L'Arbre aux branches coupées : L'âme russe
Cinéma

L’Arbre aux branches coupées : L’âme russe

Dans L’Arbre aux branches coupées, Pascale Ferland donne la parole à deux laissés-pour-compte du régime soviétique qui trouvent leur bonheur dans la peinture. Bouleversant et révoltant.

Deux ans après L’Immortalité en fin de compte, qui présentait trois créateurs d’art brut québécois, Pascale Ferland revient en force avec un deuxième long métrage documentaire, L’Arbre aux branches coupées, où elle dépeint avec une sensibilité et une sobriété remarquables le triste sort de deux peintres russes.

Expulsé de l’armée rouge à cause de ses idées subversives, Alexeï Yakovlevitch Sizov est forcé de devenir garde-forestier; luttant toujours contre l’injustice sociale, il raconte ses souvenirs par le biais de toiles naïves aux couleurs vibrantes.

Pour sa part, Alexeï Ivanovitch Kansturov, maçon à la retraite, vit dans une chambre insalubre depuis 1968, bien qu’on lui ait promis un appartement après cinq ans de service; vivant dans la crainte de devenir un sans-abri, il fuit la triste réalité dans la peinture.

Avec un regard empreint d’humanisme, lequel n’est pas sans rappeler celui d’un Benoît Pilon (Roger Toupin, épicier variétés), la jeune documentariste trace un portrait inquiétant d’une Russie qui n’a pas su s’adapter à la démocratie, sans jamais tomber dans le misérabilisme ni la complaisance.

Précédant la projection du documentaire de Pascale Ferland, Après le déluge. Écrite, montée et réalisée par Fernand Bélanger, Louise Dugal et Yves Angrignon, cette " vue animée " se veut une ode à la toute puissance de l’eau, source de vie et de mort. Joli et inspiré.

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