Course folle
Ballon d’essai

Course folle

Un coup de tête… à un mois du jour J: courir un 10 km au Marathon de Montréal. Sur la Toile, tous les programmes d’entraînement consultés s’étalent sur six mois et plus. Mais en prenant conseil auprès de mon «coach perso» (vous savez, celui qui m’avait monté un programme personnalisé?) et avec un peu de confiance, j’ai couru pendant mes rares temps libres jusqu’au marathon.

Préparation

Trois entraînements par semaine. Deux sorties de 30 minutes avec intervalles et une sortie plus longue. À 20 jours de la course, j’ai voulu me tester sur 10 km. Quel temps peut vraisemblablement viser une mordue de cyclisme qui court occasionnellement? 55 minutes, hasarde mon entraîneur. Entre-temps, je télécharge l’application iPhone Nike + GPS qui calcule la distance, la vitesse, le temps. Trois tours du parc Maisonneuve plus tard, mon chrono indique 59 minutes. Le défi 55 est à ma portée! Les longues sorties suivantes flirtent avec mon objectif sans toutefois le dépasser.

Le plus important: j’aime courir. Après de longues journées «dans ma tête», je transfère l’énergie dans mes jambes et ne pense plus à rien, sinon à mettre un pied devant l’autre dans un état proche de la méditation. La musique contribue aussi à rythmer mes efforts, les Sam Roberts, Think About Life et Arcade Fire accélèrent mon pas.

Défi 55

Or, le jour du marathon, je courrai «au feeling». Pas de musique ni de décompte… Une montre au poignet pour seul compagnon électronique. Sur le conseil du coach, je me rends au lieu de départ (parc Père-Marquette) en joggant relax pendant 10 minutes, puis en marchant.

Nous sommes 7000 inscrits au 10 km. Après avoir fait l’interminable file devant les toilettes sèches (misère!), je me faufile vers l’arrière du peloton. Le soleil se pointe juste au moment où je franchis la ligne de départ. Pour les trois premiers kilomètres, je prends le rythme… et tout se passe rapidement. La rue des Carrières, puis l’avenue De Lorimier, auréolée de grands arbres. Une résidente a sorti le tuyau d’arrosage et douche les coureurs volontaires. Certains font la causette, d’autres soufflent fort. Il me tarde d’arriver à la mi-parcours. Je passe outre les points d’eau et poursuis ma route, hypnotisée par cette masse de gens qui galopent. Rue Rachel, le Stade olympique s’érige au loin comme pour annoncer que toute chose a une fin.

Je franchis enfin le kilomètre 5. Regard furtif sur ma montre. Je suis dans mes temps! Rue Fullum, un entraînant groupe de percussionnistes fait l’effet d’un gel énergétique! Je me faufile parfois difficilement entre les coureurs et tente de mieux prévoir mes virages. J’entame finalement le long faux plat du boulevard Pie-IX. «Bravo! Vous n’êtes pas paresseux!» lance une spectatrice, ce qui provoque un rire généralisé.

À ce stade, un silence d’or règne parmi les coureurs. À l’approche du parc Maisonneuve sur le boulevard Rosemont, les spectateurs se font plus nombreux. Mon objectif est à deux virages près… J’essaie d’augmenter légèrement la cadence, puis accélère pour le dernier kilomètre – pour moi, le plus pénible. La foule acclame les arrivants. J’entre dans le parc… sprinte pour les derniers mètres. Mon nom est mentionné dans les haut-parleurs. Je regarde ma montre et exulte: 53 minutes 52! J’entre alors dans un long couloir où des bénévoles prennent les coureurs en charge: remise de la médaille, du léger goûter, photos… Je mets un temps fou à trouver mes proches pour acclamer, une heure plus tard, les champions marathoniens qui briseront des records.

Courir en robe

Courir bien équipée. Pour optimiser mon expérience, j’ai fait appel à l’équipe de KSL, une gamme québécoise de vêtements de sport reconnaissable à ses motifs colorés. Je me présente à un essayage en me promettant de ne pas me faire trop remarquer sur la ligne de départ… Je me suis finalement laissé convaincre par… une robe! Bien découpée dans un tissu antibactérien, la robe Vanessa est courte avec un petit frison au niveau de la cuisse et une grande poche arrière. En dessous, je portais un legging Angelika: une «seconde peau» à taille haute. Grand confort. Pour l’après-course, je me suis emmitouflée dans le chandail Biki à manches très longues avec capuchon et col. La même poche arrière peut servir à ranger les mouchoirs lors des sorties plus frisquettes. Mon nouveau kit pour le yoga, la course, le vélo, la marche… Le tissu respire bien, ne se fripe pas et ne retient pas les odeurs.

Album-souvenir /

– Fierté: surtout à l’égard de ma chère maman, ex-sédentaire qui s’est mise à la course il y a trois mois et qui a bouclé son premier 10 km la tête bien haute. Chapeau!

– Admiration sans borne: pour les marathoniens qui ont couru dans une matinée humide… Nuage noir: la mort malheureuse d’un coureur viendra marquer à jamais cette mémorable journée.

– Après avoir couru un 10 km sans avoir à trop pousser mes limites, je vise maintenant le demi-marathon l’an prochain. Allez, hop!

Adresses /

Marathon Oasis de Montréal: marathondemontreal.com. Prochain rendez-vous: 23 septembre 2012

KSL Sport: 4323, rue Saint-Denis, Montréal, 514 274-2323, kslsport.com

Pierre Thiffault, entraîneur personnel: pierrethiffault.ca

Prochaines courses à l’horaire: Classique du parc La Fontaine le 16 octobre; Un Second Souffle à Saint-Eustache le 23 octobre; 21k Asics le 29 avril 2012

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