Keith Kouna sera au Sacrilège le 19 novembre.
L'auteur-compositeur-interprète Sylvain Côté, alias Keith Kouna, continue son aventure post-Goulienne, amorcée avec succès avec son premier disque solo, Les Années monsieur. Un recueil de chansons écrites entre 1995 et 2000 que l'artiste a pris soin de méditer avant d'immortaliser en studio en compagnie de Tristan McKenzie à la réalisation et avec les services d'Hugo Lebel (Headache24). Après avoir incarné sur scène le cirque burlesque du défunt groupe Les Goules, le musicien assume maintenant une plume poétique et surréaliste dans un cadre rock singulier et soumis à sa prose. Une renaissance assumée qui connaîtra une suite discographique sous peu.
Les spectacles se sont multipliés depuis la sortie de cet album en 2008 et les réactions ont même été positives chez nos voisins de Montréal. Le chanteur a pu s'y produire à quelques reprises, dont dernièrement lors du Coup de cour francophone, le 6 novembre dernier, à la Maison de la culture Maisonneuve. Une visibilité inespérée pour cet auteur qui mérite notre attention et qui sort du lot. N'y cherchez pas un énième chanteur "folk" – c'est la pandémie en ce moment – à la Bernard Adamus ou un autre clone à la barbe saillante du repenti.
Avec un aspect théâtral, avec une attitude revancharde assumée – il y a toujours un punk, pas trop loin, au-dessus de son épaule -, il offre surtout un exercice de style éclaté qui emprunte autant à la chanson française qu'à la québécitude ambiante qui nous accable et qu'un Richard Desjardins, par exemple, sait si bien élucider. Il est tout de même réjouissant de voir certains artistes de cette trempe récolter un peu de reconnaissance. Toujours aussi pugnace et indépendant, Keith Kouna nous revient au bar Le Sacrilège le 19 novembre à 18h.
À SURVEILLER: GUY-PHILIPPE WELLS
Voici un autre iconoclaste de la chanson, qui s'est fait connaître avec un premier disque intitulé Futur antérieur en 2005 et qui manie la plume avec justesse. Les mots, cet artiste dont la bouille nous rappelle Pierre Perret se les approprie pour mieux s'amuser des travers d'une collectivité qu'il souhaiterait militante.
Son collègue Bori, rencontré plus tôt cet automne, avec qui Guy-Philippe Wells est associé au sein des Productions de l'onde, me rappelait à quel point l'échec référendaire de 1995 l'avait blessé. Le forçant même à quitter le monde de la politique pour monter sur la scène. Wells retournerait-il dans l'arène politique à titre de conseiller? Il semblerait bien que la chose ne soit pas impossible.
Pas si désabusé que ça finalement. Mais toujours aussi conscientisé, comme en témoigne Brise-glace, un deuxième disque paru en 2008 (un 1er avril…), sur lequel se retrouvent le claviériste de Karkwa, François Lafontaine, la chanteuse Elisapie Isaac et même Damien Robitaille. Sans fanfare ni trompette, il sera au Bal du Lézard le 14 novembre à 20h30.
EN RAFALES
Les Cougarettes seront au Cercle le 13 novembre à 21h en compagnie de Mathématique, et il se tiendra un slam de poésie au Musée national des beaux-arts du Québec, la même date, à 20h.
SANS ADJUVANT DANS L'AMPLI CETTE SEMAINE
The Heavy, No Time – The Most Serene Republic, Catharsis Boo – Land of Talk, Death by Fire