Chris Simonite : Chansons d'homme
Arts visuels

Chris Simonite : Chansons d’homme

De Rembrandt à Hitchcock, qui a figuré l’espace d’un instant dans ses propres films, en passant par Van Gogh, Schiele ou Kahlo, qui n’avait qu’elle-même pour modèle alors qu’elle peignait, malade et alitée, nombreux sont les créateurs qui ont réalisé leur autoportrait. On suppose que Chris Simonite a fait de même dans son exposition Chansons d’homme, à l’affiche à la Galerie 101 jusqu’au 15 octobre. En plus de se représenter physiquement, l’artiste a glissé, non sans humour ou ironie, quelques intrigantes pistes de réflexion personnelle.

Selon le texte explicatif, Simonite serait un "féministe masculin", expression quelque peu contradictoire qui viendrait préciser l’incarnation tout aussi conflictuelle de l’artiste. À l’aide de trois courtes vidéos d’animation, où il semble apparaître en tant que personnage principal, Simonite désire montrer, d’une part, que la soumission des femmes aux hommes est ridicule; de l’autre, il dénonce "la culture des réactionnaires". Son oeuvre passe d’une position à l’autre, entraînant le visiteur dans un univers malaisé et déroutant.

Ainsi, chaque vidéoclip en apparence inoffensif (lapins qui gambadent dans la forêt, arc-en-ciel et papillons virevoltants) s’accompagne d’une chanson interprétée à la sauce country par nul autre que Simonite lui-même. Il suffit d’écouter les paroles pour se rendre compte de la complexité du contenu, un double sens se révélant à mesure que l’animation se déroule (place de l’homosexualité dans une culture conservatrice, sexisme, etc.). Même si le portrait du personnage qu’incarne le créateur est loin d’être complètement tracé, nul doute que la curiosité du témoin est habilement piquée.

À voir si vous aimez /
Daniel Barrow, Erica Eyre

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