Occupées à planifier la relâche, de mignonnes étudiantes irradient des plats surgelés dans un micro-ondes communautaire, promettant de faire subir le même sort à leur peau diaphane sur les plages de quelque Floride. L'œil vitreux sous une tuque à visière, des flâneurs laissent leur regard se perdre tout au fond de la salle des Pas perdus. Là, face à l'étal d'un vendeur de hamacs itinérant, un tableau de chasse est maladroitement scotché au mur.
D'un bord sont inscrits les noms des cégeps s'étant prononcés en faveur d'une grève étudiante. À savoir le presque tout-Montréal. En dessous, ceux qui ont voté contre. À droite, ceux qui choisiront bientôt leur camp par voie de référendum. Ici, à F.-X.-Garneau, en cet indolent lundi qui s'étire paresseusement dans le soleil d'hiver, on dépouille les urnes dans ce qui apparaît comme une espèce bien connue d'indifférence générale.
Mélissa bâille. Comme la moitié des étudiants du Cégep, elle n'est pas allée voter. Ni ses amis, adorables petits cons et petites connes qui fument des clopes avec elle, dehors, entre deux pavillons de ce campus autrefois reconnu pour son militantisme. Un militantisme qui résonne toujours, remarquez. Dans les présentoirs contigus aux nôtres: le Journal de la Fédération des communistes libertaires du Nord-Est (si, si, pour vrai!), La Voix étudiante du Québec qui titre "103 millions de mauvaises raisons de couper dans les prêts et bourses" et Ultimatum, le journal de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante.
Je disais qu'il résonne, ce militantisme; disons qu'il sonne quand même un peu creux. Soixante-dix pour cent de voix en défaveur de la grève, apprendra-t-on quelques heures plus tard. Voilà le bilan de ce référendum à Garneau qui devait faire écho aux coupures du gouvernement Charest.
Quelques jours plus tôt, au Cégep Limoilou, l'association étudiante connaissait un revers analogue, quoique moins cuisant. Du genre que les analystes de sport auraient décrit comme "une défaite crève-cœur". Dans cet établissement qui fut autrefois un haut lieu de la pensée gauchisante, les étudiants se sont prononcés à 50,4 % contre la grève. Une droite dans les dents pour l'association étudiante. "C'est la preuve que ce sont le non-engagement et la pensée très individualiste qui dominent, constate Grace Roy, conseillère de l'asso. Les étudiants se disent: "On a un gouvernement de droite, faut faire avec", et tout le monde plie. C'est désolant."
Peut-être. Mais le plus désolant, ce n'est pas ce refus de la grève lui-même. Ce serait même le contraire, en un sens, puisqu'il s'agit de mesures qui, à court terme, ne pénaliseront que les étudiants. Pensez-y, si le gouvernement Charest a regardé les employés de la SAQ se geler les gosses des mois entiers sans même feindre d'essuyer une larme, imaginez comment il se fiche d'étudiants qui débrayent. "Tant pis pour eux!" se diront-ils tous en continuant de tergiverser sur l'éventuel emplacement du CHUM.
Non, le plus désolant, ce n'est pas le vote contre la grève, mais sa symbolique. L'individualisme, dites-vous? Pas tout à fait. Il n'est pas question de gauche ou de droite ici. Il n'est pas non plus question de savoir si, oui ou non, les étudiants québécois sont privilégiés comparativement à leurs homologues du reste du Canada.
Ce dont il est question ici, c'est de soumission et de lâcheté. De colonne vertébrale. De principes, vous connaissez?
"Nous investirons massivement dans l'éducation", a promis Jean Charest, avant d'être élu, puis, comme pour tout le reste, de se rebiffer, et de sabrer joyeusement dans le budget.
Ce dont il est question ici, donc, c'est de mensonge, de trahison et de la manière d'y réagir. Il ne s'agit même pas d'une victoire de la droite qui prend lentement mais sûrement du territoire à la gauche. Car si victoire il y a, elle ne revient qu'à la petite politique de merde, aux promesses creuses et à la paresse des démocraties molles.
Vous ne voulez pas faire la grève? J'aurais probablement voté dans le même sens. Et remarquez, vous ferez bien ce que vous voudrez, c'est vos affaires, les amis.
Mais à moins d'entreprendre d'autres actions de contestation et d'y participer massivement, non seulement vous vous laisserez bien sagement fourrer jusqu'au trognon, mais en plus, vous donnerez l'impression d'avoir aimé ça.
Bien envoyé.
On dirait que tout le monde manifeste, les principales corporations syndicales, les profs du primaire, les ambulanciers, la SAQ récemment ( certains moins justifiés que d’autres … ). Les étudiants, ont une excellente raison de le faire, une promesse non tenue, une hypothèque sur leur avenir, sur notre avenir.
Et quelqu’un parle des 70 millions de bourses du millénaire que le fédéral refuse de rembourser à Québec parce que ce dernier n’a pa tenu la promesse de ne pas augmenter l’endettement étudiant après l’instauration du programme de bourses du millénaire ?? Frisou s’est privé de 70 millions supplémentaires en coupant 103 millions en éducation. L’improvisation est le mot d’ordre de ce clown et on ne peut laisser un tel imbécile jouer de la sorte notre avenir. C’est désolant de voir autant de jeunes se désinterresser de la question.
Dans mon monde utopique, j’aurais sacré dehors tous les employés de la SAQ qui se plaignent d’avoir un horaire variable et un misérable salaire horaire de 18 $ pour placer des bouteilles et j’aurais donné tous ces emplois à des étudiants endettés jusqu’au cou qui, faute de disponibilités à temps plein sont obligés de travailler chez Wal-Mart et dans des dépanneurs pour des miettes. L’horaire variable leur aurait sûrement plu et ça aurait été une façon brillante de financer indirectement l’éducation.
Laissez-moi rêver au moins …
Le peuple québécois s’est doté d’un gouvernement d’une rare incompétence…encore jamais vu, ni de mon vivant, ni dans les livres d’histoire politique du Québec et même du Canada.
En fait de destruction massive, Jean Charest ne peux faire mieux…évidemment que des changements s’imposaient, mais de là à mentir au peuple pour se faire élire et une fois au pouvoir, passer la gratte aussi largement dépasse l’entendement.
Dans bien des pays, notre premier ministre aurait probablement besoin d’une garde rapprochée beaucoup plus imposante et ses sorties seraient réduites au minimum jusqu’à ce qu’il subissent un coup d’État…
Mais nous sommes au Québec, le pays des endormis et la grosse vague de changement s’est produite dans les années 60 et 70…
et maintenant au pouvoir ce sont les auteurs de celle-ci…qui tentent le coup encore une fois!
Le militantisme d’aujourd’hui est un militantisme de bonne conscience et de mode, un militantisme mou et sans impact réel.
Un militantisme a l’internet, a la jeu vidéo, un militantisme petit bourgeois et naif.
Un militantisme individualiste qui réagit uniquement quand sa poche est visée…
Ca me fait penser au président du syndicat de la SAQ, quand il demandait a la population de participer au boycott de la SAQ, quand on lui a demander lors du conflit de Vidéotron si par solidarité lui et ses membres s’était désabonnés, il a resté bouche cousue et il a patiner comme un amateur…
Voilà le militantisme d’aujourd’hui, un militantisme individualiste et égoiste !
Je m’adresse à tous les étudiants qui lisent le Voir quotidiennement. Je m’adresse à ces jeunes qui, en prenant le métro pour aller à leurs cours, empoignent un exemplaire du journal Voir. Vous penserez sans doute comme moi, vous êtes tannés de vous faire dire que vous n’êtes que des flans mou ! L’article de M. Desjardins dit tout haut ce que les adultes pensent tout bas. Eh bien, j’ai des petites nouvelles pour vous, messieurs et mesdames « j’ai fait ma vie et j’ai oublié ma jeunesse », ça suffit ! Nous étudions très fort parce que vous êtes nos modèles ! Notre colonne, on l’a bien pris quelque part, non ? De nos parents, de nos professeurs, des adultes qui nous entourent ! Sans vouloir vous offenser, les jeunes que vous voyez manifester pour des droits acquis qui nous ont été arrachés par le gouvernement de M. Charest, c’est votre prolongement. Que vous le vouliez ou non, on ne s’est pas éduqué tout seul. Au lieu de passer votre temps à chialer sur notre compte, pourquoi ne pas nous aider dans notre cause ? M. Desjardins, votre je m’en foutisme fait vraiment peur à voir. Pensez-y : à votre retraite, lorsque vous serez vieux et malade, ce que l’on ne souhaite pas, mais bon soyons réalistes, et que vous serez confiné dans CHSLD, c’est un petit con ou une petite conne que vous avez tellement critiqué qui risque de vous laver le derrière. Aimez-vous mieux une infirmière qui a réussi brillamment ses études qui vous donne vos médicaments, ou bien une petite conne qui a eu des notes passables parce qu’elle devait travailler 35 heures/semaines pour payer ses maudites études ? Personnellement, j’ai trouvé votre article insultant, pour ne pas dire carrément horrible. Comment vous, nos modèles, pouvez-vous vous en foutre à ce point ? Vous avez étudié, vous avez vos carrières, le char de l’année devant la maison dont vous avez déjà fini de payer l’hypothèque. Vous n’êtes qu’une gang de vieux hippies retraités, les conneries, je me demande qui les a faites en premier !
Juste mentionner que je trouve ça très bas-de-gamme, l’attaque ad personam comme moyen de polémique.
Traiter les étudiants de petits cons et de petites connes ne sert en rien votre discours et souligne, au contraire, vos lacunes arguementatives.
Alors que faire?
Vous semblez nous dire qu’ils est mieux de ne rien faire. Je suis loin d’être un militant ou d’être près des Assos étudiantes qui sont autant sinon plus croches que nos gouvernements (et certains d’entre eux en feront sûrement partie). Pourtant pourquoi tant de cynisme?
Je suis prestataire de prêts et bourses et je comprends pourquoi la vote passe mal. Je respecte les opinions de tous et chacun (je le fais réellement, pas comme ce con de l’association étudiante qui a une vision réductrice de la politique; gauche bien, droite mal). Je viens du cégep Édouard-Montpetit et les étudiants perçoivent cette grève comme un projet militantiste d’association et non comme une revendication étudiante en général.
Par conséquent, la majorité des étudiants ne se sentent pas concernés, même ceux qui ont des prêts et bourses. Une vaste campagne de désinformation rgne ce bal; mon cégep à voté contre un débat avant vote de grève, les gens des techniques ont votés contre un débat, un débat, c’est tout de même la base!
Donc, les gens ne savent pas pourquoi ils votent et ils sentent que ça ne les affecte pas. S’ils parlaient bien anglais ils diraient »What’s in it for me? ». D’accord une minorité a des prêts et bourses, mais là ou la grève compte et où vous avez tort monsieur Desjardins est que cette coupure affecte la société en entier.
Un étudiant en médecine prestataire quasiment obligatoire de prêts et bourses s’endettera comme un fou à faire ses études, je ne sais pas si cela en découragera quelques-uns, peut-être pas, peut-être que oui. Ils n’ont pas le droit de faire une guerre anti-intellectuelle aux futurs travailleurs, bordel.
Moi pendant que les jeunes se saoulent la gueule et montent leur char, je travaille 5 soirs semaines, j’étudie à temps plein et j’économise pour faire des films, ma récompense; endetté à l’os en sortant de l’université face à ces petits cons avec un secondaire 5 qui dans leurs jobs hyper-syndiquées vont se foutre de moi.
Effectivement les promesses électorales pleuvent à quelques jours des élections. Il n’y a rien qui changera dans le futur et ce sera toujours les mêmes discours hypocrites. Nous ferons ceci et nous ferons cela, et par la suite nous attendons toujours.
Les étudiants auront tout à perdre s’ils décidaient de faire la grève. Ils perdront bien plus que les bourses transformés en prêts. Ils devront faire avec à moins. Que les étudiants fassent la grève massivement, mais je ne crois pas que le gouvernement Charest se laisse intimider par les étudiants. Pour l’instant il est bien trop préoccupé à sauver la face avec son remaniement. Un remaniement tout à fait ridicule et qui ne mène nulles part. Encore un coup d’épé dans l’eau.
Pour revenir à l’hypocrisie de nos politiciens, une fois élu, il se contrefiche de nous. Mais ce qui m’agace le plus, c’est cette coupure dans l’éducation et même dans le monde des arts dès qu’il a été mis au pouvoir. À ce rythme, la société Québécoise est sur le point de se perdre. Jean Charest souhaite probablement que le peuple Québécois soit un peuple d’ignorants avec moins d’éducation et encore moins de culture. Je trouve cela bien dommage pour nos jeunes.
Je suis du genre à croire que nos jeunes doivent être stimulés d’avantage. C’est selon moi dans la stimulation plutôt que dans la privation que nous obtenons les meilleurs résultats.
Pourquoi la grève ? Pour récupérer 103 millions de dollars me direz-vous ? Croyez-vous réellement que cet argent va être réinvesti dans l’éducation ? j’en doute fort, comme pas mal d’étudiants qui, comme moi, sont déjà surendettés et qui auront peine à sortir la tête de l’eau dans quelques années mais qui ne désirent, au fond, que terminer le plus vite possible pour pouvoir (enfin!) rejoindre le marché du travail. Au point où plusieurs d’entre eux se sacrent des autres et ne pensent qu’à leur petit diplôme qu’ils ne veulent pas attendre 6 mois de plus.
Moi-même étudiant à l’université Laval, j’ai vu comment les étudiants sont individualistes il y a 2 ans quand les frais de scolarités ont été augmentés de 180$ par session (pour éponger les déficits accumulés par le C.A. de l’université sans augmenter les services offerts). Oui il y a eu manifestations, mais rien n’a changé, pourquoi aujourd’hui ça changerait plus ? Parce que le mouvement est rendu à 110 000 manifestants ?
Je semble défaitiste, mais attendez dans quelques années comment tout sera encore pire qu’aujourd’hui. Pendant que la population vieillit, personne ne semble croire que l’éducation est une priorité, malgré les beaux discours électoraux. À 22 ans, j’ai compris depuis longtemps que toutes les promesses faites en l’air ne sont pas réalisées, que ce soit n’importe quel parti politique. Cependant, j’ai l’impression que le gouvernement en place pourrait encourager la souveraineté parmi la population, tannée de se faire fourrer par les libéraux, ce qui est, à mon sens, un bon point de départ.
Si les étudiants veulent une grève, quitte à perdre une session, je les encourage ! Cependant, est-ce qu’ils auront l’impact voulu sur le chef du gouvernement, qui ne semble reculer que lorsque les sondages sont vraiment en sa défaveur.
D’un étudiant endetté de 13 000$ en 2 ans et à qui il reste encore 5 ans…
J’ai quitté ce Cegep en 2002. J’ai vécu et participé à la grève pour le Sommet des Amériques. Lors du vote de grève. On avait eu droit aux techniques policières qui s’étaient déplacées en masse. Ils disaient que si on faisait la grève, ils ne pouvaient pas faire leur stage donc ne pas avoir leur années. Leurs professeurs leur faisaient surement peur pour rien. C’est probablement ce qui s’est produit encore cette année. C’est évident que la majorité des étudiants ne sont pas très motivés. Mais je crois que Garneau est toujours un Cegep de gauche. N’oublions pas que les associations sont très fortes dans ce Cegep mais c’est un des plus gros Cegep du Québec. Ce n’est pas facile de rejoindre tout le monde quand le sentiment d’appartenance est difficle à créer.
J’ai quitté depuis longtemps les bancs de l’école. Je n’ai donc que les médias pour « savoir » ce qui se passe dans les cégeps et universités. Je sais par contre que pour avoir été jeune et avoir voulu révolutionner le monde, que la jeunesse actuelle n’est sans doute pas différente et que ça va sans doute brasser du bon bord. Le discours de Jean Charest nous chante que nos étudiants sont les mieux traités en amérique, ce qui est très difficile à vérifier sans avoir tous les paramètres……..mais « so what » !! Pourquoi nos étudiants ne seraient pas les mieux traités de la planète, cette dernière étant le terrain ou ils iront rayonner à la fin de leurs études !! Les gouvernants à courte vue dont nous sommes affublés méritent amplement une botte au cul et quoi de mieux qu’un énergique groupe d’étudiants pour la leur donner….allez impliquez-vous !!!
J’écrivais récemment sur mon blogue le paragraphe suivant:
«Je veux aussi vous parler du gouvernement Charest qui a coupé dans les bourses des étudiants. C’est complètement stupide: l’éducation est le fondement de toute bonne société! Qu’est-ce que tu veux mon grand frisé? Tu veux déscolariser la population, tu veux l’abrutir à l’os? C’est brillant! C’est en créant des idiots que tu vas continuer à obtenir des votes… Logique…»
Dans un autre message que j’ai laissé quelque part, j’ai noté:
«Pas facile d’être mené par un gouvernement où se sont les bergers qui suivent le mouton».
Et aujourd’hui, j’aimerais simplement ajouter que je suis dégoûté par la gestion du Québec. Ça va faire deux ans qu’on se fait couper dans les domaines les plus importants, deux ans qu’on réalise l’ampleur de fausses promesses, et malheureusement, deux ans qu’on se prend le beigne solidement, avec les deux mains! Jean Charest avait raison, il était «prêt». En fait, c’est le peuple qui était prêt à se faire prendre, dans l’inertie la plus totale. Quel bon timing… Continue de couper Jean… Continues. Le Québec va être complètement démuni, le public sera privatisé, et à l’heure où le PQ tentera de tout reconstruire, tu les blâmeras de gérer un Québec instable… Un Québec que l’on pourra qualifier d’«héritage Charest»…
Pour conclure avec un autre jeu de mots facile, mais tellement satisfaisant sur le plan émotionnel:
«Au Québec, c’est loin d’être le mouton qui se fait manger la laine sur le dos…»
Pour une fois je suis tout à fait d’accord avec les commentaires que je viens de lire (et relire !) il fallait que je le dise !. Quand je pense que 79% d’étudiants ont voté contre la grève (Par conséquent, 21% seulement ont voté pour « une meilleure vie devant soi » !!!), je trouve cela triste de la part de ces jeunes étudiants qui ne se « prennent pas par la main » pour soutenir une même idée : qu’on arrête de se foutre de leur gueule !!!
Maintenant que le mal est fait (ou du moins en partie !), il faudra certainement beaucoup de prouesses pour corriger les problèmes vis-à-vis de l’éducation au Québec (qui empirent d’année en année!) mais j’espère qu’il n’est pas trop tard pour commencer…
Quand le financement ne se fait pas comme il se devrait, il y a des répercussions au niveau de la qualité de l’éducation. Ça ne prend pas la tête à Papineau pour s’en apercevoir, mais par contre ça risque de prendre celle de Charest, si ça devait continuer comme ça!
Étant étudiante, je peux vous dire qu’il reste encore des militants et que les jeunes sont loin d’être des flancs mous. Depuis les récentes coupure budgétaires dans les prêts et bourses, il y a beaucoup d’étudiants crevés qui doivent travailler un peu plus et qui ne réussissent pas à joindre les deux bouts. Charest augmente la dette des étudiants de 50%. C’est énorme. Les grèves étudiantes ne permettent peut-être pas de tout régler mais je crois vraiment que Charest devra changer d’optique pour calmer les étudiants qui sont très en colère. La guerre est loin d’être terminé et en ce jeudi, les étudiants se rejoignent pour une grosse manifestation à Sherbrooke. Je suis d’accord avec le fait que tout doit être fait de façon pacifique mais les étudiants en ont gros sur le coeur. Une publicité a même été conçue pour conscientiser les gens à l’impact de la coupure. Les étudiants sont loin d’être riches mais on les a enfoncé plus profondément.
Il y a quelques semaines, avec la grève des employés de la SAQ qui s’éternisait, on se demandait si la grève était encore un moyen de pression efficace.
Si dans un contexte d’entreprise le moyen de pression vient de la baisse de production, la pression des grèves d’étudiants est toute autre. C’est une pression politique et ce type de pression demande une masse importante, un front commun. Ce type de grève vise à faire savoir au gouvernement qu’il a avantage à respecter ses engagements s’il veut se faire réélire.
Mais de quel pouvoir dispose dont les étudiants actuels. Leur participation aux élections générales est si faible et leur poids démographique l’est d’autant plus. Qu’est-ce que le gouvernement a à perdre en se les mettant à dos ? À la veille de la prochaine élection, on leur dira qu’on vient d’entendre leurs demandes et que s’ils reportent les libéraux au pouvoir, on en tiendra compte.
Si les étudiants veulent cesser de se laisser fourrer de la sorte, il faudra qu’ils se réveillent. Il faudra qu’ils manifestent non-seulement lorsqu’il est question de prêts et bourses ou de frais de scolarité, mais qu’ils s’organisent en véritable lobby qui s’implique dans les décisions de l’État.
Une partie de la population adulte engueule les étudiants québécois parce qu’ils ruent dans les brancards pour faire valoir leurs droits et dénoncer ce que le gouvernement Charest a promis pour se faire élire sans toutefois respecter ses promesses. Et l’autre partie de cette même population adulte se plaint de voir les jeunes d’aujourd’hui passer leurs journées devant leur ordinateur ou leur playstation et ne plus s’intéresser à rien. Il faudrait savoir ! Lorsqu’on entend bon nombre d’adultes parler des adolescents avec une certaine condescendance, on se demande s’ils se souviennent qu’ils ont eu leur âge eux aussi.
Un âge où on a des rêves, des causes qui nous tiennent à coeur, mais où on est logiquement trop jeune pour posséder le bagage nécessaire pour se battre sans maladresses. Certains étudiants ont commis la bourde de se laisser aller à des actes de violence répréhensibles, certes, mais il ne faut pas pour autant les mettre tous dans le même panier !
De plus, quelle est donc cette croyance populaire selon laquelle TOUS les étudiants se la coulent douce aux États-Unis pendant la semaine de relâche et se plaignent le ventre plein ? Depuis quand l’argent pousse t-il sur les arbres ? Certains d’entre eux ont peut-être la chance d’avoir des parents qui peuvent leur permettre de telles vacances, mais quand on écoute les gens parler ou qu’on lit leurs commentaires dans les journaux, les étudiants sont tous des bébés gâtés !
Pour ma part, je pense qu’on devrait plutôt les féliciter d’avoir ce courage de gueuler leur mécontentement que nous n’avons pas, nous les adultes, qui regardons Charest faire le contraire de ce qu’il nous a promis sans grogner ! J’encourage toutefois les jeunes à se battre pour leurs droits avec intelligence et discernement pour prouver à ceux qui les critiquent avec virulence qu’ils se trompent.
Moi, ce qui me tanne, ce sont les attaques personnelles envers Jean Charest. Comme si le PQ avait fait mieux… Wake up cibolle ! Si Landry avait été élu, il aurait coupé ailleurs, ou d’une autre façon.
Maintenant, une autre chose qui m’énarve : les députés de l’opposition qui comprennent les étudiants. C’est gentil, mais on sait tous très bien que c’est facile d’appuyer Kyoto, les infirmières, les étudiants, les réfugiés cachés dans un sous-sol d’église, les employés de la SAQ, et tous les autres quand ça ne nous coûte pas une cenne.
Je suis étudiante à temps plein et je travaille à temps plein. Je rush comme une malade et je compte bien atteindre ma limite d’endettement d’ici peu. Chacun ses objectifs dans la vie… Honnêtement, je me fous de cette grève. Je ne vois pas le but, je ne comprends pas les objectifs, ni les solutions de rechange. Alors je ne perds pas mon temps avec ça.
L’absence d’engagement des étudiants n’est pas propre à leur milieu,il est partout.C’est si facile de rester là à se faire fourrer par l’élite tout en la médisant pendant les nouvelles(chacun de son bord).
La pensée « ca sert à rien d’essayer,je le sais que ca va pas marcher »est prédominante presque partout.Les dernières grandes mobilisation à québec sont le fruit de la propagande de radio-poubelle,a.k.a j’ai pas le CHOI-FM.Faut croire que la connerie ca mobilise!
Malgré tout,il y a un mouvement de contestation présent(70 % des québecois sont décus de jean charest pis de son parti libéral).C’est sûr que c’est plus facile de répondre à un sondage que d’aller se geler le cul dans la rue ou de boycotter wal-marde(en tout cas,j’espère que je ne suis pas le seul à les bouder).aux compagnies qui essaieraient de rire de nous autres,sachez que j’ai la mémoire longue et le BOYCOTT À LONG TERME.
Comme on se tire dans le pied en demandant à Charest de nous prendre en pitié, nous étudiants « engagés », l’affiche à la main, le cri de solidarité à la bouche. Mais est-ce vraiment ainsi que l’on change les choses, que l’on a un impact sur le gourvernement? Pour obtenir de lui la moindre reconnaissance il faut lui faire perdre de l’argent ou du temps. De quelle manière l’affectons nous en manquant 1, 2 ou 3 semaines de classe?
Il faut être citoyen actif, engagé, diront certains? Pourquoi ne pas agir là où les choses peuvent réellement changer? Combien de jeunes en grève prévoient travailler pour le ministère de l’éducation ou celui des finances, combien d’entre eux prévoient devenir députés, ministres, chargés de projets? C’est là qu’on peut changer les choses.
À plus petite échelle, alors que tous nos cours ont déjà été payés, il est évident que des mesures autres que de ne pas aller à l’école auraient eu un plus grand impact. Des étudiants qui cognent à la porte du gouverment? Qu’ils cognent! Par contre, imaginez que toutes les institutions d’éducation de partout à travers le Québec cognaient à la porte du gouvernement parce qu’elles n’avaient pas été payées par les étudiants en début de session, Charest aurait davantage intérêt à agir…et rapidement.
Bon, voyons où ça nous mène: une promesse de faire tout ce qui est possible pour réinvestir les 103 millions, peut-être? Et sans échéance? C’est cela que vous vouliez que le gouvernement vous dise? Bravo! C’est cela qu’ils ont dit et vous répétront car la méthode de pression n’est pas la bonne.
Je vous comprends chers étudiants d’en vouloir au premier ministre qui a trahit sa promesse d’investir dans l’éducation , mais ne vous en faites pas ce n’est pas la première fois ni la dernière . Vous étiez quatre mille à Sherbrooke pour crier assez fort espérant être entendu jusqu’à Bruxelles où notre mal aimé de premier minus se trouve actuellement .
Vous faites la grêve pour rien . Vous ne réussirez jamais à faire plier ce gouvernement qui n’a d’oreilles que pour l’establishment du patronat et des riches .
Je peux même vous prédire ce qui va arriver . Les cours vont continuer quand même , il y aura même les examens et vous ne serez pas là , donc échec plus pour la session .
Donc on reprend la session en septembre et vous aurez le privilège de pouvoir commencer à travailler six mois plus tard que prévu avec un endettement supérieur .
Vous devriez retourner aux études et travailler très fort pour battre ce gouvernement dont plus personne ne veut (sauf quelques irréductibles croyants) et vous aurez la satisfaction de pouvoir dire à vos futurs enfants que vous étiez là quand ce gouvernement rouge mur à mur à subi la pire défaite de son histoire .
Le mouvement étudiant cegepiens?
A-t-il une seule fois depuis 20 ans fait quelque chose de constructif?
Dire NON, c’est la seule chose que proposentss les associations aux étudiant à chaque année. Une année c’est les frais de scolarité, l’autre c’est la mondialisation, l’autre c’est la guerre, l’autre c’est les prêt et bourse, et ainsi de suite… Ce sont de cause valables, là n’est pas mon propos, mais c’est toujours juste une force de Negation.
Les étudiants ont répondu à leur association en leur disant: NON, on ne croit pas que la grêve aidera le nécessaire financement de l’éducation. Et ils ont raison.
Qu’est ce que les associations étudiantes proposent pour financer la hausse des coûts de l’éducation? (hausse des coûts relatif au salaires du corp professoral qui augmentent, aux besoins en renouvellement de matériel et d’équipements, etc.)
Il y a seulement 3 choix pour refinancer le réseau:
1- Le gvt paye et augmente les impôts pour boucler son budget (ou alors accepte le déficit)
2- Les étudiants payent par une augmentation généralisé des frais de scolarité
3- Ou un mix des deux premières solutions
À quand une association étudiante qui proposera d’augmenter sensiblement les frais de scolarité de manière à faire financer par les étudiant les mieux nantis les bourses pour les étudiants les moins bien nantis?
À quand le militantisme du partage de son propre bien plutôt que le millitantisme de vouloir toujours partager le bien d’autruit???
Je ne suis pas d’accord avec la décision du gouvernement de couper $103 millions dans le programme de prêt et bourse pour les étudiants. Si on veut avoir une société viable dans le futur, il faut s’assurer que la jeunesse d’aujourd’hui puisse avoir accès à une bonne éducation aujourd’hui. Par contre, je suis aussi contre le fait que les étudiants fassent la grève pour essayer de faire changer le gouvernement d’idée. J’ai énormément de difficulté à comprendre qui est pénalisé, à part les étudiants eux-même, lorsqu’ils font la grève. Sûrement pas le gouvernement. Il me semble qu’il existe des moyens plus efficaces de se faire entendre et d’essayer de discuter pour trouver une solution.
C’est dommage à dire mais lorsque j’ai fait mon cégep, il y a de cela plus de vingt ans, il y a eu une grève à chacune des deux années où j’y étais. Aujourd’hui, ce sont mes enfants qui sont rendus là, et il y a encore des grèves à chaque année. Plus ça change, plus c’est pareil. Vous dénoncez le manque de militantisme des étudiants, mais on a souvent l’impression que les grèves des cégeps, c’est toujours initié par une petite clique qui ne semble avoir comme but que de faire la grève. À croire qu’il y a des cours dont le projet de session est de s’organiser pour mettre le cégep en grève. Difficile d’intéresser les étudiants dans ces conditions avec une telle quantité de grèves! Et quand ce ne sont pas les étudiants, ce sont le profs! Et comme beaucoup d’étudiants ne veulent que terminer leur cégep pour continuer vers l’université, ces multiples grèves ne leur donnent pas beaucoup de chance.
J’espère franchement que le gouvernement va revenir sur sa décision, mais si il le fait suite à une grève, on a sûrement pas fini d’en voir d’autres dans les prochaines années…
Monsieur Desjardins,
Je ne prise pas particulièrement le ton accusateur de votre sortie de cette semaine.
Rappelez-moi donc l’âge moyen de ces étudiants de niveau collégial ? 17 ans peut-être, et encore, plusieurs ont tout juste 16 ans. Ce sont encore des enfants monsieur Desjardins, des enfants à l’aube de l’âge adulte, je vousle concède, mais des enfants quand même. Des enfants élevés dans un contexte où, tout jeunes, il leur fallait déjà être raisonnables, s’ajuster aux horaires de papa-maman et, malades ou pas, prendre trop tôt le matin le chemin de la garderie.
Vous dénoncez le fait que ces jeunes se montrent indifférents à la politique, qu’ils pèchent par leur inactivité. Et puis, après ? Pourrait-on, sans juger, leur accorder le droit de parvenir à la maturité sociale lorsqu’ils y seront prêts ? Si, présentement, ils ne réagissent pas, c’est simplement que leurs préoccupations actuelles se situent ailleurs. Ils prendront bien assez vite conscience des enjeux politiques et de l’importance d’interférer autant que faire se peut sur les décisions gouvernementales.
Je conçois que votre intervention vise à faire bouger les gens afin que le gouvernement se montre plus respectueux des besoins du peuple. Mais justement, parlant de respect, respectez donc le rythme de leur évolution et cessez de les culpabiliser d’avoir envie de goûter l’insouciance encore un petit moment.
Parfois il est bon de plonger vers de grandes années qui ont changé le cours de l’histoire. Vous souvenez-vous des évennements de contestation qui ont embrasé la France à la fin des années 60?
La situation économique et politique y était pourtant fort différente. Mais plusieurs similitudes peuvent tout de même être observées. La plus évidente est à mon avis l’omniprésence d’un ras-le-bol collectif et majoritaire de l’ensemble de la socièté québécoise à l’endroit de son gouvernement. Comme en 68, toutes les couches sociales et professionnelles sont concernées : des étudiants aux fonctionnaires, des cadres aux chomeurs, des biens nantis à ceux qui végètent dans le système de santé.
En 68, les étudiants se sont soulevés, ils ont décidé de revendiquer des valeurs que le gouvernement avait mis de côté. Leur exaspération a fait boule de neige, et le reste des travailleurs ont fini par les soutenir.
Pourtant, les études en France ne coûtent « rien ». Le système de bourse y est quaisment inexistant, et les étudiants ont été soutenus dans leur révolte.
J’ai étudié des 2 côtés de l’atlantique, dans un système d’études politisé français, et dans celui mercantile d’amérique du nord. Détrompez-vous les études coutent cher au Québec aussi, et de comparer la situation des frais de scolarité avec le reste du Canada n’est qu’une possibilité de fuite octroyée à de mauvais politiciens incapables de gérer un budget ni de tenir de promesses.
En accusant les étudiants québécois de nonchalance, on se désengage du soutien qu’on DOIT leur apporter. En se désintéressant de leurs problèmes, on donne raison à l’incompétence de notre gouvernement. La question de savoir si les étudiants veulent prendre leur avenir en main, pourrait être formulée à savoir si nous sommes prêts à les appuyer?
Ne nous désintéressons pas de leur combat, et motivons les étudiants à poursuivre leur lutte vers la maturité.
Moi, je pense que les étudiants ont raison de voter contre la grève. Vaut-il la peine de perdre une session pour gagner une bourse… et encore c’est pas sûr que ça donne ce résultat? Il existe d’autres moyens de pression moins radicaux et peut-être aussi efficaces, comme les manifestations, genre.
Oui, elles sont connes de fumer… mais pas d’avoir voté non.
Étudiante de niveau collégial depuis maintenant 5 ans, j’ai un beau trou dans mon budget pour les 5, 10, 15 prochaines années d’environ 10 000$. Le pire c’est que je ne me suis pas pogné le cul durant ces deux DEC complétés avec succès, j’ai seulement un besoin d’apprendre et d’être le mieux qualifié possible pour entrer dans le monde travail. Avec toutes ces dettes, j’ai quand même décidé d’aller à l’université.
Je n’ai pas le choix de travailler durant mes études. Malgré toutes les coupures et le montant élevé de mes dettes et de mes futures dettes, je ne sais plus quoi penser.
D’un côté il y a le non à la grève:
1. La perte de temps. Oui les cours seront probablement repris, mais comment reprendre 1 mois de grève en 2 semaines. Ce sont les connaissances qui écopent.
2. Une grève pour rien. Des courriels circulent déjà pour des invitations à »fêter la première semaine de grève ».
3. Des manifestations. En face du cégep du Vieux, une barricade construite de poubelles, de chaises et des jeunes qui lancent des slogans qui pour la plupart, je suis convaincue, ne vont même pas au cégep. Bonjour la crédibilité!
4. Le budget. Savoir gérer son argent. Les prêts accordés sont calculer de sorte que l’appart, les frais de scolarité, la bouffe soient réglés. C’est certain que si le prêt sert à s’acheter de la bière ou un char, les priorités sont peut-être pas à la bonne place.
Du côté du oui à la grève:
1. Les promesses non-tenues d’un gouvernement.
2. L’accès aux études supérieures peut devenir difficile.
3. La motivation des jeunes d’aller à l’école vient de prendre le bord.
4. De montrer au gouvernement que les étudiants ne sont pas tous des fuckés, que nous voulons nous instruire mais pas au prix de nous endetter pour les 50 prochaines années de notre vie.
Tous ce questionnement vient mettre en doute mon opinion face au prêts et bourses. Ce qui est sur, c’est que mon opinion au sujet de Charest ne changera jamais.
Ce que je trouve le plus drôle et le plus désolant en même temps, c’est la particularité qu’ont les québécois à rejeter la faute sur tout le monde. Bon. Si l’éducation fonctionne mal, c’est la faute au gouvernement. Si les routes sont en mauvaise conditions, c’est parce que le gouvernement ne fait pas la job. Si je frappe quelqu’un en voiture, c’est pas de ma faute, c’est la faute de la voiture…me suivez vous? Le québécois en général semble être incapable de prendre ses responsabilités. Donc depuis des années, on se fie au gouvernement pour qu’il prenne des décisions à notre place et quand il le fait, on s’en plaint. Alors que croyez-vous que nos étudiants ont appris à faire? La même chose…Et il faudrait en être surpris? Quand vous dites que les gens n’ont pas de colonne, vous avez raison. Ça inclut autant les étudiants que les contribuables. Mais ce n’est pas en tapant sur la tête de quelqu’un qu’on l’aide à se relever. Pis c’est dur de relever quelqu’un quand on est à terre soi-même et qu’on veut l’ignorer! ou devrais-je dire s’ignorer?
Ce qui se passe avec les étudiants participe de l’humanisation de nos milieux de vie.
À l’instar des revendications des travailleurs et des artistes en ce moment. Nous voyons
tous un effort d’humanisation du milieu de vie de l’éducation.
J’admire le courage de ces jeunes qui malgré tout veulent étudier. Miser sur l’éducation reste encore une excellente décision. Cependant les difficultés financières sont énormes.
Les temps d’attente pour les prêts et bourse sont ridicules. On croirait vraiment que le gouvernement veut les décourager d’avancer.
On oublie trop facilement que les politiques et les lois sont faites pour des êtres humains pas des machines. C’est comme cette habitude qu’on a de construire nos villes pour les voitures. Il ne faudrait pas oublier le stress que vivent les etudiants déjà. Y a vraiment pas besoin qu’on en remette.
L’enjeu pour se targuer d’être une société civilisée avancée reste l’humanisation de nos milieux de vie. Le gouvernement doit miser sur ce qui participe de cette humanisation.
J’encourage sincèrement les efforts fait en ce sens de la part de chacun de nous.
J’ai toujours trouvé bizarre que les étudiants fassent la grève. Dans le cas d’employés syndiqués, comme la SAQ, on peut comprendre, puisqu’il existe un rapport de force entre le fait pour l’employé de ne pas recevoir de salaire et le fait pour l’employeur de voir baisser ses profits.
Mais dans le cas des étudiants, il n’y a qu’eux qui sont perdants. La possibilité d’étudier est un droit mais surtout un privilège que notre société offre à sa jeunesse. Je ne sais pas si nos chers étudiants ont compris qu’ils vivent avec les frais de scolarités les plus bas (et pas juste de 1 ou 2%!!!) en Amérique du Nord. De plus, habituellement, lorsqu’un jeune a une scolarisation avancée, cela se reflètera sur son salaire et donc sa capacité de rembourser ses prêts.
Il n’y a qu’une chose qui m’agace dans les coupures de prêts et bourses. C’est que le temps que les jeunes aient pu accéder au marché du travail et qu’ils aient accumulés suffisament d’argent pour rembourser leurs prêts, les banques s’en seront mis pleins les poches en chargeant des taux d’intérêts normaux mais amoraux dans le contexte!
Je préconiserais donc plutôt le mode suivant: les jeunes peuvent demander autant de prêts qu’ils le désirent (en imposant quand même une limite raisonnable!!). Ils auraient ensuite à rembourser ces prêts via l’impôt (surtaxe de 5%, par exemple). Ainsi un médecin spécialiste qui gagne 100 000$ après quelques années n’aura aucune difficulté à rembourser le coût élevé qu’ont coûté à la société ses cours. À l’opposé quelqu’un qui a de la difficulté à trouver un emploi n’aura rien à rembourser. Et il reviendrait à l’état d’absorber le coût de l’intérêt des sommes impliquées. De cette façon, l’étudiant rembourserait selon sa capacité, le gouvernement ne financerait que les intérêts… et les banques ne feraient plus d’argent sur le dos des étudiants.
Autant je trouve dommage que les gens ne manifestent plus de nos jours autant je comprends! En effet, avec le taux de natalité qui est en chute libre, la loi du nombre est malheureusement contre les jeunes. Jean Charest se fout bien que les jeunes manifestent et qu’ils s’endettent: une session perdue ça fait toujours bien plus d’argent dans les coffres non! Plus de prêts, plus d’intérêts. Personnellement, j’ai terminé mes études en décembre dernier. Pas parce que je commence ma carrière mais bien parce que j’ai poursuivi mes études lentement mais surement en même temps que ma carrière. Je m’étais enlignée aussi sur des dettes d’études et j’ai décidé d’en minimiser les effets. Un point cependant que les gouvernements devraient envisager: avec la dénatalité et l’augmentation du ratio travailleurs/retraités, il faudrait peut-être faire une priorité de l’éducation des jeunes. En effet, dans 10-20 ans, le poids des retraités risque d’être pas mal lourd sur les jeunes travailleurs/payeurs d’impôts. Ce jour là, Jean Charest risque de trouver que son chèque de pension n’est pas très gros lui non plus!!!!
J’ai terminé mes études l’an dernier et, je ne me souviens pas d’une année au cegep et à l’université où il n’y a pas eu de grève.
Je me souviens aussi combien d’étudiants sont allés voter pour la grève pour avoir quelques journées de congé, le temps de faire leur travail de mi-session qu’ils n’avaient pas encore eu le temps de commencer, faute de volonté. Combien d’entre eux sont allés manifester?
Voilà ce qui rend les grèves étudiantes peu crédibles. Ils sont 100 000 à voter pour la grève mais seulement 3 000 à manifester.
Combien en voit-on, des fils et filles ayant entendu les histoires épiques de leurs parents ayant fait la révolution dans les années 60 et qui rêvent de Che Guevara? À force de les voir briser la paix et briser des vitrines de gens non concernés, ils perdent aussi de la crédibilité et de la sympathie auprès des messieurs et mesdames Tout le monde.
Pas étonnant que la FEUQ fasse une campagne télé. Elle se doit d’aller chercher la sympathie du public un peu écoeuré de voir les rues du centre-ville barrées ou de voir des meutes d’étudiants détruire en sauvage tout ce qui se trouve sur leur passage au bulletin de nouvelles.
Bref, l’image des étudiants est à refaire et il serait temps à penser à d’autres moyens que la grève pour attirer l’attention du public. Après tout, s’ils ne font pas confiance au gouvernement, ils devraient peut-être lui suggérer les moyens de leur donner les moyens d’étudier.
Il est incorrect de juger massivement des votes lors du plébiscite pour le déclenchement d’une grève étudiante en appui aux revendications des étudiants visant à faire abolir les coupures dans les bourses d’études. Les étudiants, même quand ils partagent les mêmes campus ou les mêmes cursus scolaires n’ont pas tous les mêmes intérêts et surtout pas la même provenance sociale. Autrement dit, il y en a parmi eux qui n’ont pas besoin de bourses, ni même de prêts pour étudiants, alors qu’il y en a d’autres qui en dépendent de manière vitale. Les premiers viennent soit de milieux suffisamment aisés pour que leurs parents leur payent leurs études, alors que les seconds n’ont pas cette chance, soit que leurs parents sont économiquement modestes, qu’ils habitent en région loin des universités ou des Cegeps, ou parce qu’ils se soucient de leur progéniture comme de leur dernière chemise. Voilà pourquoi le vote fluctue entre autres raisons selon le type de clientèle qui fréquente les Cegeps ou les Universités. Ceux qui ne souffrent pas ou qui sont peu affectés par ces coupures sont portés à se désolidariser de leurs confrères qui sont atteints par ces mesures antidémocratiques qui les condamnent à un endettement encore plus lourd avec des promesses d’avenir souvent bien illusoires avec le type de diplômes qu’ils réussiront peut-être à décrocher un jour. Du côté de ceux qui soutiennent la grève par principe et pas d’abord par intérêt, il y a la fine fleur de l’intelligence et de la responsabilité citoyenne, ceux qui comprennent que le gouvernement tremble de peur devant ces débrayages qui minent encore plus sa crédibilité et qui le montrent sous son vrai jour, soit celui de se placer constamment du bord de ceux qui bénéficient le plus des avantages de la richesse. Non, ces grèves ne sont pas inutiles.
Le seul tort que la grève peut causer au gouvernement c’est d’avoir à payer les professeurs à ne rien faire dans les cégeps et les universités, l’autre tort est d`avoir a payé ces mêmes professeurs après la session lorsque les étudiants reprendront les jours perdus. Par contre, des moyens de pressions autres seront suresment employé comme occuper les bureaux ministèriels, bloquer des routes ect…
La grève qu’ossa donne? Quand t’es étudiant, pas grand-chose. Ca doit faire près de 20 ans que j’ai quitté les bancs de l’université et du cégep, mais me semble que les grèves étudiantes, il y en a à chaque année ou presque… Mettons qu’ils auraient une bonne raison cette année, mais je ne peux me défaire de cette impression que les dirigeants des associations étudiantes font la grève juste pour le plaisir de le faire… ou plutôt, pour se ‘pratiquer’ en attendant le jour où ils deviendront dirigeants d’un ‘vrai’ syndicat. Après tout, rendu au niveau post-secondaire, faut commencer à ‘focuser’ sur le pratique, pas juste la théorie! Bravo aux étudiants qui refusent de servir de cobayes dans une partie d’échec qui n’a peut-être rien à voir avec les enjeux officiels.
David, tu conclus ta chronique comme ces vieux syndiqués de mon employeur, près de la retraite, qui se foutent totalement des jeunes travailleurs… « Je n’ai plus d’enfants, pas besoin d’assurance dentaire… désormais je voyage, six mois d’assurance voyage serait bien mieux! »… brillant non? C’est la triste réalité. Aucune solidarité.
La question des prêts et bourses va bien au-delà des jeunes qui sont concernés. C’est de notre avenir qu’il s’agit. Bien sûr, un étudiant en médecine aura droit, durant ses études, à des prêts et bourses, à une marge de crédit à la banque… mais celui qui étudie en administration? en sciences humaines? À rien. Oui, comme tu l’écris, c’est une question de principe et de respect. Le PLQ se fout de tout le monde. Il est un des rares gouvernements à savoir mis à dos l’ensemble de la population.
Pour en revenir aux étudiants, pas étonnant qu’à Québec ça ne lève pas. D’une part, tu as la Radio X, ce Fillion inconscient de ce qu’il fait, qui scande sa position contre la grève étudiante… et tu as les moutons étudiants qui l’écoute… Pourquoi être contre un groupe qui veut s’exprimer? N’est-ce pas la radio Liberté d’expression? Ce n’est jamais pareil pour soi et pour les autres… D’un autre côté, les étudiants comprennent peut-être ce qui se passe présentement, bon exemple avec la SAQ, un gouvernement narcissique, nombriliste, qui fait semblant d’écouter. Pas facile!
Comme M. Boisvert l’écrit, les banques s’en mettent plein les poches, une manne d’or pour elles. Encore une fois, le PLQ hypothèque notre avenir. Quoi écrire de plus que c’est à nous, ex-étudiants, à les aider, à les supporter. Mieux, tous nos syndicats devraient emboîter le pas. Mais non, ils ne le feront pas… trop mous désormais, ces syndicats.
Je suis l’un de ces étudiants du cegep Garneau qui a voté contre la grève. Je ne crois pas que M.Desjardins ait interrogé les étudiants, les vrais, ceux qui viennent au cégep pour étudier, pas ceux qui viennent au cegep dans le but de « cruiser » un beau gars ou une belle fille et qui ne viennent au cours que lorsque bon leur semble. De toute façon, que faisaient ces élèves à la salle des Pas-Perdus ? Les vrais étudiants sont à la bibliothèque. Ce que M.Desjardins ne sait peut-être pas c’est que les demandes de grève de l’association étudiante sont fréquentes, voir incessantes. À chaque année, si quelque chose ne va pas, on fait la grève ! Il se peut alors que ces grèves perdent un peu de leur impact auprès des étudiants. Ce beau militantisme devient alors qu’une illusion. Une poignée d’entre eux seulement iront manifester. Les autres ? Ils se votent un congé. Une autre preuve de lâcheté certainement mais réelle. Plusieurs pensent comme moi. Il serait peut-être temps de trouver un autre moyen de faire pression chez les étudiants.
FX Garneau et Limoilou votent contre la grève. Ben tiens, je ne suis pas surprise : ce sont des cégeps. Les frais de scolarité aux cégeps s’évèlent à quoi, 300$ par session? À l’université, ça triple, au minimum. Personnellement, je suis en maîtrise, je ne suis (enfin) plus à charge et j’apprends cette semaine que finalement, la bourse de 2000$ qu’on m’avait promise dégringole à 200$. Chaque mois, je me demande si je dois poursuivre ma maîtrise. Chaque mois, je m’endette davantage. Selon mes calculs, je terminerai avec une dette de 25 000$. Le Programme des prêts et bourses est sérieusement amputé, et ça commence à faire mal. Déjà, les années précédentes je trouvais qu’il y avait un problème au niveau du cas par cas (mon exemple : je ne reçois aucune aide parentale depuis une dizaine d’années, mais j’ai été déclaré à charge de mes parents – ce qui signifie zéro bourse – pendant tout mon baccalauréat. Hé oui; pour ne pas dépendre de mes parents, il aurait fallu que je démontre que ma situation familiale était détériorée, ie que j’ai été battue ou violée. Tout simplement) Maintenant, je peux affirmer que mon avenir ne se base pas sur ma passion, mes compétences ni mes aptitudes. Mon avenir dépend de ma capacité à endosser mon endettement.
Le problème des prêts et bourses n’est pas uniquement celui des étudiants. C’est celui du QUébec au complet. On ne parle pas suffisamment de la menace de la dénatalité. Mais si moi je suis endettée de 25 000$ en sortant de mes études, et que mon conjoint l’est aussi, ça ne fera pas de nous un couple très pressé d’avoir une famille (problème de dénatalité), ni d’acheter une maison (roulement de l’économie). Le pire : le marché du travail nous demande d’être de plus en plus scolarisé. Faire la grève n’est sûrement pas la meilleure des solutions, mais au moins, c’en est une. À mon sens, ne pas payer de frais de scolarité aurait eu un plus grand poids. Mais pour le moment, je suis en grève, j’ai payé pour un service que je n’ai pas.
Ce qu’il y a de tristes avec les grèves étudiantes, c’est que les étudiants se pénalisent eux-mêmes et moi aussi, je ne suis vraiment pas certain que cela aurait permis d’aboutir à quelque-chose. Je trouve donc que cela est une bonne chose que certains cégepiens aient pensés à eux parce que dans le fond, ce sont eux qui vivent ces longues années d’études qu’ils n’ont peut-être pas envie de ralonger inutilement. Pour ce qui est des coupures dans les prêts et bourses, j’espère que la population en général se révoltera du sort qu’on réserve à nos jeunes parce que l’éducation est une chose très importante dans la vie qui fait qu’on a une société plus riche.
Les étudiants refusent de faire la grève… et alors? Il faut d’abord se demander si une telle grève aura des répercussions valables. Est-ce que le fait que quelques étudiants manifestent, pancartes au poing, en criant slogans et formules pré-péparées changeront les décisions prises? Pas vraiment. Sauf se retrouver avec des enseignants payés à ne rien faire, quelles seront les conséquences positives?
Les actions ont beaucoup plus d’impacts: manifestations, marches, rassemblements, démonstrations, voilà des requêtes qui auront écho. La grève ne servira qu’à justifier les échecs des élèves.
Il faut également se demander si la cause est valable. D’accord, l’éducation est un aspect essentiel à la société québécoise, il faut s’assurer que les générations futures puissent apprendre pour que l’on devienne un peuple fort et compétent, mais il faut cesser de croire que l’éducation doit être accessible à tous. L’éducation post-secondaire doit rester un privilège et si on compare aux frais de scolarité des autres provinces, le Québec reste une province de choix.
Plusieurs étudiants réussissent à travailler et étudier à la fois. Évidemment, ce n’est pas toujours facile de concilier les deux. Il est certain qu’il faille accepter d’en sortir avec des dettes, mais n’est-ce pas le prix à payer pour faire ce que l’on veut pour le reste de notre vie?
Ce sont les plus démunis qui paient pour la coupe dans les prêts et bourses… Vrai, mais ils sont tout à fait capables de payer leurs études tout comme je l’ai fait et une vingtaine d’autres de mes amis et connaissances…
Quand je vois ces étudiants déménager à Montréal alors que leur programme est offert à côté de chez eux, partir à Québec… parce que c’est Québec, quand je les vois boire comme des trous dans les bars, participer à des activités qui coûtent les yeux de la tête pour justifier une bonne brosse, quand je les vois bouffer dans les cafétérias étudiantes, je me dis: «Doit-on vraiment manifester?»
Encore une fois les étudiants des collèges de la régions de Québec on prouvées qu’ils ne pensent qu’à eux, à leur petit moi! Je ne veux pas perdre ma session, je ne pourrai pas partir à temps pour un voyage cet été. J’ai comme l’impression que les jeunes n’on pas nécessairement la capacité de faire des sacrifices afin d’appuyer leurs convictions. En faite des convictions est-ce qu’ils en on encore, est-ce qu’il croient encore à quelque choses ou seulement en leurs petits nombrils? C’est vrai qu’il y a eu un manque d’information donné par les responsables des assos, pour ceux qui n’e vont pas chercher l’information par eux mêmes ne savait probablement pas ou voter et plus encore qu’il y avait un vote pour une grève. Enfin je suis étudiant au collégial et je suis déçu de l’attitude de mes collègues. Pourquoi ne pas refuser de payer nos frais de scolarité pour la prochaine session? Svp un peu de couilles!
Que dire devant cette fausse rébellion! L’insolence gouvernementale ne semble pas ébranler les piliers du temple de l’engourdissement des enfants roi des années 80! Car ces jeunes étudiants souvent issu des BBboumers, constitue une relève avec peu de besoins pas comblés. Alors le fait de perdre une session n’a pas d’importance. Ce n’est pas cela qui les arrête de voter, mais plutôt la totale indifférence! Qu’est-ce que l’on en a foutre des prêts et bourses? Et avec ce genre d’attitude nous nous retrouverons bientôt avec un peuple soumis car il sera peu instruit. Et nous élirons à force de majorité de 50% + 1 un gouvernement à la Bush!
La profondeur de cette anesthésie revendicatrice deviendra fort triste et puissante au fil des ans. Les employés de la SAQ l’on compris! Les étudiants le verront bien et le reste suivra!
Alors le véritable résultat derrière les chiffres est un très grand malaise qu’il ne faut pas prendre à la légère, car la puissance de l’humain vient de sont autonomie à défendre (de façon civilisé) ses convictions. Si nous perdons cette si petite notion, nous nous dirigeons vers une société de larves soumises aux soubressauts de nos élus (connus ou non).
Avec cette attitude la puissance de notre droit de vote se dirige inévitablement vers le fichier 13!
M. Desjardins indique que, ce qui est le plus désolant pour lui, c’est que M. Jean Charest avait promis d’investir en éducation avant de « sabrer joyeusement dans le budget », en ajoutant : « Ce dont il est question ici, donc, c’est de mensonge, de trahison et de la manière d’y réagir ». En réalité, depuis deux ans, le budget de l’éducation a, tout au contraire, été augmenté de plus de 700 millions. Je suis certaine, puisque c’est le mensonge qui indigne tant M. Desjardins, qu’il s’empressera de corriger l’information afin de ne pas induire en erreur tous ses lecteurs !
Ce qui est désolant, à mon avis, c’est la propagation de toutes ces informations basées sur le ouï-dire et dont certains s’indignent allègrement. Les associations étudiantes se sont montré offusquées lorsque le premier ministre a dit que les étudiants québécois étaient parmi les mieux traités au monde. Pourtant, lorsqu’on y regarde de près, on ne peut lui donner tort. Si on considère toutes les variables des études post-secondaires : frais d’inscription, frais de scolarité, conditions d’admission, aide financière, coût de la vie., la condition des étudiants québécois est très enviable, même si on la compare à celle des étudiants européens. Et si on effectue cette comparaison avec les autres provinces du Canada, les étudiants québécois sont nettement privilégiés. Mais, les associations étudiantes repoussent farouchement cette dernière comparaison. Elle n’incite certes pas les étudiants à faire la grève.
Certains aspects, qui sont au coeur de cette controverse, n’ont pas été abordés par les associations étudiantes : la qualité de l’enseignement et l’appauvrissement des universités. C’est sur ces questions que devrait porter la discussion des étudiants, car c’est là, dans le pressant besoin de financement des universités, que le fameux 103 millions s’est retrouvé!
Je suis sorti du cégep technique avec environ 7000$ de prêts à rembourser. En plus, je travaillais à l’année longue pour financer mes études. Et alors? Avec un taux fixé à environ 4.5%, ça fait moins de 100$ par mois à rembourser sur 10 ans. Je ne suis pas encore mort, comme tous mes potes qui ont à rembourser leurs prêts.
C’est simple, les étudiants d’aujourd’hui écopent pour les tire-au-flanc des années passées, les foireux qui prennent 5 ans pour terminer un DEC en sciences humaines et ceux qui sèchent leurs cours pour aller fumer un joint. Ce sont probablement de ceux-là (les cons et connes) dont parle M. Desjardins. En tant que payeur de taxes, est-ce que je suis intéressé à financer les fainéants? Pas sûr… Que l’argent aille à la bonne place et aux bonnes personnes, c’est tout.
C’est quand même bizarre, on est prêt à dépenser 30 000$ pour s’acheter une bagnole qui deviendra un tas de ferraille dans une quinzaines d’années, mais on hésite à investir 10000$, 15000$ ou 20000$ dans notre éducation qui servira à nous faire vivre jusqu’à la fin de nos jours.
Mieux vaut s’habituer, car avec la population vieillissante, l’éducation des jeunes passera toujours en second (ou encore pire!) après la santé. L’État sera donc de plus en plus radin avec les étudiants…et avec plusieurs autres mesures de gauche.
Solidaire avec les étudiants grévistes? Pas sûr…
Est-ce un mythe ou une réalité, moi qui cotoie encore tant d’étudiants, engagés pour la plupart, dans des regroupements ou association étudiantes, pour la promotion d’idées neuves et/ou reçues, mais encore pas tout à fait appliquées… Parlez-en aux femmes!
On nous rabâche beaucoup les oreilles avec les années soixante-dix, et les manifestations étudiantes qui avaient lieu étaient souvent justifiées, et les gens de ce temps sont parvenus à faire avancer plusieures causes. Mais même ces braves baby-boomers se sont retranchés dans leurs confortables bungalow, ou dans leur luxueux condo, et pratique l’art de la trappe maintenant. La cohésion dans notre société aujourd’hui, connait pas. Tout le monde tire la couverte de son bord, et on joue à celui qui tirera le plus fort. Et devinez qui gagne…
Qu’est-il advenu en effet de l’euphorie des victoires des mobilisations sociales d’un autre temps?
Aujourd’hui, on a effectivement oublié, ou peut-être jamais appris c’est quoi la solidarité. Et la contre-culture d’aujourd’hui se traduit, parce qu’individualiste, et s’enracine dans la corruption et la fraude. Au plus fort la poche, bref, la loi de la jungle…
Notre démocratie moderne souffre de n’être qu’un slogan, un épouvantail cachant quelque chose de vraiment épeurant. Et ça, plusieurs jeunes étudiants en sont conscients et savent ce que c’est. Et je ne peux que les comprendre de vouloir aller chercher le papier au plus sacrant, précieux papier qui leur permettra ensuite de survivre un peu mieux. Et gâcher une session, c’est une session de plus à profiter de l’aide financière qu’on aura pas toujours les moyens de rembourser en sortant de l’école.
Mettons les choses au clair: la grève aura de mauvaises répercussions sur les finances des universités. Résultats: hausses des frais!
Ce n’est pas vrai que le fait que ce soit moins cher au Québec est une raison d’augmenter les frais. Dans ce cas, baissons les impôts, puisqu’on est les plus imposés! Mais au lieu de ce concentrer sur leur nombril, les assos devraient peut-être élargir leur vision. Le gouvernement ne rendra pas les 103 millions. « Sentez-vous concernés! », voilà ce qu’elles nous répétent. Mais jamais elles ne se sont senties concernées par ceux qui n’avaient pas droit au prêts et bourses. Ceux qui doivent se débrouiller seuls, avec des marges de crédits, et des intérêts mensuels à rembourser.
Pourquoi ne pas proposer d’autres solutions. À long terme, il serait plus rentable pour le gouvernement d’élargir l’admission aux prêts au lieu de couper les bourses. Selon la loi, les parents ne sont pas tenus de payer les études universitaires. Et sous prétexte qu’ils gagnent plus de 75 000$ à deux, ils ont 1000$ dans leur compte pour chaque session? Ridicule. Des prêts, ça se rembourse, et avec intérêts! Alors pourquoi ne pas l’offrir à tout le monde. Ou ne pas éliminer la contribution (non obligatoire) des parents.
L’impression que me donnent les associations étudiantes, c’est que notre génération veut le meilleur, mais n’est pas prête à investir. Si, à la fin de l’université, l’étudiant n’a pas de travail ou un salaire insuffisant pour rembourser ses dettes, alors il a mal calculé son investissement.
Au lieu de ne penser qu’à eux-mêmes, ils devraient appliquer à eux-mêmes leur propos: « sentez-vous concernées ». Parce qu’aux dernières nouvelles, les assos étudiantes regroupent aussi des étudiants qui n’ont pas droit aux prêts et bourses et qui s’endettent d’une autre manière, et eux paient des intérêts chaque mois.
L’université est un investissement. Si vous pensez qu’il n’en vaut pas la peine, laissez la place à ceux qui y croient!
Quand tu mentionnes qu’ici il est question de soumission et de lâcheté, de colonne vertébrale et de principes tu frappes la cible en plein centre David. Suite au vote massif (sic) on peut facilement en déduire que le 49.6% déjà minoritaire et représentant, une encore plus grande minorité se sera tenu debout.
Une poignée de jeunes qui savent ce que le mot colonne veut dire ou une majorité soumise en quête de fidèles, moi mon choix est fait, vive la minorité gueularde.
C’est pas rien quand on réalise que la colonne de demain se fait joyeusement entubée et en redemande avec en prime un gros merci à Jean Charest.
Je suis prêt ?
Prêt à foncièrement renier les promesses faites à qui mieux mieux.
Prêt à faire du système de l’éducation un système à vitesse unique.
Prêt à endetter les étudiants tout en coupant sur les ressources disponibles.
Et bien monsieur Charest vous n’êtes plus seul, vous avez aujourd’hui l’appui de la majorité étudiante du Québec. À ne dire mot celle-ci cautionne aujourd’hui votre nonchalance totale en ce qui touche l’éducation, triste constat s’il en est un.
Et votre colonne vous, elle va bien ?
Plusieurs étaient pour, plusieurs étaient contre : certains avaient de bons arguments tels le sentiment de « punition » ou du « pauvre » étudiant qui a de la difficulté à passer ses cours. J’étais de ceux qui étaient pour, je le suis encore. Suis-je égoïste en « oubliant » ces pauvres étudiants qui ont de la difficulté à arriver, que ce soit scolairement ou monétairement ? Non, je suis plutôt réaliste.
Avouons-le, le Cégep, pour y avoir passé 2 belles années, est un endroit où les jeunes fêtent, ou ceux-ci commencent pour la plupart à étudier, où l’on devient tranquillement « adulte ». De gros chambardements qui en mènent plusieurs à se laisser aller. Et bien, cette taxe, si ça pouvait en faire « allumer » quelques-unes, ce serait déjà ça de gagner. Le sujet actuel n’est pas nécessairement la taxe à l’échec qui n’existe plus, mais plutôt la grève, si on veut, qui est déclenchée à nouveau par les cégépiens. Le cour du problème n’est pas dans l’endettement, mais plutôt dans la bonne orientation des jeunes avant leur arrivée ! Une grand majorité des jeunes s’inscrivent en sciences humaine parce qu’ils ne savent pas quoi faire, perdre leur temps, leur argent (et la nôtre !), etc. Certains ont un but, mais plusieurs décrochent où s’orientent vers un métier plus traditionnel. D’autres changent de programmes, etc.
Pourquoi ne pas encourager et aider le jeune en le ramenant sur terre dès le début, lui faire comprendre que c’est en étudiant qu’il réussira, qu’au cégep, même en Sciences de la nature, on a suffisament de temps pour travailler à temps partiel. C’est sans compter les 3 mois l’été ! Et, les frais scolaires sont ridicules, que ferais t’ils à l’université. Les prêts et bourses ont souvent été avantageux pour les mêmes (oui oui, je penses un peu aux parents séparés), mais malgré tout, je ne voit pas en quoi un cégépiens peut ne pas arriver s’il veut vraiment. L’âge adulte, ça vient aussi avec les responsabilités !
Je suis étudiant universitaire…je sortirai, contrairement à une majorité de mes confrères, sans dette de l’université grace au fond d’épargne étude de nos palliers de gouvernement….je suis en accord avec les revendications des associations…je suis en accord de dire que les étudiants ne doivent pas payer les frais car encore une fois ce sont les plus pauvres qui en paient le prix…mais à quel point suis-je solidaire?? Suis-je solidaire au point d’aller crier so so so solidarité en manquant mes cours et ainsi perdre l’investissement que j’ai fait en moi-même…car n’oublions pas que l’éducation ne doit jamais être vue comme une dépense mais plutôt comme un investissement….Lorsque je vois certains collègues ruiner leur investissment par le temps qu’ils mettent à rien faire je me dis qu’à quelque parts quelqu’un paie la facture de ceci…l’état (nous la société) paie une bonne partie des frais de scolarité d’où les coûts si peu élevés de notre système d’éducation…donc en plus de moi qui investis des sommes d’argent en moi l’état investi en moi….mais si je ne suis plus rentable pour l’état est ce que cette derniere devrais se retirer comme dans toute mauvaise compagnie de l’investissement qu’elle met en moi??…l’état ne devrait-il pas essayer de cibler ces étudiants au lieu de frapper une catégorie d’étudiant qui ont une seule caractéristique commune soit celle d’avoir des moyens limités??….et ces étudiants qui en suent fort afin de payer leurs cours ne doivent pas manquer à leur tâche vu qu’ils voient l’argent sortir de leurs poches….alors ce que je dis c’est ciblons la médiocrité et la lacheté étudiante et suspendons ou arretons comme société d’investir dans cette médiocrité…suspendons les du systeme et ainsi nous sauverons de l’argent…..plutôt que de cibler les classes sociales ciblons les lâches..ainsi l’investissement que fera l’état en chacun de nous sera beaucoup plus rentable pour tout le monde
La grève étudiante, la grève contre la coupe dans les bourses d’études, tous les jours on ne parle que de ça. Autant dans les universités que dans les cégeps. Et pourtant, la plupart des élèves ne savent même pas ce qu’ils vont revendiquer s’ils vont en grève. Résultat, on retrouve très peu d’élèves qui font la grave, donc très peu ou pas du tout d’impact au près du gouvernement. En fait eux, ils sont mort de rire, les étudiants chiâlent contre eux, mais ne sont pas capables de se réunir pour les contester.
La revendicationsdans les bourses est, selon moi, bien mal placé. On devrait plutôt revendiquer une ouverture à la mise en candidature pour obtenir des prêts. Là, le gourvenement nous écouteraient déjà davantage. Et c’est avantageux pour eux, il nous mette des intérêts sur nos prêts, il pourrait faire de l’argent ….
Mais au moins, cette tentative de grève générale nous montre bien à quel point notre société est individualiste. On pense juste à soi et on se contente de peu. Dommage, me semble qu’à l’époque,pas si lointaine, quand on revendiquait en groupe on avait de l’influence et surtout on s’occupait de pas trop se faire « fourrer » par le gouvernement.
Somme-nous devenus peurreux ??? ou bien on fait juste se foutre totalement de ce qui nous arrive ???
J’ai juste envie de sacrer. Franchement, j’ai parfois envie de vomir à lire comment certaines personnes pensent. Je ne comprend pas que quelqu’un puisse accepter qu’un gouvernement nous mente en plein visage. Que la grève étudiante ne ramène jamais les 103 millions voulus, je n’en doute pas. Ca ne devrait même pas être le but de la grève. L’idée, c’est qu’on avait promis des investissements en éducation et qu’on coupe, finalement. C’est qu’on avait promis des gels de frais de scolarité, c’est toujours pas fait. L’idée c’est de contester. On ne peut pas laisser les élus manipuler NOTRE argent comme il l’entend.
Ensuite, je comprend mal que les Québécois accepte que le fédéral investisse 13 milliards dans la Défense Nationale alors qu’on s’arrache les cheveux pour que quelques étudiants pauvres ait droit à leur 103 millions de bourses. Je comprends mal qu’on baisse les impôts de 500 millions (dont 300 millions fort probablement pour les mieux nantis) alors qu’on cherche comment guérir nos malades plus efficacement.
Le gouvernement Charest n’était pas « prêt ». Vraiment pas prêt. Et seuls les étudiants, présentement, lui indiquent leur mécontentement. Alors cette bande de lâches qui n’appuie pas les étudiants, qui sont bien, eux, dans le système qui les favorise probablement de par leur portefeuille, ils devraient peut-être s’impliquer un peu et comprendre que le gouvernement ne devrait pas nous prendre pour des imbéciles.
Les étudiants ne demandent pas la gratuité scolaire, ils veulent de l’aide! Ils le savent, que l’université c’est un investissement, et c’est pas parce qu’ils ne veulent pas investir, c’est qu’ILS NE PEUVENT JUSTE PAS LE FAIRE.
J’ai juste envie de sacrer. Québécois, tenez vous donc et arrêtez d’accepter qu’on rase la laine sur le dos de votre voisin. On n’est pas des marionnettes!