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Arts visuels

Revue 2010 / Arts visuels : Le top 5 de 2010

L’exposition La vie en pop, présentée cet été au Musée des beaux-arts du Canada, peut se vanter d’avoir alimenté le débat. Elle a inévitablement démontré l’existence d’un écart entre l’intérêt porté aux oeuvres d’art destinées au commerce et celles du champ de production restreinte, ainsi nommé par Bourdieu. En 2010, Ottawa et Gatineau semblent avoir vu leurs intérêts se diviser ainsi, les expos dont on a beaucoup entendu parler n’ayant peut-être pas mérité tant d’attention médiatique.

Voici une liste des expositions marquantes qui, elles, n’ont pas suivi la voie du conformisme:

1. C’est ce que c’est. Acquisitions récentes d’art actuel canadien, au MBAC

L’occasion de suivre un parcours vaste et varié et de découvrir des oeuvres tout aussi intéressantes les unes que les autres. L’autre bonne nouvelle: il s’agit d’une biennale!

2. KAPOW! Une convention de super-héros

Un événement stimulant et novateur qui s’insérait dans la programmation de la 45e Finale des Jeux du Québec, à Gatineau. Une façon originale d’attirer l’attention d’un plus vaste public.

3. La trilogie ART-NORMES, à la Galerie Montcalm

L’art brut à son meilleur. Une présentation d’envergure, qui comprenait des textes d’auteurs divers et des oeuvres de la collection de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec.

4. Le Festival X de la photographie d’Ottawa

Cette année, le festival s’est doté d’un thème ambitieux – Inclure/Exclure: La photographie contemporaine et la politique de la différence -, qui a certainement contribué à établir sa crédibilité.

5. Les expositions à la Galerie de l’hôtel de ville d’Ottawa

Une programmation surprenante tout au long de l’année: les photographies d’Adrienne Herron (à l’affiche ces jours-ci à l’Espace Odyssée), l’art en direct de Jennifer Stead, l’intégration de la science à l’art vue par la commissaire Petra Halkes, et maintenant Perceptions (jusqu’au 16 janvier), projet communautaire qui propose des réinterprétations d’oeuvres de la collection de la Ville par des artistes atteints d’un handicap.

Pour terminer, mentionnons le décès de Shirley Thomson, qui comptait parmi les plus grands défenseurs des arts au pays. Elle a entre autres dirigé le MBAC de 1987 à 1997; c’est d’ailleurs sous sa direction qu’a été acheté le controversé Voice of Fire. S’est également éteinte: Louise Bourgeois, dont l’araignée géante intrigue toujours bon nombre de visiteurs. Voilà deux visionnaires qui n’ont pas hésité, tout au long de leur brillante carrière, à sortir des sentiers battus.

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