Ballon d’essai

Flotter sans dérive

Chaque début d’année, le commun des mortels fait le plein de bonnes habitudes, aime voir à sa santé. Janvier arrive aussi avec l’attrait pour les activités qui tonifient et détoxifient l’organisme après les excès des Fêtes. C’est dans cette optique que j’ai poussé la porte du Bath Room pour vivre une première expérience de bain flottant aux multiples bienfaits.

L’heure du bain

Récemment, je me suis réconciliée avec le plaisir simple (autrefois boudé par ennui) de prendre un bain. Renouer avec cette habitude de faire trempette a été propice à tester le bain flottant. Samedi midi. Lumière blanche aveuglante de l’hiver, je m’engouffre au Bath Room, rue Saint-Denis. Après que j’eus rempli le formulaire d’usage, une employée aux pieds nus m’accompagne jusqu’à la «salle de bain» et m’explique la marche à suivre, étape par étape, avant de refermer la porte derrière elle. Je retire mes vêtements et prends une douche pour rincer l’excès de produits dans mes cheveux. Je mets des bouchons dans mes oreilles, éteins la lumière et entre dans le grand bain circulaire peu profond où baignent les 1200 livres de sel d’Epsom qui permettent d’y flotter, comme sur la mer Morte. J’éteins la dernière lumière du bain. Obscurité totale.

En orbite

Je n’ai pas froid, pas chaud non plus. L’eau est chauffée à la température du corps – ce qui contribue à la relaxation puisqu’il ne lutte pas pour la maintenir. Les premières minutes nécessitent de l’adaptation… Je n’avais pas réalisé que je ne me baignerais qu’à moitié: la partie supérieure de mon corps se trouve hors de l’eau!

Avec la vue et l’ouïe coupées, je me sens désorientée, ce qui permet curieusement de prendre conscience du corps, de la respiration. Ainsi libérés des forces de la gravité, le système nerveux et le cerveau somnolent. Tout à coup, les 60 minutes de bain m’apparaissent bien longues! Il faut s’abandonner, que je me répète dans le silence noir.

Je me laisse ainsi flotter avec une impression d’apesanteur pour ne revenir sur Terre (sur le rivage) que lorsqu’une main ou un pied touche légèrement le bord du bain.

L’abandon doit me réussir puisque la séance passe sans que je ne m’en rende compte – quelques soubresauts me confirmant même que j’ai frôlé l’état de sommeil à quelques reprises. Un jet d’eau fraîche vient me chatouiller la joue pour me signaler le tour d’horloge accompli. Allez hop! à la douche pour rincer tout ce sel purifiant et reprendre mes esprits avant qu’une massothérapeute ne vienne me chercher dans la salle d’attente.

Le Bath Room offre une variété de massages. Dans mon cas, la massothérapeute s’est enquise de mes besoins pour me donner un soin personnalisé empruntant au suédois, au lomi-lomi et à la kinésithérapie. Une heure de bons soins qui complètent merveilleusement cette visite.

Album-souvenir /

– Attentionnée, la massothérapeute me donne une goutte d’huile essentielle à la menthe pour calmer la nausée qui me prit vers la fin du bain. Il est préférable de manger léger avant un bain flottant, mais il faut tout de même se sustenter! Une collation sera de mise la prochaine fois.

– Le Bath Room voit à tout pour nous éviter de devoir traîner un baluchon: peignoir, serviette (chauffée!), shampoings, séchoir, bouchons d’oreilles, vaseline pour éviter que le sel n’irrite les bobos…

– En plus de ses nombreux bienfaits (stress, circulation sanguine, énergie…), le bain flottant équivaut à de quatre à six heures de sommeil réparateur. Les facultés mentales comme la créativité et la concentration seraient aussi accrues pour la semaine qui suit un bain de sel. Tiens, tiens.

Adresse /

Le Bath Room: 4137, rue Saint-Denis, Montréal, 514 842-6564, lebathroom.com

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