Chelkowska / Richards / Chelkowska : Univers parallèles
Arts visuels

Chelkowska / Richards / Chelkowska : Univers parallèles

L’exposition Chelkowska / Richards / Chelkowska réunit le travail de trois artistes qui semblent partager un même univers, communiquer avec un même langage visuel. Voici ce que chacune pense du travail des deux autres.

Joanna Chelkowska vue par Kasia Chelkowska

"Elle ne cesse de transposer son monde sur papier. C’est précieux, fragile, ordonné dans le désordre. Pendant que sa petite fille dort, elle se crée des scènes auxquelles elle croit. Des répétitions de motifs se retrouvent un peu partout dans son travail. C’est le petit côté méditatif de Joanna. Les personnages sont-ils seuls ou ensemble? La plupart semblent flotter; la gravité ne les retient pas au sol."

Kim-Renée Richards vue par Kasia Chelkowska

"Ses papiers ressemblent à des rideaux qui flottent au vent; il y a beaucoup de légèreté, malgré les grands formats. Ses personnages – mi-humains, mi-animaux – sont représentés en noir, bleu, jaune et blanc. Leurs pieds sont grands. Pourquoi cet attrait? De mon point de vue, le travail de Kim véhicule peur, insécurité, incompréhension et force."

Kasia Chelkowska vue par Kim-Renée Richards

"Ses pièces se caractérisent par la présence de personnages méditatifs, porteurs de quelque chose à offrir ou à recueillir. Son travail est peuplé d’archétypes féminins. On a parfois l’impression de se trouver en présence d’objets sacrés, provenant de fouilles archéologiques."

Joanna Chelkowska vue par Kim-Renée Richards

"Joanna nous propose un univers onirique, surréaliste, faisant une grande place à la représentation humaine, particulièrement aux figures féminines. Plusieurs pièces évoquent l’importance des liens entre les humains, mais aussi des liens qui existent – dans la personne humaine – entre ses dimensions animale, instinctuelle et proprement humaine."

Kim-Renée Richards vue par Joanna Chelkowska

"Ses personnages hybrides produisent une impression d’ambiguïté: force/fragilité, légèreté/lourdeur, masculin/féminin, plein/vide… Cela structure des êtres solitaires, des assemblages de symboles (animaux, objets usuels, image de la femme archétypale, parties du corps qui semblent figées ou sculptées, etc.) soulignant la complexité de l’identité féminine."

Kasia Chelkowska vue par Joanna Chelkowska

"Des personnages blancs façonnés d’argile, les yeux mi-fermés, se déploient sous les yeux du spectateur. Certains ont les mains en position de mudra, d’autres sont marqués d’empreintes végétales; une parenté avec un langage primitif. Tous semblent méditatifs, mais néanmoins profondément marqués par une sorte de désarroi ou de souffrance sourde."

À voir si vous aimez /
Les personnages tourmentés, les univers oniriques, l’art au féminin