Est-ce une brasserie? Un bistro? Une crêperie? Un bar sportif? Tout cela à la fois.   

Pour les cinéphiles, Les Tontons flingueurs réfère à une comédie policière française en noir et blanc sortie en 1963. Pour les résidents de Côte-des-Neiges, c’est depuis janvier 2012 le nom d’une crêperie-bistro de leur quartier. Ne cherchez pas de lien entre les deux, il n’y en a pas. Sauf peut-être une photo noir et blanc de Lino Ventura, vedette du film, sur un mur.

Au décor inspiré des brasseries parisiennes (plafond et murs rouge vin, accessoires de laiton, chaises bistro, lampes d’antiquaires et photos noir et blanc de comédiens français), s’ajoutent un bar dominé par un écran qui diffuse les matchs du CH et un mur de bois de grange, qu’on imagine là pour insuffler un élément «cool» dans le but de plaire aux étudiants.

Au menu

En parcourant le menu de papier, difficile à déchiffrer parce qu’imitant une ardoise, on s’interroge sur la direction donnée en cuisine. La table d’hôte du soir offre le choix entre quatre plats. Le soir de notre visite, il y avait un poulet à la milanaise, un pâté de maquereau d’inspiration moyen-orientale, un saumon glacé à l’asiatique et des pâtes aux boulettes de viande. La carte propose des sandwichs, des burgers et des crêpes, versions salée (sarrasin) et sucrée (froment).

Le saumon à l’asiatique, un pavé généreux, s’est avéré toutefois trop cuit. Le riz aux raisins et carottes qui l’accompagnait était savoureux. Les navets rôtis et la salsa de concombres annoncés sur l’ardoise avaient été remplacés par des betteraves et une sauce ail-citron… sans que l’information soit relayée en salle. Surprise, donc, quand l’assiette arrive. WYSINWYG: What you see is not what you get.

Histoire de tester les crêpes, nous avons choisi la «ch’ti», clin d’œil aux habitants du Nord-Pas-de-Calais. La pâte au sarrasin était goûteuse, mais la garniture de jambon, sauce béchamel, asperges (asperges sur le menu, mais épinards dans l’assiette) et fromage manquait assurément de générosité et d’onctuosité. Le résultat final était austère et tristounet.

Comme il n’y a pas d’entrée, sauf la soupe du jour de la table d’hôte, nous avons partagé un duo de tartares, bœuf et saumon. Alors que le premier se défend bien – il est coupé au couteau et bien relevé –, le second goûte davantage les câpres que le salmonidé.

Douceurs

Le pouding au pain et le gâteau à la banane et fromage de chèvre, tous deux faits maison, auraient pu contribuer à rehausser le repas, mais ce ne fut pas le cas. Lourds et compacts, on les devinait préparés à l’avance, mais ils étaient surtout mal réchauffés. Dommage.

Emballant /

Endroit convivial pour prendre une bière en gang ou pour casser la croûte sans façon, avec Charles Aznavour, Jane Birkin, Boris Vian et autres porte-voix de la chanson française en toile de fond sonore.

Décevant /

Une cuisine qui se cherche, à l’instar de la carte des vins et du décor. Pas facile de répondre aux goûts de la clientèle hétéroclite du quartier, qui regroupe des médecins de l’hôpital voisin, des étudiants et des professeurs d’université, ainsi que des familles multiethniques.

Combien? /

Pour deux, avant alcool, taxes et service: le soir, comptez environ 75$ et le midi, 50$.

Quand? /

7 jours sur 7, sauf le dimanche soir. Brunch les samedis et dimanches.

Les Tontons flingueurs

5190, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal

514 733-0606 

Les Tontons flingueurs Critique par Voir - . Cote: 2

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