Expression urbaine
Les occasions de voir des spectacles de hip-hop sont trop rares dans la région. C'est pourquoi Serge Bijimine s'efforce depuis deux ans d'organiser des spectacles de ce genre pour adolescents et jeunes adultes, donnant suite aux spectacles qu'il a organisés par les années passées avec des groupes tels que Muzion, 83, Les Architekts et Kulcha Connection. Le 17 novembre prochain, il présente la première édition de French Connection, un spectacle qui mettra en vedette les Montréalais de Sans Pression (photo), le groupe ayant vendu le plus de disques de rap francophone en 2003 et 2004. Le duo formé de SP et de Ti-Kid tournera une partie de son prochain vidéoclip au cours de la soirée. Il sera accompagné d'artistes locaux, parmi lesquels on compte Timal, qui lançait son premier album, Rythmes et Mélodies, en juin dernier, et Mic Check, qui lancera son premier disque au printemps 2005. Le spectacle prendra place au Bop et débutera à 22 h 30; les billets coûtent 10 $.
ooo
Humour à la lettre…
Une nouvelle maison d'édition installe ses pénates dans la région, les Éditions Sans limites. Cette première maison d'édition humoristique franco-ontarienne lance par la même occasion un premier livre: Pensée Du Jour: tome bleu (photo). Le livre, né de la plume de l'auteur comique originaire d'Orléans Martin Laporte, a été lancé au Centre culturel d'Orléans le 30 octobre dernier. L'auteur, qui rédige depuis quelques années une chronique humoristique diffusée par Internet intitulée PDJ (Pensée du jour) ayant rejoint une centaine d'internautes, est aussi un improvisateur accompli qui a fait ses preuves au sein de la première troupe professionnelle de la région, Improtéine. Il offre finalement le fruit de ses nombreuses réflexions sous forme de livre. "Ce livre est un excellent exemple de regroupement de pages et je suis sûr qu'il plaira à ceux qui l'aimeront", peut-on lire en préface. Ce qui n'est pas sans donner des indices quant à son humour débridé. Martin Laporte prévoit publier le deuxième tome de son livre à l'été 2005. Le livre peut être trouvé dans des librairies locales ou sur le site Internet www.sanslimites.ca.
ooo
Jamais je ne t'oublierai…
L'organisme culturel de la région Impératif français, qui a pour mission de défendre et de promouvoir la langue et la culture d'expression française, lance un concours de poésie. Ayant pour thème Le français, il y a longtemps que je t'aime…, le concours s'adresse aux étudiants des écoles secondaires et des cégeps de l'Outaouais. La date de remise est fixée au 16 janvier 2005. Les règlements du concours sont les suivants: le texte, sans faute, doit contenir de 10 à 20 vers; il faut écrire lisiblement son nom, son adresse et son numéro de téléphone, le nom de son école ou de son cégep ainsi que son niveau et son année d'études; les 16 lauréats (deux par année pour chaque niveau d'études) recevront le Prix de la relève Gaston-Lallemant et une bourse de 100 $; la remise du prix et de la bourse se fera publiquement lors de la Semaine internationale de la francophonie, la Francofête, qui aura lieu en mars 2005. Voici l'adresse: Concours de poésie Impératif français, C. P. 449, succursale Aylmer, Gatineau (Québec), J9H 5E7. Soulignons également que l'organisation célébrera prochainement son 30e anniversaire avec La Bottine souriante, le 27 novembre, au Cégep de l'Outaouais. Renseignements: www.imperatif-francais.org.
Je pense qu’il est formidable que ce genre d’événement puisse avoir lieu dans un bar bien connu du jeune public : le Bop du Vieux-Hull. C’est tout simplement magique de savoir qu’il y a des gens comme Serge Bijimine qui s’efforcent de faire quelque chose de bien pour les jeunes dans nos quartiers, tels que de promouvoir la danse hip-hop, et ce, par la tournée de groupes francophones notament « French connection ». Non seulement cela permet d’offrir la chance aux artistes locaux de se faire connaître un peu plus, mais en plus ça permet de rapprocher (d’ouvrir les horizons!) les jeunes de toutes origines par la danse hip-hop.
Qu’on veuille ou pas, ce genre d’évenement sera toujours une très bonne initiative!
Pour plusieurs le mot francais se limite à une langue parlée. Le francais pour moi est beaucoup plus qu’un dictionnaire, c’est en quelque sorte une maitresse dont on ne parle que peu mais que nous aimons en silence.
C’est Voltaire, Corneille, c’est Cocteau et « La machine infernale ». Le francais c’est « Les fleurs du mal », « La Chute » ou encore « L’après-midi de Monsieur Andesmas ». C’est mille et un souvenirs qui passent par Yourcenar, Balzac et Victor Hugo.
Le francais c’est un feu ardent qui demeure enfoui au fond de nous et qui nourrit notre amour de celui-ci. C’est souvent un bonjour, un bonsoir, un simple regard. Le francais c’est une façon de vivre, c’est la culture avec un grand C.
Le francais c’est un battement de coeur, c’est Jacques Cartier qui me découvre, Marguerite Bourgeois qui m’enseigne, Jeanne Mance qui me soigne et Piaf qui m’endort. C’est le bleu du ciel, le vert des arbres, c’est la naissance d’un enfant, le francais c’est un peu comme une religion, c’est partout.
Le français… jamais je ne l’oublierai.
Merveilleux livre! LE livre à se procurer! Je n’ai cessé de sourire et de rire de la première à la dernière page! C’est vraiment génial! Je peux toujours pas croire que quelqu’un peut penser à autant de jeux de mots et de chroniques aussi drôles les unes que les autres. J’ai eu l’impression de vivre quelques mois avec l’auteur et de pouvoir rire de ses mésaventures, c’est génial! Et des mésaventures, il y en a!
J’ai déjà hâte au prochain tome!
Les jeunes d’aujourd’hui ont beaucoup de difficultés avec la langue française, que ce soit sous sa forme parlée, ou sous sa forme écrite. Mais ce ne sont pas tout les jeunes que la bonne utilisation du français rebute ainsi. Il y en a quelques-uns, malheureusement une toute petite minorité, qui sont encore capables de faire honneur à notre langue. C’est pourquoi un concours de poésie est une très belle occasion pour ces jeunes de démontrer qu’il est encore valorisant de savoir et de vouloir bien utiliser sa langue.
Il faut avouer que dans notre société moderne actuelle, l’efficacité prime de plus en plus sur la beauté de la forme. On a qu’à penser aux messages contractés et indescriptibles qu’on peut retrouver sur les forums et les « chat » sur Internet. C’est peut-être une nécessité pour minimiser le nombre de touches à taper sur le clavier, mais avouez que ce n’est pas très beau, et totalement incompréhensible pour un non-initié!
Il est grand temps que quelqu’un prenne la défense de la langue française au Québec, et c’est peut-être avec de telles initiatives qu’on arrivera peut-être un jour à faire changer les choses. Je dois avouer que ne suis pas particulièrement un amateur de poésie, mais c’est sûrement avec ce style littéraire que l’on peut faire ressortir toutes les nuances d’une langue.
Dans notre Québec qui semble devenir de plus en plus américanisé, le français a une forte tendance à perdre de ses plumes et avant que cela ne s’aggrave, on se doit d’alimenter le goût de notre belle langue à nos jeunes si on veut la garder.
Les jeunes se font sont littéralement pulvérisés de toutes parts par la langue anglaise, que ce soit par la télé, la musique ou les amis, bien sûr il est bien d’apprendre plusieurs langues mais il ne faudrait pas qu’elles prennent plus de place que notre langue maternelle.
On se doit de les inviter à prendre conscience que la langue française fait parti de notre culture, qu’elle est une des plus belles et que l’on se doit de l’alimenter pour ne pas la perdre un jour.
Ce concours de poésie va sûrement remettre les pendules à l’heure et pour plusieurs l’occasion de faire valoir leurs talents d’écrivain.
La vraie tradition, disait Paul Valéry, ne consiste pas à refaire ce que les Anciens ont fait, mais à retrouver l’esprit qui leur a fait faire cela, et qui leur aurait fait faire autre chose en d’autres temps.
Un concours de poésie pour défendre et promouvoir le français. Oui, mais. ce n’est pas en demandant aux jeunes de réécrire Rabelais, Baudelaire ou Balzac qu’on va protéger le français. Oui ces ouvres devraient être connues de tous (même d’ailleurs des non francophones), mais aujourd’hui la « French Connection » est certainement plus populaire que par les ouvres littéraires des autres siècles.
Il faut savoir être de son temps. À trop protéger le français et à tout faire pour défendre sa « pureté », on en fera une langue statique et elle sera de plus en plus boudée par les nouvelles générations. Les langues meurent quand elles cessent d’évoluer.
Enfin un livre qui ne se prend pas au sérieux, et de plus, l’auteur nous en avertit dès la préface (Les procédures administratives ayant été accomplies, vous pouvez maintenant éteindre votre cerveau et tourner la page – page 11)!
Un livre qui fait sourire, rire et même penser des fois! Un livre qui permet aux lecteurs de se décrocher de la vie pour quelques minutes, le temps de lire une ou deux PDJ, tel que suggéré dans la posologie.
Tout au long du livre, l’auteur fait référence à des situations de l’actualité, avec des pieds de pages pour référer le lecteur (la visite du pape à Toronto – qui a d’ailleurs nécessité 6 000 toilettes portatives pour libérer les 800 000 personnes qui ont assisté à la messe).
Ce livre est un merveilleux recueil de jeux de mots :
Vendredi, c’est mieux que acheterdi
Si tu as un nom composé, à ta mort, y’a juste ton nom qui décompose pas.
Bref, ce livre est un must dans toutes les familles! Par ce livre, on apprend à s’amuser avec la langue française!
Et bien moi j’ai été un des privilégiés à avoir assister au lancement du livre de Martin Laporte et je dois vous avouer que son livre est un vent de fraîcheur dans notre littérature francophone. C’est complètement différent de ce qu’on peut trouver sur le marché. C’est drôle et divertissant on a pas besoin d’être en pleine concentration pour lire ce livre mais juste être disposer a rire et ouvrir notre esprit sur l’absurdité…
Donc si vous s’avez pas quoi acheter pour Noël à vos amis, parent, frère, soeur etc… Procurer vous ce livre ça va les dépogner et c’est un cadeau a moins de 15$ qui est parfait pour les petits budgets….
J’ai été invité au lancement du livre de Martin Laporte qui est selon moi un artiste aux multiple talent car en plus d’avoir écris ce livre il a également ouvert la maison d’édition qui publie son livre et il fait également partie d’un groupe humoristique ¨Les Improtéines¨ qui est super en passant…
Ce livre est comme une pause pour le cerveau comme il saurait si bien le dire… Ont à pas besoin de penser en lisant mais juste lire et rire aux éclats, déstressé quoi….
Ont peut également se dire ou il peut bien puiser toute cette imaginations pour inventer de tels choses. C’est un rafraîchissement lire ce livre donc moi je crois sincèrement que ça vaut le petit investissement de 13-14 $ pour en avoir une copie.
Vous pouvez également l’offrir en cadeau quelqu’un pour Noël c’est un cadeau beau, bon pas cher…..
Wow le livre PDJ Tome Bleu est un de mes livres préférés car c’est drôle et absurde en même temps. Quand je lis ce livre je suis complètement décontracté et je ris aux éclats car j’aime beaucoup les livres d’humour. En plus lorsque j’ai acheter ce livre au lancement j’ai eu une dédicace toute spécial juste pour moi comme le style du livre c’étais vraiment cool…. C’est un bon livre vous devez l’acheter en plus vous encourager un petit gars de chez nous qui a oser faire quelque chose de différent….
Tous ces concours que l’on retrouve sont des moyens efficaces de renforcer l’attachement à la langue. Plus que tous les discours tapageurs qui encouragent la bataille contre l’assimilation, ces occasions permettent aux jeunes de prendre plaisir à la langue et d’être récompensé pour les efforts.
Comme adolescent, qui n’a pas rédigé poèmes sur poèmes pour exprimer l’inexprimable. Il semble que cette forme d’écriture convienne bien à la jeunesse qui peut se servir de symboles et d’images pour partager ce que personne ne semble vouloir comprendre lorsqu’exprimé autrement.
Il y a plusieurs niveaux de langage, cela est bien connu. Mais peu importe le niveau auquel on entend se servir de la langue, pour qu’elle serve de bel outil pour faire ce qu’on veut qu’elle fasse, il lui faut être claire, bien articulée et apte à transmettre adéquatement les messages dont on la charge de livrer aux autres. À un premier niveau, elle n’a pas l’obligation de se faire belle. Il lui suffit d’être juste pour faire en sorte qu’il y ait le moins d’ambiguité possible dans le message transmis. Celle langue-là, c’est d’abord celle de la conversation. Elle peut même se permettre d’être inventive à défaut d’être belle. Personne ne peut lui refuser le droit de s’inventer un argot, des mots inusités, des formules qui caractérisent des milieux sociaux, des époques, des cultures. Bref, s’il lui faut utiliser le meilleur vocabulaire disponible, tant par sa justesse que par son étendue, elle peut se permettre de créer du vocabulaire. Cela est d’ailleurs la manifestation qu’une langue est bien vivante, car sinon, elle passe dans le royaume des langues mortes, tout juste bonne pour donner des maux de têtes à des petits-bourgeois qui espèrent se donner des marques de distinctions en faisant mine de la posséder, comme ceux d’ici à une certaine époque avec leur latin de cuisine. Elle peut même s’adjoindre de la musique dans les concerts festifs de ses inventions et la voilà qui se fait rap et hip hop, et qui ne rassure plus les bourgeois, grands ou petits. Mais ceci ne l’empêche nullement de vouloir se faire belle et de tenter de plaire à l’oreille. C’est alors qu’elle se fait poétique et qu’elle tente de mettre des plumes à son chapeau. Elle peut aussi, se sachant l’outil de tous les outils, se faire raisonneuse et tenter d’apprivoiser des concepts difficiles parce qu’il y va de la liberté des compréhensions qu’elle réussit à dégager, et la voilà qui se fait philosophique.
Le français est une très belle langue et c’est important d’avoir une petite fête avec divers concours d’organisés afin de se le rappeler. C’est important aussi de bien savoir écrire et ce concours de poésie destiné aux jeunes est une bonne façon de leur démontrer à quel point c’est essentiel le français et les mots. Même si les prix ne sont pas énormes, ce qui compte c’est de participer et de faire son effort. S’il y a beaucoup d’inscription, ça entraîne un effet de chaîne et le concours peut grossir avec les années. Je trouve que la formule est vraiment intéressante.