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Arts visuels

Manif d’art 7 / "Street art" : Cinq œuvres in situ à ne pas rater

Pendant près d’un mois, soit du 3 mai au 1er juin, la ville devient une galerie géante à ciel ouvert avec la Manif d’art 7. Aux quatre coins du centre-ville, parfois là où on ne s’y attend pas, surgissent des œuvres sous le thème fort de la résistance. Voici où tomber nez à nez avec l’art actuel.

Michael McCormack, STATION (2014)

Où : ascenseur du Faubourg (417, rue Saint-Vallier Est)

Les prochains usagers de l’ascenseur reliant le faubourg Saint-Jean-Baptiste à Saint-Roch auront la surprise d’entrer à même une création de cet artiste d’Halifax. Lorsque les portes se referment, le promeneur est happé dans une installation sonore reprenant les émissions à ondes courtes diffusées entre le Canada et Madrid pendant la guerre civile espagnole (1936-1939). L’observateur attentif remarquera aussi que l’artiste a épinglé, parmi les avis de recherche de laveuse portative et les annonces de cours de yoga, des reproductions d’articles de journaux traitant des émissions.

Abbas Akhavan, Untitled Garden (2014)

Où : Carré Lépine (intersection rues du Pont, Fleurie et Saint-Vallier Est)

Arrivé au carré Lépine, le promeneur amateur aura peut-être du mal à reconnaître l’œuvre de l’artiste torontois. C’est que l’installation in situ est composée de cèdres plantés là par l’artiste, qui a travaillé autour d’un chemin tracé par le passage fréquent des piétons. Selon l’angle de vue, les arbres ont l’air disposés de façon aléatoire ou parfaitement perpendiculaire. À admirer en contraste avec les échangeurs en béton.

Ron Benner, Why is the Tomato to Blame? (2014)

Où : sur deux abribus du RTC (arrêts 1263 et 1583)

Pour saisir toute la portée du diptyque photographique qui remplace, momentanément, la publicité, il faut s’arrêter aux deux abribus, soit celui près de La Fabrique (sur Dorchester) et l’autre devant le Grand Théâtre (boulevard René-Lévesque Est). On peut aussi lancer les paris sur la durée de vie des véritables cannes de conserves déposées à l’arrêt sur Dorchester.

Thomas Kneubühler, Access Denied (2007)

Où : autour du Grand Théâtre (269, boulevard René-Lévesque Est)

Il faut lever les yeux pour constater que les annonces de la programmation à venir du Grand Théâtre ont cédé la place à des gardiens de sécurité géants, qui surveillent les passants. Cette série de portraits grand format trouve son écho dans l’expo du même artiste à l’intérieur du bâtiment, expo portant sur des lieux interdits au public.

Collectif Acapulco, Fait divers (2014)

Où : parvis de la bibliothèque Gabrielle-Roy (350, rue Saint-Joseph Est)

Non, le trottoir de la bibliothèque n’est pas en travaux. Au premier coup d’œil, on a l’impression qu’une statue s’est effondrée de son socle et que les employés de la ville ont condamné le périmètre. Or, il s’agit d’une installation du collectif Acapulco, formé de Pierre Brassard, Vincent Hinse et Marie-Pier Lebeau, qui lance la question « Qui mériterait d’être hissé au rang de monument? »

Finalement, tant qu’à faire le tour de la bibliothèque, on dirige ses pas vers la rue de la Couronne pour admirer la puissance de l’œuvre Résilience, de Giorgia Volpe. Et on partage nos rencontres artistiques avec le mot-clic #manif7.

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