Cyber-Party mix
Né pour un petit like

Cyber-Party mix

Une autre semaine, une autre chronique où je m’efforce de séparer le bon du mauvais sur Internet pour vous. Tâche ardue, vous en conviendrez, que celle de centrifugeuse à contenus Web! Si vous saviez la tonne de rebuts digitaux que je dois me taper pour en arriver à cette sélection épurée et distillée au maximum, ce n’est pas une sinécure! Il serait toutefois faux de dire que je n’en retire pas un certain plaisir (hey, sinon, je ferais autre chose!), et je m’y exerce donc docilement. Cette semaine, je suis tombé sur des talles particulièrement généreuses, cet article regorge donc de bon Web préparé juste à point. Fin du préambule, entrons sans plus tarder dans le vif du sujet.

captain america complètement déjanté

Si vous ne connaissez pas la chaîne YouTube d’Aldo Jones, vous manquez quelque chose. Cet Italien pro du montage a revisité plusieurs bandes-annonces de films de superhéros récents, les transformant en des mashup délirants de culture populaire. Il rajoute des éléments ridicules, manipule les images préexistantes et refait même certains effets audio pour créer ce qu’il appelle ses Weird Trailers. Sa dernière victime est la plus récente bande-annonce de Captain America : Civil War. Essayez de découvrir toutes les références, il y en a des tonnes!

louis armstrong en studio

Jusqu’à tout récemment, on croyait qu’il n’existait aucune trace en vidéo des passages en studio de Louis Armstrong, ce trompettiste de jazz illustre à la voix distinctive. Mais, coup de théâtre, on se trompait! Dans les faits, Sid Frey, producteur du disque Satchmo Plays King Oliver (1959), a capturé les enregistrements dudit album sur pellicule 16mm. Au total, il aurait filmé 33 minutes du «Satch» en plein studio; du jamais-vu. Les bobines originales n’ayant finalement pas été utilisées, elles ont été entreposées pendant plus de 60 ans avant d’être retrouvées et rachetées par la famille de Frey. Le Louis Armstrong House Museum a maintenant récupéré les images, et a commencé à mettre en ligne des extraits. Le premier est celui intégré ci-dessous, où l’on peut voir et entendre Louis Armstrong et ses All-Stars enregistrer I Ain’t Got Nobody. Pour plus de détails sur l’histoire de cette chasse au trésor, voyez cet article de l’Associated Press. Visitez également le site Web du LAHM, un coup parti.

transformer la photographie entomologique en art

Étant photographe moi-même, cette trouvaille me fait vraiment plus flipper. La photographie macro en général, et d’insectes en particulier, est un art qui se rapproche de la science. Le photographe sportif Levon Biss, dans son projet Microsculpturebrise définitivement toutes les barrières séparant l’entomologie et la photo artistique. Utilisant un objectif extrêmement précis, il peut parfois prendre entre 8 000 et 10 000 photos d’un même insecte pour créer une seule image finale. À chaque nouvelle prise de vue, il replace son éclairage et la position de la caméra dans des mesures d’à peine quelques microns, un procédé extrêmement impressionnant qui peut lui prendre jusqu’à deux semaines par image. Il a commencé sa série avec des insectes communs ramenés du jardin par son fils, mais lorsqu’il a montré ses premiers clichés aux entomologistes du Musée d’histoire naturelle de l’Université d’Oxford, ces derniers ont décidé de lui prêter des specimens exotiques des plus rares pour qu’il les photographie. Les résultats sont tout bonnement époustouflants. Vous trouverez un petit making-of expliquant sa technique sous les quelques exemples ci-dessous.

©Levon Biss - Microsculpture
©Levon Biss – Microsculpture
©Levon Biss - Microsculpture
©Levon Biss – Microsculpture
©Levon Biss - Microsculpture
©Levon Biss – Microsculpture

iron man à travers les âges

Je sais que j’ai déjà inséré un élément «comics» dans cette chronique, mais je suis un peu excité par la sortie imminente de Captain America : Civil War, donc je m’auto-pardonne. Ici, un excellent montage de Burger Fiction montre l’évolution complète du personnage d’Iron Man à la télévision et au cinéma. En à peine plus de dix minutes, on passe du premier dessin animé de 1966 jusqu’à son incarnation la plus récente dans le film qui sortira la semaine prochaine (j’ai déjà dit que j’avais hâte?). C’est une série récurrente de ce channel YouTube, qui a également retracé les évolutions de Batman et Superman.

atari, les oeuvres d’art

En errant sur des sites de jeux vidéo vintage, je suis tombé sur l’annonce rudement intéressante de la sortie d’un livre qui sera certainement captivant. The Art of Atari est un bouquin co-écrit par Robert V. Conte et Tim Lapetino qui explore l’art coloré et très imaginatif qui a accompagné la compagnie Atari de sa fondation en 1972 jusqu’à ses plus récents jours, couvrant plus de 40 ans de cover art de jeux vidéo. Le projet, prévu pour une sortie sur Amazon le 25 octobre 2016, est présenté en ces termes :

Atari est un des noms les plus reconnus au monde. Depuis sa formation en 1972, la compagnie a fait oeuvre de pionnier en créant des centaines de titres iconiques tels qu’AsteroidsCentipede et Missile Command. En plus des centaines de jeux créés pour arcade, systèmes à la maison et ordinateurs, des oeuvres originales ont spécialement été commandités pour améliorer l’expérience Atari, séduisant les enfants et adultes à embrasser complètement la nouvelle ère de divertissement électronique. The Art of Atari est la première collection officielle de ces oeuvres d’art.

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des vinyles liquide d’aliens

Pour célébrer la «Alien Day» qui a lieu à chaque année le 26 avril, Mondo a collaboré avec l’artiste Curtis Godino pour créer une réédition en vinyle de la trame sonore d’Aliens (le deuxième film de la saga de Ripley). Là où ça devient assez intéressant, c’est qu’ils ont pressé des disques hyper-translucides remplis d’une huile verdâtre rappelant le sang des «xénomorphes», ces agressifs extra-terrestres de l’univers créé par Ridley Scott. Seulement 75 copies ont toutefois été mises en vente, et sont donc déjà écoulées. Découvrez l’artiste via son site Web.

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un message à la «police de la culture»

Le terme «appropriation culturelle» est galvaudé à tous vents depuis les quelques dernières années. Alors que le concept est bon, puisqu’on s’en servait à l’origine pour dénoncer des situations réellement problématiques ou offensantes envers des cultures étrangères, son usage démesuré par les «guerriers de la justice sociale» (SJW) l’a transformé en véritable terme de chasse aux sorcières. L’auteure Cathy Young a récemment écrit un article hautement intéressant sur le Washington Post intitulé To the New Culture Cops, Everything Is Appropriation. Elle y cerne avec précision les problèmes liés à cette vague d’indignation qui est, dans bien des cas, non-fondée et ridiculement exagéré. Je vous invite à lire ce papier des plus informatifs qui met en plein le doigt là où il faut, juste ici. Voici un très court extrait qui synthétise l’idée à merveille.

Appropriation is not a crime. It’s a way to breathe new life into culture. Peoples have borrowed, adopted, taken, infiltrated and reinvented from time immemorial.

la déclaration d’indépendance du cyberespace

On connaît tous l’existence de la Déclaration d’indépendance de nos voisins du sud, qui a uni les Treizes Colonies sous la bannière des États-Unis d’Amérique en 1776, signifiant par le fait même leur refus d’être gouvernés par la Couronne britannique. Ce que plusieurs ignorent, c’est qu’une déclaration similaire a été faite en 1996, cette fois pour proclamer l’indépendance d’un territoire nouveau et prenant alors rapidement de l’importance, Internet. La Déclaration d’indépendance du cyberespace a été écrite par John Perry Barlow à Davos (Suisse) le 8 février 1996. L’idée de Barlow, qui avait déjà écrit de nombreux textes sur le sujet de la prolifération d’Internet, était de présenter un Web complètement libre des diktats gouvernementaux. Le texte a rapidement gagné en popularité et en seulement quelques mois, près de 40 000 sites le reproduisaient. Vous pouvez le lire en entier ici.

Governments of the Industrial World, you weary giants of flesh and steel, I come from Cyberspace, the new home of Mind. On behalf of the future, I ask you of the past to leave us alone. You are not welcome among us. You have no sovereignty where we gather.

une vision désaxée de la modernité

Défini comme un «regard abstrait sur notre monde moderne», le dernier court métrage de Tim Sessler et Brandon Bray est franchement captivant. Intitulée Balance, cette réalisation sans dialogue et toute en images aériennes présente New York à l’endroit et à l’envers, nous donnant une perpective unique sur nos super-cités et leurs architectures brutales. Sessler décrit la réflexion derrière leur travail ainsi : « Les humains, on crée, on travaille, on se garde occupés de la naissance à la mort sans jamais se reposer. On construit, on vise plus haut, on travaille plus fort, on accomplit plus, mais dans quel but? »

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