Le Gershwin du titre, c’est celui qui a catapulté la clarinette sur le devant de la scène avec les premières notes, si caractéristiques, de sa Rhapsody in Blue, et c’est un grand maître de l’instrument, André Moisan, qui nous en démontre éloquemment ici toutes les possibilités. Le son velouté de la clarinette fait oublier la technique magistrale du musicien, qui passe d’un registre à l’autre avec une égale facilité, qu’il évoque le swing de Benny Goodman ou qu’il maîtrise les difficultés de la Clarinet Sonata du compositeur britannique Mike Mower (premier enregistrement). Le pianiste Jean Saulnier n’est pas ici qu’un accompagnateur, mais bien un partenaire de tous les instants, qui double le plaisir de l’écoute.
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