Le résultat de la dernière élection fédérale semble faire l'affaire d'un peu tout le monde. Les libéraux éconduits pour leurs accès d'arrogance, le Bloc toujours puissant et fort, le NPD récoltant un appui plus solide, les conservateurs de Stephen Harper sont donc aujourd'hui à la tête d'un gouvernement minoritaire. C'est bien cela que vous souhaitiez, non?
Malgré cela, Montréal tremble. Non pas d'effroi, mais de dégoût. Comme prise d'une fièvre incontrôlable. Une gastro qui lui ferait vomir la Vieille Capitale.
Comment les gens de Québec ont-ils pu élire des conservateurs? s'y demande-t-on. Ne pouvait-on pas se contenter de faire porter l'odieux aux provinces de l'Ouest, à la banlieue de Toronto, ou à la Beauce, dans le pire des cas? Québec est-elle facho? Est-elle sous l'influence de la secte des X? Est-elle contre l'avortement et le mariage entre conjoints de même sexe?
Laissez-moi vous rassurer tout de suite, personne à Québec n'est allé voter conservateur en songeant au mariage gai ou à l'avortement. Ni même au bouclier antimissile ou au protocole de Kyoto ou à une quelconque question de morale. Aux impôts, à la TPS, au déséquilibre fiscal, alors? C'est plus probable, oui. Mais Québec a surtout voté contre l'arrogance des libéraux, et aussi contre celle du Bloc, ce dernier refusant d'admettre que sa forte présence dans la capitale a contribué à scléroser, voire à amputer, certaines institutions fédérales ayant pignon sur rue chez nous.
En un sens, Québec a donc voté pour quelque chose: l'argent, le pouvoir.
Cela, on pourra toujours le lui reprocher. On pourra opposer à cette vision pragmatique et opportuniste de la politique une autre vision, plus poétique et idéaliste. Ce que j'aurais sans doute fait si le déversement de fiel en provenance de la métropole ne me forçait pas plutôt à défendre ma ville, position inhabituelle pour moi qui, la plupart du temps, surligne ses travers, constate ses fuites d'huile, inspectant le moteur toussotant d'une région qui se cherche.
Impossible, pourtant, de rester muet devant un aussi triste spectacle que celui de la presse montréalaise qui, dissimulant à peine un haut-le-cœur, parachute ses scribes dans la région afin de s'adonner à un exercice journalistique d'une rigueur plus que discutable. Comme ce fut le cas dans la Presse, qui publiait dimanche dernier un reportage peu flatteur à propos d'une ville supposément sous l'influence de quelques "vedettes" radiophoniques. Un article trompeur, contenant des informations erronées, isolant au passage les deux pires demeurés-qui-font-des-jokes-de-fifs qu'il est possible de trouver, parfaits quidams illustrant la profonde imbécilité d'une population de débiles légers. Ne manquaient que les bottes en caoutchouc, les chapeaux de paille et les maladies congénitales pour terminer le portrait.
Que ce soit au Bloc, où l'on cherche "ce qui n'a pas été exorcisé à Québec", ou chez Lacombe, à Radio-Canada, où le chroniqueur Christopher Hall se demandait "Est-ce qu'on est moron parce qu'on vit à Québec ou est-ce qu'on vit à Québec parce qu'on est moron?", incapable de s'adonner à un exercice d'analyse en profondeur, on se réfugie dans le même registre d'approximations, d'insultes et de médisance qu'on reprochait à Arthur et à Fillion.
C'est que l'analyse est complexe, leur accordera-t-on. Impossible de viser juste ici, de mettre un visage sur les "coupables", tous noyés dans une blanche mer de tranquillité francophone. Même les sociologues s'y perdent, multipliant les études dont les résultats sont parfois tout à fait délirants.
Alors autant fesser dans le tas, comme on pêche à la dynamite, avec force et courage.
Ainsi, sans craindre la contradiction, certaines des figures ou institutions montréalaises qui défendent le plus ardemment le multiculturalisme et l'acceptation de la différence à tout crin sont aussi celles qui refusent d'essayer de comprendre les habitants d'une ville située à quelque 200 kilomètres de la leur, et préfèrent sombrer dans le moralisme à cinq cennes, ou le dénigrement de toute une population, sans même noter que dans un comté comme le mien, par exemple, le candidat conservateur n'a remporté la victoire que par quelque 400 voix, ce qui est loin d'être un raz-de-marée de la droite.
Bien sûr, il n'est pas question ici de se réjouir de cette victoire conservatrice qui peut paraître inquiétante pour une gauche dont il n'est pas non plus question de se moquer. Il est plutôt question de mettre un frein à la malveillance, au provincialisme et au chauvinisme de ces mêmes observateurs qui rigolent aussi de voir Andrée Boucher élue mairesse de Québec, oubliant bien vite leur Doré, leur Bourque, et cette difficulté à "vivre ensemble" dont souffre aujourd'hui Montréal, forçant la ville à dépêcher de nouvelles cohortes de flics dans ses rues pour y policer le chaos routier.
Et c'est sans parler de la réélection de Lapierre, de Dion, de Coderre…
Tout ça pour dire qu'avec une telle poutre dans l'œil, les Montréalais n'ont pas de quoi pavoiser ni de leçon à donner aux gens de Québec.
À moins qu'il s'agisse, comme on a pu le constater depuis 10 jours, d'un cours intensif sur le mépris et l'intolérance.
Et voilà la preuve est faite!!! Pour que les montréalais nous acceptent , pour qu’ils nous trouvent beau et gentil ils faudraient penser comme eux et faire comme eux le désir!!! Et bien désolé mais je crois que nous sommes assez grand maintenant pour avoir nos propres idées et opinions sur ce qui est le mieux pour nous. Écouter pas besoin de 56 mille sondages ou études pour savoir pourquoi québec à voté conservateur c’est que nous autres on a compris que le libéral ne passerait pas les élections et que le parti québecois ne pouvait rien faire au gouvernement alors si nous voulions nous faire entendre et que quelqu’un bouge pour nous ils nous faut des élus dans la ville pour qu’ils puissent faire quelque chose…..ont veut se rapprocher du pouvoir pour enfin se faire regarder et aider. Nous avons aujourd’hui 10 députés pour parler de nous au conseil c’est mieux que 20 à l’opposition minoritaire car l’oppossition réel c’est le libéral et non le parti québecois !!!!!!! Moi je dis aux montréalais qui chialent après nous laissons aller le gouvernement quelque temps et nous verront bien qui a eu raison de voter pour qui car même si québec ne votait pas conservateur il avait le pouvoir quand même!!!!!
On a beau se dire…non se vanter d’être une civilisation évoluée, avangardiste ouverte sur le monde et les différences, nous revenons toujours à nos préceptes de bases…le jugement de notre voisin! Je crois que c’est là, la plus grande culture du peuple Québecois! Regarder dans la cour du voisin afin de l’envier secrètement et de le dénigrer allègrement de toutes voix!
Surtout se comparer avantageusement sans se regarder le nombril! Car si on agissait de la sorte nous serions moins enclin à porter jugement! Que ce soit entre Rivière du Loup ou Rimouski, Chicoutimi, Jonquière ou Val d’or et Rouyn! Il faut toujours envier notre voisin. Je croyais que nos grands centres y échaperaient??? Et bien non! Montréal et Québec se tirent la pipe en démontrant les erreurs du voisin et ainsi camoufler leur propre déchéance!!
Je rêve encore d’un peuple apprenant de ses erreurs et s’enrichissant mutuellement de nos différences. Je me demande s’il ne serait pas souhaitable d’être séparer du Canada. Au moins notre attitude chauvinisme, nous profiterait. Nous pourrions regarder les anglais pis les critiquer ouvertement! Au moins ce n’est pas entre nous que le fiel de notre complexe d’infériorité inculqué par notre religion, agirait, mais contre nos voisins!
Alors les analyses peu poussées ne m’intéressent pas vraiment! Si je regarde chez mes voisins ce n’est pas pour les envier, mais plus pour leur apporter mon aide! Alors s.v.p. les Laïse Brassard du Québec !
La rivalité Québec-Montréal ne date pas d’hier. Pour ma part, elle me fait bien rire. Deux belles villes, chacune leur cachet, leurs habitudes, leur besoin de se mettre en valeur. Quant aux attaques pour vaincre l’autre, la faiblesse qui se dégage de ce type de discours saute souvent aux yeux.
Nul besoin de descendre l’autre, à moins de lui accorder une suprématie écrasante et de se sentir inférieur. L’attitude gagnante repose plus dans la fierté de ses acquis. Dans ce cas, rien ne sert de mentionner l’autre, ses attributs suffisent à provoquer l’admiration.
Quant à la politique, nous héritons du même gouvernement, sans pour autant l’avoir désiré. La volonté des canadiens à tasser les Libéraux s’est manifestée à la grandeur du pays. On a ce que l’on mérite, comme ville et comme gouvernement.
M. Martineau, vous dites à propos de l’article de La Presse de dimanche dernier ce qui suit:
« Un article trompeur, contenant des informations erronées, isolant au passage les deux pires demeurés-qui-font-des-jokes-de-fifs qu’il est possible de trouver, parfaits quidams illustrant la profonde imbécilité d’une population de débiles légers. Ne manquaient que les bottes en caoutchouc, les chapeaux de paille et les maladies congénitales pour terminer le portrait. »
J’habite Québec et je ne crois pas que le portrait est si erroné que ça quand on parle de la clientèle de certaines radios de Québec regroupant tous les porteux de bas blancs de la ville équipés d’un doigt d’honneur utilisé à outrance au volant…
On sait très bien que certaines stations de Québec bien connues pour leurs excès imposent une manière de penser en commentant chacune des nouvelles à diffuser donc ne laisse pas le soin à l’auditeur de se faire sa propre idée…deux des animateurs actifs ont changé de « canal » et sont remplacés par plus petits qui tentent de reproduire le « pattern »…
Quand on parle d’intolérance des montréalais envers la ville de Québec, c’est notoire et ça remonte bien avant les Nordiques…mais il faudrait aussi poser la question aux immigrés qui tentent de s’installer à Québec si ils pensent que l’intolérance des Québécois envers eux est une illusion…
La Ville de Québec bien à droite quand on regarde une carte…
En ce qui me concerne les Québécois ont voté pour l’ ARGENT et le POUVOIR un point c’est
tout. Faut pas avoir honte de nos intentions. Et va falloir finir par l’avouer gens de Québec
vous êtes devenu fédéralistes point à la ligne. Les résultats du dernier référendum sont assez
révélateurs.
Je crois que de plus en plus de gens ont fini par se laisser influencer par les étoiles de la
radio poubelle. Des centaines de milliers de personnes ont marché pour un moron
comme Filion et André Arthur ce » loose cannon » à été élu par votre population. Le premier
commentaire de cet imbécile à été de dire qu’il dévoilera les politicien qui se présenteront
saoul à l’assembléé National . WoW ! Quelle classe …!
Et si à Montréal les Lapierre,Coderre et cie. ont été réélus c’est simplement à cause de la
population anglophone et allophone qui est beaucoup plus importante que chez-vous.
Et que les Montréalais se posent des questions concernant Québec c’est normal , voter pour
les Conservateurs , un parti rétrograde et loin des valeurs moderne du Québec démontre un
manque de maturité politique flagrant !!!!!!!
Je trouve que certaines personnes semblent avoir oubliés qu’est ce que la démocratie. C’est simple, tout le monde a le droit de voter pour qui il veut. Les gens de Québec ont démontrer qu’ils n’étaient pas intéressé par le Bloc Québecois et encore moins par les Libéraux. Ce n’est pas un crime vous savez !!! Ils ont décidé d’essayer quelque chose de nouveau finalement. Je trouve déplorable que certaines personnes démontrent de la haine envers les choix de Québec. Ce que je trouve le plus déplorable, c’est lorsque des gens expliquent le résultat des élections dans la région de Québec du fait qu’ils ont été influencés par la radio qu’ils sont des moutons ou qu’ils n’ont tout simplement pas de jugement. Ça c’est vraiment prendre les gens de Québec pour des cons. Québec a fait un choix différent, que ça vous plaise ou non !!!
un court-mentaire :
Je trouve triste qu’un texte de la sorte ne soit publié qu’à québec…Dans cette optique, ça résonne la consolation.
Il reste que c’est une très bonne réponse aux basses attaques montréalaises si on peut les appeler de la sorte car il n’y pas que la ville de Québec qui est difficile à piger mais bien tout le système solaire Québecois y compris planète-Montréal.
La région de Québec est unique en ce sens que le reste du Québec n’a pas répondu aussi fortement à l’appel de l’homme aux cheveux de fer. Il n’y a pas que Montréal qui n’a pas voté conservateur, il y a aussi le reste de la province (à part au Lac où l’on a dernièrement trouvé un gros requin…). Si la campagne électorale avait duré plus longtemps, croyez-vous que le reste de la province, en excluant Montréal, aurait voté conservateur ? Peut-être…Pas sûr…
Alors qu’est-ce qui fait la différence ici ? Désolé de vous rabattre les oreilles avec ça mais c’est la radio. Bien sûr, un ensemble de facteurs expliquent le vote mais le type de radio que l’on réalise à Québec demeure une spécificité de la région. Il ne faut pas l’oublier, CHOI demeure la radio la plus écoutée à Québec. Et pour ceux qui ne le savait pas, CHOI et CKNU (radio de mon oncle Arthur) ont souvent communiqué en duplex lors d’émissions à forte cotes d’écoutes. Le public de CHOI se retrouvait alors dans l’obligation de se farcir les propos d’Arthur. L’allégeance politique de la station la plus populaire à Québec durant la campagne était on ne peut plus claire, aussi claire que le partie pris pour l’ADQ et son chef Mario Dumont. Ce dernier est adulé sur les ondes du 98,1. Alors cessons de se bomber le torse en stipulant les gens de Québec ont fait un vote stratégique pour atteindre les hautes sphères du pouvoir. On a tout simplement écouté…tête baissée.
Pour une analyse intéressante du phénomène, rendez-vous sur le site du journal le Devoir afin de lire l’article d’hier d’Antoine Robitaille situé en première page. Et lui, il n’est pas de Montréal mais de Québec !
**Paranthèse: Pour les propos de Christopher Hall qui nous traite de moron et bien il est maintenant encore plus difficile de croire la justification Radio-cana »ienne » en ce qui a trait au congédiement de Parenteau n’est-ce pas ?
Je suis entièrement de votre avis Monsieur Desjardins. On a également voté contre l’arrogance des libéraux et les envolées du crois ou meurs du Bloc. Les deux partis ont oublié que notre région est aussi importante que la métropole. Il est vrai qu’on a moins d’immigrants à convaincre et d’artistes convaincus.
Oui la région a voté contre les libéraux et contre les bloquistes, et, pour un changement. On a élu des députés qui auront droit de paroles au sein du caucus conservateur.
Ils pourront influencer leurs décisions et faire mieux connaître les besoins de la région, ils
ne seront pas seulement de simples chiens de garde
Je suis arrivée ici en juillet 2000, avec ma petite famille, dans le quartier St-Jean-Baptiste. J’aime la vie presque urbaine, les gens souriants, les petits commerces alléchants. Et non je n’ai jamais écouté Choix ni n’ai marché avec ses 15 000 moutons et non je ne connais personne impliquée dans la prostitution juvénile, non je n’ai pas voté pour le Parti Conservateur… Ces temps-ce j’me demande vraiment si je suis quelqu’un de Québec mais pourtant j’y habite. Il y a toute sorte de monde ici aussi, faudrait pas l’oublier.
Québec la ville… j’adore! Québec les citoyens…de moins en moins!! j’ habite Québec depuis presque 20 ans et j’ai vu un changement chez les gens qui habitent la vieille capitale. D’une nature plutôt bon enfant auparavant, on sent maintenant une certaine frustration qui plane sur cette ville où tout semble dorénavant suspect aux yeux de certains. Sentiment alimenté par les professionnels de la vocifération radiophonique. Ces derniers n’en sont peut-être pas les seuls responsables, mais ils constituent une sorte de point de ralliement pour tout ceux qui confondent défoulement verbal et information. Certaines personnes croient sincèrement que si beaucoup de gens d’ici ont voté conservateur, c’est parce qu’à Québec on seraient mieux informés grâce aux Arthur et autres Fillion du même acabit!…Mieux informés? Comment ce fait-il que 3 semaines avant, les bleus de Harper n’étaient même pas dans le collimateur? S’il s’agissait vraiment d’un geste réfléchi, on aurait plutôt assisté à une progression de ces intentions de votes au fil des mois précédent la campagne électorale. Je crois qu’il s’agit beaucoup plus d’une réaction émotive comme celle qui a portée Andrée Boucher à la mairie de Québec… Beaucoup de personnes de Québec semblent tellement frustrés contre la machine politique qu’ils semblent prêts à voter pour quiconque promettra de foutre le bordel dans cette mécanique…Arthur étant l’exemple le plus probant. En ce qui concerne la Beauce et la Rive Sud, il y a effectivement un fond plus conservateur, c’est d’ailleurs là que l’ADQ a fait sa plus grande percée aux dernières élections provinciales, il n’y a donc rien de vraiment surprenant pour ces régions.
Donc en ce qui concerne le GRAND MYSTÈRE de Québec, je vois 2 hypothèses : un ras-le-bol un peu irrationnel ou simplement la Beauceronnisation de Québec!
Eh bien ! Ce fut un plaisir de vous lire ce soir, M. Desjardins.
Bien que je sois parfaitement conscient que je n’étais pas celui à qui vous pensiez, je tiens malgré cela à vous remercier d’avoir pris ma défense cette semaine.
Je vais convenir avec quiconque que je suis un indécrottable crétin, c’est leur droit, d’autant que c’est probablement le cas, qui suis-je pour nier, mais je ne suis pas celui que dernièrement certains de notre métropole veulent que je sois.
Je peux bien sûr être le con qui, tout en vous remerciant, ne peut s’empêcher de vous tirer la langue en vous soulignant que malgré tout l’à-propos de votre article, il se trouve quand même à contredire un peu ce que vous avanciez la semaine dernière. En effet, me semble-t-il qu’aujourd’hui, plus d’un mot vous viennent pour expliquer l’élection des conservateurs…
Oui, ça, c’est bien le genre d’emmerdeur que je peux être.
Mais pas celui qu’on décrit présentement à Montréal. Pas du tout.
Donc, merci !
On a élu 8 députés conservateurs dans la région, parmi ceux là on va avoir deux ou trois ministres qui représenteront l Québec sur la scène fédérale et Montréal en a aucun!!! Donc, c’est Québec durant le prochain mandat qui va s’occuper des dossiers provinciaux!! Pas la grande ville de Montréal qui tire tout de leur côté. E toute façon Harper minoritaire n’a pas grand de pouvoir et ses politiques d’extrême droite ne peuvent pas passer et le bloc a la balance du pouvoir. En plus, les libéraux sont déchus. Il reste à convaincre les anglos que les libéraux ne sont pas la solution au Québec.
Permettez-moi de reprendre le texte d’une BD expliquant qu’il importe peu de voter pour les rouges ou les bleus puisque, après les élections, les couleurs se confondent et que chacun devient brun. Cela reflète si bien mon opinion.
J’ai l’impression que, pour cette élection en particulier, la population s’est véritablement retrouvée dans cette impasse. Il n’y avait pas de bon choix possible. Peut-on alors considérer qu’il y en avait un mauvais ?
Étant peu politisée et peu intéressée par les suites électorales, je n’ai vu aucune des réactions montréalaises que vous déplorez. À la lecture de votre texte, monsieur Desjardins, j’hésite entre deux réactions. Comme je vous apprécie, j’ai d’abord eu envie de vous donner une petite tape affectueuse sur l’épaule et de me rallier à vos côtés : Oh! Les vilains pas gentils qui jugent sans procès et pointent du doigt pour se faire du capital populaire.
Je me suis ensuite demandée si, au fond, je ne devrais pas plutôt vous inciter à prendre un peu de recul. Après tout, ce n’est pas parce qu’un chien enragé jappe très fort, qu’il se fait la voix de tous les cabots du quartier. Mais ce n’est certainement pas la réaction que vous escomptez car, si vous endossiez cette optique, vous n’auriez rien eu à écrire.
Je déplore sincèrement la victoire conservatrice dans la région de Québec. Mutatis mutandis, elle me rappelle cette époque où le vote de protestation de la droite fédéraliste portait au pouvoir les créditistes de Réal Caouette, et cela dans des comtés qui rappellent ceux où des députés conservateurs ont été récemment élus. Mais essayons d’en tirer des leçons de positivisme. D’abord, il faut souligner que cette élection n’était pas une élection référendaire malgré ce que prétendait Paul Martin pour tenter d’influencer le vote vers les libéraux chez les partisans tièdes de la souveraineté. Stephen Harper, comme tous les autres, ne peut pas prétendre maintenant que la souveraineté a reculé, comme a aussi essayé de le faire croire cette maison de sondage reconnue pour ses acciointances avec les libéraux, provinciaux comme fédéraux, et dont les conclusions erronnées ont fait la manchette de tous les journeaux et de toutes les télévidsions à la botte du fédéralisme. Quant à cette erreur d’échantillonnage que la maison de sondage reconnait, c’est à peine si on a pu en voir un entrefilet dans leurs pages et pas un mot sur les ondes des télévisions vassales.
Par ailleurs, le résultat de cette élection place le Bloc en position de détenir la balance du pouvoir. Ce gouvernement est très minoritaire et le Bloc peut donc forcer les conservateurs à faire des concessions. En jouant cette carte à fond, il peut faire la démonstration que ces conservateurs n’ont fait que jeter de la poudre aux yeux des électeurs quand ils se sont engagés à satisfaire les besoins du Québec sur une base spécifique, l’ouverture des conservateurs n’étant en fait que l’abandon des services aux citoyens de toutes les provinces en diminuant la péréquation. Ce conservatisme qui se donne pour de l’ouverture n’est en fait que le masque qui cache la volonté de garder les richesses dans les provinces les plus riches, soit l’Alberta et l’Ontario. Harper n’a vraiment rien de mère Thérésa…
Il faudrait arrêter de penser que les citoyens de Québec sont incapables de penser par eux-mêmes et qu’ils ont besoin de certains animateurs radiophoniques pour leur dire quoi faire ou quoi penser. Les auditeurs écoutent les idées émises lors de ces émissions, RÉFLÉCHISSENT (croyez-le ou non) et ensuite se font leurs propres opinions qui peuvent être contraires à celles des animateurs vedettes. Seuls ceux qui n’écoutent pas ces postes radiophoniques pensent que les gens de
Québec sont tous des moutons. Pardonnez à l’avance mes propos, mais il y a bien des Montréalais qui font des « BÊÊh… en regardant « Tout le monde en parle » et en buvant les paroles de leur cher Guy A. Si lui, émet ouvertement des propos séparatistes, c’est correct mais si les animateurs de Québec affichent leur allégeance envers des partis politiques tels le parti conservateur ou l’ADQ, là c’est un sacrilège! Permettez-moi de vous poser une question: Est-ce que nous vivons dans une démocratie où chaque individu a le droit à ses opinions ou bien sommes-nous dans une dictature menée par les gens de Montréal? Au lieu de voir des sectes partout dans la ville de Québec, les Montréalais pourraient peut-être s’arrêter à savoir pourquoi les gens « à l’autre bout de la 20 » ont voté pour le parti conservateur. Peut-être voulaient-ils simplement faire cesser les scandales et la mauvaise gestion politique du parti Libéral et qu’ils étaient tannés de voter pour un parti comme le Bloc qui ne prendra jamais le pouvoir et qui, malgré leur surveillance et leur dénonciation, ont laissé passé le scandale des commandites.
Des ministres dans la région de Québec, pas pire hein? Ils sont où les vôtres à Montréal?
Bref, on se croirait dans la bonne vieille guerre Canadiens vs Nordiques…
Aucune ville au monde ne possède la vérité politique absolue, même pas Toronto qui se donne de grands airs pour devenir la New York du Canada. En ce qui concerne le sujet qui nous préoccupe, il faut reconnaître qu’au Québec, c’est Montréal qui donne le ton à la province, même si les grandes décisions politiques se prennent généralement à Québec. Et il faut vivre avec les conséquences, bonnes ou mitigées.
Sans vouloir condenser ma pensée, si l’économie va bien à Montréal, c’est un signe que le Québec va bien généralement. Bien sûr des indices boursiers donnent la cote à certains produits, mais le développement comme tel se fait à l’échelle de la grande région montréalaise. Et puis il y a Laval seconde ville en importance, suivie de Québec, Sherbrooke et les autres. Les échelons varient et les bons coups ne font pas toujours la une des médias. Est-ce une raison pour perpétuer la rivalité entre les régions?
Cela ressemble toujours à la sempiternelle guerre de clochers d’antan. Pourtant, si les gens comprenaient les bienfaits de la campagne, les villes se videraient littéralement et les campagnes auraient le statut de villes. On ne peut pas tous vivre entassés les uns par-dessus les autres! D’où les exodes urbains pour les week-ends à la campagne et vice versa, bref un va-et-vient naturel et bien accepté.
Les comparaisons sont toujours boiteuses parce que les contextes sont différents. Ce serait mal à propos de vouloir généraliser surtout en politique municipale, d’autant plus qu’il semble que dorénavent nous devrons nous contenter de gouvernements minoritaires successifs. Ce qui n’est guère mieux que de s’éterniser en voulant garder le pouvoir absolu comme l’a si bien démontré le scandale des commandites. C’est ridicule de postuler que mon papa est plus fort que le tien, c’est enfantin à l’extrême. Surtout que les grands seigneurs des ondes radiophoniques ne possèdent pas forcément la vérité absolue eux non plus, beaux placoteux ou pas. Faut vivre avec!
J’ai toujours cru que je demeurais au Québec! Y compris la Capitale, y compris la Métropole, y compris la Beauce, y compris le Saguenay-Lac St-Jean! Ce qui fait la force d’une province, c’est l’unité, elle est bien loin cette qualité! Je n’en reviens tout simplement pas de voir comment les gens vivant dans des agglomérations si proches en arrivent à se jeter la pierre comma ça. On ne gagnera pas la médaille de l’ouverture d’esprit, je vous assure! On a bien beau se révolter contre la liberté d’expression muselée, contre le sort des minorités, contre l’abus de pouvoir, on ne fait pas mieux individuellement. Hypocrisie? Intolérance? Chauvinisme? Peu importe, ramenée à sa plus simple expression, l’opinion du monde est biaisée, exacerbée par des journalistes rapporteurs de nouvelles, comme s’il n’y avait rien à dire, à réfléchir, à cogiter. N’est-ce pas la diversité qui fait la beauté d’une société? La région de Québec possède ses particularités comme les autres régions: nos bleuets du Lac St-Jean ont leur accent et un sens de la répartie, nos Beaucerons dévoilent souvent leur créativité dans le domaine des affaires, nos Montréalais vivent un côté multiculturel tout à leur honneur, pourquoi prendre les armes, en venir aux poings alors que ce serait si simple de mettre tout en commun? On se demande après pourquoi la notion d’indépendance du Québec a fait un pas en arrière! On n’accepte pas l’AUTRE, on veut le changer parce qu’il n’est pas à notre image, il ne parle pas comme nous, ne pense pas comme nous, ne vit pas comme nous. Nous sommes toujours en compétition, les filles contre les filles (rien de pire qu’une femme pour en descendre une autre!), les gars contre les filles (il y en a toujours un qui essaie de changer l’autre dans le couple!), les blancs contre les gens de couleur, il y a toujours une raison qui fait fuir l’unité. Alors, ne me parlez pas d’indépendance car cette valeur fait cruellement défaut ici et rien ne peut se produire en son absence.
Est-ce qu’on est tous des demeurés? On s’analyse, on se psychanalyse, on se fait des diagnostics, des pronostics et il faut que ça cadre avec les tangentes. Alors si on vote Harper à Québec c’est un accroc à l’esprit et au corps du peuple, une faute à expurger, à excuser. Mais pourquoi les idées, la philosophie et les politiques de Harper ne colleraient pas ici alors qu’ils séduisent dans l’ouest. Pourquoi serait-il impossible qu’un québécois se dise contre le mariage gai et l’avortement? Pourquoi serait-il impossible de vouloir le bouclier antimissile et de participer aux guerres de George Bush? Faut-il prendre tous les québécois qui ont voté pour Harper pour des olibrius sans queue ni tête?
Excuser ceux qui ce sont laissés séduire par une partie des politiques de Harper ne veut pas dire que certains n’adhèrent pas complètement à ses politiques. L’influence d’Arthur et Fillion serait de la mauvaises graines qui a contaminée cette terre malléable. Ne faut il pas se demander si ce n’ai pas le terrain qui a engendré la mauvaise herbe Arthur et Fillion?
Le bloc et les libéraux en décevant une partie de l’électorat ont certainement fait germer l’amertume et la rancoeur propice à la démagogie ce qui en aura décidé certain à devenir plus radical mais non moins cohérent. L’idée, la base y était déjà.
Et pourquoi la région de Québec n’aurait pas le droit de revendiquer sa part du gâteau? Et d’ailleurs, je ne suis pas du tout convaincu que c’est parce que les gens de la régions de Québec voulaient voter pour le pouvoir qu’ils ont élu les candidats conservateurs de la région. Quand on regarde les options, il n’y avait pas grand choix.
Tout d’abord les libéraux; quand ça fait trop longtemps que tu es au pouvoir tu deviens arrogant et tu te permet de faire toute sorte de choses que n’approuvent pas la population. Et c’est pourquoi les libéraux n’étaient même pas un choix pour la région de Québec.
Ensuite le Bloc; il clame haut et fort qu’il est à Ottawa pour défendre les intérêts du Québec, mais ne fait que profiter des divers scandales pour remonter dans les sondages. Selon ma conception des choses, ce n’est pas ce qui fait avancer le Québec. Donc encore, ce n’est pas vraiment un choix. Peut-être que si il se met véritablement à travailler pour le Québec et non seulement pour se faire élire, il deviendrait une option viable; mais encore là, comme il n’a aucune chance de prendre le pouvoir, c’est plus difficile de vraiment aider le Québec.
Le NPD serait peut-être une option intéressante, en ce qui concerne les valeurs qu’il véhicule, mais comme le Bloc, il n’a aucune chance de prendre le pouvoir. Et de tout façon le Québec ne serait probablement pas sa priorité.
Ne reste donc que les conservateurs. Pas vraiment le meilleur choix, mais le seul qui reste. La région de Québec a décidé de miser sur eux et le fardeau de la preuve leur revient donc maintenant. Chose certaine, si ils ne livrent pas la marchandise, la vieille capitale va changer de couleur aux prochaines élections, ça c’est certain…
À Québec c’est tout un festival!
Ben oui québec a voté conservateur et c’est loin d’être surprenant. Depuis toujours à Québec les gens ont été influencé par les maudits sondages. À Québec les gens sont suiveux n’ont pas de mémoire et encore moins de colonne. Les gens y votent pour le changement, les gens y votent parce qu’ils n’ont pas d’opinion. Ne vous demandez pas pourquoi TQS a son bureau en plein downtown!
Québec est composé d’une minorité de jeunes, majorité de générations F (pour fonctionnaires où j’inclue tous les baby boomers!) et de Vieux! Faites le calcul et ca vous ramènera inexorablement au parti libéral ou conservateurs. Pour rajouter sur le tas deux autres symptômes rongent Québec.
1) Le besoin de changement (ca me rappelle un frisée ça!)
2) Gagner leurs élections!
D’autres me diront que le bloc a passé à plusieurs reprises. VRAI! mais rappelez-vous les fois où le bloc a passé c’était
1) Les journalistes les donnaient gagnants
2) Tout simplement parce que les gens en avaient pleins le ponpons des libéraux et que les journalistes (tel des vendeurs de tapis!) n’ont pas réussi à leur vendre le parti conservateurs et encore moins Jack Layton.
3) Les étudiants de cette année là ont décidé d evoté dans leur circonscription d’adoption (Ok je pousse un peu mais bon!).
Dernière chose mr. Derjardins! Il n’y a pas que MTL qui soit dans le même bateau. Je demeure en ce moment à Sherbrooke et je peux vous dire que moi comme vous je suis pris pour y défendre Québec.
Donc la morale de cette histoire est : Ramenez nous donc nos maudits nordiques pour qu’ils aillent une vraie raison de nous haïr!
Bonne semaine!