Ce qu’on peut dire sur Richard Bain

7 septembre 2012 16h28 · Véronique Robert

Il y a eu ce soir d’élections un attentat contre…  Contre qui ou contre quoi?  Une femme? Les femmes? Une première ministre? Contre une péquiste, contre les péquistes? Contre une francophone, contre les francophones?  Contre une indépendantiste, les indépendantistes?  Contre des gens, tout simplement?

Contre un homme assurément…

Page couverture de Châtelaine, édition spéciale de ce mois-ci

Il ne s’agit pas, en tous cas, d’une tentative d’attentat, comme je l’ai entendu dans certains médias.  Un attentat est une «agression criminelle contre une personne, une institution»[1].  Quand on est face à un mort, un blessé et un incendie, on ne peut pas parler de tentative d’agression.  Il y a eu attentat.

Mais il est trop tôt pour dire contre qui était dirigé cet attentat de Richard Bain même si tout porte à croire qu’il était dirigé contre Pauline Marois.  Parce qu’elle est indépendantiste, oui, mais aussi parce qu’elle est une femme.  Il est peut-être même vain de poser la question, puisqu’on ne le saura probablement jamais.  La Couronne, partie poursuivante, peut avoir une thèse à soumettre pour expliquer le geste, ce qu’on appelle un mobile, mais elle n’est jamais tenue de faire cette preuve  pour obtenir condamnation.  De son côté, l’accusé n’est jamais forcé de témoigner.

Il est donc possible que Richard Bain subisse un procès, soit condamné ou acquitté, sans que jamais nous n’ayons d’explications véritables sur ses motivations le soir du 4 septembre 2012.

Il est possible aussi que Richard Bain ait été fou au moment de commettre le pire.  Fou au sens juridique, j’entends.  Car le trouble mental au sens clinique n’est pas le trouble mental au sens juridique.  Un psychiatre, trois psychiatres, huit psychiatres peuvent diagnostiquer chez un accusé une maladie mentale sans qu’elle ne réponde à la définition légale du trouble mental.

Mais il ne faut pas non plus se laisser emporter par notre choc collectif récent : la maladie mentale donne rarement ouverture à un verdict de non responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, surtout au terme d’un procès, et surtout au terme d’un procès de meurtre. Lorsque quelqu’un est clairement malade, et qu’il était clairement absent ou moment du crime, habituellement, la poursuite et la défense s’entendent pour que cette personne soit soignée plutôt que punie.  C’est arrivé tout dernièrement à St-Romain, en Beauce.

Si Richard Bain était incapable de distinguer le bien du mal au moment du meurtre de Denis Blanchette, ou s’il était incapable de savoir ce qu’il était en train de faire, il deviendra inutile de savoir si son geste avait une portée symbolique puisqu’il aura été en plein délire.  Que ce soit du délire politique, ou religieux, le délire peut difficilement être assimilé à un discours idéologique.

Bref, nous ne savons rien non plus de son état d’esprit, et nous ne saurons rien avant le terme de son procès.

Mais avons-nous le droit, collectivement, et c’est là où je veux en venir, avons-nous le droit de poser des questions et de tenter des réponses.  D’essayer de comprendre.  D’exprimer des doléances.  Je crois que oui.  Il n’y a pas que le juridique, dans la vie.

On se souvient de polytechnique, évidemment.  Mû par une haine des femmes, Marc Lépine entre dans cet établissement d’enseignement et tue 14 futures ingénieures.  On ne saura jamais si Marc Lépine était délirant au moment de commettre son atrocité, puisqu’il est mort.  Sauf qu’on a assez d’indices pour affirmer qu’il détestait les femmes.  Les propos tenus au moment des meurtres et la liste de noms de femmes à abattre retrouvée sur lui sont plus qu’explicites.

On se souvient qu’au lendemain du drame, le pire drame de l’histoire du Québec dans ma mémoire de femme, il était interdit de taxer le geste de misogyne sans se faire traiter de lesbienne radicale.  Il fallait dire qu’il s’agissait d’un «geste isolé».

Isolé.  Geste isolé.  J’espère bien que tous les meurtres sont des gestes isolés!  De la même manière qu’un crime d’honneur a une portée idéologique, tout en étant isolé au sens où il n’est pas endossé par tous les membres des communautés où de tels crimes se commettent parfois.

Isolée.  Geste isolé.  Breivik a commis le pire des gestes isolés de l’histoire de l’Europe depuis la deuxième guerre.  A-t-on quand même le droit de rapporter qu’il agissait en raison de sa haine religieuse envers les musulmans?  A-t-on quand même le droit de souligner au passage que cette haine, elle, n’est pas nécessairement isolée?  Le geste n’est est pas moins singulier, mais faut-il tout taire?

Richard Bain a prononcé des paroles à connotation politique immédiatement après le fait.  On parle d’un comportement post délictuel et d’une déclaration spontanée.  On parle de res gestae.

Alors qu’on le veuille ou non, les paroles de Richard Bain feront l’objet d’un débat au moment de son procès, si procès il y a.   Débat sur leur admissibilité, d’abord, mais si elles sont admises, elles seront traitées comme le reste de la preuve.

Si la Poursuite, c’est-à-dire le ministère public, c’est-à-dire l’État, peut mettre en preuve des paroles pour prouver le mobile d’un crime, je ne vois pas pourquoi, collectivement, nous ne pourrions pas traiter ces paroles pour nous questionner sur leur sens.  Calmement, évidemment.


[1] Hubert REID, Dictionnaire de droit québécois et canadien, Wilson & Lafleur, 1994, p. 47.

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  • 7 septembre 2012 · 18h36 eldja dja

    ben trop tot pour ce genre d’analyse… de la rhetorique… rien a dire dans le fond… ce dont on doit se souvenir c que des jeunes que l’on traitent comme des citoyens de seconde zone se sont tenus debout pendant 6 longs mois, ont mis en péril leurs sessions, leurs revenus, leurs sécurités physiques (ils se sont fait bastonnés, gazés) avec dignité et détermination et qu’ils sont arrivés a faire débarquer tout un gouvernement… je ne regarde plus la tv, je ne lis plus ce genre d’article…. je vais dans la rue écouter les discours de nos jeunes, échanger avec eux… c ca la vraie vie… les journalistes n’ont peu ou pas d’intégrité… ils méritent le respect dans le sens ou ils peuvent nous rapporter les dérapages de nos polices fascistes… sinon… je crois personnellement que les journalistes devraient juste retranscrire les paroles des indignés… fermez votre tv, déchirez vos journaux et sortez dans la rue… vous rencontrerez des adultes d’une lucidité incroyable et dotés d’une vision élargie… laissez-les s’exprimer… c l’état d’urgence… notre planete est en péril… notre survie par extension aussi… plus capable de lire ce genre d’article… je tiens a exprimer ma compassion pour cette victime innoncente décédée et pour cette autre ds un lit d’hopital… une minute de recueillement. ca devrait dans le fond etre votre travail les journalistes, nous amener a exprimer notre compassion et a nous unir pour supporter les victimes innocentes… votre blabla n’est plus de mise… on demande de l’authenticité… la manipulation des consciences est terminée et on n’a plus besoin de vous pour analyser un évènement tragique… taisez-vous et recueillez-vous. merci

  • 7 septembre 2012 · 21h27 martin dufresne

    Merci Madame Robert de cette tentative de lever l’omerta sur le sens de l’attentat de mardi soir. Je suis gêné par les ténors qui martèlent que l’on n’a pas le droit de s’interroger publiquement sur cette signification, de soulever des hypothèses, de désigner de possibles responsabilités. Vous avez raison de rappeler le discours d’intimidation qui a été adressé aux femmes et surtout aux féministes au lendemain du gynocide de Polytechnique, il y a 22 ans. Merci de désigner les repères de ce que pourra être le traitement juridique de ce crime (s’il y a procès), mais en rappelant justement qu’ »il n’y a pas que le juridique dans la vie ».

    Il me semble que la lentille du droit criminel, axé comme il est sur la responsabilité ou non du prévenu, laisse dans l’ombre des éléments importants: la portée symbolique de l’acte lui-même et de son contexte social. Je ne vous suis pas lorsque vous écrivez « …il deviendra inutile de savoir si son geste avait une portée symbolique puisqu’il (Bain) aura été en plein délire ». Inutile pour l’évaluation de sa responsabilité, peut-être, mais pas pour l’analyse du geste lui-même, de son ancrage en amont et de sa portée en aval, aux yeux de quiconque se préoccupe des rapports sociaux et de ce qui les influence. Vous connaissez sans doute l’ouvrage du philosophe Pierre Legendre, « Le crime du caporal Lortie », qui s’est penché sur un autre attentat dirigé contre le PQ et ce qu’il symbolisait, en 1984.

    Il est dommage que certains poids-lourds cherchent à occulter l’importance d’un discours idéologique très marqué dans certains médias de langue anglaise qui ont diabolisé le PQ et le nationalisme des francophones pour y dépeindre une menace intolérable pour la communauté anglophone du Québec. N’est-ce pas une partie du contexte du crime de Bain? En témoignent ses propos – ceux filmés par Radio-Canada (« Les Anglais se réveillent… Payback! »). De plus, j’espère que le procès permettra de vérifier si Bain a réellement confié à des policiers que « sa cible était Pauline Marois, car il n’acceptait pas l’élection d’une femme indépendantiste » (http://bit.ly/QjU3M2). Indépendamment d’une responsabilité délictuelle, cet aveu rendrait d’autant plus pertinent votre rappel de la dynamique de l’assassin de l’École Polytechnique,

    Celui-ci, rappelons-le, a laissé en 1989 un manifeste tentant de justifier non une misogynie (comme vous écrivez) mais un antiféminisme politique, ancré dans une propagande haineuse masculiniste qui perçait alors déjà au Québec, un procès fait à de prétendus privilèges féminins que Lépine a énumérés dans son message posthume. Pourquoi n’a-t-on jamais analysé la rhétorique antiféministe qui avait clairement influencé son passage à l’acte puisque lui-même les citait? Omerta, déjà.

    Même dynamique chez l’assassin d’Oslo, Anders Breivik, qui a tué des employé-es du gouvernement norvégien et de jeunes progressistes, comme geste politique, une haine non des Musulmans, comme vous dites, mais du multuculturalisme et du féminisme. Son propre manifeste (http://bit.ly/RlENOq), mis en ligne quelques heures avant la tuerie, reprenait de longs extraits d’une propagande haineuse masculiniste et de suprémacie de l’Occident qui prolifère toujours sur Internet, préparant de nouveaux attentats (et probablement une guerre mondiale sous prétexte de combattre l’Islam!).

    Puisque c’est de la justice que vous attendez la résolution de ce qu’on peut ou non dire de tels attentats, prenez note du fait que Breivik a été jugé responsable de ses actes, ce qui nous renvoie collectivement la responsabilité de jauger et contrer de tels discours considérant leur influence, plutôt que d’e faire l’impasse à leur sujet en imposant à l’avance l’alibi de la « folie ».

    Même si cela déborde du droit, il me semble que la portée symbolique des propos haineux et des crimes physiques qui les prolongent doit être reconnue au-delà de la responsabilité délictuelle individuelle.

  • 7 septembre 2012 · 22h04 Martina

    Je pense qu on a peur de certains mots, certaines associations trop faciles. Il y a des anglophones qui disent n’importe quoi sur les francophones mais tous les anglophones ne le font pas. Il y a apparemment un anglophone qui a commis un attentat qui aurait pu se transformer en massacre mardi soir. Ça ne veut pas dire que les anglophones qui disent n importe quoi veulent tous nous exterminer. Je pense que le refus de regarder certains aspect en face est une forme de déni collectif qui nous protège de l extrémisme et de la guerre civile ultimement. On veut pas trop dire les mots terrorisme, massacre, mysogynie pour parler de mardi soir. Je pense que ça peux être bon de laisser la poussière retomber, les anglos se dissocier du geste, les amis de culture différentes se répéter les uns aux autres qu’ils ont tous été choqué de ce qui s’est passer. Et de la même façon pour les femmes entendre que les hommes ont été blessé et choqué par ce qui s est passé. Une fois que nous seront sûrs collectivement qu il n y a pas de parallèle important à faire avec le quotidien, une fois qu on a rétablit le sentiment de sécurité les anglos avec les francos et les hommes avec les femmes on peu peut être plus aisément faire face collectivement à la vérité ce geste extrême et extrémiste.

  • 8 septembre 2012 · 09h21 Benoit

    Mme Robert, vous avez écrit le fond de ma pensée et je suis surpris que cet événement ne suscite pas davantage de débats. Au lendemain des élections, je m’attendais à ce que cette histoire devienne une nouvelle « Affaire Dreyfus », dans la mesure où la population se serait déchirée sur l’interprétation d’un tel événement (s’agit-il d’un geste isolé ou un acte profondément politique se cachant derrière un voile de folie). Il va sans dire que c’est la première interprétation qu’on s’est empressé de mettre de l’avant, comme si on voulait étouffer un profond et imminent malaise (pelletons les problèmes de l’avant, autrement dit).

    Qu’une personne souffre de problèmes mentaux et soit davantage prédisposé à la violence, j’entends bien. Mais que cette même personne canalise toute sa folie en la figure de Pauline Marois ou contre 14 jeunes femmes, c’est autre chose.

    Et quand je réveille et que j’aperçois dans mon fil d’actualité facebook des commentaires du genre « A PQ member has already been shot dead. I like the way this is going », je me dis qu’il y a bien un éco-système politique de haine dans lequel rien n’empêche la circulation d’idées abjectes. Remarquez, nous (les « francophones ») sommes loin d’être tout aussi propres… Bref, lorsque j’ai confronté cette même personne, elle m’a répondu qu’il s’agissait plutôt de sarcasme et (qu’officiellement) elle se désolait des événements de la veille… Comme quoi en cas de malaise, la stupidité peut être brandie à peu près de la même façon que la « folie ».

    Pour nous qui défendons la thèse d’un geste profondément politique, comment pouvons-nous espérer mettre ces idées de l’avant? N’a-t-on pas pensé que les communautés francophones et anglophones gagneraient à la tenue d’un début ou d’un état des lieux? Comment provoquer le débat qui mérite d’être tenu, quitte à troubler la quiétude artificielle qu’on nous impose?

  • 8 septembre 2012 · 10h02 Normand Murray

    Ce qu’on peu dire sur Richard Bain.
    Qu’il vas vous démontrez son talent de comédien il vas se comporté comme un simple d’esprit à son procès, Verdict Pinel prononcé par un juge nommé par Charest Bastarache un vague souvenir déjà oublié.Ce qu’on…Que le traitement lors de son arrestation a été d’un civisme exemplaire du moins pur un homme armé tel un commando s’il avait eu un carré rouge l’arrestation aurait surement été plus musclé sinon fatale.Ce qu’on…On jase là,en moins de 20 secondes les effectifs de police était phénoménal dans cette ruelle qui auparavant en était déficiente de toute évidences si Charest en aurait fais son lieux de rassemblement le quadrilatère complet aurait été drôlement plus hermétique même une mouche n’aurait réussi a se faufilé.Ce qu’on…Vision prémonitoire éventuellement il vas peu être se suicidé se faire suicidé ou un banal accident qui sait les méandre du pouvoir obscur ($$$) sont insondable mais de toute évidence il EXISTE!!!

  • 10 septembre 2012 · 12h34 Christian Feuillette

    Intéressant article. Vous avez raison, il ne faut pas se cacher la tête dans le sable ni éviter les sujets controversés. Par contre, je trouve que nos relations avec les anglophones se sont transformées pour le mieux depuis quelques années. J’ai côtoyé des anglophones durant les manifestations, j’ai travaillé avec des anglophones durant la récente campagne avec Québec Solidaire. La Classe est allée faire une tournée en Ontario… Nous avons beaucoup en commun et il est temps de se parler, d’échanger, de partager, bref sortir des deux solitudes. Du côté des francophones, il faut aussi tourner la page sur le vieux discours nationaleux, que le PQ emprunte malheureusement encore trop souvent.

  • 10 septembre 2012 · 15h01 Normand Murray

    Comme vous dites quasiment impossible de déjoué une batterie de psychiatres la possibilité demeures, tout comme ceux qui en sortent comme apte a vivre parmi la communauté et finalement ne le sont pas, le filet n’est jamais hermétique.Autre réflexion la défense iras probablement de contre expertises et le juridique primeras sur le psychiatrique car la décision en seras le verdict de…?

  • 10 septembre 2012 · 19h18 Paul Proulx

    J’apprécie les billets de cette rubrique qu’a lancée Madame Véronique Robert, et j’apprécie en particulier le texte de Martin Dufresne. Il me semble, à l’instar de ce dernier, que le contexte social et les rapports sociaux sont d’une importance capitale pour interpréter les gestes délictuels.

    Le printemps érable, comme on l’a baptisé, a soulevé les passions. Les revendications des étudiants se sont radicalisées au point de prendre la rue pour les exprimer publiquement. Les manifestations légitimes ont attiré les casseurs, qui ont créé un état de violence. L’ambiance était à l’affrontement. Une phrase passée sous silence de Gabriel Nadeau-Dubois est bien significative à ce sujet : « S’il y a un perdant, ce ne sera pas nous. » Il jetait de l’huile sur le feu. Et les encouragements à la désobéissance civile ont aussi contribué à alimenter un climat belliqueux. Il en résulte des dérapages chez les plus fragiles. Les esprits ont été échauffés jusqu’à l’élection du 4 septembre. Même si l’on prévoyait la victoire de Madame Marois, personne n’a été heureux du résultat. Le PQ n’a pas remporté une victoire décisive et le PLQ a évité une amère défaite. Les déceptions sont, à mon sens, suffisantes pour provoquer de la houle en aval chez ceux qui sont facilement ébranlables. Je ne sais pas si c’est avec raison que j’inscris l’attentat de Richard Bain dans ce créneau. Ce dernier, d’après ce que j’ai lu, semble un être très émotif en quête d’une force qui le valoriserait. Les circonstances menaçant, à tort, son ego ont amené des réactions impulsives qui ont emprunté un canal tragique. Et sous la force de l’impulsivité, le jugement échappe aux nuances qui confèrent de la perspective à ce que nous vivons.

    Ce point de vue n’excuse pas les belligérants soumis, comme les autres, aux mêmes règles de conduite en société. Mais d’autre part, nous créons nos propres malheurs quand nous radicalisons ce qui nous divise. On a créé une montée de violence en diabolisant les camps en présence. Bref, avons-nous contribué à créer une atmosphère propice aux dérapages en américanisant la défense des points de vue ? Et malheureusement, les pots cassés ont entraîné la mort d’une innocente personne.

  • 21 septembre 2012 · 19h49 Line Merrette

    J’ai dû moi-même dénoncer un anglophone à la SQ cette semaine. C’était un jeune crétin, il n’était pas sérieux. SPn établissement d’enseignement et la SQ s’en occupent.

    Mais je m’inquiète de la synergie que tous ces propos haineux exercent sur les fanatiques (sains d’esprit mais animés par une idéologie extrémiste) et les illuminés (qui délirent).

    On nous pas aussi demandé de ne pas dénoncer des propos tels que ceux-là «Her rancorous election speeches — which doubtless read better in the original German» http://fullcomment.nationalpost.com/2012/09/07/j-l-granatstein-how-a-separate-quebec-would-transform-our-defence-policy/ ce qui est un comble venant d’un historien doté d’un tel patronyme), qui frôlent à mon sens de non-avocate la diffamation. Ces gens sont imperméables aux faits. à la limite leur xénophobie est inconsciente. Ce qui leur permet commodément de nier.

    Depuis que vous avez écrit votre billet, Bain a eu la «chance» de s’exprimer à la radio. J’ai d’ailleurs fait une plainte au Conseil de presse. Cet homme est en attente de procès. il est en évaluation psychiatrique, et je pense qu’il s’est incriminé. Je pense que CJAD a privilégié les cotes d’écoute sur le bien public. Et non, ça ne se compare pas au manifeste du FLQ, car les postes de radio avaient été forcés de le lire, MM. Cross et Laporte étant captifs.

    J’espère que l’esprit de lucre est la seule explication de ce manque flagrant de jugement. Car s’il y en a d’autres, ils sont sinistres.

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  • Véronique Robert
    Avocate de la défense, droit criminel. Chargée de cours à l'Université Laval.

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