Rencontres internationales en arts visuels : Les douze travaux d'artistes
Arts visuels

Rencontres internationales en arts visuels : Les douze travaux d’artistes

Pour la deuxième édition des Rencontres internationales en arts visuels organisées par La Chambre blanche, 12 artistes provenant du Québec, du Canada, de la France, du Japon, de la Croatie et de la Yougoslavie ont été invités à intervenir sur divers sites intérieurs et extérieurs. Quand l’art se confond avec la ville.

La communication est le thème que La Chambre blanche a donné à ses deuxièmes Rencontres internationales. Cette vaste question est abordée précisément dans sa dimension humaine: «À l’ère des nouvelles technologies de communication et de la mondialisation, quel rôle joue aujourd’hui la pratique artistique dans la mise en lumière de nos rapports humains?» Installations vidéo, performances, oeuvres d’art-réseau, installations in situ et conférences permettront d’envisager et de définir une esthétique relationnelle. Également au programme, un colloque sur «L’art dans la ville: du tissu urbain au tissu social» (les 13 et 14 mai) auquel participera notamment, par le truchement de la vidéoconférence, le célèbre et controversé Daniel Buren, dont les fameuses rayures n’ont plus besoin de présentation.
Plusieurs des artistes invités puisent leur vocabulaire et leurs procédés dans la communication de masse, publicités, affiches, site Web et vidéos. Leurs interventions, en marge des lieux habituels de l’art, se confondent avec l’environnement privé et public tout en y inscrivant de subtiles brèches. Des 12 artistes participants, nous avons rencontré Alain Bernardini, Dejan Atanackovic et le trio québécois Arqhé. L’artiste français Alain Bernardini a installé des photographies dans deux abribus situés aux coins des rues Dorchester/Charest et Dufferin/Saint-Jean. S’appropriant le dispositif publicitaire, ces deux grandes photographies se confondent avec les images commerciales tout en étant différentes: «Quand on voit une publicité, on attend une solution. Mais ici, il n’y a pas d’énigme», précise-t-il. Alain Bernardini fera aussi une lecture publique lors de l’ouverture officielle des Rencontres où on verra aussi des vidéos de sa série de films sur des jardiniers de la banlieue parisienne (ce jeudi 4 mai à 17h au Musée de la civilisation).
Quant à l’artiste yougoslave Dejan Atanackovic, il a produit une affiche, imprimée à grand tirage et diffusée simultanément dans les rues de Québec et dan celles de Belgrade. Un grand format de l’affiche est aussi installé dans la cour extérieure du Musée de la civilisation. Atanockovic dénonce la violence et le nationalisme. Ses messages critiques sont antipropagandistes: «Je n’invite pas à croire, dit-il, mais à ne pas croire et à se forger sa propre opinion.» Atanackovic utilise des mots et des images qui interpellent le spectateur. «Je ne suis pas utopiste, je ne crois pas que cela va changer les choses, mais puisque je peux le faire, je le fais.» Ces images sont fortement imprégnées des effets de la guerre.
Le trio Arqhé, composé de James Partaik, Michel St-Onge, Luc Lévesque ainsi que de Blair Taylor, a investi un appartement sur la rue Scott en faisant subir à l’espace une véritable «chirurgie architecturale». Sorte de raccourci urbain, le couloir permet au passant de traverser littéralement l’appartement. Chaque visiteur déclenche une caméra, dont les images sont diffusées sur le site Internet. De même, chaque visite sur le site virtuel provoque un mouvement réel dans l’appartement. Il faut en faire l’expérience en allant à la fois sur les lieux (au 955, rue Scott) et sur le site arqhe.dyndns.org
À la suite de la soirée d’inauguration de ces deuxièmes Rencontres (le 4 mai à 17h), il ne faudra pas manquer la performance de l’artiste japonaise Tari Ito à l’église Notre-Dame-de-Grâce à 20h, le samedi 6 mai. Une conférence attendue de l’artiste Kristina Leko sur l’art actuel en Croatie a lieu le mercredi 10 mai à 19h30 à la bibliothèque Gabrielle-Roy. En outre, on pourra voir les interventions de l’artiste ontarien Wyn Geleynse dans la tour du CIVU; les sculptures de François Lamontagne au 241, Saint-Vallier Est; l’installation vidéo de Judy Radul de Colombie-Britannique à La Chambre blanche et les tables de Cyril Reade. Au terme de ces rencontres, espérons être davantage en mesure d’envisager comment les artistes s’approprient et modifient les nouvelles données de la société d l’«information»…
Du 4 au 12 mai

En différents lieux
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Bloc-notes
Extraits de Fatras de Johanne Huot
Johanne Huot présente actuellement à la Galerie Rouje le résultat de ses recherches de maîtrise en arts visuels à l’Université Laval. Deux pièces gagnent immédiatement notre attention: un amas de dizaines de grandes feuilles de papier blanc découpées et fixées au mur ainsi qu’une sculpture aérienne de tiges de cuivre oxydées au pied de laquelle gisent des souliers de plâtre blanc. Plus étrange, mais non moins convainquant, est l’imposant dispositif d’une série de lithographies sur papier fixées sur différentes caisses de bois aux dimensions variées. À voir, jusqu’au 14 mai à la Galerie Rouje.

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