Me Myself I : Double personnalité
Cinéma

Me Myself I : Double personnalité

«Que serait-il arrivé si…?» On se pose la question tous les jours, à la fois fantaisie et exercice de style qui consiste à s’imaginer une autre vie. Pip Karmel, réalisatrice et monteuse australienne (on lui doit le montage de Shine), en a fait un film, Me Myself I (ou, plus prosaïquement, La Chance de ma vie en français).

«Que serait-il arrivé si…?» On se pose la question tous les jours, à la fois fantaisie et exercice de style qui consiste à s’imaginer une autre vie. Pip Karmel, réalisatrice et monteuse australienne (on lui doit le montage de Shine), en a fait un film, Me Myself I (ou, plus prosaïquement, La Chance de ma vie en français). Pamela (Rachel Griffiths) est une journaliste dans la trentaine, célibataire et solitaire. La crise s’intensifie quand un probable «Mr. Right», Ben (Sandy Winton), s’avère marié et père de famille. Pamela se retrouve, par on ne sait quel miracle, face à une autre elle-même, qui se trouve mariée avec son premier amour, Robert (David Roberts), et mère de trois monstres (Yael Stone, Shaun Loseby, Trent Sullivan). La «femme libérée» prend la place de la «femme au foyer», avec tous les quiproquos que cela engendre…
Rachel Griffiths est une bonne actrice (Muriel, My Best Friend’s Wedding, Hilary and Jackie), elle se moule facilement aux mimiques de la comédie sentimentale, épousant les coups de blues et les candeurs de la femme forte et pressée qui rêve au grand amour. Si elle porte le film sur ses épaules, elle n’a cependant pas grand-chose à soutenir. Encore une fois, entre des répliques souvent prévisibles et des partenaires à l’étoffe mince, l’actrice endosse deux stéréotypes féminins ultra-convenus qui, semble-t-il, ne s’accordent pas: la journaliste ambitieuse qui sait comment porter une veste de cuir et un cellulaire, mais qui ne sait pas faire cuire un oeuf; et la maman, mal fagotée, soumise, bonne cuisinière mais insatisfaite. Un rien affligeant. Mais tout finit bien, la morale est sauve, le bonheur est en soi, et qu’importent les apparences… Toujours le même refrain.

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