Blogue de Dominic Tardif Du haut de la King RSS
Dominic Tardif vit à Sherbrooke. Il collabore à Voir Estrie et à Voir. Il s'intéresse à la musique et à la littérature.
Plus cave que le Gros cave: échange de courriels avec Jean-François Mercier
12 novembre 2009 · Divers · Dominic TardifLa Société de transport de Sherbrooke (STS) dévoilait en grande pompe le 18 octobre dernier sa nouvelle campagne de sensibilisation. «Une campagne-choc afin de promouvoir le respect de règles élémentaires de civilité et de sécurité au sein de son réseau», expliquait-on par voie de communiqué. Mettant en vedette Jean-François Mercier et son personnage de Gros cave, l'offensive, qui s'échelonnera sur deux ans, vise à enrayer six comportements jugés irritants et/ou dangereux: refuser de céder son siège à une personne âgée ou à une femme enceinte; rester à l'avant de l'autobus et entraver le passage vers l'arrière du véhicule; courir pour rattraper un autobus en mouvement; souffler la fumée de cigarette au moment de monter à bord d'un autobus; ne pas s'assurer d'avoir son titre de transport ou la monnaie exacte au moment de monter à bord de l'autobus; circuler en dehors des passages piétonniers ou des trottoirs. Les comportements ciblés ont été recensés à la suite de plaintes et d'une consultation menée auprès des chauffeuses et des chauffeurs. Les publicités affichées aux débarcadères et dans les autobus montrent en gros plan le visage d'un Mercier courroucé juxtaposé [...]
La vie d’artiste avec Fanny Bloom de La Patère Rose (Le 5 à 7)
5 novembre 2009 · Divers · Dominic TardifJeudi 29 octobre 2009. D'un téléphone public à la station de métro Jean-Talon, j'appelle Fanny Grosjean, première dame du Sherbrooklyn sous le pseudo Fanny Bloom au sein de la Patère Rose. «Je m'habille et je te rejoins», me dit-elle. Roboto, Kilojules et elle avaient offert leur hit La Marelle en performance le lundi précédent à l'Autre Gala de l'ADISQ, durant lequel Malajube leur rafla le prix de l'Album de l'année – Alternatif. Le dimanche suivant, au Gala de l'ADISQ, leur petite sœur de label, Cœur de pirate, allait, comme tout le monde et sa sœur l'avaient prédit, les coiffer et repartir avec le Félix de la Révélation de l'année. La chanteuse émerge de la foule quelques minutes plus tard et me suggère deux endroits pour notre entretien. «Il y a un petit café que j'aime pas loin ou un autre, un peu plus loin, qui est vraiment cute». J'opte pour le «cute». Nous traversons la Plaza Saint-Hubert, lieu pittoresque où le clip de La Marelle a en partie été tourné. «Est-ce que tu magasines souvent ici?» «Oui, je reviens justement tantôt, faut que je me trouve un costume d'Halloween.» «Tu te déguises comment?» «Je voulais me déguiser en Baby Spice, [...]
Sherbrooke, jeudi 15 octobre 2009. Devant la scène du Téléphone rouge des hippies s'aiment fort, fort comme l'odeur qu'ils dégagent. Bernard Adamus, sur la scène lui, chante qu'un jour il fera plus beau dans son bol de toilette, que brun est la couleur de l'amour et qu'il fait chaud juste pour nous faire oublier qu'il a neigé pour la première fois cette semaine, que nous avons dû dégivrer le pare-brise avec le balai à neige. Du haut de la King s'adresse à la fille assise à côté de lui et, encore lucide, n'attend pas son change. Elle n'est plus là depuis longtemps, depuis des semaines, des mois. «Coach, passe-moé une bière!*» Le blogueur fait sienne la demande que formule Adamus sur scène. Faudra s'y faire, la plus belle fille du comté est partie avoir trente ans ailleurs. «Dans le radio c'est 4-0 Montréal.*» Pas de veine, le hockey en cette soirée froide n'est plus un rempart pour personne, pas plus pour les chauffeurs de taxi que pour les blogueurs. Dans le iPhone du barman, c'est 3-2 Colorado. «Pour Noël, j'ai reçu du ciel un calinours poivre et sel*», chante Bernard Adamus, celui-là même qui, il y a deux semaines, recevait 5000$ de la SOCAN (le prix [...]
Les Expos ne sont pas morts…à Sherbrooke (Dans l’accotement)
25 septembre 2009 · Divers · Dominic Tardif«C'est le baseball qui sort gagnant d'une confrontation Sherbrooke-Coaticook», se réjouissait Bob Legault, monsieur balle, hier soir au stade Amédée-Roy de Sherbrooke avant d'entonner le Take me out to the ball game. En cinquième manche, pas en septième comme dans les majeurs, nous sommes au troisième match de la finale de la Ligue de baseball sénior élite du Québec, où l'on dispute des matchs de sept manches. «For it's one, two, three strikes, you're out at the old ball game!» Merci Bob! 480 amateurs de baseball, armés de couvertures et de graines de tournesol, à Amédée-Roy pour le choc des titans, version baseball sénior et estrienne de la rivalité Canadiens-Nordiques, entre le Big Bill de Coaticook (arborant la casquette des Red Sox de Boston) et les Expos de Sherbrooke. Une cuisante défaite crève-cœur 9-0 pour le Big Bill qui avait pourtant remporté le précédent affrontement, à domicile, 2-0. Un match sans point ni coup sûr pour le lanceur des Expos, Vincent Michaud. «Un no-no», m'a lancé un partisan d'un certain âge assis devant moi, en jargon de baseball. «C'est pas une insulte, c'est juste quil n'a pas accordé de point et de coup sûr», insista-t-il devant mon visage interloqué. Je pensais qu'il le traitait de nono avec un sibyllin accent. Mes trois étoiles [...]
Dans la série le 5 à 7, Du haut de la King rencontre un artiste ou une personnalité publique pour discuter à bâtons rompus de choses et d'autres autour d'un verre. __________________________________________________________________________ Première édition: Daniel Boucher, rencontré en avant-midi (décidément ce blogue est mensonger) au Caffuccino, rue King Ouest à Sherbrooke. L'auteur-compositeur-interprète mangeait des oeufs bénédictine, tandis que Du haut de la King étirait un latte sur lequel il comptait pour retrouver sa faconde légendaire (genre). La soirée précédente s'était terminée les quatre fers en l'air dans la rosée. Au menu: souvenirs de Saint-Camille, Stone Temple Pilots, rénovation et honnêteté. DHDLK: Faut que je te raconte quelque chose. J'ai déjà partagé la scène avec toi au P'tit Bonheur de Saint-Camille. J'avais quatorze ans et c'était quelques semaines après ton passage remarqué au gala de l'ADISQ. Tu avais invité une gang d'enfants à venir faire avec toi la chorégraphie qui clôt le clip de La désise. À la fin de la toune, tu avais dit: «c'est la première fois que je le fais juste avec des enfants», ce qui avait un peu blessé mon orgueil, tu comprends, à quatorze ans, se faire traiter d'enfant… Mais d'ailleurs, pourquoi tu [...]
Sherbrooke en ska-punk (trois historiettes)
9 septembre 2009 · Divers · Dominic Tardif1. Guttermouth et la boue Parmi les grands mystères de la vie, l'intensité des mosh pits de Guttermouth, à mes yeux, demeure entier. J'irai peut-être ce soir (9 septembre) aux Marches du Palais de Sherbrooke, tenter de comprendre la boue que mes vieux camarades ska-punk – Champagne, Arsenault et compagnie – crachaient en revenant complètement lessivés des prestations de la formation californienne au Warped Tour: «Man, c'est des o***** de malades!» (Moi, je préférais les petites scènes avec pas de mosh pit.) J'ai même le souvenir de m'être ensuite mépris sur l'identité de Guttermouth, d'avoir été convaincu qu'il s'agissait d'un groupe hardcore, pour me rendre compte quelques mois plus tard en tombant sur leur vidéoclip She's got the look à 1-2-3 Punk, qu'il nageait dans les couloirs balisés du skate punk juvénile. Complètement lessivés, un euphémisme dans le cas d'une bande de gars qui, encore, crachaient littéralement de la boue, prostrés, la tête dans les mains toujours le souffle court, plusieurs heures plus tard dans le McDonald's de L'Ange-Gardien. 2. The Johnstones et le chignon Le ska-punk brille rarement par son originalité. Il ne faudrait cependant pas sous-estimer sa force fédératrice. Prenez Éliane, étudiante en commercialisation de la mode à l'UQAM. Croisée mercredi dernier au Téléphone [...]
Tous cocus avec Gilles Latulippe (Dans l’accotement)
8 septembre 2009 · Divers · Dominic Tardif«Puis-je vous demander comment vous avez entendu parler de Gilles Latulippe?» C'est le téléphoniste de la billetterie du Centre culturel de Drummondville qui demande ça. Comment j'ai entendu parler de Gilles Latulippe? Je peux également vous raconter comment, cher monsieur, j'ai pour la première fois entendu parler de Charles Aznavour, de Jésus ou de ma mère! «Je suis un fan de longue date», tranchai-je, ce qui n'est pas faux. Drôle à mourir (Éditions TDV, 2001, préface de Fernand Gignac), recueil d'histoires drôles de Latulippe, est un des ouvrages les plus consultés de la bibliothèque DHDLK, précédé de près du Dictionnaire des synonymes et suivi de près de La Cuisine raisonnée. Fan de longue date, mais qui n'avait jamais encore assisté à une des pièces de théâtre d'été que Symphorien et son tannant de complice, Roger Giguère, présentent chaque été au Centre culturel de Drummondville depuis la vente et le changement de vocation du Théâtre des Variétés (devenu le La Tulipe). La blague salace Du haut de la King, une présentation Voir Estrie (extrait de Drôle à mourir) Une petite fille: Dis, Maman, ça s'écrit comment «quéquette», avec un t ou deux t? La maman: Mets-en trois, c'est [...]
«Taxi Sherbrooke?» «Coin McManamy-Belvédère s'il-vous-plaît.» 20h20, le concert de Sylvain Cossette débute à 20h30 pile au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, le genre de salles où l'on n'a pas le temps d'en boire une petite avant que le spectacle ne débute. L'espoir de tomber sur un chauffeur qui a pris la série de films Taxi pour un défi et qui enverrait paître Samy Naceri. «Par quel chemin voulez-vous passer?», demande-t-il avec son accent serbe à couper au couteau. «Je ne sais pas, je vous truste.» Attend-il que je lui donne le droit de me rider? Il opte finalement pour la rue Dunant, le grand tour par-derrière l'Université en longeant le parc du Mont-Bellevue, le chemin qui m'est le moins familier. Plongé dans la noirceur, seuls l'horodateur et le nouveau terminal de répartition des appels (ayant récemment relégué aux oubliettes le bon vieux cb et la litanie du répartisseur) brillent, dans l'automobile s'entend. Parce qu'à l'extérieur: «Regardez à droite, la vue est très belle. C'est pas Las Vegas, mais quand même…» On connaissait le chauffeur de taxi-analyste de hockey et le chauffeur de taxi-conteur, pas encore le chauffeur de taxi-guide touristique. Au casino Sherbrooke, pas Las Vegas? Faux, au Centre culturel du moins, en ce soir de concert digne du cabaret [...]
«Prends-en man, c'est là pour ça!» Daniel "mets-en, mets-en, mets-en" Boucher dépose une all-dressed x-large achetée chez Mivan sur une table de la terrasse du Liverpool. La fin du premier jour d'enregistrement de Bons Baisers de France à Sherbrooke (lundi 24 août) auquel il participait sera princièrement célébrée. Et le chanteur est un homme de goût: c'est de vino que l'on arrose la grosse pointe graisseuse, un accord met-vin que le guide Phaneuf ne répertorie toujours pas. Qu'à cela ne tienne, Laura, la serveuse, ne lésine pas sur le protocole et procède à chacune des étapes d'approbation de la bouteille avec la diligence d'une diplômée de l'ITHQ. Les commandes reçues, toute la tablée (David "notre chef musical" Laflèche, François "le postier à quatre cordes" Plante, Dominique "recherchiste étoile" Mauffette, Roxanne "pas secrétaire particulière, secrétaire de production" Duclos et Yann "pourquoi t'es dans la lune" Perreau) - «Santé!» – trinque. Le bruit des verres se cognant les uns contre les autres résonnent longuement dans un centre-ville de Sherbrooke déserté. Hit music only La soirée avait commencé là ou elle débute rarement: les nouveaux studios de NRJ 106,1, envahis par une horde de curieux à l'occasion d'une journée portes ouvertes. Je devais [...]
Roman-savon à Granby, catharsis incluse
18 août 2009 · Divers · Dominic TardifAllons-y sans détour: la meilleure scène de Roman-savon, la pièce de théâtre EN été présentée à l'Ancien presbytère de Granby, est celle de la première rencontre (bien que la scène arrive juste avant l'entracte) de nos deux protagonistes, Julie et Philippe, dans un lancement de roman érotique, rencontre qui culminera par une séance de batifolage dans les toilettes publiques. Loin de mes considérations bloguesques, Chantale, ma voisine de table (le théâtre compte tout au plus 50 places) n'avait de cesse de se scandaliser, pendant l'entracte, que l'on puisse avoir imaginé quelque chose d'aussi furieusement charnel et qu'on l'ait, de surcroît, représenté sur scène. O.k., allons-y sans détour: Chantale n'en pouvait plus que son chum lui chuchote des cochonneries à l'oreille pendant l'entracte, émoustillé qu'il était à l'idée de relations sexuelles dans les lieux publiques. Un chum qui était peut-être une première date en fait (faudrait lui offrir le Code Boilard) et qui, selon toute vraisemblance, ne connaissait pas la signification de l'expression "poursuivre de ses assiduités". Catharsis pour catharsis, un des spectateurs assis à l'avant de la salle, la bière presque déposée sur la scène, ne laissait pas sa place. Monsieur n'avait pas été mis au courant qu'il ne s'agissait pas d'une pièce interactive. «Méchante folle», [...]
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La chronique de
Dominic Tardif
- Antoni s’en va en vélo au conseil municipal (pour vrai)
- Wagner pas amer
- Vil et fantastique
- De la guitare électrique au Carrefour chrétien de l’Estrie
- Everyday I’m shufflin’ (au Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec)
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