«Grinder, viandes et vins»: voilà un restaurant qui affiche clairement ses couleurs. Carnivores bienvenus.

Dans le bouillonnant secteur Griffintown, le Grinder se démarque. Il faut voir les lieux, superbes. L’ancienne boutique d’antiquités a été complètement transformée. Dans cette vaste salle, le bois rustique des plafonds croise le cuivre des murs rehaussés de miroirs. Tout en longueur, une immense porte de garage vitrée s’ouvre sur la future terrasse abritée, qui promet d’être achalandée cet été. Au centre, un bar; au fond, la cuisine ouverte, contemporaine et agitée. Les jeunes couples branchés des nouveaux condos environnants semblent affectionner ce resto à l’atmosphère énergique.

Au menu

Le Grinder est une création des propriétaires du Hachoir, rue Saint-Denis. Plus élaboré que son confrère, le menu du Grinder propose un choix intéressant de tartares, tatakis et carpaccios, ainsi que de plats cuits, plutôt carnivores. Voilà de quoi exciter le chroniqueur amateur de scènes de cru! Il faut vous le dire tout de suite: la première visite fut presque une catastrophe. Une véritable avalanche de sodium partout, qui nous fit renvoyer illico bon nombre de plats. Ce qui fit grincer des dents en cuisine. Une deuxième visite nous prouva qu’on peut pourtant bien manger ici. De bons calmars frits à la panure de farine de maïs toute légère accompagnés d’une mayo relevée. Un carpaccio de bœuf servi avec sauce béarnaise, carottes marinées et feuilles de sauge frites, très agréable. Un tataki de thon (à queue jaune) rehaussé d’une compote de tomates au piment d’Espelette, de poivrons et d’olives, tout aussi délicieux. Le tartare de bar rayé, égayé d’ail rôti et de cacahuètes, nous a semblé beaucoup plus fade. Bonne note aussi pour la soupe à l’oignon, dense, savoureuse, riche, réconfortante. Mais le must restera cette splendide côte de bœuf vieillie à partager à deux. La pièce est impressionnante et cuite avec précision: saignante, tendre. Les sauces qui l’accompagnent sont bien intéressantes: chimichurri intrigante, bordelaise classique, béarnaise parfumée. Les frites, froides, sont supplantées par un aligot, une préparation de purée de pommes de terre au fromage, très séduisant.

Douceurs

Malgré l’effort visiblement mis dans la confection des desserts, on reste sur notre faim. Les belles présentations ne lèvent pas. Trop d’imprécisions révèlent l’absence d’un chef pâtissier.

Emballant /

La beauté des lieux, c’est sûr. Une belle variété de plats. Et surtout Jérôme, le sommelier tatoué, un gars à la fois sympathique et compétent. Laissez-le choisir les vins au verre (d’importation privée) qui accompagneront vos plats: vous ne le regretterez pas.

Décevant /

La qualité inégale. Je ne vous ai même pas parlé de ce tataki fait de pétoncles pas vraiment frais. Le Grinder a encore besoin de vérifier ce qui sort de sa cuisine.

Combien? /

Comptez une quarantaine de dollars par personne pour un trois services, hors taxes, boissons et service.

Quand? /

Du lundi au samedi de 11h30 à 15h, et de 17h30 à minuit.

Où? /

Grinder

1708, rue Notre-Dame Ouest, Montréal

514 439-1130

restaurantgrinder.ca

 

Grinder Critique par Voir - . Cote: 3

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