Blogue de Richard Martineau Richard Martineau RSS
Québec vient d'être nommée la meilleure ville canadienne où faire des affaires. Pendant ce temps-là, à Montréal: Zzzzzzzzzzzzzz…
Selon un rapport scientifique dévoilé aujourd'hui, la température de la Terre n'a jamais été aussi élevée. Attaboy! Amenez-en, des Hummer!
Probablement le meilleur spot publicitaire jamais fait. Tout ça en un seul plan, sans aucun effet spécial. Wow.
Avec Half Nelson, un petit film indépendant, la souris a accouché non pas d'une montagne (il ne faut pas exagérer), mais d'une bonne colline. *** Half Nelson est ce qu'on appelle un film de profs, comme Les Choristes ou Dead Poets Society. Vous savez : le jeune prof tripant qui va enseigner dans une école pauvre et qui réussit, par des méthodes ô combien originales, à sensibiliser les jeunes aux bienfaits de la culture avec un grand C. Mais cette fois-ci, il y a une différence : le prof est toxicomane. Il sniffe de la coke et fume du crack. Et un jour, il est pris en flagrant délit par une de ses jeunes étudiantes. *** Half Nelson pourrait être un petit téléfilm "à cause" qui passe l'après-midi à Canal Vie. La mère alcoolique, le prof toxicomane, la police gaie, le politicien travesti. Mais heureusement, ce n'est pas le cas. Il n'y a pas de morale, dans Half Nelson, pas de leçon, pas de petite conclusion cucu, genre: "C'est pas beau, prendre de la drogue." Le réalisateur observe ses personnages sans les juger. Le film est [...]
The Black Dahlia est certainement le film le plus attendu de l'automne. Normal : il met en vedette Scarlett Johansson, il adapte un roman de James Ellroy et il est réalisé par Brian De Palma. On n'a pas vu pareil trio depuis l'équipe formée par Guy Lafleur, Steve Shutt et Pete Mahovlich. *** Ce film s'inspire du fait divers le plus célèbre de l'Histoire des Etats-Unis. À la fin des années 40, la police de Los Angeles a découvert le corps d'une apprentie comédienne dans un fossé. Elle était coupée en deux, elle avait été vidé de toutes ses entrailles et elle avait le visage horriblement mutilé. Ce meurtre n'a jamais été résolu. Dans The Black Dahlia, James Ellroy et Brian De Palma imaginent ce qui s'est passé. *** Comme L. A. Confidential, qui était aussi adapté d'un roman de James Ellroy, The Black Dahlia nous dévoile le côté sombre du Hollywood de la belle époque. Les policiers corrompus, les cinéastes déchus qui tournent des films pornos, les bars de lesbiennes, les bourgeois sado-masos. La reconstitution du Hollywood des années 40 est magnifique; les décors, les [...]
Le pape a-t-il été mal cité? C'est ce que croit ce journaliste réputé du Monde, le quotidien français… Le pape a fait une longue réflexion sur les rapports de la religion, de la raison et de la violence. Il a pris pour exemple les risques de violence propres, dit-il, à toute religion. Il a fait des citations, mais ce n'est pas l'essentiel de son discours. Mais les médias ont mis dans la bouche du pape des propos qui datent du XIVe siècle, dans un contexte historique très polémique. Il y a eu une simplification exagérée, phénomène trop fréquent aujourd'hui. Que de polémiques soulevées à partir d'une simplification médiatique!
Arrêtons de nous excuser chaque fois que des Musulmans extrémistes s'excitent, et défendons la liberté d'expression, bordel!!!! Une réflexion intéressante – et rafraîchissante ! – d'une journaliste du Washington Post sur la dernière crise d'hystérie des Islamistes… Western politicians, writers, thinkers and speakers should stop apologizing — and start uniting. By this, I don't mean that we all need to rush to defend or to analyze the Pope's sermon; I leave that to experts on Byzantine theology. But we can all unite in our support for freedom of speech — surely the pope is allowed to quote from medieval texts — and of the press. And we can also unite, loudly, in our condemnation of violent, unprovoked attacks on churches, embassies and elderly nuns. By "we" I mean here the White House, the Vatican, the German Greens, the French Foreign Ministry, NATO, Greenpeace, Le Monde and Fox News — Western institutions of the left, the right and everything in between. True, these principles sound pretty elementary — "we're pro-free speech and anti-gratuitous violence" — but in the days since the pope's sermon, I don't feel that I've heard them defended in anything like a unanimous chorus. A lot [...]
La montée de l'extrémisme islamique vue par le très grand romancier britannique Martin Amis. Until recently it was being said that what we are confronted with, here, is 'a civil war' within Islam. That's what all this was supposed to be: not a clash of civilisations or anything like that, but a civil war within Islam. Well, the civil war appears to be over. And Islamism won it. The loser, moderate Islam, is always deceptively well-represented on the level of the op-ed page and the public debate; elsewhere, it is supine and inaudible. We are not hearing from moderate Islam. Whereas Islamism, as a mover and shaper of world events, is pretty well all there is.
Une critique du film Marie Antoinette, de Sofia Coppola, par nulle autre que l'intellectuelle "post-féministe" Camille Paglia. Du bonbon… The Marie Antoinette saga presents daunting problems to any adapter. Where should our sympathies lie: with the plucky, fun-loving 14-year-old girl torn from her home at the Habsburg court in Vienna to serve as a broodmare for French royalty - or with the impoverished French proletariat whose taxes underwrote the ostentatious luxuries of a parasitic aristocracy? For the past two centuries, views of Marie Antoinette have been sharply polarized: She was either a saint and martyr or a monster and Messalina (one of the many scathing sobriquets flung at her in her lifetime).
Un texte courageux de Sam Harris, auteur du livre The End of Faith (un essai passionnant sur les vertus de l'athéisme et les dangers de la religion). Sujet: l'intégrisme islamique. En voici un extrait A cult of death is forming in the Muslim world – for reasons that are perfectly explicable in terms of the Islamic doctrines of martyrdom and jihad. The truth is that we are not fighting a "war on terror." We are fighting a pestilential theology and a longing for paradise. This is not to say that we are at war with all Muslims. But we are absolutely at war with those who believe that death in defense of the faith is the highest possible good, that cartoonists should be killed for caricaturing the prophet and that any Muslim who loses his faith should be butchered for apostasy. Unfortunately, such religious extremism is not as fringe a phenomenon as we might hope. Numerous studies have found that the most radicalized Muslims tend to have better-than-average educations and economic opportunities.
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