FCIAT 2012 : Que la fête commence!

27 octobre 2012 10h06 · Manon Dumais

Du 27 octobre au 1er novembre, le 31e Festival du cinéma en Abitibi-Témiscamingue offre à son fidèle public une programmation de choix composée de primeurs et de films ayant fait leur marque à l’international. Aujourd’hui, les festivaliers pourront voir le prenant Tout ce que tu possèdes de Bernard Émond, mettant en vedette Patrick Drolet dans le rôle d’un homme qui refuse l’héritage de son père et la présence de sa fille dont il ignorait l’existence. Lisez l’entrevue avec Émond et Drolet.

Tout ce que tu possèdes sera précédé de l’hilarant court métrage Chef de meute de Chloé Robichant mettant en vedette Ève Duranceau. Lisez l’entrevue avec la réalisatrice peu avant son départ pour Cannes où son film figurait au sein de la compétition officielle.

Présenté au Festival de Karlovy Vary, Les manèges humains, troisième long métrage de Martin Laroche, met en vedette Marie-Évelyne Lessard qui défend avec brio le rôle d’une Québécoise d’origine africaine ayant subi l’excision lorsqu’elle était enfant. Lisez l’entrevue avec le réalisateur et l’actrice rencontrés à Karlovy Vary.

Grand prix du jury à Cannes, Reality de Mateo Garone est une amusante charge contre la télé-réalité où Aniello Arena s’impose avec son jeu expressif.

Ayant valu le prix d’interprétation masculine à Cannes à Mads Mikkelsen, La chasse de Thomas Vinterberg raconte le drame d’un homme injustement accusé de pédophilie qui sera mis au ban de la société. «Dans Festen, je traitais d’enfants abusés, or, dans celui-ci, je voulais montrer l’envers de la médaille, ce qui arrive lorsqu’un enfant prétend avoir été abusé. Cela dit, ce n’est pas un thème qui m’obsède et je n’ai jamais été abusé. J’ai grandi dans une commune des années 70 entourée d’organes génitaux; tout le monde se promenait nu et il n’y avait rien de choquant. Je voulais montrer comment le mensonge peut détruire une vie», racontait le réalisateur au Festival international de film de Toronto.

Filmé baigné d’une lumière automnale, Avant que mon cœur bascule de Sébastien Rose s’intéresse aux tribulations d’une adolescente (Clémence Dufresne-Deslières) qui se lie d’amitié avec la veuve (Sophie Lorain) d’un homme (Alexis Martin) qu’elle a détroussé.

Ours d’argent à Berlin du meilleur scénario et de la meilleure interprétation masculine pour Mikkel Boe Følsgaard, émouvant dans le rôle du roi fou, A Royal Affair de Nikolaj Arcel relate les amours de la reine du Danemark (Alicia Vikander) et d’un médecin révolutionnaire (Mads Mikkelsen). « Nous avons travaillé avec trois historiens et chacun d’eux a sa propre interprétation des faits, tout en s’entendant sur plusieurs points. Le docteur Struensee aimait-il réellement la reine Caroline Mathilde ou s’est-il servi d’elle pour faire passer plus de 200 lois en une année et demie? Comme nous sommes tous deux romantiques, nous croyons que puisqu’ils partageaient les mêmes idées inspirées des Lumières, ils étaient réellement amoureux», confiait Arcel au TIFF.

Prenant l’affiche cette semaine, le drame de mœurs À perdre la raison de Joachim Lafosse a mérité le prix d’interprétation à Un certain regard à Émilie Dequenne, au sommet de son art en mère dépressive. Lisez la critique et l’entrevue avec le réalisateur rencontré à Cannes.

Valois d’or du Festival de film d’Angoulême, Catimini, deuxième long métrage de Nathalie St-Pierre, rend compte avec finesse et fraîcheur le quotidien de quatre jeunes filles prises en charge par la DPJ. Isabelle Vincent y brille en mère de famille d’accueil.

Afin de clôturer le tout dans le bonheur et le rire, le FCIAT a choisi Le prénom d’Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, croisement entre Carnages de Roman Polanski et Le dîner de cons Francis Veber, où Charles Berling, Valérie Benguigui et Patrick Bruel s’échangent joyeusement de répliques cinglantes au cours d’un souper mouvementé.

Bon festival!

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  • Manon Dumais
    Après des études en arts, en cinéma et en littérature, j’ai tenté de me trouver un poste d’enseignante au cégep ou devenir muse d’un grand écrivain. Ayant un loyer à payer, je suis tour à tour devenue correctrice-réviseure, rédactrice de manuels scolaires et fille de pub. Puis, par un beau jour d’automne, je devins journaliste et critique de cinéma. The rest is history, comme qu’on dit…

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