Analyse That : Truands sur canapé
Cinéma

Analyse That : Truands sur canapé

Une fois de plus, Robert De Niro s’amuse à déconstruire son mythe de "plous grand acteur d’Amérique", dixit Serge Losique. En 1999, Analyze This mettait en scène un duo assez inattendu formé du grand Bob en chef de la mafia en proie à des crises d’angoisse, et de Billy Crystal dans le rôle de son psy. Cette comédie de Harold Ramis ne cassait rien, mais il y avait quelques moments drôles et sympathiques. De Niro parodiait avec une légèreté surprenante un personnage type qu’il connaît par coeur, et la chimie entre les deux acteurs était palpable.

Une fois de plus, Robert De Niro s’amuse à déconstruire son mythe de "plous grand acteur d’Amérique", dixit Serge Losique. En 1999, Analyze This mettait en scène un duo assez inattendu formé du grand Bob en chef de la mafia en proie à des crises d’angoisse, et de Billy Crystal dans le rôle de son psy. Cette comédie de Harold Ramis ne cassait rien, mais il y avait quelques moments drôles et sympathiques. De Niro parodiait avec une légèreté surprenante un personnage type qu’il connaît par coeur, et la chimie entre les deux acteurs était palpable.

Flairant le coup d’argent, l’équipe d’Analyze This revient à la charge avec Analyze That. Pas besoin de se creuser la tête, même pour le titre… On reprend les principaux éléments du premier auxquels on mélange des trucs sans grand intérêt pigés notamment dans What About Bob? et Showtime, dans lequel De Niro jouait un flic peu doué pour la comédie dans un reality show. Voici le propos: forcé par le FBI, le gentil psy qui vient de perdre son papa doit recueillir chez lui, au grand dam de son épouse (Lisa Kudrow), le chef de la mafia. Celui-ci a simulé une dépression nerveuse pour sortir de prison, craignant d’y être assassiné par les hommes de main de la marraine. Alors que Crystal a l’air de s’emmerder ferme, que Lisa Kudrow semble s’ennuyer de ses camarades de la télé – tant elle n’a rien à faire dans cette galère -, Bob, lui, se complaît à faire la grosse brute épaisse. Depuis son passage éclair dans la métropole lors du dernier FFM, on est porté à croire que ce n’est pas un rôle de composition…

On rigole pendant le premier quart d’heure en entendant De Niro dénaturer les chansons de West Side Story en se dandinant comme un vieux canard. Pauvre Leonard Bernstein! Ensuite, le réalisateur – était-il réellement sur le plateau? – balance Bobby dans une suite de saynètes qui se veulent comiques mais qui ne provoquent que le malaise. Ça ne s’arrange guère quand le malfrat se retrouve conseiller spécial d’une série télé sur la mafia. En guise de digestif, on nous sert enfin un bouquet de bloopers qui prouvent hors de tout doute que De Niro s’est amusé ferme à nos dépens. Prions pour qu’Analyze These et Analyze Those ne voient jamais le jour.

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