L’art de la division

15 avril 2012 19h13 · Josée Legault

 

Ce dimanche, la ministre de l’Éducation Line Beauchamp convoquait une conférence de presse où elle disait répondre à une préoccupation de la FEUQ quant à la gestion des universités.

Or, ce faisant, elle poursuivait surtout la stratégie du gouvernement depuis le début de la grève étudiante.Soit, en période préélectorale, de ne PAS s’adresser aux étudiants, mais à l’opinion publique. Une opinion publique divisée sur le sujet de la hausse des frais de scolarité.

Et cette stratégie conserve le même objectif: conforter la partie de l’opinion publique favorable à la hausse en tentant de faire paraître les étudiants comme étant déraisonnables. La proposition faite la semaine dernière par les ministres de l’Éducation et des Finances sur une modulation du remboursement des prêts – laquelle ajoutait en fait à l’endettement étudiant – était de la même eau.

 

 

Ce dimanche, le seul élément aussi nouveau que prévisible: en s’adressant à la FEUQ et en isolant de plus en plus la CLASSE – qualifiée de «radicale» par certains – la ministre tente de diviser les organisations étudiantes entre elles.

Mais cet élément est-il vraiment nouveau?

Eh bien, pas tout à fait…  D’ailleurs, j’analysais déjà cette stratégie globale du gouvernement – soit s’adresser à l’opinion publique plutôt qu’aux étudiants tout en cherchant à diviser leurs organisations -, dans ma chronique de la semaine dernière.

Il reste néanmoins cet élément nouveau: ce dimanche, la ministre a poussé la stratégie plus loin encore en s’adressant directement à une organisation étudiante sur trois… tout en continuant, bien entendu, à représenter la CLASSE comme le mouton noir du groupe.

(Sans oublier le vocabulaire fort particulier dont use la ministre dans le but de banaliser et la grève et la CLASSE: «boycott», retour à l’«école», prononcer «CLASSÉ» plutôt que «CLASSE», etc. Comprendre ce vocabulaire très politique tient presque de la sémiologie…)

***

De fait, plus la grève perdure, plus le gouvernement refuse de parler de la hausse avec les organisations étudiantes – pourtant l’objet même de la grève.

Dans le cadre de ce qui est devenue une véritable guerre d’usure menée devant une opinion publique divisée – et considérant en effet que nous sommes en période préélectorale , j’avancerais que la stratégie du gouvernement Charest commence étrangement à rappeler une des stratégies privilégiées de Stephen Harper.

***

Diviser pour gagner?

Cette stratégie étant ce que l’on appelle en anglais le «wedge politics». Ou, si vous préférez, la «politique de la division» – une stratégie importée des États-Unis et de l’Australie par M. Harper.

 

 

La «politique de la division», c’est tenir une position inflexible sur un sujet fort et contentieux qui divise et polarise l’opinion publique; qui oppose le parti la défendant à celle des partis adversaires; et, enfin, qui l’aide à consolider sa propre base.

Si cette politique fonctionne vraiment et que le sujet polarise suffisamment, elle fera même des «petits» sur les blogues et les médias sociaux où s’y multiplieront les défenseurs de la position gouvernementale prêts à talonner, parfois même de manière systématique et personnalisée, les positions divergentes.

Surtout, on constate que cette stratégie, lorsque utilisée, l’est souvent par un parti quand une élection se pointe à l’horizon et qu’elle se promet d’être une lutte serrée…

(Sur le sujet, voir cet article sur le «wedge politics», sa mécanique et ses conséquences possibles – cette stratégie utilisée systématiquement par les conservateurs de Stephen Harper depuis 2006.)

***

Bref, l’approche du gouvernement Charest dans le dossier de la hausse des frais de scolarité s’inscrit de plus en plus clairement dans ce que l’on considère être la pratique de la «politique de la division».

Pour un gouvernement dont le parti se dirige vers une lutte très serrée à la prochaine élection générale, cela semble en effet être le choix qu’il a fait dans ce dossier…

Ce qui mène à une question de plus en plus posée dans les milieux médiatiques et politiques: Jean Charest déclenchera-t-il une élection pour «régler» cette question qui divise l’électorat?

Mais la vraie question n’est-elle pas plutôt celle-ci: le premier ministre souhaite-t-il vraiment faire campagne avec des manifestations étudiantes quotidiennes? Lui seul le sait…

D’autant plus que les mêmes sondages faisant état d’une division de l’opinion publique sur la hausse montrent aussi qu’une majorité veut voir le gouvernement dialoguer avec les organisations étudiantes.

Or, tant que le gouvernement refusera d’aborder avec celles-ci l’objet même de la grève – la hausse des frais de scolarité -, force sera de constater qu’il cherche plus à diviser qu’à régler le conflit.

À suivre…

 

 

Partagez cette page

Classé dans :  Archives, Politique québécoise, Société
+ sur le même sujet :  , , , , ,

L'opinion émise dans ce billet n'engage que son auteur et ne représente pas nécessairement celle du journal Voir.

+ Ajouter le vôtre Commentaires 76

  • 15 avril 2012 · 20h26 Mario Goyette

    A l’exemple de certains dicateurs à travers le monde, Charest s’accroche; à quoi et pourquoi? Seuls les auteurs de biographie nous le diront un jours après son règne de dirigeant calqué sur le modèle du « parrain », En effet, comme Jean Chrétien au sommet de la pyramide à l’époque du scandale des commandites, Charest envoie ses ministres faire la récolte de 100,000$ annuellement auprès des firmes qu’il remrecie ensuite en leurs octroyant de juteux contrats tout en gardant les mains propres. Ses manoeuvres machiavéliques sont indignes du poste qu’il occupe et sa stratégie de tout mettre en oeuvre pour discréditer la CAC et François Legault grâce à des pressions sur de futurs candidats témoignent de l’amplitude de la toile d’araignée qu’il a savamment tissé grâce aux fonds illimités dont il dispose pour accomplir ses basses oeuvres.
    La remontée du P.Q. dans les sondages et la résiliance des étudiants, ça il l’a pas vu venir. Il est temps que le Québec se débarasse de ce Sérial Liar, lui et ses apôtres de la magouille irigée en système au Québec.

  • 15 avril 2012 · 20h31 jcp

    Ce dimanche, Mme Legault blogue encore sur la grève des étudiants.

    Or, ce faisant, elle poursuivait surtout la stratégie de ses chroniques depuis le début de la grève étudiante. Soit de tout mélanger et de canaliser la haine du gouvernement Charest vers l’enjeu des frais de scolarité.

    Ce dimanche, le seul élément aussi nouveau que prévisible: faire appel à un politicien universellement détesté pour faire avancer sa cause.

    En effet, elle espère maintenant qu’en ajoutant les photos de Beauchamp et Charest, puis Charest et Harper, les lecteurs croiront que si Harper parle à Charest, pis si Charest parle à Beauchamp, ben ça doit être Harper qui est derrière tout ça. Et comme vous détestez encore plus Harper que Charest, et bien la stratégie devrait cette fois-ci fonctionner encore mieux.

    Car en ces temps difficiles, il est surtout important de canaliser la haine plutôt que l’intelligence.

    Surtout, on constate que cette stratégie, lorsque utilisée, l’est souvent par un groupe d’opinion quand il voit que sa stratégie ne mène à rien, que le mouvement de grève ne va nulle part, que les étudiants retournent en classe à chaque jour.

    (Sans oublier le vocabulaire fort particulier dont usent tous les blogueurs de Voir – ou presque – dans le but de mélanger les enjeux: corruption, Plan Nord, néolibéralisme, idéologique, États Unis.)

    • 16 avril 2012 · 00h31 SL

      J’imagne qu’avec ce petit ton condescendant vous imaginez nous éviter d’être aveuglés pas la pertinence des propos de madame Legault?

      Et parlant de canaliser la haine plutôt que l’intelligence, vous semblez en savoir long sur le sujet.

    • 16 avril 2012 · 01h43 Marc-Yvan Poitras

      JCP, si vous aviez lu l’article que vous critiquez au lieu de vous en tenir aux images, vous auriez vu qu’on y parle justement de vous : « Si cette politique fonctionne vraiment et que le sujet polarise suffisamment, elle fera même des “petits” sur les blogues et les médias sociaux où s’y multiplieront les défenseurs de la position gouvernementale prêts à talonner, parfois même de manière systématique et personnalisée, les positions divergentes. » Car j’ai eu le privilège de vous lire ailleurs, JCP. Pourquoi ne signez-vous pas vos interventions, au lieu de les parapher? Personne ne devrait craindre de signer une position si vertueuse! Attaquez donc la crédibilité de journalistes moins chevronnés et qualifiés que Josée Legault pour vous défouler. Mesurez-vous à quelqu’un de votre niveau. Peut-être reste-t-il quelques espaces à combler dans votre journal de quartier?

    • 16 avril 2012 · 10h01 le calinours bienveillant

      as-tu lu l’article?

      pour ton info, l’auteure y compare les mesquines stratégies politiques de charest et de harper.

      ainsi, une photo montrant charest et harper me semble appropriée.

      toi qui est un esprit libre et qui pense différemment, que proposes-tu à josée pour illustrer son prochain billet sur le même sujet, soit les parallèles à faire entre charest et harper? une image de mickey mouse? de joe dimaggio? ou mad dog vachon?

    • 16 avril 2012 · 10h28 Daniel LeBlanc

      Quand des gens analysent avec trop de finesse les stratégies du gouvernement Jean Charest, on peut toujours compter sur la JCP, la Jean Charest Police, pour remettre les pendules à l’heure.

      Pour ce qui est de la supposée haine que ressentent les étudiants… La haine est une émotion froide, calculée et systématique, à l’image de la politique du gouvernement actuel à l’égard des étudiants. Ce que cet article fait, c’est plutôt soulever de façon justifiée et intelligente, l’inimité des citoyens à l’attention d’un gouvernement qui s’enfonce à chaque instant dans le gouffre de l’illégitimité.

      Lorsqu’un état bafoue le droit commun, dans ce cas-ci plus précisément l’article 40 de la charte des droits et libertés de la personne (Toute personne a droit, dans la mesure et suivant les normes prévues par la loi, à l’instruction publique gratuite), le citoyen est en droit de lui demander de réviser sa politique. Lorsque ce même état fait la sourde oreille et préfère défendre sa vision partisane (et intéressée) de l’économie plutôt que les intérêts des citoyens qu’il est supposé représenter, il est normal pour un citoyen intelligent de ressentir une aversion spontanée et durable envers le parti politique qui dirige cet état.

      Rester muet et les bras croisés lorsqu’un état bafoue le droit commun, ce n’est pas intelligent, c’est même plutôt bête. De ne pas se battre pour défendre ce droit lorsque celui-ci n’impacte que les moins fortunés que nous, ce n’est pas intelligent, c’est égoïste.

      Certainement, l’égoïsme permettrait à certains de profiter d’un système qui les favorise. Or, en ces temps difficiles, en tant que société, il faut être solidaire et intelligent, pas calculateur et égoïste.

  • 15 avril 2012 · 20h48 Daniel Charette

    Excellente analyse, bravo! En quelques phrases, vous cernez les enjeux de brillante façon.

    Diviser pour régner, c’est de cette façon qu’ils tiennent le Québec enferré, son peuple incarcéré dans une constitution dont il n’est même pas signataire, laquelle a été rejetée unanimement par son assemblée nationale.

    Ils règnent en maîtres sur le Québec, dans la plus totale illégitimité, suite au coup-d’état de 1982.

    En 1995, le Québec vote à presque 50/50 sur une question on ne peut plus fondamentale. Nous sommes plus que jamais divisés et dominés, nous sommes divisés et floués, volés, escroqués.

    Quand nous serons unis, nous serons forts, invincibles!

  • 15 avril 2012 · 20h57 yves graton

    je ne connais rien du milieu politique mais j’ai la quasi-certitude que- derrière la Ministre de l’Education- se trouve un spécialiste, un stratège en communications, un fils de Machiavel qui tire les ficelles…et madame devient une marionnette.
    Mais – bien entendu- madame la ministre et notre PM ont – au préalable- définil leurs objectifs:
    Gagner des points pour l’élection qui approche.

  • 15 avril 2012 · 20h59 yves graton

    … et je salue et endosse le texte de ce m. Daniel Charette

  • 15 avril 2012 · 21h15 Ian

    « (Sans oublier le vocabulaire fort particulier dont use la ministre dans le but de banaliser et la grève et la CLASSE: «boycott», retour à l’«école», prononcer «CLASSÉ» plutôt que «CLASSE», etc. Comprendre ce vocabulaire très politique tient presque de la sémiologie »

    Surtout qu’avec sa fougue intellectuelle habituelle une ex ministre nous disait qu’elle avait accepter des projets qui fitait pas dans les petites cases…

    On se demande pourquoi s’attarder a ce point sur la nature de mouvement actuel…

    C’est a croire que le mouvement etudiant devrait organiser un cocktail de financement du parti liberal… peut etre que la greve qui fite pas dasn la petite case pourrait etre reconnu pour ce qu’elle est…

    « La proposition faite la semaine dernière par les ministres de l’Éducation et des Finances sur une modulation du remboursement des prêts – laquelle ajoutait en fait à l’endettement étudiant – était de la même eau. »

    Moi ma question c’est pourquoi evoquer cela maintenant,il fallait des mois de greves pour que la ministre fasse cette proposition ( promi d’ailleur en 2005) et certains recteurs dans des lettres dans les journaux.

    Et donc ils faisaient quoi tout ce beau monde a la rencontre historique et fabuleuse d’une journee sur l’education… a croire que c’etait pour la forme..

    Pour les divisions

    « la ministre tente de diviser les organisations étudiantes entre elles. »

    Le gouvernement a tente toute sorte de division

    -Les etudiants vs les contribuables( en oubliant que les universitaire contribuent aussi)

    Les etudiants en greve vs majorite silencieuse ( a laquelle on peut faire dire ce que l’on veut)

    Les etudiants vs les professeurs

    les etudiants entre eux avec le fait d’inviter les etudiants a ne pas respecter les votes de greve car c’est un boycott…

    et ici la suite logique

    FEUQ vs Classe

    Ce qui est troublant dans tout ce debat c’est la hargne envers les etudiants.

    A l’emission d’Anne Marie Dussault Jeudi passe. Un professeur qui etait invite a discute comment resoudre le conflit, disait que dans le lui et d’autre qu’il connait pensaient qu’il fallait donner une lecon aux etudiants.

    J’eoute ca et je me dis

    (1) c’est deviant et irresponsable ( pour pas utiliser des mots que la netiquette permet pas comme $%^&* ou $%%&* )

    (2) Clotaire rapaille avec son sado maso etait pas loin d’avoir cerner l’essence de certains citoyens…

    • 17 avril 2012 · 18h33 Étudiant en grève

      Les personnes qui sont contres la grève disent n’importe quoi et n’on pas d’argument. Je voterais volontier les trois leaders étudiants aux élections, parce qu’ils ont des centaines d’arguments, ils n’abandonnent pas, ils parlent bien et franchement et disent la VÉRITÉ.

      On doit s’unir pour emporté la victoire. Je veux que la CLASSE soit mieux compris, car personne n’a de preuve que c’est eux qui on fait des sacages…

      1. Le sac dans le métro aurait pu contenir une bombe, mais les policiers l’ont pris rapidement et ont affirmé que c’était des briques (sans l’ouvrir???).
      2. Qui a fermé le courrant dans le métro? Les étudiants, des employers qui ont vu le sac? QUI SAIT???

      C’est du pur lavage de cerveau de Jean Charest, car c’est lui qui engage des saboteurs. Cela a déjà été vu dans d’autre pays.
      http://www.dailymotion.com/video/xfa1ft_manif-la-police-se-deguise-en-casse_news

      Les injonctions sont contres les droits, car ils n’ont pas le droit de nous OBLIGER à retourner en classe, sinon on a plus de liberté et aussi on a voté majoritairement pour la grève.

      C’est quoi l’affaire. 80% de la population sont des moutons suiveux à Jean Charest,car ils ont trop peur. Et après c’est le premier à se lamenter des petites choses innutiles.

      DESCENDONS DANS LES RUES JUSQU’À CE QUE LA HAUSSE SOIT ANNULÉE.

      L’ARTICLE 24 DES DROITS FONDAMENTAUX DE L’HOMME DE L’ONU: L’ÉDUCATION DOIT ÊTRE GRATUITE ET ACCESSIBLE À TOUS…

  • 15 avril 2012 · 22h07 Mario Goyette

    «Bienvenue à Étudiant académie, l’émission de téléréalité où le parti libéral fait chanter la jeunesse»,
    http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/education/archives/2012/04/20120415-211201.html

  • 15 avril 2012 · 22h31 DamienC

    JJ Charest n’a jamais gouverné dans le meilleur intérêt du Québec mais seulement pour la famille libérale élargie.

    Il est un joueur, il mise, il parie sur la division de la population qu’il provoque sciemment en espérant ramasser la majorité des votes. J’ai de plus en plus la certitude qu’il croyait en l’essoufflement du mouvement étudiant et à leurs dérapages pour faire basculer la majorité de la population de son côté.
    Quelle bassesse, si c’est véritablement le cas!

    Dehors! Le plus tôt sera le mieux!

    ps: la CLASSE a organisé une grande manifestation hier, beaucoup de parents et de familles avec des petits enfants. Une vraie sinécure pour la police.

  • 15 avril 2012 · 23h11 Ian

    Diviser diviser mais la famille liberale elle, elle est uni…

    Ce que l’on remarque encore c’est la fabuleuse unanimite de la famille liberale dans le dossier de la greve.

    Que ce soit les deputes, ministres, jeune liberaux, ex depute,… editorialistes… jusqu’au militant qui commentent les blogues.

    On sent qu’on est derriere notre premier ministre a 150%.

    Pas une note discordante pour signifier que la ministre devrait discuter…c’est tout de meme troublant…

    Peut-on etre liberal et en accord avec une autre vision de l’education ?

    Peut-on etre liberal et en accord avec le fait de discuter avec les etudiants ?

    ———

    Tout le monde semble mis a contribution…

    « Si le gouvernement Charest devait suivre les conseils de la gauche et des pâtes molles qui, tout en étant d’accord avec la hausse des droits de scolarité, tremblent à la vue de la «crise», il n’y aurait plus moyen d’apporter quelque réforme que ce soit au Québec. Sauf les changements bénis par la Sainte Trinité PQ-syndicats-artistes. »

    http://www.cyberpresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201204/12/01-4514826-une-crise-artificielle.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4514827_article_POS1

    « Assez pour que les libéraux en profitent pour déclencher des élections? Évidemment pas. L’enjeu est trop circonscrit. Et le premier ministre Charest, s’il faisait campagne au printemps, serait talonné, heure après heure, par des étudiants au carré rouge. Mais la fermeté qu’il a manifestée dans ce dossier pourrait à tout le moins contribuer à réduire son taux d’impopularité écrasant. Il en a bien besoin »

    http://www.cyberpresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201204/12/01-4514827-le-syndrome-du-chaton.php

    On remarque des textes de chroniqueurs et editorialistes particulierement partisan, ce qui est d’une part acceptable dans une certaines mesure, mais ici a un point tel qu’on se demande comment les journalistes qui essaie de se laisser une distance peuvent bien cohabiter avec cela….

  • 15 avril 2012 · 23h18 Guillaume

    Excellente analyse. J’ai été incroyablement déçu par l’annonce même de la ministre. C’est encore une fois une fausse main tendue, comme dans le cas du RPR. Mais l’intervention de la FEUQ est surprenante, à mon avis. La FEUQ prend la balle au bond, bonifie la proposition, et relance la balle à la ministre.

    Si le mouvement se divise, la ministre va jubiler, c’est en effet son but. Mais si le mouvement reste uni, si la FEUQ, la FECQ et la CLASSE acceptent de se rendre ensemble à cette table, on verra bien quelle sera la suite, mais ça pourrait être la voie d’une résolution tant souhaitée, sans que personne ne perde trop la face. Ça pourrait aussi échouer, et on serait de retour à la case départ, aucune proposition et la grève qui se poursuit.

    À propos de cette table, on sait déjà que la FEUQ et la FECQ veulent que la CLASSE y soit. Bien sûr, il y a des mots plus fermes que d’autres, il y a une différence entre « exiger que », « souhaiter que », « travailler pour que », mais mon commentaire ici ne porte pas sur la terminologie utilisée dans les communiqués des fédérations. Demain, on saura aussi ce que la CLASSE en pense. Si les trois grands regroupements sont d’accord pour aller à la table ensemble, on va devoir observer le comportement de la ministre. Soit elle y va aussi, soit elle se défile. Gardons en tête que la FEUQ a plus ou moins laissé entendre que le sujet de discussion s’élargirait de lui-même (pour toucher la hausse). En effet, une fois que les partenaires seront assis à la table, on verra bien comment ça avance. Certes, l’offre initiale de Beauchamp, c’est une commission sur la gestion, et rien d’autre, en l’absence de la CLASSE. La réplique de la FEUQ laisse bien entendre que la conversation va nécessairement déborder un peu… et que la FECQ et la CLASSE doivent être là.

    Si la ministre recule et refuse d’y aller, il me semble malgré tout que c’est elle qui aura l’air le plus déraisonnable aux yeux d’une partie de l’opinion publique. Mais je me trompe peut-être.

    En attendant de voir la suite, la grève se poursuit.

  • 16 avril 2012 · 00h47 Sue

    Pourquoi donc ne pas faire payer les étudiants
    une fois qu’ils auront terminé leurs études et qu’ils gagneront
    2 fois,3-4-5-6-7-8-9-10 fois le salaire des gens qui travaillent
    au salaire minimum plutôt que de les écoeurer maintenant?

    Ça me fait un peu rire, et pleurer (au figuré!) en même temps, de voir un gouvernement qui prône la pauvreté des étudiants et étudiantes (du Québec qu’il dirige) en se vautrant dans la richesse…

    Ce n’est pas maintenant que les étudiant(e)s sont riches, ils et elles sont pauvres, financièrement parlant, maintenant.
    Les jeunes aux études payent l’essence, la bouffe et l’électricité
    le même prix que les riches, mettons riches ceux qui vivent avec plus que 12,000$ par année. C’est peu, hein?? Certains disent que les étudiants sont riches, alors qu’ils vivent avec moins.
    Ils risquent de pouvoir s’enrichir un jour s’ils se trouvent un emploi payé au salaire indiqué dans le livre des métiers et professions.
    Mais comme le gouvernement ne peut pas embaucher à l’infini, plusieurs travailleront au privé à 10$ l’heure et seront aussi endettés que ceux qui en gagneront 30$. Tripler son salaire! Qui n’en rêve pas!
    Réussir à payer ses dettes, etc.
    Mais c’est de la très petite-petite bière aux yeux de ceux qui en feront 10 fois plus, soit pas 10$, mais 100$ de l’heure! Il me semble que là,
    c’est pluss le temps de faire payer pour les études. Parce que les moyens financiers sont là.
    Trente-cinq h/s à 10$ à 48 semaines/an, ça donne 16,800$ /an alors qu’à 100$ ça donne 168,000$, méchante différence, même s’il n’en resterait que la moitié après l’impôt.
    À force de vouloir faire payer les pauvres parce qu’ils sont plus nombreux, ça finit par ne plus pouvoir marcher.
    On est peut-être bien rendus là.

    • 16 avril 2012 · 07h48 Claude Perrier

      Même si des diplômés universitaires, et peu importe la faculté d’où ces diplômés seraient issus, végétaient un moment dans des emplois minables, cela ne serait généralement que très temporaire.

      À moins que ces diplômés soient complètement nuls. Et ça, c’est un tout autre problème…

      De toute façon, le problème fondamental relativement au «mouvement étudiant» actuel, le vrai problème est ailleurs. Totalement ailleurs.

      D’un côté des «leaders» étudiants carriéristes, occupés à se faire la main (en quelque sorte) en empêchant la libre expression de gêneurs, d’opposants, de démocrates estimant que seuls des votes secrets permettraient de clairement faire le point sur quel pourcentage est POUR et quel pourcentage est CONTRE la grève/boycott – une «stratégie» permettant de manipuler une situation qui risquerait très probablement de basculer CONTRE la grève/boycott, et cela majoritairement…

      Et de l’autre côté, les autres dindons de la farce dans toute cette affaire, soit l’ensemble des contribuables déjà taxés et surtaxés, essouflés, qui très généreusement financent depuis longtemps la très grosse part de la note relative aux études (à peu près 87%).

      Ces autres dindons qui, en guise de remerciement, se font incommoder depuis bientôt trois mois par des blocus ici et des blocus là. Des manifestations organisées par ceux-là mêmes qui ont d’abord dû brimer des droits fondamentaux à l’interne (assemblées à mains levées en lieu et place de votes confidentiels démocratiques) pour arracher un semblant de consensus de la part des étudiants.

      Jusqu’à preuve du contraire, le «mouvement étudiant», plus exactement celui qui se présente comme étant le «mouvement étudiant», n’a aucune légitimité. La démonstration n’a pas été faite qu’une majorité d’étudiants appuient librement, sans contrainte, sans peur d’exclusion ou d’ostracisme à leur endroit, ce déferlement nuisible et disgracieux affichant tant de mépris à l’égard d’une société pourtant si généreuse.

      Le «mouvement étudiant» ne commencera à avoir de la crédibilité que le jour où tous les étudiants et toutes les étudiantes auront pu exprimer démocratiquement leurs opinions. Mais il est plutôt douteux que ce jour arrive…

      (Et on voudrait maintenant susciter notre indignation en nous sérénadant avec cette idée de «diviser pour régner», comme si le problème de base était là…)

  • 16 avril 2012 · 06h43 Gilles Bousquet

    M. Charest est une sorte de génie électoral. En se montrant FORT avec les étudiants qui vont devenir, à chaque jour, plus délinquants, il va aller chercher les électeurs francophones qui sont pour la loi et l’ordre, à ajouter à ses anglophones, pris au piège Libéral provincial, avec leurs peurs des séparatisssssssss du PQ.

    • 17 avril 2012 · 18h44 Étudiant en grève

      « En se montrant FORT »
      Il n’a même pas d’argument et il cherche ses mots en parlant au ralenti.

      De mon prof de philo: Dans les budgets des CÉGEP et Université, il reste toujours des milliers de $$$ à la fin de la session, mais il le gaspille dans des choses innutiles comme des livres que personne ne trouvent ou lit. Ensuite, les recteurs qui gagnes des centaines de milliers de $$$ à cause de leur propre BONUS.
      Ensuite, les boss qui ont des primes de départ losrqu’ils perdent leur job + leur salaire de l’année + BONUS + Il se retrouve une job une semaine après avec un super salaire. C’es arrivé au boss à mon père qui à été congédié, car il dépensait pour rien.

      Et ensuite, on fait une hausse de 1625$ de plus les étudiants endetés. On leur augmente les prêts et bourse pour les endettés encore plus.

      VIVONS NOUS DANS UNE DÉMOCRATIE OU LE PEUPLE EST CENSÉ AVOIR UNE PLACE IMPORTANTE DANS LES DÉCISIONS.

  • 16 avril 2012 · 07h42 Maya

    Je suis une mère de 40 ans, je suis retournée aux études pour faire une maitrise à 37 ans devant un avenir professionnel décevant; je crois que nous serons de plus en plus nombreux à prendre cette difficile route dans l’avenir compte tenu du marché du travail précaire et changeant. J’aurai bientôt terminé ma formation et j’en sortirai avec une dette d’au moins 25 000$ et ce, après avoir épuisé mes REER et toutes les économies familiales. Un choix que j’assume mais qui est parfois difficile à vivre compte tenu des sacrifices que cela impose aux enfants et à mon conjoint. Si les droits de scolarité avaient été ne serait-ce que 30 % plus élevés, je n’aurais jamais pu me permettre la « fantaisie » de ce dur labeur. J’espère que j’aurai les moyens d’envoyer mes ados à l’université mais rien n’est moins sûr. Quand je vois des jeunes militants, si bien articulés pour leur âge, passionnés et déterminés, qui luttent pour le bien commun, je demeure confiante en l’avenir.

    • 16 avril 2012 · 13h13 Nathalie Grogières

      Bravo, Maya! Je ne saurais dire mieux.

    • 16 avril 2012 · 13h27 Jean-Pierre Gascon

      En acceptant une augmentation de 75% des droits de scolarité cela nous ramènerait à l’idéologie néo-libérale du temps de la Grande noirceur, d’avant la Révolution tranquille. Faisant d’un droit aux études supérieures un privilège réservé aux portefeuilles les mieux garnis plutôt qu’une égale opportunité à tous ceux et celles ayant le désir et le talent, nous nous tirons dans les pieds, ce à quoi le gouvernement fantoche de John James carbure depuis 9 ans.

      Puissions-nous un jour, à jamais, avoir finalement compris collectivement que la Loi de la jungle dont la pierre angulaire est l’INDIVIDUALISME, le culte de la division, cet infâme premier précepte des gourous Liberals de la pleutrerie et de la putasserie, ceux qui nous gouvernent actuellement, ne fait que le jeu du maître impérial s’en réjouissant en son royaume.

  • 16 avril 2012 · 09h24 Paul Verreault

    En fait, cette propagande s’adresse surtout aux chroniqueurs et aux détenants des blogues des journaux dont les propriétaires se sont assurés des positions fédéralistes, et surtout de droite genre P.P.P.P. (Profits au Privé, Pertes au Public).
    Les profiteurs s’en tirent avec une prime à l’incompétence avec la bénédiction de John-James (Et Harper) et les pauvres de la classe moyenne et inférieure doivent payer « leur part » avec le système d’utilisateur-payeur (Augmentations des frais d’électricité, d’éducation, des permis de conduire, d’immatriculation, de santé *obligé d’aller au privé*, etc.). Ces frais ne font aucune différence pour ceux qui jouissent des « Profits au Privé ».

  • 16 avril 2012 · 09h46 avançons

    Où est Mme Marois? Me semble que l’occasion est belle pour faire le point et exprimer une position cohérente afin de dénouer cette histoire.Nous cherchons le rassembleur pour s’enligner vers une solution à ce conflit.

    Bien sur que la stratégie de M.Charest est claire.La force plutôt que la conciliation.La division plutôt que le consensus.Travailler dans son intérêt plutôt qu’au nom de l’intérêt général.C’est de la bien petite politique et c’est de contribuer encore une fois au cynisme général.

    M.Charest doit actuellement travailler à neutraliser le prochain reportage d’enquête à Radio Canada où on nous décrira les jeux de coulisses et ce qu’il en coûte pour avoir accès aux décideurs concernant le Plan Nord.Le conflit avec les étudiants sert à camouffler tout ce scandale en puissance.

    • 16 avril 2012 · 10h04 PPM

      Madame Marois a compris que le maintien du gel est impensable, comme tout ceux qui travaillent avec les chiffres et non des suppositions de gestion budgetaires…. Une belle gang de gérant d’estrade qui pensent pouvoir bien gérer un budget de milliards concernant toute une population…. Ce qui est facile quand on est gérant d’estrade, c’est qu’on peut dire n’importe quoi, il n’y a aucun impact réel, tandis que quand on gouverne une nation, chaque décision a un impact…. Tout les gestionnaires réalistes comprennent que le maintien du gel est néfaste pour la population… C’est la qu’elle est Marois…

    • 16 avril 2012 · 11h56 le calinours bienveillant

      @ppm

      « Tout les gestionnaires réalistes comprennent que le maintien du gel est néfaste pour la population… »

      pourquoi c’est néfaste, déjà??

      quels gestionnaires réalistes? peut-être fais-tu référence aux banquiers qui profiteront de l’endettement des étudiants?

  • 16 avril 2012 · 10h21 Martin Rioux

    Voici un commentaire que le porte parole du mouvement des étudiants socialement responsable du québec, M.Talbot, à mentionné à un journaliste du journal de montréal d’aujourd’hui.

    « Le porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec (MESRQ), Simon Talbot, estime que les étudiants sont entièrement responsables de l’impasse avec le gouvernement.

    «C’est de la faute aux leaders étudiants qui s’entêtent à ne parler que du gel des frais de scolarité qu’on est rendu là, a-t-il dit en entrevue à TVA Nouvelles [...] Il serait temps qu’ils se regardent dans le miroir pour voir qu’ils sont responsables de l’état des choses.»

    M. Talbot croit que le mouvement s’essouffle et que les appuis pour cette grève s’effritent. «En prenant en otage le système», les étudiants croyaient faussement pouvoir faire capituler le système, a-t-il ajouté.

    Le gel des droits de scolarité est une revendication farfelue, selon le porte-parole du MESRQ. «La ministre doit continuer de tenir la ligne dure et ne pas capituler devant l’intimidation d’un nombre d’étudiants de plus en plus faible», a ajouté Simon Talbot.

    Ce dernier croit que les étudiants font preuve de mauvaise foi et qu’ils doivent accepter certaines concessions, sans quoi, la grève risque de dégénérer. «Ils sont les seuls responsables de l’escalade de la violence», a-t-il précisé »

    Le gros problème et je ne veux pas blamé LA CLASSE pour cela est que leur représentant n’a jamais pris position sur les actes de vandalismes qui se passe en ce moment. Donc c’est compréhensible de voir le point de vue de Mme Beauchamp dans cette histoire. Oui, elle utilise la stratégie de division et pour une raison ou une autre, sa marche, car même si les associations ce tienne encore ensemble, la population Québecoise commence de plus en plus à ce distancé des étudiants, les étudiants qui sont contre la grève commence a avoir de plus en plus de monde de leur côtés et Si Jean Charest déclencherais des élections la semaine prochaine, ils serait réélu avec une plus grande majorité car ils commence à remonter dans les sondage, il est même en avance à Québec, ce qui est une rareté de nos jours.

    Donc, la temps pour les associations est d’arrêté de s’entêter et de comprendre que parfois dans la vie, il est bon de faire des compromis, l’offre de discussion est sur la table, maintenant la balle est dans le camp des associations.

    • 16 avril 2012 · 12h11 le calinours bienveillant

      tu rapportes les propos de talbot mais tu dis pas ce que t’en penses, martin. moi je crois qu’il est absurde de reprocher aux étudiants grévistes de s’entêter à vouloir discuter de la hausse des frais. peut-être es-tu d’accord avec moi?

      « …leur représentant n’a jamais pris position sur les actes de vandalismes qui se passe en ce moment »

      faux.

      voici la dernière déclaration de nadeau-dubois à ce sujet:

      « La CLASSE, comme à l’habitude, se dissocie de ces gestes-là. La CLASSE réitère que ce ne sont pas des moyens qu’elle utilise, c’est un moyen qu’elle n’a jamais utilisé et qu’elle n’utilisera jamais »

      bon, maintenant que c’est réglé, faudrait maintenant que tu joignes les rangs de ceux qui demandent à la sinistre de faire la même déclaration à propos du matraquage des manifestants.

      « Si Jean Charest déclencherais des élections la semaine prochaine, ils serait réélu avec une plus grande majorité… »

      crime envoie-lui un email! je suis sûr qu’il serait surpris de savoir ça.

      ensuite, martin, tu raisonnes comme suit:

      « Oui, elle utilise la stratégie de division (…) sa marche (…) la temps pour les associations est d’arrêté de s’entêter… »

      bref, tu conseille aux étudiants de capituler parce que la stratégie mesquine de la sinistre fonctionne. c’est pas un peu servile, comme attitude, ça, martin?

    • 16 avril 2012 · 17h42 bah!

      C’est ça, le Mouvement des Étudiants Socialement Responsables?

      http://pourlahausse.com/

      Un site web fondé en Février 2012, un forum de discussion avec un grand total de 17 messages et 45 membres… Quelle déception! J’aurais cru qu’il y avait davantage d’étudiants socialement responsables au Québec.

      (notez aussi le lien vers le « Prince Arthur Herald »: qui se ressemble, s’assemble.)

  • 16 avril 2012 · 11h50 Réjean Asselin

    Voyons le dernier rapprochement insignifiant de la ministre Beauchamp concernant une commission indépendante sur la gestion des universités ou des étudiants pourraient siéger. Madame la ministre en profite pour diviser les étudiants en refusant que les membres de la CLASSE en fassent partie. La raison évoquée par la ministre concerne le refus des membres de la CLASSE de dénoncer les actes de violence pendant les manifestations.Pourtant les membres étudiants de l’autre groupe de manifestants, le FEUQ (Fédération étudiants universitaires du Québec) qui eux aussi ne se sont pas prononcés sur les actes de violence. Pourquoi cette attitude ? Pour foutre le bordel parmi les étudiants, qui ne semblent pas vouloir embarquer dans cette manipulation des plus RIDICULES !

    En, plus, une telle commission aurait nécessaire depuis des années, en sachant fort bien comment des sommes d’argent astronomiques auront été dépensés dans l’incompétence et l’irresponsabilité crasse du même gouvernement et des petits pachas administrateurs des CEGEP et des universités. Voila que la ministre vient d’avouer aux citoyens que des abus ont été fait dans la gestion des universités ? Merveilleux !!! Et pensez-vous un seul instant que des étudiants sur un tel comité auraient quelques influences que ce soit ???? Bullshit !

    Encore une fois Charest et ses incompétents veulent manipuler l’opinion publique avec une autre « patente à gosse « que Charest ose nommer Commission alors que ce ne sont que des comédies de Vaudeville de troisième ordre !

  • 16 avril 2012 · 12h52 Jean-Pierre Gascon

    Mme Legault, vraiment, vraiment très surprenant qu’un gouvernement fantoche, qu’une association de magouilleurs au pouvoir, les adeptes de Républiques bananières pratiquant la dilapidation de nos fonds publics et de nos richesses naturelles aux profits des Tizamis et grandes corporations étrangères, puissent aussi prôner la suspension de règles élémentaires en démocratie par cette astuce qu’est la division, tentant d’opposer des groupes progressistes en semant la zizanie ici et là et reproduire ainsi, à leur image, des pleutres et putasses chez ceux et celles qui formeront demain nos élites en toutes les sphères d’activité de notre collectivité. Ah ! Vraiment très, très, surprenant !!! P’tite vie va.

  • 16 avril 2012 · 13h12 Nathalie Grogières

    Line Beauchamp est devenu Line Harper. Et elle fait peur, comme son mentor Harper! Mais les étudiants, ainsi que la population, ne doit pas céder à la peur qu’elle veut instiller. Comme lors du printemps arabe en Tunisie, tous doivent choisir le camp du courage, et faire reculer Line Harper.

  • 16 avril 2012 · 13h16 Nathalie Grogières

    Excusez la faute ci-haut. J’aurais dû écrire « Line Beauchamp est devenue Line Harper ». À moins que Line ait perdu ses attributs féminins dans sa transformation? ;-)

  • 16 avril 2012 · 16h30 Josée Legault - Voix publique

    Ici, un bref portrait des principaux leaders étudiants:

    http://www.lactualite.com/societe/qui-sont-les-leaders-du-mouvement-etudiant

  • 16 avril 2012 · 17h35 Josée Legault - Voix publique

    Parlant de sémiologie… En réaction à la grève, aujourd’hui, le premier ministre Charest, comme sa ministre, prononçait lui aussi «CLASSÉ» plutôt que «CLASSE»…
    On ne peut surtout pas dire que ce gouvernement n’est pas discipliné dans la répétition de ses «lignes», comme on dit dans notre métier…

    • 16 avril 2012 · 17h44 Mario Goyette

      Jean Charest a de la difficulté à assumer son rôle de premier Ministre en même temps que celui de chef du Parti libéral, il semble que ce soit le chat de ruelle qui l’emporte comme d’habitude.

  • 16 avril 2012 · 18h23 Martin Rioux

    J’aimerais juste rajouté un petit commentaire sur ce sujet. Tous ce que LA CLASSE avait à faire pour pouvoir être inclus dans la discussion c’est de condamner les actions extrêmistes que certains étudiants ont fait la semaine dernière. En refusant de les condamner et en ce cachant derrière une réponse aussi simpliste que ce n’était pas dans leur mandat de les condamner, ils ont prouver qu’ils endosaient c’Est actions et par le fait même ont perdu toute créabilité aux yeux du gouvernement et de la majorité des québecois. Ils est grand temps que la FEUQ et la FECQ ce reveille et réalise qu’ils se font fourrer par LA CLASSE depuis le début du conflit car LA CLASSE est controller par le syndicat et le syndicat s’en fou complètement des étudiants, tous ce qu’ils veulent c’est faire débarquer Charest.

    • 16 avril 2012 · 18h45 le calinours bienveillant

      t’as la fâcheuse habitude de prétendre savoir ce que la majorité des québécois pensent, martin. c’est pas bien.

      « La CLASSE, comme à l’habitude, se dissocie de ces gestes-là. La CLASSE réitère que ce ne sont pas des moyens qu’elle utilise, c’est un moyen qu’elle n’a jamais utilisé et qu’elle n’utilisera jamais », a dit Gabriel Nadeau-Dubois.

      que veux-tu de plus, martin?

  • 16 avril 2012 · 18h28 yves graton

    M. Charles Gagnon,
    et si on respirait par le nez..quelques secondes..
    Que pensez-vous de la recommendation de Claude Castonguay- pas Marc Laviolette, Claude Castonguay ? et de celle de Guy Rocher ? pas Monique Richard… Guy Rocher ?

    Que pensez-vous de la qualité de nos ministres de l’Education- partis confondus- 24 ministres en 48 ans…?
    Que pensez-vous de la position du PLQ vs la Corruption ?
    Quousque tandem abutere patientia mea ?
    Qu’il y ait des « têtes de linottes  » qui perdent la boule : concedo.
    Ai l’impression que mme La Ministre et notre PM font des neuvaines pour que les ‘ tits crisses perdent la boule  »
    Bonne soirée: la saison de gold débute:
    Fore !!

  • 16 avril 2012 · 18h29 Réjean Asselin

    @Charles Gagnon

    Vous vous êtes trompé de blogue ! Le discours que vous tenez est le même que le grand Martineau et ses petits amis libertariens !

    Concernant les conflits entre les employeurs et les employés votre mentor Martineau en connait un bout la dessus, lui et d’ autres journalistes ayant franchis les lignes de piquetage allégrement pendant le conflit du JdM et de l’ anti-syndicaliste notoire PKP ! Donc, que la grève des étudiants soit légale ou non nos libertariens de la petite droite que vous semblez apprécier ne respectent absolument rien ni personnes d’ autres qu’eux -mêmes !

    Au lieu ne niaiser pendant deux semaines sur le mot « grève ou boycott  » et de fantasmer sur les « terroristes  » de la CLASSE nos libertariens devraient cesser de mettre le feu au poudre en insultant des jeunes qui n’ ont qu’ UN moyen pour se faire entendre celui qu’ Ils ont pris !

  • 16 avril 2012 · 18h34 Serge Gingras

    Diviser pour régner. Stratégie vieille comme la lune. Les Romains la connaissait et avant eux les Chinois. M. Charest aime bien Sun Tsu(?) L’Art de la guerre.

    Ce qui est nouveau? La génération qui pratique et celle qui subit cet art de la guerre.

    Les étudiants ont raté une belle occasion de se faire du capital politique en ne condamnant pas sans ambiguité la violence, quelle quelle soit. On ne case pas la propriété publique ou privée pour manifester son mécontentement. Ces étudians qui tergiversent, ils ne le font pas tous, se comportent comme des politiciens corrompus par 40 ans de pratiques alors qu’ils ne sont que des blancs-becs.

    Les casseurs! Pas dans ma cour. Pas dans mon camp. Voilà le moto.

  • 16 avril 2012 · 18h45 Réjean Asselin

    Les leaders étudiants que j’ai entendu depuis le début de la grève sont articulés, intelligents et semblent êtres très conscients de leur responsabilité réciproque !

    Ce qui me laisse songeur sur l’identité des gens dans le saccage et la violence prendant ce conflit. Les responsables de la grève savent très bien que ces gestes se retournent contre eux ! Je serais étonnées qu’ ils en soient responsables !

    Se pourrait-il que les saccages soient fait par des individus complétement en dehors du conflit ? En tout cas, la violence et les saccages doivent être beaucoup appréciés ( en coulisse ) par Charest et ses sbires, car les sondages remontent tranquillement depuis le début du bras de fer entre les deux parties !

  • 16 avril 2012 · 18h57 Charles Gagnon

    Monsieur Asselin,

    « …nos libertariens de la petite droite que vous semblez apprécier ne respectent absolument rien ni personnes d’ autres qu’eux -mêmes ! » Que dire alors des sauvages qui nolisent des autobus pour aller bloquer l’accès à un CEGEP afin d’empêcher par la force et illégalement, des étudiants qui ne demandent qu’à pouvoir suivre les cours auxquels ils ont droit, en les encerclant et leur criant des injures (scabs, etc) ?

    Tout ce délire et ce boucan pour une augmentation de 69 sous par jour (avant déductions fiscales), c’est de la démence pure, typique de la gogauche paranoïaque, hystérique et déconnectée de la réalité qui voit des complots partout.

  • 16 avril 2012 · 18h58 yves graton

    M. C. gagnon,
    Je peux vous dire- en pleine candeur- que, comme pdg d’une entrprise québécoise établie sur une base nationale,j’ai eu à rencontrer- sur un total de 1,500 employés- les représentants d’une centaine parmi eux qui contestaient nos politiques salariales.>
    C »était une minorité…
    Je n’étais pas seul : j »étais avec mon v.p Ressources humaines… et nous avons échangé, nous avons écouté et..À la gloire de Dieu..
    Tout ça… dans le respect de l’autre….
    Il y a des Ministres qui- dans le privé- n’ont pas le talent et les compétences pour gérer une..boite vide… tous partis confondus.
    Il y a parmi ces jeunes des leaders en puissance et plusieurs paternels– en cachette- rêven d,un fils de cet acabit.

  • 16 avril 2012 · 19h10 Manu

    Pour simplement alimenter le débat: Est-ce que Jean Charest a « condamné » l’abus de violence policière lors de certaines manifestation?

    • 16 avril 2012 · 20h53 Charles Gagnon

      Quel abus de violence policière ? Les policiers ont usé des moyens nécessaires pour tenter de contenir une bande de sauvages et de criminels qui se croient tout permis et ne respectent pas les lois et le bien public et privé.

      Ça me fait penser à l’histoire qui c’est passée à l’ancien zoo de Québec: un idiot a réussi à contourner toutes les barrières, malgré les nombreux avertissements, et s’est rendu jusqu’à la cage où résidaient encore quelques ours et a passé son doigt à travers les barreaux, se faisant croquer et perdant ledit doigt. Ensuite il vient pleurnicher et se lamenter dans les médias !

      C’est étrange, mais je n’ai pas de problèmes avec la police, moi. Je ne me suis jamais fait matraqué, ni gazé. Peut être que que le fait que je sois un honnête citoyen qui ne brise rien et ne les provoque pas en étant masqué et garrochant des poubelles et autres objets y est pour quelque chose ? Une idée comme ça…

    • 19 avril 2012 · 02h34 G Leclerc

      On parle d’abus policier et de brutalité policière quand :

      D’une part, les policiers ne respectent pas les règles de sécurité dans l’utilisation de leur arme de dispersion, causant blessés/morts/etc. (perte d’un oeil d’un étudiant – manifestant pacifiquement)

      D’autre part, les policiers provoquent les manifestants dans le seul et unique but de causer des dérapages. (voir les nombreuses vidéos YouTube qui abondent)

      De plus, il ne faut jamais oublier que les manifestations se font souvent infiltrer par des agents perturbateurs. Certes il y a le Black Bloc (et autres), mais il ne faut pas oublier non plus les agents policiers infiltrés dans les groupes contestataires et qui incitent souvent à la violence.

      Finalement, comme le dit ci bien Mme Legault, ce débat est futile. Cela dévie de l’enjeu réel qu’est la hausse des fraise de scolarité, la justice sociale….

  • 16 avril 2012 · 19h16 Charles Gagnon

    Monsieur Graton, êtes-vous sérieux ?

    Rêver d’un fils comme Gabriel Nadeau-Dubois par exemple ! ?

    Cet enfant-roi narcissique à l’égo démesuré et extrémiste, qui croit que tout lui est dû et qui se laisse manipuler sans vergone par les centrales syndicales et les groupuscules anarchistes ?

    Voyons donc ! Il est clair que ses parents ont abdiqué de leur autorité dès son plus jeune âge…

    Pas étonnant qu’il soit exclus des négos avec le gouvernement, lui et sa bande d’excités revendicateurs et pleurnichards. Et si c’est celà, diviser pour régner, et bien tant mieux. Ils iront voter quand ce sera le temps s’ils veulent remplacer le gouvernement actuel.

    • 16 avril 2012 · 20h14 F. Lemay

      Gabriel il a des parents…. en doute.

    • 16 avril 2012 · 20h45 julie graton

      « Cet enfant-roi narcissique à l’égo démesuré et extrémiste… »
      « Il est clair que ses parents…. dès son plus jeune âge… »
      « …lui et sa bande d’excités revendicateurs et pleurnichards… »

      Débattre d’un sujet en émettant son opinion, rien de plus légitime. Dénigrer, mépriser, ridiculiser, rabaisser son prochain dans le seul but de faire valoir son opinion, c’est un manque total de respect. On enseigne aux enfants avec qui je travaille que la violence réside autant dans les mots que dans les coups…

      Du haut de quel monde peut-on prétendre être juge des portes du ciel ou de l’enfer Monsieur Gagnon ?

    • 16 avril 2012 · 21h08 Nathalie Grogières

      Pour ma part, je serais très fière de l’avoir comme fils. Éduqué, extrêmement bien structuré dans ses interventions, de toute évidence bien renseigné et en possession de son dossier, d’un calme olympien face aux aux questions harcelantes de certains sbires des médias, respectueux en dépit du fait qu’il a été cloué au piloris par une partie de l’opinion publique, ne perdant jamais de vue les enjeux qu’il doit défendre malgré les diversions, etc… J’ai beaucoup d’admiration pour lui. J’espère fortement que nous le verrons un jour, lui et ses semblables, à la tête de notre société.

  • 16 avril 2012 · 19h45 yves graton

    Monsieur Charles Gagnon,
    Vous me rappelez mme la ministre dans votre réaction à mes commentaires:
    mon dernier commentaire a été la soupape pour vous pour créer une distraction et éviter mes autres points.
    1. Claude Castonguay ?
    2. Guy Rocher ?
    3. Réagir à une minirité dans un milieu d,entreprise privée?
    4. La compétence de nos ministres d’Education

    .. et votre réaction concernant ce jeune Nadeau-Dubois…être son père…j’irais vous botter le derrière.
    N’étant pas son père, je trouve que vous êtes un triste sire…
    By the way, je pourrais vous donner les noms de pdg reconnus au Québec- qui sont entrés dans les rangs,,mais qui étaient – à cet âge- des idéalistes…
    but when you’re loaded, you don’t give a shit anymore…

  • 16 avril 2012 · 20h20 F. Lemay

    Comme père de 3 fils, je ne voudrais pas un gars comme Gabriel à la table de notre salle a diner. Arrogant, ses freres et soeurs le remettraient à sa place, pas pour ses positions mais pour vouloir être le coq de la famille….20 ans le jeune..le père et la mère ont du travail a faire.

  • 16 avril 2012 · 20h22 Ian

    « C’est une organisation terroriste »

    Je lis ca et je me dis en regard de la netiquette et c’est plus un reflexion que ca va peut etre trop loin.

    si c’est pas de la diffamation a quel moment cela en devient ?

  • 16 avril 2012 · 20h26 F. Lemay

    @ M. Gratton…pas vrais….les valeurs apprisent à la maison disant que tu n est pas enfant-roi restent pour le restant de ta vie, et ce petit con est un de nos enfant-roi québécois au max. Il va avoir des tapes sa yeules qui vont lui faire ben plus mal qu a ben d autres enfants. Pas éduqué et pas de valeurs familiales TOOOO Bad. pour lui..

    • 19 avril 2012 · 02h54 G Leclerc

      Pardon, mais les attaques personnelles n’ont pas leur place. M. Nadeau-Dubois n’a jamais évoqué ses valeurs familiales (ou leur absences, selon vous) pour justifier ses positions.

      Il appelle au contraire à une plus grande conscience sociale. Le mouvement de la CLASSE, ont il porte la parole (c’est son rôle, non celui d’émettre son opinion personnel) sait fort bien que l’impact principal de cette hausse ne sera pas sur ceux qui sont en grève présentement, mais bien sur ceux qui sont au secondaire en ce moment. DONC au moment où la hausse aura atteint son plein potentiel, les étudiants en grève en ce moment seront des contribuables, comme vous et moi.

      Le discours d’enfant-roi ne tient donc pas. D’autant plus qu’ils ne se battent pas pour un luxe, mais pour un droit.

      Le discours de gens comme vous me dégoute. J’aimerais entendre un discours intelligent des pro-hausse, mais il ne m’est jamais parvenu. On tombe toujours dans les attaques personnelles enfantines, les accusations bidons….

  • 16 avril 2012 · 20h36 Charles Gagnon

    Monsieur Graton, le but de ce forum est de réagir aux commentaires de son auteur, Mme Legault dans ce cas-ci.

    C’est pourquoi je népondrai pas à toutes vos questions, car je crois qu’il faut éviter les petites guéguerres personnelles à un contre un.

    J’interviens dans ces discussions afin de donner mon opinion et apporter un point de vue dissident de ce qui semble être un consensus de la gauche « progressiste ».

    J’avoue que je ne déteste pas jetter un peu d’huile sur le feu ;) mais contrairement à bien d’autres, je ne prétends aucunement avoir la science infuse et/ou détenir le monopole de la vérité.

    Sans rancune… CG

  • 16 avril 2012 · 20h36 DamienC

    En parlant de division, je vous recopie le mot qu’une amie m’a envoyé:

    « La situation est, de façon générale et particulière, épouvantable à l’UdM. Une plainte d’un petit groupe d’étudiantEs mécontents contre moi parce quej’ai refusé de faire cours (alors que la direction de l’UdM a demandé aux profs que les cours reprennent aujourd’hui, même pour un seul étudiant!) risque sans doute d’être déposée contre moi. À l’UdM, les profs sont dans une situation très difficile, et seuls pour gérer les situations face aux étudiants mécontents, même pour ceux qui ont l’appui de leur département (ce qui est mon cas). J’ai eu affaire aujourd’hui à des étudiantEs tellement désagréables et suffisants… Heureusement, ils ne sont pas la majorité et les autres ont besoin de notre solidarité. »

    travailleurs contre étudiants
    étudiants contre étudiants
    étudiants contre professeurs
    directeurs contre professeurs

    C’est un beau gâchis que notre sinistre nous lègue…
    Je me répète : Dewors Charest!

  • 16 avril 2012 · 20h58 Nathalie Grogières

    Même la police ne dit pas que les casseurs sont des étudiants. Parce qu’elle ne le sait pas encore, ou alors elle sait que ce ne sont pas des étudiants. Nombreux sont les groupes qui ont des raisons d’en vouloir au gouvernement Charest. N’est-ce-pas? D’ailleurs, la ministre Thériault a également vu ses bureaux vandalisés. Il se pourrait donc que les « casseurs » proviennent d’autres secteurs d’activités, comme celui de la construction, par exemple! Il serait dommage dans ce cas que les étudiants écopent.

    Évidemment, Jean Charest s’est jeté sur cette occasion comme la misère sur le pauvre monde, afin de discréditer le mouvement contestataire des étudiants.

    Heureusement, nos sources d’information sont variées, et nous pouvons arriver à connaître la vérité.

  • 16 avril 2012 · 21h32 yves graton

    F. Lemay,
    comme membre d’une famille de10, comme père de 5 et pépé de 12, je connais drôlement bien ce qu’est une table où tous échangent – rt je verrais très bience jeune homme assis avec nous pcq…….lisez les beaux commentaires de madame Nathalie Grogières

  • 16 avril 2012 · 21h44 yves graton

    messieurs Lemay et Gagnon,
    je vous suggère le texte du blogue du Voisin voir.ca…il vous invite à la rencontre de 22 avril avec des gens de la qualité de ce « petit roi » qui vous empêche de dormir.

  • 17 avril 2012 · 08h45 Martin Rioux

    Mon cher Calinours

    Ce n’Ais pas j’ai l’habitude de prétendre ce que la majorité des Québecois pensent pour la simple et unique raison que je me fis pas seulement au billets et commentaires écrire sur le site de Voir pour analysé la situation. Je vais sur d’autres sites d’information. Je lis les commentaires écrire sur ces sites. Mêmes les derniers sondages qui ont été fait pas plus tard qu’hier me donne raison. Ils seraient peut-être le temps que tu te reveilles et regarde que le mouvement étudiant est en train de perdre beaucoup de surpport de la part des Québecois.

    En ce qui concerne mon commentaire sur LA CLASSE, oui ils ont dis qu’ils se dissociait des actes, mais ils se sont contredit ensuite en disant qu’ils ne les condamnait pas. S’ils les actes de vandalismes ne sont pas appuyer par La CLASSE pourquoi pas condamner les gestes. Car en ne condamnant pas les gestes, c’est tous comme s’ils appuyait les étudiants qui ont causer ses gestes et sa leur donne une mauvaise images et donne plus damunition au gouvernement pour les écarter du processus.

  • 17 avril 2012 · 09h30 Martin Rioux

    Chers Calinours
    Voici un lien d’un articles quie donne les résultats du dernier sondage fait sur ce conflit

    http://www.journaldemontreal.com/2012/04/16/les-etudiants-perdent-du-terrain

  • 17 avril 2012 · 09h45 Martin Rioux

    voici un bloque qui est selon moi la meilleur description de la situation en ce moment

    http://journalmetro.com/opinions/autrement-dit/57266/conflit-etudiant-lhommerie/

  • 17 avril 2012 · 10h47 Florient Roy

    Le gouvernement actuel procède toujours de la même façon pour faire face aux crises répétées qui le secouent. Il laisse les choses aller et attend que la situation s’envenime pour ensuite la laisser pourrir de l’intérieur et enfin miser sur l’absence de cohésion sociale de la population pour se défiler et qu’enfin une nouvelle crise éclate, faisant ainsi oublier la précédente. Il faut bien constater que ça fonctionne et la crise actuelle n’échappera pas à la règle.

  • 17 avril 2012 · 11h18 Josée Legault - Voix publique

    Le «wedge politics» a plusieurs usages.
    Un de ceux-ci est de créer une diversion par rapport à des sujets potentiellement plus embarrassants encore pour un gouvernement.

    Ainsi, la question de la dénonciation ou de la non dénonciation présumée de la «violence» par la CLASSE a littéralement dominé hier toutes les entrevues accordées dans les médias par les leaders étudiants. La question centrale – celle de la hausse des frais de scolarité – en était totalement évacuée.
    Tout comme celle du financement occulte des partis soulevée, à nouveau, la semaine dernière par l’émission Enquête.

  • 17 avril 2012 · 11h27 Josée Legault - Voix publique

    Le «wedge politics» sert à un gouvernement pour consolider sa base et pour gagner de nouveaux appuis en situation de conflit social.

    Le sondage Léger Marketing/QMI de ce matin montre en effet une nouvelle baisse des appuis à l’opposition à la hausse des frais de scolarité.

    http://www.journaldemontreal.com/2012/04/16/les-etudiants-perdent-du-terrain

    Fait à noter, cette «politique de la division» aura aussi réussi à exacerber les différends intergénérationnels sur la question.

    Ainsi, chez les moins de de 24 ans, l’opposition à la hausse, même si elle a diminué, est encore majoritaire à 57%, alors que chez les 55-64 ans, l’appui à la hausse est de 66%…

  • 17 avril 2012 · 14h35 Nicodème Camarda

    Quand les dés sont pipés, les cartons-rouge cartonnent !

    Jeudi 22 mars 2012 la plus importante manifestation étudiante de l’histoire du Québec défile dans les rues de Montréal. Une manif exemplaire, magnifique, splendide, sans violence, sans accros. Le monde entier l’a vu, applaudit et reconnu comme tel, sauf, comme de raison, John James-Charest, le parti libéral, la bibitte Beauchamp et « leur grand patron » : l’industrie néolibérale de la marchandisation de l’éducation, de la santé et, plus globalement, de la tarification de tous les services publics québécois.

    Cette industrie du mensonge et leur représentants « nos élus » souhaiteraient que la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) « condamne » les gestes de violence et de vandalisme à l’endroit de certains ministres. Or, tout le monde sait au Québec – mise à part vous savez qui – que Jeanne Reynolds et Gabriel Nadeau-Dubois, tous deux porte-parole de la (CLASSE) condamnent cette violence au plus profond d’eux-mêmes.

    C’est un secret de polichinelle. Personne au Québec ne condamne plus et mieux cette violence. Après tout nos deux brillants représentants ne sont-ils pas, entre autre, les géniaux organisateurs du plus grand mouvement de manifestation étudiante jamais enregistré dans les annales de l’histoire québécoise?

    Les formidables représentants de la CLASSE n’ont rien à voir avec ces actes de violences. Qui n’en est pas conscient et convaincu ? Encore un fois, le combat de Jeanne Reynolds et Gabriel Nadeau-Dubois n’en n’est-il pas un contre la violence elle-même ?

    Parce que tout le monde sait au Québec – mise à part vous savez qui – qu’écarter de la table des discutions la moitié de la jeunesse étudiante québécoise est un acte d’une violence inouïe car aux antipodes de la démocratie elle-même. Franchement malhonnête, vicieux et bas ! Plus profond que cette bassesse tu meurs sous la violence des dictats économiques et des hausses de frais de scolarité voir les violences du crime organisé..

    Nicodème Camarda 17 avril 2012

  • 17 avril 2012 · 17h04 Josée Legault - Voix publique

    Mardi, 17h00: Pour voir le PM Charest en direct en études de crédit se faire questionner sur la grève et les droits de scolarité, c’est ici:

    http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/index.html

  • 18 avril 2012 · 02h44 Paul Gauthier

    La souveraineté c’est aussi du wedge politique…

    Mais ça il ne faut pas le dire.

  • 18 avril 2012 · 21h35 Ian

    « La souveraineté c’est aussi du wedge politique…

    Mais ça il ne faut pas le dire. »

    Non non vous le dites… et le snombreux militnt liberaux s’en sont jamais prive.

    Puisque nous sommes dans la rhetorique et le gnagna des « Héhé, touché! »

    Je vais vous soumettre alors pourquoi le gouvernement qui nous dit qu’on doit pas discuter constitution, souverainete, langue, laicite, car dans le fond ca divise les quebecois…

    Divise -t-il les quebecois de maniere importante depuis 10 semaines, d’une part au plan generationnelle, mais aussi etudiant entre eux, professeur vs etudiant, professeur vs direction, direction vs recteur ?

    Dans le fond, on le voit bien le jeu rhetorique des militants liberaux.

    • 18 avril 2012 · 21h44 Ian

      j’oubliait d’autres divisions

      et puis la population elle meme avec contribuable vs universitaire (les universitaires ne sont pas aussi des contribuables ?)

      Il divise meme les etudiants en utilisant du monde qui existe pas comme les majorite silencieuse auxquelles ont peu faire dire tout et rien…

      Ce que je remarque depuis deux semaines meme sur radio canada c’est que les militant liberaux sont excites… j’imagine que le wedge politics marche dans une certaines mesur epour faire lever les convaincus

  • 19 avril 2012 · 23h51 François P

    Contrairement à ce que vous pensez, une grève ne se définit pas que dans un contexte de conflit de travail entre syndiqués et employeur. Il s’agit bel et bien d’une grève.
    Il est extrêmement facile de s’informer sur le sujet en plus.

    Et vous devriez demander au gouvernement canadien d’ajouter la CLASSE sur la liste des organisations terroristes! M. Harper serait d’autant plus content puisque ça concernerait une organisation québécoise!

    Pour finir, j’aime mieux rêver à gauche que m’enfoncer à droite.

  • 26 avril 2012 · 09h19 tortue_savante

    J’ai participé à beaucoup de manifs, et j’ai vu beaucoup d’interventions policières. Il y en a des astucieuses, des prudentes, des agressives, des légitimes, de toutes les sortes. Mais jamais dans ma vie je n’ai vu une intervention aussi irresponsable, aussi dangereuse et aussi injustifiée. En plein St-Catherine, sans aucun avertissement, sans qu’aucune violence ne soit signalée, sans qu’aucun appel ne soit lancé visant à déclarer la manif illégale, ils ont chargé, d’un seul coup, tous ensemble. Ils ont chargé avec grenades, gaz, matraques. Les gens ont paniqué, ils voulaient fuir par les rues transversales, mais ils étaient là et ils chargeaient encore, avec d’autre grenades et d’autres gaz. Rue après rue, nous étions pris en souricière par des murs de policiers. Il a fallu fuir par une ruelle, en courant, les poumons et les yeux brûlés par les gaz.
    Ils affirment maintenant que la manif a dégénéré en émeute… Ce mensonge est pire qu’un coup de matraque. Trois vitre brisées par un gars que toute la foule a essayé de contenir et d’empêcher de nuire. Voilà ce qui est arrivé. Et ils nous ont chargé, une foule de 10,000 personnes. La société dans laquelle on vit me fait peur. Le peu d’illusions que j’avais se brisent.

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

À propos RSS

  • Josée Legault
    Pour voir et comprendre ce qu'il se passe dans les têtes de ceux et celles qui occupent les parlements du Québec et du Canada, suivez les analyses percutantes de Josée Legault - politologue et chroniqueure.