Italie, Belgique, Japon et Mexique: regard sur quelques films en compétition au FFM
Cinéma

Italie, Belgique, Japon et Mexique: regard sur quelques films en compétition au FFM

Il n’y aucun film québécois en compétition officielle au FFM, ce qui n’a pas manqué de soulever quelques critiques. Le festival permet néanmoins de radiographier un cinéma international hyper-diversifié. Voici les 4 films qui retiennent notre attention.

MELODY
De la Belgique : Melody, de Bernard Bellefroid

Bernard Bellefroid est notamment connu pour son documentaire de 2005, Rwanda, les collines parlent, et pour son premier film de fiction La régate, souvent comparé au cinéma des frères Dardenne (une référence d’ailleurs revendiquée par le cinéaste).  Au menu de son cinéma: des personnages tout en nuances, en quête de soi, dont l’identité est bousculée par des liens familiaux complexes et inextricables. Dans Melody, il s’intéresse à l’histoire d’une jeune adulte acceptant de devenir mère porteuse pour une compensation financière qui lui permettra enfin d’ouvrir le salon de coiffure dont elle rêve. La relation qui se nouera entre les deux femmes les remettra en question et éveillera en elles un nouveau rapport à la maternité et à la transmission filiale.

Le jeudi 28 août 2014 à 21h30 et le vendredi 29 août 2014 à 16h30 au Cinéma Impérial
 

 
 

De l’Italie : Un raggazzo d’oro, de Pupi Avati

Nulle autre que Sharon Stone tient le haut de l’affiche de ce film du réputé réalisateur italien Pupi Avati , qui raconte une tumultueuse relation père-fils autour de l’écriture d’un scénario et qui met en scène de personnages de perdants sympathiques qui finiront mal en point. Réalisateur éclectique, Avati a fait dans l’horreur, la comédie musicale excentrique, la satire sociale et le film sportif avant de se tourner vers un cinéma plus intimiste et plus psychologique, catégorie à laquelle appartient cette nouvelle œuvre largement autobiographique. Celui qui n’a que très peu connu son père ne cesse pourtant de le poursuivre dans sa cinématographie et de l’ériger au rang de grande inspiration.

Le jeudi 28 août 2014 à 16h30 au Cinéma Impérial 
 

 
 

Du Japon : Cap Nostalgie, de Izuru Narushima

C’est le 13e long métrage d’Izuru Narushima, qui met en vedette la star japonaise Sayuri Yoshinaga (et tout ce beau monde est à Montréal accompagné d’une délégation de journalistes japonais). On ne sait pas grand-chose de ce film sinon ce qu’en dit la description sur le site du festival, qui laisse croire à un film un brin fantaisiste, à l’issue heureuse et aux personnages attachants. «Cap Nostalgie se déroule  dans une tranquille petite ville maritime, près du Mont Fuji. Les habitants viennent régulièrement échanger avec Etsuko, la propriétaire du café du coin. Dans chaque tasse de café, elle ajoute des petits souhaits à ses clients, ce qui transforme ce rituel en une expérience jubilatoire. Tout le monde partage ses problèmes à Etsuko, y compris son neveu au tempérament parfois un peu trop vif. Bientôt, ce hameau de bord de mer accueillera un vent de changement, favorable à chacun et qui transformera un à un les habitants de Cap Nostalgie.»

Le vendredi 29 août 2014 à 9h et 19h, puis le samedi 30 août à 14h, au Cinéma Impérial 
 
cap-nostalgie
 
 

Du Mexique :Obedienca perfecta, de Luiz Urquiza Mondragon

C’est un film controversé qui pénètre dans les arcanes de l’insitution catholique en racontant l’histoire d’amour unissant un prêtre et l’un de ses élèves. Angel de la Cruz, fondateur de la congrégation catholique Los cruzados de Cristo (qui professait l’obéissance comme moyen d’atteindre le bonheur), y est incarné par le brillant comédien Juan Manuel Bernal. Le film explore l’abus de pouvoir de ce prêtre qui, au final, célébrait la pédophilie à travers la philosophie d’obéissance qu’il avait mis en place. Montrant graduellement les séquelles durables des abus dans la vie du garçon, Obedienca perfecta est une œuvre pointue qui jouit d’une mise en scène sophistiquée, d’une lumière soignée et d’un montage fluide (de l’avis général de la critique mexicaine).

Le samedi 30 août à 11h30 et 21h30, puis le dimanche 31 août à 16h30 au Cinéma Impérial