Aires de migrations : Portraits de famille
Arts visuels

Aires de migrations : Portraits de famille

Aires de migrations est un beau voyage dans les archives personnelles de Raymonde April et Michèle Waquant.

L’exposition qui a lieu actuellement à la Galerie d’art de l’Université de Sherbrooke est une incursion au cœur de l’intimité et de la sensibilité de deux artistes, amies depuis plus de 30 ans. En nous présentant une sélection de leurs archives, Raymonde April et Michèle Waquant nous font part de leurs trajectoires artistiques et personnelles.

D’un côté, nous avons Raymonde April, qui considère la photographie comme un produit final, et de l’autre, Michèle Waquant, qui, elle, l’utilise comme un outil. Raymonde April, qui vit et travaille à Montréal, pratique la photographie d’une façon plus analytique, qui se rapproche du documentaire, de l’autobiographie, et parfois même de la fiction. Elle explore des formes narratives au moyen d’opérations de montage inspirées du cinéma d’art. Michèle Waquant, quant à elle, habite et travaille en France. La photographie lui vient en aide dans la réalisation de ses peintures et de ses vidéos. Sensible à la réalité qui l’entoure, elle jette un regard aigu sur des situations que l’on pourrait juger banales.

Si elles ne partagent pas le même but lorsqu’elles emploient leur appareil et si leurs intentions artistiques diffèrent, les deux artistes arrivent à un résultat qui n’est pas sans points communs. Il y a bien des éléments chers aux deux artistes, comme le paysage, la mémoire, le temps et ce regard qu’elles jettent sur le monde réel.

Ce qui nous est présenté se rapproche beaucoup d’une série de photographies personnelles. Tour à tour, elles nous ouvrent la porte de leur histoire intime. Amis communs, scènes de la vie quotidienne croquées sur le vif, expérimentations, et même toute une série de documents consacrée aux photos de leur famille respective, nous sont offerts. L’exposition, qui contient au-dessus de 2000 épreuves couleur et noir et blanc, nous convie à suivre les traces de leur camaraderie de façon chronologique. Nous participons à un parcours croisé entre deux vies et deux œuvres.

Alors si l’envie vous prend de découvrir le voyage intime de ces deux femmes, vous ne serez pas déçu. Aires de migrations présente suffisamment de matériel pour tenir votre curiosité en haleine durant quelques heures. La partie de l’exposition consacrée aux histoires de famille comprend à elle seule une centaine de photos, classées dans les albums de chacune. Et pour boucler leur jardin, en plus de leurs photographies d’artistes, on trouve aussi deux projections vidéo qui montrent une portion de leur travail respectif. N’oubliez pas, l’entrée est gratuite!

Jusqu’au 19 mars
À la Galerie d’art de l’Université de Sherbrooke
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ADJUGÉ!

Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke tient son encan annuel le mardi 7 février à partir de 17 h 30. Il s’agit d’un encan d’ouvres d’artistes de la région ou tirées de collections privées, données au Musée pour cette soirée-bénéfice. Le commissaire-priseur Bertrand La Palme sera au Musée dimanche, entre 14 h et 16 h, pour parler des artistes, de leurs ouvres et pour répondre aux questions des visiteurs. L’encan regroupe une cinquantaine d’ouvres, dont certaines de Jacques Barbeau, Maurice Savoie, Monique Voyer, Claude Tousignant, Alfred Pellan et plusieurs autres. Quelques billets sont encore disponibles au coût de 75 $ l’unité. Des reçus d’impôt de 60 $ seront émis. Info: Diane-Marie Charron au 821-2115. (É.G.)