Et le prix est remis à…
Les lauréats 2004 des Prix littéraires Radio-Canada ont été dévoilés le mercredi 23 février dernier dans le cadre d'un gala au Musée des beaux-arts du Canada. C'est aux co-animateurs Johane Despins et Brent Bambury qu'on a confié l'heureuse tache de révéler le nom des 12 gagnants. Le jury était cette année composé du metteur en scène André Brassard, des écrivains Alberto Manguel, Daniel Poliquin et Nadine Bismuth, du journaliste George Tombs, du poète Claude Beausoleil, de la comédienne et réalisatrice Micheline Lanctôt et du chanteur Biz, membre du groupe Loco Locass. Dans la catégorie Nouvelle, le premier prix a été remis à Estelle Bérubé de Montréal pour Place Liman, alors que la seconde place a été remportée par Lori Saint-Martin de Montréal pour Les Portes closes. Dans la catégorie Poésie, Lise Gaboury-Diallo de Winnipeg a été préférée de tous pour son Homestead, alors que Gabriel Landry de Montréal remportait le second prix pour L'Oeil au calendrier. Finalement, dans la catégorie Récit de voyage, Monique Joachim (photo) de Montréal est récipiendaire du premier prix pour son Alpha, Jacques Côté est quant à lui en seconde place pour Le Chemin de croix de Lowell. Les récipiendaires des premières et secondes places ont reçu respectivement des prix en argent de 6000 $ et 4000 $. Les participants étaient au nombre record de 5000 cette année. Les textes gagnants seront publiés dans le magazine EnRoute et diffusés sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada le 11 mars à 20 h dans le cadre de l'émission Porte ouverte sur la littérature. Renseignements: www.radio-canada.ca/radio.
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En français svp!
La septième édition des Rendez-vous de la francophonie (RVF) se tiendra du 4 au 20 mars prochains avec, pour marraine, pour une deuxième année de suite, l'animatrice Véronique Cloutier. À cette occasion, le RVF soulignera le 100e anniversaire de l'entrée de l'Alberta et de la Saskatchewan dans la Confédération au moyen d'une tournée pancanadienne, qui s'arrêtera le 4 mars à 20 h au Cégep de l'Outaouais, avec le duo de Saskatoon Polly-Esther, le Franco-Albertain Pierre Sabourin ainsi que la jeune chanteuse québécoise Ima (photo). Un concours, Écris-moi sans fautes, est aussi organisé à l'échelle du Canada; il consiste à corriger les fautes de français dans un texte de l'auteur franco-albertain Laurent Chabin. Ce concours fera gagner 1000 $ au gagnant, pigé au hasard. Un autre concours permettra à 100 personnes tirées au sort d'assister à l'enregistrement d'une émission spéciale de La Fureur, le 19 mars à Montréal. Plusieurs activités sont présentées dans la région de l'Outaouais dans le cadre de cette quinzaine. Renseignements: rvf.ca.
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7 x 7
Le Théâtre du Village d'Orléans présente Sept Histoires à sept étages de Morris Panych dans une traduction de John Van Burek, du 4 au 19 mars au Centre culturel d'Orléans (MIFO). L'histoire se déroule au septième étage d'un immeuble où un homme confus, debout sur la corniche, fera la rencontre de ses voisins de palier qui, tour à tour, lui feront le récit d'histoires loufoques et l'inciteront à sauter ou à voir la vie du bon côté. Une comédie absurde mise en scène par Laurent Gélinas dans une production amateur qui réunit les 13 comédiens Suzanne Roy Love, Francine Dion, Claire LaBrosse, Claire Poitras, Ginette Laguë, Madeleine Payer, Richard Chartrand, André Gélinas, Gabriel Poitras, Glady's Rocque, Marcus Carbonneau, Alton Legault et Raymond Benoit. Les 4, 5, 12, 18 et 19 mars à 20 h et le 13 mars à 14 h. Renseignements: www.theatreduvillage.com ou (613) 830-0217.
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Erratum
Une erreur s'est glissée dans la chronique Pop culture du Voir du 24 février (vol. 5, no 8). Contrairement à ce qui a été écrit dans le texte Des échos de Francoscénie, ce n'est pas les Amis de la Forêt Larose qui ont eu gain de cause devant la Commission des affaires municipales de l'Ontario, mais bien Francoscénie. La Commission donnait en décembre dernier le feu vert à Francoscénie pour que le spectacle se donne dans la Forêt Larose, mais l'organisme avait déjà signé une entente pour demeurer quelques années encore sur la Ferme Drouin. Nous sommes désolés des inconvénients que cela a pu causer.
Pas con, le concours « Écris-moi sans faute » organisé par Postes Canada ! On vous propose de télécharger le formulaire d’inscription sur Internet, de l’imprimer, et de l’envoyer par la poste !!! Hé hé, ça sent le Ouellet à plein nez, une combine de même ! On ne vous offre pas la possibilité de participer directement en ligne, on vous demande de mettre un joli timbre avec un petit drapeau rouge sur une belle petite enveloppe et d’envoyer ça à Ottawa. Belle leçon de « marketing-ting » !
Ce concours vous demande de corriger un texte dans lequel se trouve entre autres cette phrase : « Il aime a se laisser porté par cette langue pratiquée presque partout,
parfois dans les lieus les plus inatendus. » Le jeu est fort intéressant, mais il est toutefois dommage que le gagnant soit sélectionné par tirage au sort parmi toutes les réponses alors qu’il aurait été plus judicieux et plus juste de ne faire participer que ceux qui ont trouvé les bonnes corrections à apporter. Sans cela, on peut fort bien répondre n’importe quoi et avoir les mêmes chances que ceux qui ont fait l’effort de bien jouer le jeu.
Quant à Véronique Cloutier qu’on a choisie comme marraine de ces Rendez-vous de la francophonie, on ne la voit pas un peu trop partout ? Rien à voir avec son père, mais (et d’ailleurs surtout depuis le procès), elle est tellement présente sur toutes les tribunes qu’on commence à en avoir un peu la nausée. À la une d’un nouveau magazine dans lequel elle est sensée coucher ses états d’âme (diaboliquement vendeur, ça !), à la télé pour animer une émission, vendre des chars, à la radio… Un peu de repos lui serait peut-être salutaire, et à nous aussi !
Je lis cet entrefilet au sujet des tournées francophones et des concours de correction de fautes, et je demeure sceptique. En effet, quant on sait qu’en dehors du Québec, la francophonie se meurt, je me demande si nous ne sommes pas en train de donner un coup d’épée dans l’eau. C’est triste à dire, mais ces quelques évènements ne feront pas grand chose pour aider la cause des francophones hors Québec. D’ailleurs les chanteurs francophones qui proviennent des provinces de l’Ouest doivent ou bien jouer en anglais, pour réussir, ou bien venir s’installer au Québec. Applaudissons quand même l’initiative… sans pour autant être dupe de la situation!
Oui, célébrons le fait que l’on parle français. Et on a de quoi être fier. D’accord, cette langue nous viens de nos cousins outre-atlantique, mais il faut avouer que ça fait bien longtemps et que nous avons évoluer depuis. Et fait qui est encore plus extra-ordinaire, c’est que nous avons réussi à conserver cette langue unique dans un continent qui est peuplé en majorité d’anglophone. Et c’est certain que les francophones au Canada sont majoritairement concentrés au Québec, mais il ne faut surtout pas oublier tous les autres qui sont dissiminés un peu partout dans les autres provinces, et même certains qui se retrouvent chez nos voisins du sud. Mais naturellement, le « rendez-vous de la francophonie » se tient au Canada, et est une excellente occasion de célébrer le fait français en amérique du nord. Et le fait d’associer ça au concours « Écris-moi sans fautes », c’est une bonne occasion de s’assurer que l’on sait encore parler et écrire le français correctement. Car pour nous, qui vivons au Québec, l’usage du français est chose commune, et on le parle assez et l’écrit assez facilement (quoique pour certains, c’est un peu plus ardu de l’utiliser correctement), mais pour les francophones hors-Québec, ce n’est pas toujours évident, particulièrement lorsqu’on est bombardé par la langue anglaise qui se retrouve littéralement partout où on peut se trouver. Mais c’est avec ce type de concours que l’on réussira à promouvoir le français dans tout le Canada, et à conserver une langue qui est unique en amérique du nord, et même dans le monde.
Les Rendez-vous de la francophonie (RVF) est un événement important. Il y a quand même près de 9 millions de francophones au Canada et, l’histoire en est témoin, nous nous battons depuis plusieurs centaines d’années pour préserver cette magnifique langue qu’est le français. Ne l’oublions pas!
Qui sommes-nous? Émile Nelligan, Michel Rivard, Clémence Desrochers, Yvon Deschamps, Félix Leclerc, Antonine Maillet, Guy Laliberté, Jean-Paul Riopelle, Gabrielle Roy, Michel Tremblay, Denys Arcand, Thérèse Casgrain, Louis Riel, Jeanne Sauvé, Joseph-Armand Bombardier, Julie Payette, Bruny Surin… pour ne nommer que ceux-là.
Ainsi, l’idée de la tournée canadienne est excellente. Les trois artistes invités sont tout à fait représentatifs de la culture francophone canadienne. Non, ce n’est pas vain mais au contraire. Nous devons continuer à nous affirmer dans ce Canada. Je me souviens, ma belle-mère me racontait que dans les années soixante, à Montréal, elle manifestait et portait plainte pour avoir des services en français dans des magasins comme La Baie et Eaton. C’est quand même fou lorsqu’on y pense. Le fédéral, qui se dit bilingue, doit se faire rappeler que les francophones existent à l’extérieur du Québec.