Envie d’une cuisine vraiment différente qui allie saveurs et textures inusitées? Courez vite au Mezcla, un chaleureux restaurant consacré à la nouvelle cuisine latine. Un coup de cœur!

Ça faisait bien longtemps qu’on ne s’était pas amusé comme ça. Ludique Mezcla. Une suite ininterrompue de plats savoureux, vivifiants et, surtout, très bien exécutés. En espagnol, mezcla signifie «mélange ». Et pour cause! Le concept est unique en ville: dans ce bistro chaleureux, aux hauts plafonds et aux lumières tamisées, deux chefs travaillent de pair. Le premier, Marcel Larrea, renouvelle la cuisine péruvienne, alors que le second, Georges-Étienne T. Tremblay, se consacre à une cuisine québécoise contemporaine. Un concept casse-gueule qui fonctionne parfaitement.

Au menu

La répartition est simple: les entrées sont péruviennes; certains plats, plus québécois. Ce qu’il faut goûter? Les fameux tiraditos: des assiettes de viandes ou poissons crus façon sashimi, une influence des immigrants japonais arrivés notamment au début de la Deuxième Guerre mondiale. Le thon baigne dans du leche de tigre, du jus de lime aromatisé à la coriandre et renforcé de piment aji. Une légère acidité qui met en valeur le poisson. Jeu de texture: on déguste le thon avec quelques grains de maïs grillés et des minichips de yucca. Extra.

L’autre tiradito se présente en jolies rondelles minces de bœuf cru et de foie gras au torchon, intéressante et exquise variation sur le carpaccio. Étonnant.

La causa, vieille recette péruvienne, a été adaptée: les pommes de terre jaunes (importées du Pérou) en purée sont surmontées d’un tartare de thon ou de crabe et entourées de feuilles de nori. Petite sauce d’avocat, lime et piment pour relever le tout. Un délice.

Un must: les crevettes géantes, enrobées de rubans de yucca, sont frites et servies avec deux sauces contrastées: un sirop préparé à base de maïs noir fumé et une crème d’avocat, lime et piment. La chair est tendre; on frise la perfection.

Autre coup de cœur: le boudin noir. Il est déposé sur un gâteau de maïs mêlant pommes en julienne et chorizo tranché, et décoré d’une sauce légère beurre et cidre. Un pur bonheur!

Plus québécois, le plat de porcelet (Gaspor) est aussi très généreux. Au centre, du flanc, moelleux; autour, trois côtelettes tendres et sapides, le tout sur une purée de haricots de Lima au lard de sanglier, accompagnée de légumes bio (haricots verts, carottes) croquants. Ouf!

Douceurs /

Ce n’est pas très original, mais le fondant au chocolat, intense, avec bleuets sauvages, crumble aux amandes et glace à la vanille, est à se rouler par terre. Le pudding chômeur à l’érable, aussi. Cochon!

Emballant /

Textures, saveurs, couleurs, présentations: tout est parfait. Les ingrédients sont locaux, biologiques quand c’est possible, et les poissons sont issus de pêches durables. Intéressants vins espagnols d’importation privée à bon prix.

Décevant /

La salle ouverte est conviviale, chaleureuse, mais aussi bruyante. C’est bien son seul défaut. Et encore.

Combien? /

Comptez une quarantaine de dollars par convive pour un joli festin.

Quand? /

Du mardi au samedi, de 18h à 23h.

Où? /

Mezcla

1251, rue De Champlain

514 525-9934

restaurantmezcla.com

Mezcla Critique par - 2012-11-15
Cote: 4

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 1

  • 10 novembre 2013 · 08h28 Dominique

    Expérience décevante. La nourriture y est très bonne mais aussitôt assis, on nous a indiqué qu’il ne fallait pas tarder à commander car une autre réservation nous succédait. Apres avoir terminé notre plat principal, sans proposition de dessert ni café, on nous a remis la facture en nous disant qu’on n’avait pas le temps pour cette étape du repas. C’est inacceptable, surtout que la facture est tout de même substantielle.

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