La Coccinelle: Toute équipée : Cerveau direction
Cinéma

La Coccinelle: Toute équipée : Cerveau direction

La Coccinelle: Toute équipée remet l’intelligente Choupette en piste. Contre toute attente, la Coccinelle tient encore la route.

Même carrosserie, mêmes couleurs aussi. Que les puristes se rassurent, on a résisté à la tentation de prêter à Herbie – Choupette, chez nous… – les atours modernes de la New Beetle. Pas de doute, il s’agit bien du modèle classique lancé par Volkswagen au début des années 60, rendu célèbre par le long métrage The Love Bug.

Un coup d’œil sous le capot révélerait sans doute une cylindrée bonifiée. Dans les faits, une mise au point s’imposait: il fallait bien équiper la voiture d’un moteur plus performant pour lui permettre de courir avec les pros. Ouais, et c’est sans doute par souci d’aérodynamisme qu’on a retouché à grands frais les mamelles de sa conductrice, Lindsay Lohan.

S’il semble mûr pour la casse, Herbie a quand même encore un peu de pot en réserve. Il réussit in extremis à se faire adopter par Maggie Peyton (Lohan), qui lui trouve du charme mais surtout beaucoup de caractère. La voiture ne pouvait mieux tomber: la jeune femme vient d’une famille de coureurs automobiles.

Après avoir été confié aux bons soins de Kevin (Justin Long), l’ami mécano de Maggie, Herbie retrouve toute la pétulance de sa prime jeunesse. Voilà la petite bagnole au grand cœur prête à se frotter aux bolides les plus véloces.

Exercice anthropomorphique sympathique, La Coccinelle: Toute équipée mise d’abord sur les facéties de la coccinelle no 53, qui provoquent inévitablement quelques gloussements amusés. Ah! le coup de la porte dans les genoux, inusable! Enfin…

Le scénario prend en charge deux autres objectifs, qu’il parvient à intégrer efficacement. D’abord, montrer Herbie en action le plus souvent possible, lors de courses plus échevelées les unes que les autres (le recours aux effets numériques ne nuit pas). Ensuite, mais accessoirement et de façon assez fantaisiste, prouver que Maggie peut s’imposer dans un milieu hautement testostéroné (les récents succès de Danica Patrick aux 500 milles d’Indianapolis ancrent le message dans la réalité).

S’il débute par un hommage bien senti aux premiers films de la "série", La Coccinelle: Toute équipée emprunte rapidement sa propre voie et, étonnamment, parvient à soutirer pas mal de kilomètres à une machine qu’on pensait en panne sèche. On félicitera la réalisatrice Angela Robinson (auteure de l’infect D.E.B.S.) d’avoir tiré le maximum de son bazou.

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