Sous des dehors guillerets – rappelons qu’Andrew Bird aime siffloter – se cache une densité musicale qu’on détecte souvent chez les musiciens de formation classique défroqués (dans son cas, il s’agit de violon). Résultat ample mais jamais surchargé; la chanson Masterswarm, malgré ses 6 minutes bien sonnées et sa structure fragmentée qui «viraille», en est un superbe exemple. Nonobstant leur hermétisme relatif, les textes laissent continuellement remonter des images à la surface. La voix évoque parfois celle de Thom Yorke (Oh No, Not a Robot, But a Ghost); à d’autres moments, on pense à la mélancolie chaleureuse de Jens Lekman. Opulent, fin, magnétique. Et le charme opère dès la première écoute.
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