Éternuements en série, nez qui coule, yeux qui piquent, gorge en feu: pour les personnes allergiques, le printemps peut prendre des allures de cauchemar. Le b.a.-ba pour survivre jusqu’à l’été.

La visite chez l’allergologue

"Si les allergies durent plusieurs semaines et empoisonnent votre qualité de vie en vous empêchant de dormir, de pratiquer votre sport favori, ou en provoquant des problèmes sévères comme l’asthme, il faut consulter un allergologue, explique le Dr Michel Petit de la Clinique d’allergie. Quand les antihistaminiques ne fonctionnent pas suffisamment, on prescrit au besoin des médicaments tels que des corticostéroïdes sous forme de vaporisateur nasal (Nasonex, Avamys, Flonase) ou de pompe (Advair, Flovent) pour les personnes asthmatiques." Si les symptômes sont trop gênants, il est possible de faire un test d’allergie pour identifier le ou les coupables, suivi par un traitement de désensibilisation (aussi appelé immunothérapie ou vaccination). Le traitement doit être effectué avant la saison de l’allergène fautif et est efficace chez 75 % des gens.

Préparer le terrain

Il est trop tard pour essayer l’immunothérapie et les antihistaminiques ne tiennent pas leurs promesses? Direction les boutiques de produits naturels. À la boutique Biotiful, Farah Aït-Saïd, naturopathe agréée, explique qu’il y a deux façons de faire lorsqu’on souffre d’allergies. "D’abord, plusieurs mois avant la saison des allergies (dès janvier, par exemple), on fait une cure de désensibilisation en homéopathie (il existe un kit spécialement pour ça), on travaille le terrain avec des oligo-éléments, on fait une détoxification pour s’assurer que le foie, les intestins, les reins travaillent bien. On vérifie si on a assez d’antioxydants dans notre alimentation. Ils vont améliorer notre système immunitaire et augmenter la capacité du corps à se défendre et à gérer l’inflammation", explique-t-elle.

Ensuite, on se munit d’outils pour faire face aux crises d’allergies. Farah recommande d’avoir chez soi du Respir Solution ou de traîner dans son sac du Pascallerg, un produit homéopathique à prendre toutes les 15 à 30 minutes. "Dans les antioxydants, j’aime beaucoup Berry-Force, un mélange de petits fruits avec de la quercétine (un antihistaminique naturel) et l’acide aminé N-acétylcystéine, qu’on peut utiliser autant en prévention qu’en crise aiguë."

Tout comme le Dr Petit, elle insiste sur l’importance de bien manger et d’éviter les produits laitiers, le gluten et le sucre, qui favorisent le mucus. Puis, au lieu de dépenser beaucoup d’argent en essayant plusieurs produits, elle recommande de consulter un naturopathe agréé pour établir un bilan de santé et cibler les causes d’allergies. "Dans notre société, on veut des solutions immédiates, des pilules miracles, mais on obtient des résultats plus durables quand on prend le temps de faire le ménage dans notre tête et dans notre corps", souligne-t-elle. Une bonne excuse pour aller se faire masser, car ne dit-on pas que le stress amplifie tous les symptômes?

De la vitamine

Et pour ceux que la médecine douce ne convainc pas, sachez qu’un peu de vitamine D ne nuit pas. "Le seul supplément qui peut atténuer un peu les symptômes d’allergies respiratoires est la vitamine D", dit Michel Petit. De nos jours, les gens passent moins de temps dehors, alors que c’est la peau, au contact du soleil, qui fabrique la vitamine D. "Le déficit de vitamine D n’est pas une cause d’allergies, mais son action sur le système immunitaire pourrait tempérer les réactions aux allergènes dans l’air."

L’acupuncture

Les avis sont partagés concernant l’efficacité de l’acupuncture sur les allergies, étant donné que les études sur le sujet sont en général contradictoires. Selon l’Association des acupuncteurs du Québec, l’acupuncture agirait en stimulant l’énergie du "Poumon" et en régularisant celle du "Foie" pour soulager les symptômes et régulariser le système immunitaire. On suggère d’entreprendre le traitement avant la période d’allergies, et il faut prévoir plusieurs traitements avant de constater des effets. Et si ça ne fonctionne pas, on se console en pensant à l’effet réellement calmant de cette médecine traditionnelle chinoise.

Mieux vaut prévenir

Quelques suggestions pour réduire l’intensité des symptômes: fermer les fenêtres, installer un purificateur d’air ou un climatiseur, maintenir le taux d’humidité à moins de 50 % (les acariens ont besoin d’humidité pour vivre), ne pas faire sécher ses vêtements à l’extérieur, laver chaque semaine ses draps à l’eau chaude. Avant de mettre le pied dehors, on s’informe de la concentration de pollen et de moisissures dans l’air, on porte des lunettes fumées couvrantes pour limiter les irritations oculaires, on se met un peu de lubrifiant dans les narines pour protéger les muqueuses du nez, et quand on rentre, on se douche et on change de vêtements.

Carnet d’adresses /

Association des allergologues et immunologues du Québec (AAIQ): www.allerg.qc.ca
Clinique d’allergie du Dr Michel Petit: www.cliniqueallergie.com, contient plusieurs articles sur les allergies
Association des acupuncteurs du Québec: www.acupuncture-quebec.com
Association des naturopathes agréés du Québec: www.anaq.ca
Biotiful: 104, rue Laurier Ouest, Montréal, www.biotiful.ca
Passeportsante.net pour des nouvelles et des articles sur les allergies

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