Belle île des Caraïbes, à quelque 200 kilomètres des côtes du Venezuela, la Grenade n’a pas que ses belles plages […]

Belle île des Caraïbes, à quelque 200 kilomètres des côtes du Venezuela, la Grenade n’a pas que ses belles plages et ses eaux limpides à offrir au visiteur. L’île principale de l’archipel est tout aussi volcanique que ses voisines, Cariacou et Petite Martinique, avec un relief de côtes tourmentées, de jolies criques de sable et une forêt pluviale couvrant une bonne partie de son centre montagneux.

C’est vers là qu’on se dirige un matin, pour éviter les grosses chaleurs, entre deux séances à la plage, un tour en bateau pour admirer les poissons volants ou en plongée pour aller voir un curieux musée de sculptures marines. Telfor Bedeau, le guide le plus connu de la Grenade, nous attend sur les hauteurs de l’île. La découverte du parc de Grand Étang est au programme. Soixante-dix ans bien sonnés et un teint de vieux loup de mer, Telfor s’entraîne à l’aviron quand il n’est pas en forêt!

Aventure tropicale

La balade débute dans une allée d’hibiscus et de lauriers roses avant de plonger dans la forêt chaude et humide, un cocktail propice à l’éclosion magistrale des plantes et fleurs: héliconias pourpres, musa velutina (petit bananier), crotons à feuilles vertes et rouges, bougainvilliers, orchidées sauvages, rainbow eucalyptus…

La température est tout de même nettement moins chaude que sur la côte, ce qui facilite grandement la randonnée en montée! Rapidement, le paysage s’ouvre sur le lac Grand Étang, vestige d’une explosion volcanique. Le sentier en argile et pierres passe entre de superbes rangées d’arbres-fougères. Telfor coupe à la machette des branches piquantes et des feuilles ultracoupantes comme un fil de rasoir. "Si personne ne passe, dit-il, le sentier se referme sur lui-même en quelques semaines à peine."

Plus haut, le guide nous montre des arbres élancés à feuilles de palmier: "C’est le bois canot, un bois mou, creux comme un bambou, utilisé traditionnellement pour construire des radeaux. Ses feuilles, ajoute-t-il, sont utilisées comme tabac pour fumer la pipe." De magnifiques fleurs d’héliconia en épis jaune et orange accrochent le regard. Sur le sentier boueux, Telfor taille parfois à la machette des marches dans l’argile glissante. En plus des palmiers de montagne, des fougères géantes, des gommiers, bananiers, eucalyptus et bois canots, la forêt pluviale regorge de lianes qui s’accrochent aux premiers arbres venus. Sur la crête du mont Qua Qua, qui domine l’île à 700 mètres d’altitude, on a une vue plongeante sur la canopée, une série de monticules verdoyants, puis sur la mer au loin. Des oiseaux chantent mais se cachent, et pas un animal à l’horizon. Sauf au retour, au centre d’interprétation du parc, où un joli petit singe viendra se trémousser devant nous…

Les goûts de l’île

Sur le chemin du retour, c’est à Gouyave qu’on s’arrête, à condition que ce soit vendredi… Rendez-vous hebdomadaire des locaux comme des touristes, le "Gouyave Fish Friday" est une institution à ne pas manquer à l’heure du souper, ce dernier pris en plein air, histoire de goûter, dans une ambiance bon enfant, aux spécialités locales de la cuisine créole, surtout sous forme de poissons et crustacés, tout en buvant un punch au rhum et à la muscade. Cette épice, issue du fruit du muscadier et importée à l’origine d’Indonésie, a donné à la Grenade son surnom d’"île aux épices", car elle en produit beaucoup. On n’oublie pas en partant d’en acheter quelques noix précieuses, en guise de souvenir de bouche…

Comment y aller? / Avec Air Canada, via Toronto, ou Vacances Air Canada, en forfait

Où manger? / À La Source, au Belmont Estate, au Coconut Beach Restaurant et, le vendredi soir, à Gouyave

Où dormir? / Au chic Maca Bana, www.macabana.com ou à La Sagesse www.lasagesse.com

Infos touristiques / 416 595-1339, www.grenadagrenadines.com

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