Il était une fois une classe moyenne à bout de souffle

10 novembre 2011 17h08 · Josée Legault

 

 

Aujourd’hui, des milliers d’étudiants venus de partout à travers le Québec descendent dans les rues de Montréal pour dire «non» à l’augmentation des droits de scolarité édictée par le gouvernement Charest.

Une augmentation de 1 625$ sur les cinq années à venir. Une facture salée.

Au gouvernement et chez ceux qui appuient la mesure, on entend répéter, comme des mantras, que les droits de scolarité sont plus élevés dans les autres provinces; que les universités sont sous-financées; que c’est le prix à payer pour une éducation de qualité; que c’est un «investissement» pour les étudiants; que le régime des prêts et bourses garantira l’équité entre ceux qui auront les moyens de payer l’augmentation et ceux qui ne les auront pas, etc…

Mais bizarrement, aucune démonstration n’a encore été faite quant à plusieurs de ces arguments.

La gestion des universités? Serait-elle aussi fautive? On ne répond pas.

Et les centaines de millions engloutis dans des aventures immobilières catastrophiques et à l’éthique douteuse du genre Ilot Voyageur? On ne répond pas.

Que feront les enfants dont les parents de classe moyenne – déjà saignés à blanc par le collier d’augmentations de tarifs adoptés par le gouvernement – ne pourront pas couvrir la facture? On répond que les prêts & bourses le feront.

Or, quiconque a fait des études universitaires, a travaillé à temps partiel pendant celles-ci et ont eu des parents aux revenus limités ou moyens, sait que ce régime ne fait aucun miracle quant à l’accessibilité. Et il en fera encore moins face à des augmentations aussi élevées et aussi rapides.

Et que feront les étudiants qui, en plus, doivent couvrir une pléthore de frais supplémentaires parce qu’ils doivent aller étudier dans une autre ville ou village? On ne répond pas.

Et l’accessibilité? On répond que rien ne l’affectera. Chiffres pris dans d’autres provinces à l’appui.

Or, là aussi, ce qu’on ne dit pas, c’est que si autant d’âmes viennent peupler les universités et les «collèges», leur profil socio-économique, lui, comprend moins d’enfants de parents moins fortunés et de classe moyenne. Ou que certaines grandes universités au Canada anglais font de plus en plus appel aux étudiants fortunés de l’étranger.

Ici, une lecture  éclairante à recommander, courtoisie de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques: «Faut-il vraiment augmenter les frais de scolarité? Huit arguments trompeurs sur la hausse».

***

Bref, on ne s’en sort pas.

Plus des gouvernements de centre-droite et de droite affament leurs propres assiettes fiscales depuis des années pour cause de réduction du rôle de l’État et croissance de celui du privé; moins la fiscalité des provinces et du fédéral est progressive pour les particuliers et plus elle «libère» les entreprises en impôts et taxes.

Résultat: les mêmes gouvernements vont de plus en plus puiser directement dans les poches de la classe moyenne – en plus de ses propres impôts et taxes. Et ce,  même pour les services publics les plus essentiels:  la santé et l’éducation.

 

 

 

 

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  • 10 novembre 2011 · 18h16 Pierre Bouchard

    Les possédants, les individus et familles riches qui paient peu d’impôts dont certains banquiers regardent à courte vue et souhaitent s’enrichir à parti des intérêts des dettes étudiantes et de celle des familles des classe moyennes.

    Cette classe de prédateurs pense trouver dans le marché chinois de la consommation son nouvel eldorado pendant que les pays nordiques s’appauvrissent de plus en plus par un marché interne dégradé.

    La valeur économique est abstraite réduit tout à la valeur brute des choses, de l’argent en allant jusqu’à créer de la valeur en apesanteur par le crédit. L’économie de marché: c’est une part de science comptable, technique au service des instincts les plus carnassiers qui soient. Nous sommes contemporains de loups en veston et cravatés qui par les bourses nous enlèvent nos ressources et qui pratiquent la castration sociale à notre égard avec la bénédiction des gouvernements et partis style Legault et Charest qui parasitent l’État qui devrait représenter le bien public.

  • 10 novembre 2011 · 18h37 Danièle Bourassa

    Dans un de ces livres Ricardo Petrella disait que la connaissance devrait être universelle et accessible en tout temps pour tout le monde.

    Une vidéo à éccouter qui rejoint cette idée et bien plus encore :

    http://www.publications-universitaires.qc.ca/?p=741

  • 10 novembre 2011 · 19h49 Serge Gingras

    M. Landry, Bernard de son prénom, a rencontré son Chemin de Damas après avoir quité la politique. Il affirmait que l’éducation devait être gratuite, de la maternelle à l’université, inclusivement.

    Cela sous entend des augmentations de taxes et d’impôt. Je veux bien, mais je ne veux pas être le seul à payer. Je réclame que les amis de MM Harper et Charest paient une part équitable de ces dépenses. Donc, des augmentations d’impôts pour les multinationales, les nationales et les provinciales, les banques, etc.

    Si au cours de la seconde guerre mondiale on a pas hésité à imposer les revenus des compagnies jusqu’à 94 %, on peut très bien les imposer beaucoup plus qu’elles ne le sont présentement.

    En Algérie, l’éducation est gratuite. Le Canada serait-il moins riche que l’Algérie?

    • 11 novembre 2011 · 09h31 Victor Beauchesne

      et les Algériens votent avec leurs pieds, ils sont des centaines de milliers qui veulent immigrer ici, pas fort comme argument.

  • 10 novembre 2011 · 19h59 Claire Thibaudeau

    Étant dans une fondation pour aider les étudiants de niveau DEP collégial et universitaire , nous évaluons chaque postulant avec les revenus parenteaux et frais de scolarité.
    On calcule les prêts bourses frais de logement laboratoire bref tout ce qui inclut les sommes d’une année scolaire.
    Je peux affirmer que plusieurs étudiants sans notre aide ne pourraient faire leurs études.
    Nous remarquons aussi que moins d »étudiants fréquentent l’université.
    La classe moyenne rejoint celle des moins nantis.Si la hausse de frais de scolarité continue, moins d’étudiants seront instruits.
    Nos bourses sont du cas par cas.Un étudiant au collégial a des frais moins élevés que ceux qui vont à l’université donc bourse moins élevée ( don) car on ne réclame rien sinon ce coup de pouce qui manque.
    Vous seriez surpris du manque à avoir pour étudier.Sans notre aide,ces étudiants ne seraient pas aux études. En résumé malgré les éternels discours de dire qu’au Québec les frais de scolarité sont les moins élevés, je suis convaincue que cette hausse sera fatale pour les étudiants qui ne peuvent payer les frais scolaires.
    On voit bien des étudiants avec des belles autos mais on ne montre pas ces étudiants qui travaillent dans différents endroits et qui étudient.

  • 10 novembre 2011 · 21h35 Jean-Serge Baribeau

    SI LA TENDANCE SE MAINTIENT, la classe moyenne ne sera plus à bout de souffle (spontanément je pense au magnifique film de Jean-Luc Godard: «À bout de souffle») puisque la classe moyenne va peu à peu devenir un vague souvenir d’un passé depuis longtemps révolu.

    Adieu, classe moyenne! Finie la «petite bourgeoisie»! Les maîtres du monde, les multimilliardaires et les cossus en veulent toujours plus et leur rêve (ce rêve est suicidaire), c’est d’accumuler tellement d’oseille que seuls subsisteront ces «wise guys» et une armée (ou une armada) de pauvres et de «déchets» humains.

    D’une manière éventuellement un peu grossière (pas à mes yeux), Jorge Amado a «commis» cette pensée «criminelle»:

    ***«Les pauvres sont si malheureux que quand ce sera la mode de chier de l’argent, eh bien, eux, ils seront constipés.»***

    Et pour terminer le tout de manière plus civile, je vais citer Albert Brie:

    ***«Le plus grand crime contre l’humanité: avoir fait de la rentabilité l’essence de la dignité de l’homme.»***

    ET V’LAN!

    JSB

  • 10 novembre 2011 · 21h48 André Dallaire

    Bonsoir Mme Legault,
    Il me semble que l’augmentation est de $1625 sur 5 ans i.e,$325 par année. Il y aurait peut-être lieu d’apporter un correctif à votre texte!
    Bye

  • 11 novembre 2011 · 08h03 michel asselin

    La solution ? Rayer de la carte du québec le PLQ et la mafio-corruption, les surplus, les dépassements de couts des divers projets tel que l’informatisation du système de santé, accordés au ti-amis, et demander une juste part de l’exploitation des ressources naturelles et vous aurez au québec l’éducation universitaire gratuite

    • 11 novembre 2011 · 11h06 Jean-Serge Baribeau

      Sachez, cher Michel Asselin, que vos propos me semblent justes, pertinents et on ne peut plus clairs!

      Mais il faudrait que nous, les Québécois, nous cessions de nous diminuer et de nous percevoir comme des esclaves. Il y a un proverbe arabe qui dit:

      ***«Quand deux esclaves se rencontrent, ils disent du mal de la liberté.»***

      AU PLAISIR!

      JSB

  • 11 novembre 2011 · 08h36 Gilles Bousquet

    Il y a plus d’étudiants à l’Université dont les parents n’y ont jamais été. Nos affaires universitaires s’améliorent. Nos riches familles bénéficient de nos bas droits de scolarité, subventionnés actuellement par notre classe moyenne, ce qui est encore plus scandaleux.

    Nos droits de scolarité dans 5 ans vont être plus bas de 30 % que la moyenne canadienne actuelle. Faut pas charrier…trop…quand même.

    • 11 novembre 2011 · 10h22 Benoit Carré

      «Tout va très bien, madame la marquise. Tout va très bien ! Tout va très bien…♪♪♪ »

    • 11 novembre 2011 · 15h53 Claude Perrier

      Ah… vous êtes finalement sorti de la douche, Monsieur Carré?

      Pour nous chanter ce que vous y chantiez?

      Apparemment, cela sonnait beaucoup mieux sous l’eau…

  • 11 novembre 2011 · 09h29 Victor Beauchesne

    « Mais bizarrement, aucune démonstration n’a encore été faite quant à plusieurs de ces arguments » J.Legault

    Et que dire qu’en Nouvelle Écosse avec les frais de scolarité les plus élevés au Canada on compte le taux de fréquentation universitaire le plus élevé aussi. C’est un fait et non une opinion et ça contredit les arguments voulant que toute hausse des frais entraîne automatiquement une baisse de fréquentation. En plus la NE n’est certainement pas la province la plus riche au Canada.

  • 11 novembre 2011 · 10h13 Denis Drouin

    Ce qu’il y a de remarquable dans tout ce débat c’est qu’on pense en silo. En réalité je dirais qu’on est comme un train sur ses rails se dirigeant vers le silo dans lequel il déchargera son contenu.

    Quand j’évoque les rails,c’est qu’il nous est extrèmement difficile de changer notre façon de penser. Nous continuons à voir l’éducation comme une dépense et non comme un investissement. D’ailleurs il en est de même de toutes nos dépenses publiques dont le système comptable qui les régit ne tiens pas compte des actifs. Ainsi, la construction d’un pont est comptabilisée comme une dépense mais en contrepartie on indique rien dans la colonne des actifs, c’est à dire la valeur du pont elle-même. Pourquoi ne tient-on pas compte de la valeurs des actifs dans l’analyse de la santé financière de nos sociétés ? Pourquoi ce qui est normal pour le privé ne le serait pas aussi pour le publique ?

    Venons-en au silo. Pour l’éducation comme pour tous les autres domaines, l’argent est le nerf de la guerre. On nous répète ad nauseam qu’on manque d’argent pour l’éducation. Est-ce bien vrai ? Raffinons un peu la question en se demandant, qui manque d’argent ? Sous question: où est l’argent ?

    Essayez de calculer combien de milliards le fédéral dépensera pour l’armée ? Il y a les 38 milliards pour la marine ROYALE canadienne. Il y a les 65 appareils F-35 à 100 millions de dollars chacun, 6,5 milliards de dollars. Et il y a les sommes faramineuses également consenties pour faire vivre notre armée, pour ajouter le nom ROYAL un peu partout, la face de la reine ici et là,etc., etc.

    Combien d’autres dépenses faites par le fédéral pourraient également être questionnées ?

    Donc ma thèse est que l’argent existe, mais elle n’est pas dépensée là où sans doute une majorité des citoyens québécois le souhaiterait. Des milliards de dollars existent mais ne sont pas disponibles là où nous pourrions le souhaiter. Notre système pense donc en silo. C’est une grave erreur de nos gestionnaires.

    Une part significative de nos taxes et impôts sont à Ottawa qui n’hésite pas à faire des dépenses qui ne correspondent pas à nos valeurs et à nos besoins. Le projet de loi C-10 en est un autre excellent exemple. Les Québécois ont payés des millions de dollars pour un registre des armes à feu que nous voulons conserver et il sera simplement détruit pour des raisons idéologiques. Encore des millions à l’eau.

    Le gouvernement Charest est également responsable des dépenses supplémentaires de l’ordre de milliards de dollars engloutis par la collusion et la corruption. Ses convictions pro-canadiennes l’empêchent d’établir un rapport de force qui seul pourrait amener le fédéral à changer ses priorités pour mieux refléter celles de notre propre société.

    Le 2 novembre les Québécois l’ont dit qu’ils ne voulaient pas des valeurs conservatrices de Harper. Sa réponse : le Québec n’est plus tenus en compte dans ses décisions. Le Québec est laissé de côté. Si le Québec avait voté pour Harper ce dernier aurait dit : «Même mes amis du Québec ont voté pour MOI !» Comment dit-on cela dans la langue de Shakespeare, un «catch 22» ?

    Les étudiants ont raisons de se rebeller contre la politique du PLQ sur l’augmentation des droits de scolarité édictée par le gouvernement Charest.

    L’argent existe.

    Mais les dirigeants fédéraux et québécois ont juste décidé de ne pas l’attribuer à l’éducation et ils ont tort.

    «Ce qu’exige tôt ou tard le plus fort, ce n’est pas qu’on soit à ses côtés mais dessous.»
    [Georges Bernanos]

  • 11 novembre 2011 · 11h12 Serge Gingras

    << et les Algériens votent avec leurs pieds, ils sont des centaines de milliers qui veulent immigrer ici, pas fort comme argument. << Victor Beauchesne

    Vous confondez la qualité de vie, la soif de liberté et l'éducation gratuite.

    L'Algérie a du pétrole. Nous avons d'autres richesses naturelles dont on pourrait tirer parti d'avantage. Apparemment, nous aurions aussi du pétrole sous l'Ile d'Anticostie. Pétrole que notre gouvernement se serait empressé de confier à l'entreprise privée. On peut reprendre possession de ce pétrole, en toute légalité, et ainsi trouver les fonds nécessaires à bien faire les choses : éducation gratuite et remboursement éventuel par l'impôt une fois les anciens étudiants bien établis.

  • 11 novembre 2011 · 11h27 Denis Drouin

    Merci M. Beauchesne.

    J’ai consulté vos références.
    Comme tout le monde le sait, on peut faire dire n,importe quoi aux statistiques. Mais je ne conteste pas les chiffres. Mais il faut être capable de les mettre en rapport réel les uns avec les autres.

    De plus il faut aussi lire certaines notes qui peuvent être révélatrices. Ainsi en est-il du passage suivant :
    «Par ailleurs, dans des provinces comme l’Alberta et la Colombie-Britannique, les personnes inscrites à des programmes universitaires offerts dans des collèges sont généralement considérées comme des étudiants de niveau universitaire aux fins de l’Enquête sur la population active.» ( http://www4.rhdcc.gc.ca/.3ndic.1t.4r@-fra.jsp?iid=55 )
    Ma question que ce passage m’inspire est : les étudiants québécois engagés dans des études collégiales pourraient-ils être également assimilés à des étudiants universitaires ? Par exemple le Québec a le plus haut taux (19%) de participation aux études post-secondaires et collégiales au Canada. Les provinces de l’Est ont celui parmi les plus bas du Canada. Se peut-il que la présence plus importante de la participation aux études collégiales plombe les taux universitaires ? Si l’ordre d’étude collégiale n’existait pas au Québec, alors tous les étudiants québécois présentement engagés dans un programme menant à des études universitaires se verraient sans doute intégrés directement à l’université. Ça modifierait certainement les chiffres.

    Autre bémol, le taux de chômage. Il semble que sociologiquement plus le taux de chômage s’accroit, plus les jeunes poursuivent des études, le marché de l’emploi n’étant pas très vigoureux pour les accueillir. Or les taux de chômages pour les provinces de l’Atlantique sont significativement plus hauts que celui du Québec. Devrait-on faire une corrélation à ce niveau.

    Donc, M. Beauchesne, votre opinion émise le 11 novembre 2011 · 09h29, n’appartient pas au domaine des faits mais des simples opinions, tout comme la mienne d’ailleurs.

    «On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige.»
    [Cicéron]

  • 11 novembre 2011 · 11h28 Claire Thibaudeau

    M Bousquet.
    Ce que nos parents désiraient pour leurs enfants étaient l’instruction car ils voulaient les voir dans un milieu de travail plus intéressant.
    Il fut un temps ou les frais de scolarité étaient bas…
    Aujourd’hui une famille avec revenu moyen qui a 3 enfants ne peut payer des études post secondaires.
    Ils attendent comme plusieurs l’aide des prêts et bourse.
    Ce que les gens ignorent c’est le calcul du gouvernement.
    Une famille avec un revenu de 60000$ qui a 3 enfants n’est pas éligible.
    Donc ces 3 étudiants ont moins accès aux études supérieures.
    M Drouin a raison en énumérant les dépenses du fédéral et du provincial.
    Ou est la priorité aux études.
    A chaque année le taux de demande pour aide aux études dans notre fondation augmente.

  • 11 novembre 2011 · 15h04 Victor Beauchesne

    college en anglais est synonyme de université, la plupart des provinces canadiennes font une année de plus de secondaire et une année de plus d’université car les études collégiales tel que nous connaissons au CEGEP ici, c-à-d le cours menant au DEC, n’existe pas.

    • 11 novembre 2011 · 15h40 Denis Drouin

      J’écrivais en français

      «Si vous voulez plaire à une femme, dites-lui des choses que
      vous n’aimeriez pas qu’un homme dise à votre épouse.»

      -Jules BERNARD

  • 11 novembre 2011 · 16h48 Paul Verreault

    On compare les frais des études supérieures avec ceux du Canada, des É.-U., de l’Angleterre, tous des pays qui ont choisi de restreindre l’accès à ces niveaux de scolarité à la classe moyenne, tout en laissant la classe riche empocher des revenus astronomiques. Or dans certains pays européens, les études supérieures sont à peu près gratuites. Je crois que le gouvernement québécois devrait privilégier la politique du paiement d’impôts en fonction du salaire des diplômés, après engagement de travailler un nombre d’années suffisant au Québec, et ainsi recouvrer l’investissement de l’ensemble des Québécois dans les études supérieures.

  • 11 novembre 2011 · 17h04 Réjean Asselin

    M. Asselin frappe dans le mille concernant les sommes d’argent faramineuses que nos gouvernements autant celui du Québec que celui d’Ottawa dépensent de façon irresponsable et souvent par partisanerie et entre petits amis.

    Les sociétés riches sur cette planète pourrait facilement investir l’argent nécessaire pour assurer une éducation digne de ce nom pour leur jeunesse repective. Mais est-ce vraiment un objectif souhaitable pour nos dirigeants ? Une masse instruite ça ne travaille pas au salaire minimum !

    Quand ont pensent que les Couche-Tard représentent un fleuron de l’entreprise québécoise pour nos libertaires de Réseau Libâââârté Québec et de nos économistes de l’Institut Économique de Montréal nous sommes a même de constater que l’éducation pour la masse n’est certainement pas une priorité pour nos Lucides. Evidemment c’est plus facile de manipuler des gens moins instruits et par le fait même leur payer des salaires équivalent leur éducation.

    Avec tout ces milliards qui sont détournés pour alimenter les réseaux de petits amis et pour des fins partisanes c’est évident que l’argent vient a manquer. Mais la masse qui semble croire le discours tordus des dirigeants continue de fesser sur les étudiants, les BS, les syndicats et les programmes sociaux tout en se fermant les yeux sur les sommes astronomiques qui nous échappent pendant que nos gouvernements comme celui du PLQ nous endorment comme des enfants en nous martelant que nous sommes toujours sur le bord de la catastrophe !

    N’est-ce pas Lulu Bouchard qui traitait les québécois de paresseux pendant que lui et sa firme d’avocats nous coûtent un bras et une jambe en facturant de façon abusive quand le Québec fait affaire avec eux ?

  • 11 novembre 2011 · 21h00 Denis Drouin

    Je ne veux pas faire de la pub pour un concurrent mais allez voir sur le site de François Lisée le contenu de sa suggestion sur le sujet du coût des études universitaires. Elle est brillante, imaginative et efficace.

    L’avantage des camps de nudistes, c’est que quand un mec arrive devant une gonzesse pour lui dire : « Je vous aime », elle peut répondre : « Oui monsieur, je vois ».
    [Coluche]

  • 12 novembre 2011 · 06h46 Claude Perrier

    À l’instigation du commentaire ci-dessus de Monsieur Denis Drouin, j’ai pris connaissance de la suggestion de Monsieur Jean-François Lisée.

    Des trois qualificatifs retenus par Monsieur Drouin, soit «brillante, imaginative et efficace», un seul me paraît toutefois pertinent: «imaginative».

    Parce que pour pouvoir en dire qu’elle serait «brillante», il faudrait prendre pour acquis qu’elle serait sans le moindre doute possible «efficace». Ce qui n’est aucunement une évidence…

    En fait, ce que propose Monsieur Lisée comme approche au problème des frais de scolarités est d’une complexité inouïe. On pourrait même ajouter – si le sujet se prêtait un tant soit peu à la rigolade… – qu’il faudrait presque une formation universitaire (qu’ils n’auraient pas encore) aux futurs étudiants pour bien arriver à démêler toutes les implications et ramifications que l’approche proposée stipule.

    À mon avis, ce que suggère Monsieur Lisée est loin d’être à point – et suppose beaucoup de bénéfices pour les diverses parties impliquées. Mais cela s’apparente presque à un exercice alambiqué, essentiellement théorique sans assise pratique garantie, relevant davantage d’une certaine pensée magique que de quoi que ce soit d’autre.

    D’autre part, un facteur possiblement tout aussi important que les ressources financières nuit tout autant à la poursuite d’études supérieures chez plusieurs: le peu de valorisation accordé dans l’entourage immédiat (famille, amis) relatif à la poursuite des études.

    Le coût des études supérieures a certes son importance, mais c’est loin d’être le seul ou même le principal élément dont il faut tenir compte.

    • 12 novembre 2011 · 11h33 Denis Drouin

      Surprenant votre commentaire.

      Pour ma part je trouve que la proposition Lisée est relativement simple à comprendre et simple d’application. Il y aurait 3 choix possibles. Selon le choix de l’étudiant, un coût y serait attaché avec ses conditions.

      Comme le dit le dicton, pas besoin d’un cours classique pour le comprendre, encore une formation universitaire. Même un diplômé en communication pourrait sans doute le comprendre.

      Prenons une activité que des millions de citoyens effectuent à un moment ou l’autre de leur vie : l’achat d’une automobile.

      La majorité des citoyens, par exemple sont capables de choisir entre acheter une automobile, la louer à long terme ou la louer à court terme. En plus, s’ils décident de faire un achat, ils doivent décider entre l’achat comptant ou faire un emprunt. Mais ça ne s’arrête pas là. Ils doivent en plus déterminer ce qu’ils feront avec leur ancienne voiture, la donner en échange, la vendre eux-mêmes ou la garder. Toutes ces étapes impliquent un processus d’évaluation complexe qui la plupart du temps se fait d’une façon appropriée.

      Vous vous êtes déjà acheté une automobile M. Perrier ?Alors si vous avez passé à travers l’ extrêmement complexe processus de l’achat d’une automobile ;-) je ne doute pas que vous ayez les compétences intellectuelles pour comprendre le processus que Lisée propose.

      Soyez sérieux M. Perrier et indiquez-nous vos vraies objections. Nous pourrons alors en parler sérieusement.

      «Quand on veux tuer son chien, on dit qu’il a la galle !»
      [Dicton populaire]

    • 12 novembre 2011 · 20h09 Claude Perrier

      Je ne crois pas avoir écrit que je ne comprendrais pas le programme de Monsieur Lisée si ce dernier devait éventuellement aboutir à une formulation définitive plutôt qu’exploratoire comme c’est actuellement le cas.

      J’ai souvent débrouillé bien pire.

      Mais ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec des choix et sous-choix multiples impliquant tant d’années pour faire ceci, selon tel pourcentage, avec un engagement de résidence et/ou de travail respectant pendant tant d’années certaines conditions.

      Le tout à bien soupeser par rapport à d’autres possibilités impliquant également des années, des pourcentages, et des obligations différentes.

      Bravo si vous pouvez pour votre part vous y retrouver sans peine – mais, si vous comprenez vraiment ce que Monsieur Lisée lui-même reconnait devoir être mieux fignolé, vous êtes probablement dans un petit pourcentage d’exception.

      À moins que vous ne soyez que sous l’impression d’avoir parfaitement compris ce qui n’a pas encore été clairement énoncé…

  • 12 novembre 2011 · 09h57 Paul Verreault

    Je me suis très mal expliqué en ce qui concerne le « paiement d’impôt en fonction du salaire des diplômés »; je voulais souligner l’avantage qu’aurait la société québécoise à récupérer les « frais de scolarité », une fois les étudiants au travail, en modulant les impôts selon leurs « dettes » d’études post-secondaires. Le gouvernement pourrait même offrir des contrats de remboursements de 5, 8 ou 10 ans, dont un certain % pour l’éducation, ce qui obligerait l’étudiant à travailler au Québec et « l’investissement dans les cerveaux » profiterait au peuple québécois. Les sommes accumulées au « % pour l’Éducation » seraient réparties dans les cégeps et les universités.

  • 12 novembre 2011 · 10h56 Jean-Serge Baribeau

    Comme beaucoup de personnes et d’analystes, je pense (je l’ai déjà dit plus haut) que la classe dite moyenne rétrécit comme peau de chagrin. Les multimilliardaires produisent un enrichissement abyssal (pour eux-mêmes) et un appauvrissement fulgurant pour la majorité.

    Tout cela me rappelle LA BALLADE DES PENDUS de François Villon (vers 1489). Villon demande plus de compassion à l’égard des pauvres.

    Frères humains qui après nous vivez,
    N’ayez pas vos cœurs durcis à notre égard,
    Car si vous avez pitié de nous, PAUVRES,
    Dieu aura plus tôt miséricorde de vous.
    Vous nous voyez attachés ici, cinq, six:
    Quant à notre chair, que nous avons trop nourrie,
    Elle est depuis longtemps dévorée et pourrie,
    Et nous, les os, devenons cendre et poussière.
    De notre malheur, que personne ne se moque,
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

    Si nous vous appelons frères, vous n’en devez
    Avoir dédain, bien que nous ayons été tués
    Par justice. Toutefois vous savez
    Que tous les hommes n’ont pas l’esprit bien rassis.
    Excusez-nous, puisque nous sommes trépassés,
    Auprès du fils de la Vierge Marie,
    De façon que sa grâce ne soit pas tarie pour nous,
    Et qu’il nous préserve de la foudre infernale.
    Nous sommes morts, que personne ne nous tourmente,
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

    La pluie nous a lessivés et lavés
    Et le soleil nous a séchés et noircis;
    Pies, corbeaux nous ont crevé les yeux,
    Et arraché la barbe et les sourcils.
    Jamais un seul instant nous ne sommes assis;
    De ci de là, selon que le vent tourne,
    Il ne cesse de nous ballotter à son gré,
    Plus becquétés d’oiseaux que dés à coudre.
    Ne soyez donc de notre confrérie,
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

    Prince Jésus qui a puissance sur tous,
    Fais que l’enfer n’ait sur nous aucun pouvoir :
    N’ayons rien à faire ou à solder avec lui.
    Hommes, ici pas de plaisanterie,
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre.

    P.-S. Je ne valorise pas la pauvreté mais je crois que nous traversons des temps difficiles et que la paupérisation est à l’oeuvre.

    JSB

  • 12 novembre 2011 · 11h12 Jean-Serge Baribeau

    On voudra bien m’excuser, j’ose l’espérer, mais je ne peux pas ne pas rappeler cette lucide et parfois «drôle» chanson du grand Plume Latraverse:

    Les pauvres ont pas d’argent
    Les pauvres sont malades tout l’temps
    Les pauvres savent pas s’organiser
    Sont toujours cassés

    Les pauvres vont pas voir de shows
    Les pauvres sont ben qu’ trop nonos
    En plus, les pauvres, y ont pas d’argent
    À mettre là-d’dans

    Les pauvres sont su’l’Bien-Être
    Les pauvres r’gardent par la f’nêtre
    Les pauvres, y ont pas d’eau chaude
    Checkent les pompiers qui rôdent
    Les pauvres savent pas quoi faire
    Pour s’ sortir d’ la misère
    Y voudraient ben qu’un jour
    Qu’un jour, enfin, ce soit leur tour

    Les pauvres gens ont du vieux linge sale
    Les pauvres, ça s’habille ben mal
    Les pauvres se font toujours avoir
    Sont donc pas d’affaires !

    Les pauvres s’achètent jamais rien
    Les pauvres ont toujours un chien
    Les pauvres se font prendre à voler
    Y s’ font arrêter

    Les pauvres, c’est d’ la vermine
    Du trouble pis d’ la famine
    Les pauvres, ça couche dehors
    Les pauvres, ça l’a pas d’ char
    Ça boé de la robine pis ça r’garde les vitrines
    Pis quand ça va trop mal
    Ça s’tape sa photo dans l’journal…

    Les pauvres, ça mendie tout l’temps
    Les pauvres, c’est ben achalant
    Si leur vie est si malaisée
    Qui fassent pas d’ bébé ! ! !

    Les pauvres ont des grosses familles
    Les pauvres s’ promènent en béquilles
    Y sont tous pauvres de père en fils
    C’t une manière de vice…

    Les pauvres sortent dans la rue
    C’est pour tomber su’ l’ cul
    Y r’çoivent des briques s’a tête
    Pour eux, le temps s’arrête
    Les pauvres ça mange le pain
    Qu’les autres jettent dans l’chemin
    Les pauvres, c’comme les oiseaux
    C’est fait pour vivre dans les pays chauds

    Icitte, l’hiver, les pauvres gèlent
    Sont maigres comme des manches de pelles
    Leur maison est pas isolée
    Pis l’ gaz est coupé

    Les pauvres prennent jamais d’vacances
    Les pauvres, y ont pas ben d’la chance
    Les pauvres, y restent toujours chez eux
    C’est pas des sorteux

    Les pauvres aiment la chicane
    Y vivent dans des cabanes
    Les pauvres vont pas à l’école
    Les pauvres, c’ pas des grosses bolles
    Ça mange des s’melles de bottes
    Avec du beurre de pinottes
    Y sentent la pauvreté
    C’en est une vraie calamité
    Les pauvres…

    … mais y ont tous la t.v. couleur

  • 12 novembre 2011 · 15h44 Claire Thibaudeau

    http://www.youtube.com/watch?v=0o3qy92LLdc
    Et voilà en musique les pauvres.C’est je pense plus live.

  • 12 novembre 2011 · 16h01 Claire Thibaudeau

    http://www.youtube.com/watch?v=cDDl01I5KA4
    La ballade des pendus en musique.
    C’est sans vous offenser M Baribeau plus intéressant entendre la musique et la vivre,
    Cordialement vôtre, une mélomane live autant éprise des paroles que de la musique qui nous donne une sensibilité plus réelle que de lire les paroles.

  • 12 novembre 2011 · 16h18 Serge Gingras

    M. Baribeau, encore une fois vous faites mouche avec Villon et Plume. La classe dirigeante, le fameux un %, est prêt à nous renvoyer à la misère en autant qu’eux se la coulent douce.

    Les privilèges aux privilégiés et la misère aux miséreux. Voilà l’ordre naturel des choses pour cette caste.

    Je souhaite de tout coeur éviter d’autres révoltes et révolutions qui ont fait tant de victimes au cours de l’histoire. Mais certaines âmes, <> comme on dit chez Balzac, ne savent souffrir la proximité, voir l’existence de classes moins favorisées.

    L’Homme est bien décevant.

    Qu’est ce que ça leur enlève que d’autres s’élèvent au-dessus de leur condition première? À quoi sert l’éducation si ce n’est pour améliorer son sort? Mais non! Pas pour ces gens-là. Les mal nantis de naissance ne devraient pas s’en sortir. Cette philosophie me dépasse. Comme le chantait Georgie Boy :-) Quand on est con, on est con. Et n’y a pas de remède. :-(

  • 12 novembre 2011 · 16h39 Serge Gingras

    Non seulement les individus ayant bénéficié de l’éducation gratuite doivent-ils rembourser, plus que moins, les frais encourus à leur avantage par les autres contribuables, mais toute la société, qui bénéficie de façon indirecte de l’éducation d’un de ses membre. C’est du socialisme et c’est bon.

    Personne n’est une île, et nous sommes tous dépendants l’un de l’autre, que ça plaise ou non. Ceux qui en doutent, seront expédiés sur une île déserte jusqu’à ce que le message soit compris. Je crois que la leçon serait rapidement apprise.

    J’ai dernièrement lu un roman où un ignorant se plaignait des  » Clubs Méditéranés  » que l’on offre aux détenus. Pour lui, être enfermé, 24 heures par jour ne suffisait pas. Il fallait que le condamné souffre d’avantage. Un individu qui connaissait le millieu carcéral lui a proposé un jeu. On la enfermé dans une chambre de la maison avec interdiction d’en sortir avant que le reste des invités l’autorise. Au bout de vingt minutes, le type était au bord de l’hystérie. La leçon avait porté.

    Il faut apporter des changements radicaux à nos sociétés égoistes. Mais pour ça il faut voter pour des partis socialistes, pas des partis de droite composés d’ignorantissimes.

    Salutations cordiales.

  • 12 novembre 2011 · 20h12 F.Lemay

    Ya..No man is an island…
    Les vieux ici ont aidé les enfants à se faire éduquer avec des salaires de $25,000.00 par année, à condition que nos enfants comprennent que un degré universitaire n est pas un DROIT mais une job. Une job a plein temps et que tout se paye dans notre monde. SOOOOO il faudra 6 ans a payer ta dette ti-cul..par contre en ligne de compte tu feras 10 fois le salaire de ton père a chaque année.

  • 12 novembre 2011 · 20h18 Claire Thibaudeau

    Malgré la hausse probable des frais de scolarité, la fréquence post secondaire est plus élevée.
    On devrait toutefois considérer les frais de scolarité en fonction des études.
    Si l’on pense aux étudiants qui sont en sciences humaines niveau universitaire, les couts devraient être moindres car il n’y a pas de laboratoire etc.
    Les frais en médecine pharmacie bref ceux en laboratoire hausser les frais.Les emplois sont assurés et les salaires élevés.De plus ces étudiants surtout en médecine ont des rémunérations durant leur stage ce qui n’est pas le cas: ex professeur en stage.
    Donc le ministère de l’éducation devrait prendre en considération ces facteurs.
    On manque de médecins et plusieurs après leur formation vont pratiquer dans d’autres provinces.On devrait exiger un minimum de 5 ans de pratique au Québec.
    On sait que former un médecin coute cher.Mais laisser ceux-ci s’exiler n’est pas reconnaître ce qui nous est dû car on paie avec nos impôts.

  • 12 novembre 2011 · 20h20 F.Lemay

    Je suis tanné d entendre les jeunes se plaindre, descendre dans la rue pour avoir tout GRATIS.
    Wake Up people, il n y a rien de gratis dans la vie..tu travailles ou tu crèves. C est le temps

  • 12 novembre 2011 · 20h26 F.Lemay

    que les jeunes payent leur part pour se faire une éducation, une vie, une carrière.
    Fini le dorlotage de la naissance a la mort.

  • 12 novembre 2011 · 20h32 F.Lemay

    Madame Claire,
    les jeunes ont le droit de faire carrière ailleurs..
    dans l’ armée on doit donner 5 ans si on fait un cours
    d ‘ingénieur au college militaire..est ce ce que vous voulez?? pas sure que ce soit très québécois 2011 cette idée. Nos petits-enfants sont plus gatés que ceux du reste du Canada et demandent plus aussi.
    Choix de société…ne font pas des enfants très forts.

  • 12 novembre 2011 · 20h47 Claire Thibaudeau

    Je parle des MÉDECINS…..Oui car on paie pour eux et il partent..
    En ce qui concerne fini le dorlotage, je peux vous affirmer que plusieurs étudiants crèvent de faim.
    De plus si les étudiants vont dans la rue que pensez-vous que font les travailleurs?
    Ils vont dans la rue donc ils suivent l’exemple.

  • 12 novembre 2011 · 21h13 F.Lemay

    Madame Claire…les étudiants qui mangent des nouilles pour le lunch mangeront du steak dans 3 ans.
    Je n ai aucun probléme avec cela. J ai toujours dis à mes enfants..Ta job c’ est étudier.
    Moi ma job c est travailler et te donner un gite si tu décides de rester ici.
    Vieux jeu peut etre mais ils sont tous parvenus a bien vivre et pas nécessairement ici au Québec. Une en France, un a Calgary et un a Vancouver et 2 ici.
    Ils ont fait des choix et ils assument.

  • 12 novembre 2011 · 21h25 Denis Drouin

    Claude Perrier 12 novembre 2011 · 20h09

    Cessez de vous prendre pour un con pour l’amour de dieu et votre prochain avec vous.

    Des universitaires qui ne seraient pas capables de comprendre un simple programme avec 3 choix. Franchement ou vous minimisez vos capacités ou vous êtes franchement idiot. Si une fois ou deux dans votre vie vous avez fait des rapports d’impôts je ne peux pas comprendre que vous trouviez compliqué de faire un choix en tenant compte de 3 hypothèses. Vous n’êtes toujours bien pas un ordi qui fonctionne seulement en mode binaire, 0 ou 1 !

    Ce n’est pas la théorie de la relativité avec sa formule démontrant que la vitesse de la lumière était jusqu’à récemment la vitesse limite de l’Univers ce qu’ a présenté Lisée.

    Je commence à penser que vous êtes de mauvaise foi et que votre objection réelle vous n’osez pas nous la présenter.

    Si ce n’est pas le cas ce sera à mon tour de vous donnez un petit conseil en toute amitié. Mettez ce sujet ardu pour vous de côté, prenez une bonne nuit de repos et demain matin après un couple de bons cafés bien tassés, repenchez-vous sur la suggestion de Lisée et si vous ne comprenez pas quelque chose, faites-moi le savoir. Peut-être pourrais-je vous aider.

    Bon repos M. Perrier

    «[...] Une conviction bien assurée détruit l’information qui la dément.»
    [Edgar Morin in "Pour sortir du XXè siècle"]

  • 12 novembre 2011 · 21h42 Denis Drouin

    @ F. Lemay
    Vous démontrez beaucoup d’agressivité. Souvent il est bon de l’exprimer. J’en sais quelque chose.

    Je dois vous dire que certains de vos arguments sont intéressants. Mais lorsque vous vous lancez dans une généralisation tous azimuts, alors là il y a des risques réels de dérapage.

    Je ne crois pas que la situation des étudiants universitaires soit la même pour tous. J’ai connu des personnes qui ont réussi à obtenir leur diplôme après plusieurs tentatives malgré le sérieux qu’ils démontraient dans leurs études. D’autres par contre, plus doués font ça les doigts dans le nez. Mais je ne saurais dire qui, pour la société, apporte le plus, qui lui procure le meilleur retour sur l’investissement consenti.

    Le parcours des étudiants n’est pas identiques et nos formes d’aide pour les soutenir doit en tenir compte. Autrement plusieurs seront «scrapés» par une bureaucratie aveugle et déshumanisante. Et celà est un vrai drame. Est-ce une légende urbaine ? je ne saurais le dire mais j’ai souvent entendu ou lu que Albert Einstein était quelque peu cancre dans ses études. Une chance qu’il ne s’est pas fait écrabouillé par le système.

    «Fais preuve de gentillesse envers tous ceux que tu rencontres, leur combat est peut-être plus dur que le tien.»

    [Platon]

  • 13 novembre 2011 · 11h15 F.Lemay

    Mr. Dreoin ce n est pas de l’ agressivité, c’ est le gros bon sens. La vie ne leur sera pas donné sur un plateau d’ argent quand ils sont adultes. Ceux qui veulent vraiment, réussiront, ceux qui ont une vision de leur vie réussiront et en dernier..Bon Dieu faites que les parents d aujoud’hui appliquent un peu plus de discipline ‘a la maison.
    Trop de jeunes ne se sont jamais fait dire NON.

  • 13 novembre 2011 · 11h25 Claire Thibaudeau

    M Lemay.
    Le gros bons sens est non de condamner cette génération de jeunes mais de comprendre.

    Dans vos écrits et les parents et les étudiants sont minables..
    J’ai un fils et comme vous je lui ai demandé dès son entrée à l’école primaire de collaborer.
    Ses études sont terminées et il a un très bon emploi.
    Mais il me disait souvent: je suis privilégié de faire des études sans souci autant intellectuel que financier.
    Sûrement qu’après les nouilles viennent la bonne bouffe mais de graĉe jugez comme vous le faites n’est pas la solution.
    Si vous êtiez dans l’enseignement peut-être auriez vous plus d’acquis dans vos commentaires lapidaires.

  • 13 novembre 2011 · 12h04 Denis Drouin

    L’éducation des enfants ne se borne pas à les confronter le plutôt possible aux vicissitudes de la vie. Un autre aspect du problème tient au fait que les jeunes ne sont pas tous équipés également des meilleurs outils pour faire leur chemin dans la vie. Il y en a certain qui sont si bien nantis par la nature qu’ils passeront à travers presque tout. D’autres doivent être supportés.

    Je ne serai jamais un partisan de la loi de la jungle. Il faut avoir l’intelligence et la bonté de moduler les interventions pour amener tous et chacun à actualiser au mieux leur potentiel.

    Or dans notre société, il y en a toujours qui sortent du moule d’une façon ou d’une autre. Ceux-là ne cesseront pas d’exister parce qu’on s’en désintéressera. Ils demeureront dans notre société. Ils seront nos voisins, nos parents, nos enfants.

    Vous avez, quant à moi, une vision trop basée sur la loi et l’ordre. Je préfère donc une approche capable de discernement et pétrie d’un humanisme réaliste capable de faire la part des choses.

    «Ne confondez pas égalité et uniformité.»
    [Swami Prajñanpada]

  • 13 novembre 2011 · 16h46 Claire Thibaudeau

    Merci M Baribeau.

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