BloguesAndré Mondoux

Réponse à Michelle Blanc :

Vous souvenez-vous de nos premiers échanges sur Tweeter ? Vous aviez alors insinué que j’étais un de ces dilettantes universitaires en matière de médias sociaux. Maintenant, vous êtes sur mon terrain, le social/la sociologie. Votre billet renferme effectivement une foule d’idées reçues qui se résument au point (libertarien – proto Tea Party) suivant : le laisser-faire est la seule option sociopolitique valable, toutes les autres relèvent d’utopies « socialistes » (oh le gros mot !) malsaines qui ultimement relèvent de l’ordre du copinage/organisation/complot. Comme si les tenants du laisser-faire généralisé ne faisaient pas de copinage et all. Je vous signale que les maîtres du laisser-faire, les banques et les grandes institutions financières, ceux dont l’attitude « grosses couilles au casino » ont mené à la dérive/crise de 2008, ont été largement dépanné. De plus, ce sont elles, pour reprendre vos clichés, qui ont EFFECTIVEMENT été « socialistes » et « communistes » : leur privatisation des profits s’est soldée par la socialisation de leurs pertes : nous avons tous payé pour leur arrogance économique.

De grâce, Madame, restez sur le terrain des médias « sociaux-marketing » et cessez de répandre ces idées maccartistes des années 50 (tiens, je pensais que vous étiez orientée vers le futur ?). La violence, jusqu’à présent, a surtout été 1) politique (loi 78) et 2) policière (plus de 1 000 « terroristes » arrêtés, vraiment ??!!). Vous vous autoproclamez la chantre d’une démocratie nouvelle et dès que des centaines de milliers de personnes prennent la rue ou que des centaines de gens spontanément dans leur quartier prennent les casseroles, vous criez à l’imposture, comme si « votre » démocratie était mieux que la « leur ». Vous insultez ainsi tous ces gens qui prennent part au débat à leur façon, comme si ce n’était que des imbéciles se laissant « manipuler » ; comme  si ces conversations de quartier  étaient moins réelles que les « conversations » que vous suggérez professionnellement aux entreprises d’avoir avec leurs clients.

Autrement dit, vive le laisser-faire, tant que cela va dans le bon sens. Pas de pire copinage que celui qui s’ignore. Et vous êtes bien placée pour le savoir, vous qui avez tant d’ami(e)s….