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J'aurais voulu être une artiste ? Euh ... non, journaliste ! Travaille fort pour que l'on consomme à outrance littérature et cinéma de chez nous. Comme une consommatrice avertie en vaut deux, je suis deux et passe le mot de la littérature québécoise depuis 2005 : www.passemot.blogspot.com
La porte du ciel
6 février 2012 · Livres · Venise LandryDominique Fortier
Ou pourquoi tenir un blogue. C’est sûr qu’il faut y tenir solidement pour y consacrer tant d’énergie, tant de temps et d’argent. Bais oui, parce que le temps, c’est de l’argent ! Entéka, c’est ce que ma mère m’a toujours dit. Je suis impressionnée par ce qui se passe dans la communauté du blogue @Voir. Clic, Clic, Clic … je lis et visite mon voisinage et réalise que des personnes, comme Josée Legault, pour la nommer, prennent le temps et la peine de répondre aux commentaires. Mais comment fait-elle !? Avec la fréquence et la longueur de ses billets ! Ouf…. Elle doit être fermement convaincue de son apport à la communauté. C’est ce que j’en conclus. C’est facile de le déduire, puisqu’il m’arrive chose semblable au Passe-Mot. À chaque fois que je retourne à ma balance peser le pour et le contre, il m’arrive un paquet de reconnaissance bien ficelé. Et je continue. Un auteur qui me remercie, dont je sens la reconnaissance sincère, par exemple. Un lecteur content de ma recommandation qui recommande à son tour, et imaginez si ce lecteur est également un blogueur ! Les livres se suggèrent de blogue en blogue, les recommandations [...]
De blogue en blogue littéraire, je navigue, me frappe à des vagues. Ces jours derniers, la vague se dresse devant la préservation de notre langue dans nos publications. Deux blogues : La Lucarne à Luneau et Des pages et des pages, sans lien apparent sauf, peut-être, l’amour du mot dans nos publications écrites ont nagé sur une vague de popularité. Ce plaidoyer pour la préservation de notre langue dans nos publications ne vise pas les mêmes menaces. À La Lucarne, PG Luneau a fait part, et plusieurs de ses lecteurs ont renchéri, de son agacement devant les expressions « à la française » du dernier album « Un couple d’enfer », le tome 5 de la série à succès Les Nombrils. Tandis que ClaudeL, ce sont les titres anglais sur les couvertures de romans de langue française qui la font souffrir. Celui qui lui a fait le plus mal vient d’une auteure qu’elle admire : Arlette Cousture avec son Petal’s Pub chez Libre Expression. Se rajoute, Charlotte before Christ d’Alexandre Soublière chez Boréal et Négroni on the rocks de Rafaële Germain chez Libre Expression. La blogueuse, [...]
On se plaint souvent que notre télévision d’état, Radio-Canada ne fait pas suffisamment de place à la littérature. Quand il y a lacune, il faut la dénoncer, c’est sain. Quand il y a matière à féliciter, il faut le souligner, c’est sain. Notre télévision d’état a encouragé les écrivains pendant une trentaine d’années avec les Prix littéraires Radio Canada. Initiative louable mais un peu statique. Un concours une fois par année, la balance de l’année, rien. Radio-Canada a compris qu’il y avait place à l’amélioration et a lancé son espace Zone d’écriture, un lieu d’échange dynamique, une communauté où les écrivains peuvent se retrouver et partager leur expérience en ligne. Cet espace convivial offre des défis d’écriture, des ateliers d’écriture en ligne, des textes originaux d’auteurs, des éditoriaux, des nouvelles sur le monde littéraire et des suggestions de lecture. Tout en n’oubliant pas les Prix littéraires qui perdurent mais avec certains changements. Par exemple, les compétitions Nouvelle, Récit, Poésie se font maintenant à tour de rôle. Chacune de ces catégories peut rapporter 6,000 $ au lauréat et un 1,000 $ à quatre « mentions spéciales » sélectionnées par le jury. J’en profite pour dire qu’il reste seulement [...]
On s’en doute, une toute première œuvre a la difficulté à se frayer un chemin des étagères des librairies à celles de nos résidences. Si l’on s’appelle, Lise Dion, aucun problème, Josélito Michaud, pas plus, mais le pur étranger, lui ? À La Recrue du mois, on s’est mis dans la peau de celui qui a rêvé toute sa vie de voir son nom sur une couverture de roman. La première journée où l’œuvre trône en librairie, il a des palpitations. J’ai entendu des écrivains confier que dès les premières heures d’ouverture, ils s’installaient pour surprendre la première main fureteuse qui soulèverait le trésor de leurs mots. La Recrue du mois, maintenant sous forme de webzine, existant depuis bientôt quatre ans offre une vitrine panoramique sur le paysage des premières œuvres publiées ici. Une équipe de 18 personnes, dont 15 rédacteurs venant de tous les horizons, consacrent temps, énergie, je dirais même ferveur, à lire et à commenter des premières œuvres fictives, et cela à titre complètement bénévole. Est-ce possible de commenter toutes les premières parutions ? Vous ne le croirez peut-être pas, mais l’équipe de La Recrue (dont je suis) s’y emploie. Un répertoire est [...]
La fille de l’imprimeur est triste
13 janvier 2012 · Livres · Venise LandryAuteur : Nicolas Gilbert. La fille de l’imprimeur est triste, titre évocateur, n’est-ce pas ? Ça y est, je plonge dans le pourquoi je tiens ce blogue ; la littérature québécoise. C’est mon dernier titre commenté, j’y ai fait allusion à mon premier billet, combien j’étais désolé de ne pas lui offrir la vitrine Voir. Je me reprends, le sourire aux lèvres. Cet auteur, s’il obtient l’attention méritée, a un avenir prometteur. « … Si on se met à écouter la musique du hasard avec attention, ne risque-t-on pas de vouloir danser à son rythme ». Oh, que j’aimerais être l’auteure de cette phrase tirée du quatrième de couverture. Dès les premières pages, expulsée de mon quotidien, de mon siècle, je suis entré dans un ailleurs. « Deux hommes que cent cinquante ans séparent portent un même nom, un même visage ». Réaction des personnes terre-à-terre ? Ça ne se peut pas. Peut-être pas, mais Nicolas Gilbert a tout mis en œuvre pour que j’y croie. Je ne pourrais expliquer comment il s’y est pris, un peu comme le tour de magie devant lequel tu es incrédule, mais le résultat étant sous tes yeux, tu ne peux nier. Les deux [...]
J’ai chipé l’idée de la présentation à Mathieu Poirier. J’avais comme oublié que c’est important. On ne va pas se faire croire que tout le monde nous connait, déjà que c’est difficile de se connaître, soi, au jour le jour ! Je suis convaincue que l’on change plus vite qu’auparavant, avec tout ce que l’on se donne à vivre de nouveau, ça transforme un esprit, un cœur, un corps. J’étais très contente que l’on m’ouvre les portes de cette équipe impressionnante de blogueurs. Ma première pensée a été « Enfin ! Je vais pouvoir initier le sujet de mes commentaires de lectures ! ». J’avais déjà ma niche au Voir depuis 2005 (que j’appelais secrètement mon blogue !), mais l’inconvénient majeur étant que … Prenons un exemple, je termine la lecture de La fille de l’imprimeur est triste, troisième roman de Nicolas Gilbert chez Leméac. Le premier et le deuxième titre de cet auteur ont été couverts par le Voir mais pas ce petit dernier, eh bien, il m’était alors impossible de publier mon commentaire de lecture. La possibilité m’était donné seulement si je l’enfilais à la suite de la critique ou entrevue d’un journaliste. On s’entend bien qu’il est [...]



