Le Limoilou gourmand continue de grandir avec la récente naissance de la boucherie Le Croc mignon. Un heureux événement qui coïncide parfaitement avec l’arrivée de cette saison viandeuse qu’est l’été.

Chaque printemps, c’est immanquable: le carnivore en nous s’éveille, affamé de boeuf persillé et de juteuses côtes levées, dès que le temps est assez clément pour qu’on sorte enfin le barbecue de son hibernation. Les jeunes Sothea Deng et Nancy Vachon, partenaires dans la vie comme en affaires, y avaient évidemment pensé lorsqu’ils ont établi le calendrier des travaux qui ont permis de transformer l’ancien Urgent comptant en sympathique boucherie de quartier. Une conversion qui s’est faite sur les chapeaux de roue!

"C’est en novembre que j’ai eu l’idée d’avoir ma boucherie. Nancy et moi sommes traiteurs et chefs à domicile (Cook’ning), et il nous est arrivé quelques fois de ne pas obtenir les morceaux de viande qu’on voulait pour nos contrats. Je me suis dit que si on pouvait utiliser notre propre viande, ce serait l’idéal. On est entrés ici en décembre, et on a ouvert fin mars. Ça a été très vite", raconte Sothea Deng, qui a visiblement retenu l’adage voulant qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

À ce commerce, les deux cuisiniers (elle diplômée, lui autodidacte) désiraient surtout insuffler une dose de chaleur, un esprit de convivialité, d’échange. "Le service nous distingue. Les clients se sentent bien accueillis, nos bouchers leur donnent des conseils, de l’information, font les coupes qu’ils demandent. On veut vraiment encourager le contact avec le boucher, qui s’est complètement perdu. Et revaloriser ce métier, aussi."

Les proprios se font également un point d’honneur de ne vendre que des viandes du Québec. Leur boeuf, certifié sans hormones de croissance et sans antibiotiques, est fourni par les Viandes sélectionnées des Cantons, en Estrie. Le veau, bio, vient de la ferme Saveurs des collines, à Saint-Antoine-de-Tilly, et le jambon et le bacon, d’un artisan beauceron. "On voulait offrir des produits différents de ce qu’on trouve ailleurs. On est en ajustement constant; on en essaie plein, on les goûte, on les juge", relate le copropriétaire. Sa conjointe enchaîne: "Dans une boucherie de quartier, la dynamique n’est pas la même que dans un supermarché. Les clients veulent savoir d’où vient leur viande. C’est important pour nous de pouvoir le leur dire, mais aussi d’encourager des producteurs québécois."

Dans le comptoir réfrigéré du petit local où les quartiers de viande sont suspendus bien en vue derrière une vitrine (un souhait de M. Deng), on trouve aussi divers produits maison, comme les incontournables cretons (et quels cretons!), des rillettes de porc, du pesto de coriandre, des mets sous vide (cuisses de canard confites, côtes levées, sautés, etc.) Bref, de quoi agrémenter un repas estival aux effluves de charbon de bois ou un pique-nique gastronomique, qu’on complétera en faisant un saut à la fromagerie et à l’une des boulangeries, tout près. Avis aux ripailleurs du secteur.

Le Croc mignon
594, 3e Avenue
581 741-7050
www.crocmignon.com

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 1

  • 3 mai 2012 · 15h59 Andréanne Bouchard

    Je suis tellement en amour avec cette boucherie!! Je sens que mon barbecue va fonctionner! Et c’est important de souligner que leurs prix sont comparables à ce qu’on paie en épicerie donc il n’y a aucune raison de se priver!!

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