Pop Culture Mauricie

Gagner sa réputation
Shawinigan: ville de culture
Tout un clin d’oeil

Gagner sa réputation
Le concours Les Mardis de la relève, bien qu'il évolue en marge, commence à se bâtir une réputation auprès des jeunes musiciens. Avant tout intéressé à dénicher de nouveaux talents francophones, il s'avère un excellent tremplin pour les groupes émergents de la Mauricie. En plus de proposer une expérience de scène à tous les participants, il se targue de donner un bon coup de pouce aux grands gagnants. Il permet en effet à ces derniers d'enregistrer une chanson en français au studio New Rock, qui sera par la suite diffusée sur les ondes de CHOI Radio X. Un moyen intéressant pour se faire entendre, affirme Michel Lemay, chanteur de L'Empreinte Galactique, groupe qui a remporté les honneurs cette année. La formation de la région shawiniganaise, qui sera aussi en finale à Envol et Macadam, compte d'ailleurs sur les différents concours auxquels elle participe pour se faire connaître. Car, si le fait de s'autoproduire lui amène une grande liberté d'action, il limite le groupe dans ses aspirations. Ainsi, L'Empreinte Galactique vise un premier album d'ici l'hiver prochain. "J'attendais de faire du bruit avant d'approcher les maisons de production", déclare Lemay.

Shawinigan: ville de culture
La Ville de Shawinigan vient de lancer sa première politique culturelle, un an et demi après celle de Trois-Rivières, qui s'était révélée pionnière dans le domaine au Québec. Après plusieurs mois de consultation, elle livre un document qui témoigne de son désir de développer les arts, les lettres et la culture sur son territoire ainsi que de mettre en valeur son patrimoine. Ainsi, elle insiste sur trois axes: l'accessibilité, la connaissance et la conservation. Bien que la mise sur pied de cette politique s'avère un premier pas important, il faut encore se questionner sur la façon par laquelle les différents points vont s'exprimer concrètement. Un tel travail sert avant tout à définir des objectifs généraux. Espérons que ces derniers se matérialiseront rapidement, la ville présentant quelques lacunes du côté de la culture. À quand une programmation consistante au Centre des arts? À quand les premiers spectacles à la Maison de la culture Francis-Brisson? Car pendant que les lois de la bureaucratie se manifestent, des résidents sont privés de leur principale nourriture intellectuelle et ils développent une nouvelle habitude, celle d'aller se rassasier ailleurs!

Tout un clin d'oeil
La polyvalence deviendrait-elle nécessaire dans tous les secteurs économiques? Depuis quelques années, certains propriétaires de restaurant se découvrent de nouveaux talents et égayent l'ambiance de leur établissement en chantant. Un concept convivial qui en fait sourire certains, mais qui crée aussi de véritables adeptes. Ainsi, dans la lignée d'un Claude Perron (Auberge La Boulangère), Yvon Beaulieu et son épouse Clairette Biron, les hôtes du Manoir Bécancourt, partagent leur passion pour la musique avec leurs clients. Ils arrivent même avec une version améliorée de leur revue musicale Clin d'œil en musique, durant laquelle ils interprètent une série de classiques issus des comédies musicales et des musiques de film, ainsi que des standards jazz et des pièces d'opéra. La grande première aura lieu ce samedi 8 mai et soulignera la fête des Mères. Trois autres représentations se tiendront successivement aux mois de septembre, d'octobre et de novembre. En somme, serions-nous en train d'assister à la démocratisation de l'art? À moins que ce ne soit une manifestation de la culture du faire-tout-soi-même? Dans le cas des propriétaires du Manoir Bécancourt, c'est plutôt l'expression d'un amour pour la chanson!