Des mots de Rorschach?

5 août 2012 11h26 · Normand Baillargeon

Il m’est venu une petite idée ce matin, à la radio, en écoutant Simon Jodoin décortiquer les slogans électoraux.

Vous connaissez certainement ces taches d’encre utilisées dans le Test de Rorschach. En voici un exemple:

On vous demandera ce que vous y voyez et chacun, bien sûr, y voit ce qu’il y voit.

Il me semble amusant et peut-être même éclairant de rapprocher cela des slogans électoraux: comme les images du Test, ces slogans  sont sans signification assignée et chacun y projette ce qu’il veut  y voir/ entendre.

Debout!

«C’est assez, faut que ça change»

«À nous de choisir»

«Pour le Québec»

Comme on est tenté de voir dans de tels «mots de Rorschach» un autre effet de cette non pensée en boîte conçue par des spécialistes en communication pour aider à faire en sorte qu’une population mal informée prenne des décision irrationnelles.

Mais je suis peut-être trop noir, ce matin…

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 23

  • 5 août 2012 · 11h37 Vincent

    Ah je pense que ça donnerait des résultats très intéressants, oui !

  • 5 août 2012 · 11h43 François Doyon

    Monsieur Baillargeon, vous êtes seulement aussi noir que l’est la réalité lorsqu’on descend au fond de la caverne pour voir les prisonniers de ces mots vides.

  • 5 août 2012 · 11h58 Darwin

    «chacun y projette ce qu’il veut y voir/ entendre.»

    En fait, le slogan de QS ne comprend pas de point d’exclamation. En ajouter un est déjà une projection de ce qu’on veut «y voir/ entendre»! ;-)

  • 5 août 2012 · 13h21 DamienC

    - Debout.
    J’aime l’image mais j’ai entendu un démago dire que c’est plus facile de fouiller dans nos poches de cette façon, j’ai souri… on sait tous que c’est encore plus facile les 2 mains sur le volant, donc…

    - C’est assez, faut que ça change.
    Bien d’accord, mais cessez de toujours changer d’idée par contre.

    - À nous de choisir.
    Ça serait le fun… vraiment!

    - Pour le Québec.
    Je sais pas à quoi ils pensent pour le Québec et je suis inquiet. Ce que j’ai remarqué sur les pancartes c’est qu’ils l’ont mis sur 2 lignes:
    Pour (on peut mettre le verbe qu’on veut, devinez ce que j’ai en tête?)
    le Québec.

  • 5 août 2012 · 14h32 Loyola Leroux

    Il faut écrire DEBOUT-DEBOUTTE pour respecter les syndicacismes utilisés par Québec Solitaire…

  • 5 août 2012 · 14h45 Eric A

    Je trouve que la présente moulure des slogans électoraux est plus simple à comprendre parce que la « crise étudiante » a braqué les projecteurs du spectacle sur les politiciens un peu plus qu’à l’habitude. Parce que tout le monde sait que le journalisme consiste à aller demander aux différents chefs leur réaction sur le dernier spin, jusqu’à l’essorage des dernières facultés d’esprit critique.

    « Debout. »
    Reprenant une phrase que M. Khadir avait déjà prononcée dans le passé « Du pain debout, plutôt que du steak assis. » Le slogan, à mon sens, en appelle surtout à la dignité. Parce que si le peuple se levait, nous serions debout.

    « C’est assez, faut que ça change »
    Comme c’est pire qu’avant, le changement ne peut empirer le pire. N’est-ce pas? Je pense aussi à la dernière campagne présidentielle d’Obama où le « change » écrit partout avait même réussi à émouvoir Oprah jusqu’aux larmes. Mario Dumont aussi était particulièrement habile à évoquer le changement. Je pense que la rhétorique du changement colle, au moins au Québec, plus souvent aux sensibilités de droite qui croient que les problèmes sont dans les syndicats et les services sociaux.

    À nous de choisir.
    Appel à ce merveilleux « nous » collectif qui est tout le monde et surtout personne à la fois, ce « nous » a un pouvoir mais ça ne paraît pas parce que le « nous » fait n’importe quoi, comme frapper des casseroles ou manifester nu au lieu de voter pour le seul parti qui veut le vrai bien commun du « nous », en en faisant pays où les redevances minières seraient majorées de 3% et où tout serait ajusté à l’IPC, sauf les salaires. La proportionnelle comme dans les promesses de 76? Ben voyons, nous ne voulons pas ça…. Peut-être que Rimbaud s’était trompé: Nous est un autre.

    Pour le Québec.
    Les courageux libérateurs savent ce qu’il faut pour le Québec, parce qu’après tout, comme le disait si bien M. Charest: « gouverner n’est pas un concours de popularité ». Les problèmes viennent des gens qui sont contre le Québec, les Éteignoirs empêcheurs de tourner en rond qu’il faut mater, comme ceux aisselles, par exemple, qui sont contre la hausse des frais de scolarité et des autres droits publics n’ayant pas encore (ou presque pas) augmenté. Contre ceux aussi qui brisent des vitrines de Québécor et qu’après, on doivent payer pour des policiers qui brisent des manifestations et des docteurs qui les réparent.

    PS: C’est quoi le slogan d’Option nationale?
    Je verrais quelque chose comme « Soyons fiers de choisir pour le Québec » mais ça fait un peu long. Faudra couper.

    Et puis remarquez, si les slogans ne sont pas suffisants pour déterminer le monde sera sauvé par quel parti, il reste la boussole électorale.

  • 5 août 2012 · 14h53 Michel Fafard

    Voici ce que j’en pense:

    -Debout: Ça me dit strictement rien.

    -À nous de choisir: C’est qui le « nous »?

    -C’est assez, faut que ça change: Reprise du slogan de 1960 des libéraux. Je pense que l’expression « faire du neuf avec du vieux » prend tout son sens ici.

    -Pour le Québec: Franchement, les libéraux auraient pu se forcer un peu, utilisé l’anagramme de leur parti pour faire un slogan, non mais…! ;-)

  • 5 août 2012 · 18h23 F. LaForest

    C’est fascinant, confondant, de voir les affiches du PLQ d’un coup d’oeil rapide, elles ressemble étrangement à celles du PQ de campagnes précédentes en terme de couleurs et vaguement de design. L’illusion est particulièrement frappante en région lorsque ont les voient de loin dans le paysage. Bref, un vieux parti qui s’affiche par une pâle copie mal inspirée nous montrant son essoufflement et qui transpire la facilité.

  • 6 août 2012 · 02h57 DavidHume

    Une connaissance me faisait remarquer que le slogan du Parti Libéral, que l’on sait fédéraliste, pourrait être subsumé à la première langue officielle du Canada : l’anglais. Permettons-nous un peu de bilinguisme. « Pour le Québec ». « Pour » en anglais signifie « verser ». Définition de verser : tomber sur le côté, chavirer, sombrer, donner de l’argent. De plus, on ne peut pas s’empêcher d’y entendre l’homophone : poor (pauvre). Vous remarquerez sur l’affiche que le mot POUR est plus gros et en rouge (fédéral) et que les mots LE QUÉBEC sont bleus et petits. Tout à fait canadien.

    Quant au slogan de la C.A.Q. (quel nom insipide), « C’est assez, il faut que ça change. », il ressemble au slogan utilisé par Jean Lesage dans les années 60, ce dernier voulant mettre fin au règne de l’Union Nationale de Maurice Duplessis. L’ironie dans tout cela, c’est que Jean Charest, libéral, vient du Parti Conservateur fédéral et que les caquistes sont au fond des conservateurs faisant beaucoup plus penser à l’Union Nationale des années 50 (sans avoir d’option souverainiste claire de surcroît). Entre parenthèses, lorsque j’écoute parler Monsieur Duchesneau, j’ai l’impression d’entendre le Cardinal Turcotte. Il est grand le mystère de la foi.

    Comme quoi les partis politiques sont interchangeables et que, fondamentalement, ils disent à peu près tous la même chose.

  • 6 août 2012 · 11h49 Louis Munger

    On dit qu’une chaîne a la résistance de son maillon le plus faible. Le Québec est constitué d’éléments fort dynamiques, mais malheureusement le maillon de la désinformation et de l’insipidité a tendance à couper la population de tout idéal…

  • 6 août 2012 · 12h38 Serge-É. Parent

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous. Chaque slogan s’intègre dans un contexte. Prenons « Debout », par exemple. Associé à Québec solidaire, on reconnaît tout de suite à quoi il fait référence. Mais associé au PQ, on lierait « Debout devant le fédéral ». Ou à la CAQ ou PLQ, ce serait « Debout pour l’ordre devant l’adversité ».

    Toutefois, ce qui frappe, c’est que les slogans sont suffisamment génériques pour être interchangeables. Faites l’exercice. Vous conclurez peut-être, comme moi, que la connotation du message transmis par le slogan pour chaque parti reste sensiblement la même, peu importe son slogan.

  • 7 août 2012 · 02h22 Ian

    Texte intéressant.

    Ca m’inspire un peu que Rorschach…

    Je crois aussi que ces divers boussoles électorales, glossaires, axes de toutes sortes pour soi disant aider les malheureux électeurs a prendre une décision rationnelle… en disent souvent plus sur l’auteur et sa perception que sur le contexte politique lui-même.

    http://voir.ca/brasse-camarade/2012/08/03/desole-boussole-qs-est-progressiste-et-le-pq-conservateur/

    http://voir.ca/chroniques/theologie-mediatique/2012/08/01/glossaire-electoral-a-lusage-de-ceux-qui-voteront-pour-la-toute-premiere-fois-ou-pas/

    Le glossaire semble évacuer tous les mots relatifs a la corruption…

    Baromètre de la censure : Concernant les deux blogues il me semble desormais impossible de publier… j’avais pourtant des textes intéressants… meme le fait de simplement signifier a Simon que tous les mots relatif a la corruption ou la collusion semblent avoir été évité ce qui est pour moi significatif semble ne pas passer…

  • 7 août 2012 · 08h15 Jean-Serge Baribeau

    Un bon slogan qui pourrait être commun au CAQ, au PQ et peut-être à QS:

    ***Nous nous engageons tous à bien nettoyer les écuries d’Augias.***

    Après tout Duchesneau a la stature d’un véritable Hercule des temps contemporains. Et que dire de Françoise David ou de Pauline Marois!

    JSB

  • 8 août 2012 · 18h32 José Pinto

    Laissons les slogans de côté pour un moment et je vous propose de faire le même exercice mais au lieu de la tâche faisons le avec « Nature Humaine ».

    Êtes vous hobbesien? Êtes vous un partisan de J Adams?

    Car tout commence ici. Tout commence avec la lecture et interprétation de la nature humaine.

    Notre système politique et économique a été bâti sur une vision pervertie et érronée de la nature humaine.

    Surnla supposé disposition inée de l’homme à rechercher son intérêt dans un milieu compétitif au détriment d’autrui

    • 8 août 2012 · 19h35 Jonathan

      José Pinto,

      Je ne pense pas que je suis d’accord, mais je suis intrigué. Pouvez-vous élaborer plus? je ne pense pas saisir ce que voulez exprimer.

      « La disposition inée de l’homme à rechercher son intérêt dans un milieu compétitif au détriment d’autrui »…Impliquant la loi de la sélection naturelle? Car si c’est le cas, je vous soumets qu’un des facteurs lié à l’évolution des primates est la stratégie de groupe qui a fait en sorte que les liens sociaux sont, par nature, imprégnés dans l’espèce.

      Encore: j’ai peut être mal compris.

  • 9 août 2012 · 06h58 José Pinto

    M. Jonathan,

    en écrivant avec un ipad j’ai touché par accident « publier » et par la suite j’ai rencontré un petit problème technique.

    Déjà je peux vous dire que mon approche laisse tombé l’éthologie – <>

    bref voici en quelques phrases de plus mon humble point de vue qui est je dois l’admettre d’un gars naïf;

    1. l’exercice de la tâche de Rorschach est un d’interprétation.
    2. l’interpretation de la Nature Humaine peux être faite de deux façons: 1. rester dans l’animalité, dans la bête et donc construire la politique et l’économie à partir de l’animalité; 2. que nous sommes aussi des animaux de culture. non pas la culture qui est assise sur une disposition innée de l’homme à rechercher son intérêt personnel au détriment d’autrui. <>, mais plutôt que notre <>.

    notre tradition occidentale (et ailleurs aussi mais c’est la nôtre la pire) est méprisante envers l’humanité et cette foutue certitude que nous sommes fait seulement de cupidité et bestialité.

    nos thèses politiques ont été bâtis sur des lectures suivis d’interprétations commençant avec Hésiode et surtout Thucydide (La Guerre du Péloponnèse).

    vous écrivezde <> mais tout ce qui a été bâti comme politique et économie l’a été et l,est encore pour contrôler les <> qui sont plus fortes que les liens sociaux.

  • 9 août 2012 · 07h19 José Pinto

    M Jonathan,

    vous vous êtes déjà sûrement aperçu que je suis une « recrue » du Web 2.0 et à vrai dire je crois que c’est ma 4 ou 5ième fois que j’écrit dans un blog.

    je reprends juste ma dernière phrase pour conclure car il manque des mots.

    vous écrivez « ..liens sociaux… »mais tout ce qui a été bâti comme politique et économie l’a été et l,est encore pour contrôler les « passions égoistes »qui sont plus fortes que les liens sociaux.

    Je souhaite qu’un jour nous allons comprendre que pendant 3 millions d’années l’évolution biologique des hommes a obéi à une sélection culturelle. Nous avons été corps et âme façonnés pour vivre une existence culturelle. La Culture est la Nature Humaine. la Culture est plus ancienne que l’homo sapiens

    c’st pour cela que nous avons besoin de gens telles que M Baillargeon. parce ce que j’ose croire qu’il a compris qu’il « n’existe pas de nature humaine qui soit indépendante de la culture »"

    cordialement

    • 9 août 2012 · 09h05 Jonathan

      Merci José Pinto pour votre message très cordial et vos clarifications.

      « tout ce qui a été bâti comme politique et économie l’a été et l,est encore pour contrôler les « passions égoistes »qui sont plus fortes que les liens sociaux »

      Je vous soumets quelques contres exemples:
      Ordres professionnels (médecins, ing., géologues, architectes etc…): Règle #1 dans chacun: Protéger le publique.
      Commission de protection des consommateurs.
      Inspections alimentaires: MAPAQ.
      Commission Canadienne de sureté nucléaire qui s’assure que les hopitaux qui font des traitements radiologiques sécuritaires pour tous,
      Société d’assurance automobile qui émets des permis des conduires pour assurer que les gens avec des objets de 3 tonnes mobiles comprennent le sens de la route,
      Forces Armées canadiennes qui sont venus en grand déploiement pour assurer la sécurité et la survie des gens affectés lors de la tempête du verglas,
      Search and Rescue,

      En fait, ce ne sont que quelques exemples qui me viennent en tête spontanément.

      Les exemples de gens qui s’impliquent pour valoriser la vie, la culture et le développement humain sont nombreux, et les fâcheux, exposés aux nouvelles, qui gâchent notre impression du système sont les exceptions plutôt que la règle. Le développement des politiques et de l’économie ne se fait pas pour contrôler les passions, mais dans certains cas, pour promouvoir les passions.

      Je suis certains que les médecins sont passionnés et impliqués…et je ne vois pas comment je pourrais catégoriser ça comme égoïste.

      Bref, je n’adresse peut-être pas votre point, c’est possible que je ne comprends pas. Mais je trouve votre argumentaire intriguant.

      S’il vous plaît, répliquez car je suis curieux.

      Très respectueusement,

  • 10 août 2012 · 07h29 José Pinto

    M. Jonathan,

    mes commentaires ci haut font suite à une analyse somme toute assez personnel (je ne suis pas un intellectuel mais plutôt un curieux amoureux de notre monde) de l’interprétation de la dualité ancestral entre nature et culture. ce que Kant écrit que « l’homme est un animal qui a besoin d’un maître ». le problème? c,est que le maître est lui aussi un « animal ».

    l’interprétation de la dualité de ceux qui sont d’accord avec le fait qu’une société ou collectivité deviens stable par l’action « coercitive » d’un pouvoir qui est un gouvernement et de ceux que les éléments d’une société peuvent se limité les uns les autres par un équilibre des pouvoirs et ainsi arriver à une harmonie.

    les exemples que vous donnez sont vrais mais en deçà de ce qui est le mien. ce n’est pas parce qu’il existe une Protection des Consommateurs que le socio-économique va bien; il y a un optimisme chez vous je le vois. au fait le(s) gouvernement(s) ont sombré dans un « optimisme de l’impuissance ».

    en quelque sorte dans un gouvernement idéal les pouvoirs devraient se limiter les uns les autres. Or ce n’est pas le cas! il y a dérive et danger. Il suffit de prendre un peu de « hauteur » et voir ce qui se passe dans à peu près tous les pays de l’occident. (et ailleurs)

    où il y a dérive (peut être vous ne voyez pas cette dérive et nous re voilà encore en face de Rorschach) il y a changement de langage. nous avons juste à lire la pauvreté et le vide d’intelligence des slogans. la démocratie qui se veux « le gouvernement du peuple » une fois appliqué deviens désobéissance civile, etc.

    pour conclure vous et moi sommes des êtres « sociaux »; donc notre nature a été formé dans la société, donc vous et moi n’existons pas avant ou indépendamment de la société. l’outil qui nous a formé ça s’appelle culture. ce qui reviens à dire que notre patrimoine biologique est déterminé par notre pouvoir symbolique.

    mais en réalité ce qui arrive ce sont des politiques socio-économiques axés sur le déterminisme génétique.

    cordialement

  • 10 août 2012 · 13h42 Jonathan

    José Pinto,

    Très intéressant comme développement.

    Mais je n’ai pas la même impression que vous sur certains items.

    Prenons, pour ne pas trop décoller du sujet ci-présent, les slogans présentés. Comme vous, oui, je suis d’accord, ils sont vides de sens, jusqu’à une certaine limite. La pauvreté dans la profondeur des slogans, je l’explique non pas par ceux qui les présentent, mais par ceux qui les consomment. Tous les partis présentent un petit slogan impertinent, tous aussi dévolus de sens profond les uns que les autres. Parfois, on en voit un, un espèce de jeu de mot double-sens qui fait réagir en « hen, elle est bonne ». Mais rien de plus. Non pas parce que les vendeurs de slogans sont pauvres, mais parce que les consommateurs de slogans ne s’en servent pas réellement.
    La pauvreté des slogans n’est donc pas lié aux partis, aux communications politiques, mais au fait que personne veut un slogan déchirant ou controversé – c’est lié à ce que veut les consommateurs des slogans, l’électorat.

    Mais je reviens sur un dernier point:
    « ce n’est pas parce qu’il existe une Protection des Consommateurs que le socio-économique va bien ».
    En fait, oui.
    Si cet organisme existe, c’est qu’il y a une consommation qui est active. Plus il y a d’axes économiques d’envergure, plus l’économie va bien, et donc plus nous devons rattraper les dérapages occasionnels.
    Si cet organisme n’existerait pas, c’est qu’il n’y aurait peu, ou pas, d’activité économique.

    En résumé, je vois que nous avons des différences. Votre langage et vos exemples sont, d’après moi, sémantiques, et je suis un peu plus cartésien (plus réaliste qu’optimiste, d’après moi). C’est donc difficile de réconcilier nos arguments les uns vs les autres.

    Mais l’exercice est intéressant.

    Je ne vous souhaite qu’une merveilleuse fin de semaine!

    • 10 août 2012 · 17h24 José Pinto

      Merci M Jonathan.

      Vous avez raison vous êtes plus cartésien; moi?….plutôt spinoziste.

      Je vous quitte avec une histoire: il était une fois une dame qui a travaillé toute sa vie depuis l’áge de 15 ans. Le seule luxe dans sa vie? S’acheté il y a 23 ans un appartement. Or il arrive la crise économique 2008 et Janvier 2012… Ne reçoit pas son salaire…et ceci pendant 4 longues mois….depuis? Un peu ici et là.

      Or cette dame ayant 66 ans décide de prendre sa pré retraite toute en perdant sur le montant réel de celle ci mais au moins il y aurais un peu d’argent qui rentrerais.

      Elle remets les documents kafkaïens et oh surprise le plan d’austérité rentre et….gèle les nouvelles retraites….

      Pas de salaire et pas de retraite!!!!!!

      À partir d’ici je laisse libre cour à votre imagination cartésienne ( sans méchanceté). Bien sûr ceci n’est pas arrivé ici mais au Portugal.
      la crise à mon humble avis a été causé par un gouvernement sûrement cartésien.

      Ps. La dame de cette histoire est ma soeur. Je peu vous garantir que jamais elle n’a vécu au dessus de ses moyens.

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  • Normand Baillargeon
    Je suis professeur à l'UQAM. Ma spécialité est la philosophie de l'éducation. J'ai écrit quelques livres sur différents sujets qui m'intéressent, dont celui-là, mais aussi quelques autres.

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