Michel Veltkamp : Panneaux de vie
Arts visuels

Michel Veltkamp : Panneaux de vie

Récemment établi à Sherbrooke, Michel Veltkamp propose une exposition inspirée de son histoire personnelle à la Galerie Horace.

Michel Veltkamp ne stagne pas. En perpétuelle recherche, l’artiste d’origine hollandaise a le don de surprendre l’amateur d’art en renouvelant constamment son travail. Son exposition Trafic interne présentée à la Galerie Horace ne fait pas exception et confirme cette quête de sens.

Colorées et amalgamant le figuratif et l’abstrait avec habileté, plusieurs de ses œuvres témoignent d’une récente séparation amoureuse. Le symbole du cœur – dans sa représentation réelle et non pas romantique – revient à quelques reprises dans les tableaux. Le visiteur pourra aussi remarquer de grands panneaux de bois, que l’artiste appelle monolithes, gravés à la toupie électrique et avec divers autres outils. L’un des pans des monolithes montre une représentation masculine, l’autre, féminine. "J’ai construit tout un vocabulaire à travers mes expériences personnelles", fait remarquer l’artiste.

Comme son atelier est situé tout près de la galerie, Michel Veltkamp n’a pas lésiné sur le temps consacré au montage de l’exposition. En résulte une utilisation originale de l’espace. Veltkamp s’est servi du poteau qui trône au milieu de la salle d’exposition pour construire un arbre étrange à l’aide de boyaux. Il a aussi choisi d’apposer sur les plinthes des murs de multiples dessins issus de ses recherches picturales. Des images qu’il crée souvent le matin en prenant son café. "Je n’ai jamais travaillé l’espace comme ça! s’étonne-t-il lui-même. Mais c’est important, car la façon dont on installe nos œuvres ne donne pas la même lecture."

DÉSENCHANTEMENT

Dans la salle 1 de la galerie, on peut jeter un coup d’œil sur le travail de Martin Beauregard, un jeune artiste prometteur qui partage son temps entre le Québec et la France. Intitulée Exotisme et désenchantement, son exposition est constituée d’une série de photos présentant des arcs-en-ciel en noir et blanc.

Beaucoup plus dérangeante est son œuvre vidéo, Last Time Cowboy. Visant à nous faire réfléchir sur la téléréalité, l’œuvre nous donne à voir différents petits films, dont un tourné au salon funéraire où était exposé son père. On y voit l’artiste en train de faire ses adieux à son père sous les consignes d’un metteur en scène. Troublant.

Jusqu’au 12 juin
À la Galerie Horace

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