vous confonds surtout pas avec ce journaliste. Vous m’apparaissez beaucoup plus raffiné. Et j’adore le Perrier, j’en ai toujours à la maison.

  • 24 décembre 2013 · 01h01 Sara P

    Bonjour, je me demandais s’ils demandent une signature ou quoi que ce soit pour confirmer l’identité du propriétaire de la carte ou si cest vraiment comme une carte cadeau

    • 24 décembre 2013 · 12h08 Venise

      Sara : C’est vraiment comme une carte cadeau, aucune signature.

      C’est vraiment inespéré comme manière d’économiser, d’en avoir pour son argent. Le seul hic, il faut avoir de l’argent pour économiser de l’argent.

      Permettez-moi de vous souhaite de JOYEUSES FÊTES !

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  • Venise Landry
    J'aurais voulu être une artiste ? Euh ... non, journaliste ! Travaille fort pour que l'on consomme à outrance littérature et cinéma de chez nous. Comme une consommatrice avertie en vaut deux, je suis deux et passe le mot de la littérature québécoise depuis 2005 : www.passemot.blogspot.com

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