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Un gangster de rêve pour Marc-André Grondin dans Mafia Inc.
Cinéma

Un gangster de rêve pour Marc-André Grondin dans Mafia Inc.

Marc-André Grondin aura rarement été plus passionné par un personnage que dans Mafia Inc., le nouveau film explosif de Podz.

Qui n’a jamais rêvé de jouer les gangsters? Pour Marc-André Grondin, c’est un fantasme devenu réalité, alors qu’il incarne un des hommes de main du parrain montréalais (Sergio Castellitto).

« Je pense qu’on est tous curieux, attirés par le milieu du crime organisé, avoue l’acteur en entrevue. Il y a quelque chose de séduisant dans l’interdit. Ce sont des gens qui se donnent le droit de faire plein de choses. Surtout que c’est un mélange que tu retrouves rarement au cinéma, où tu as vraiment quelque chose de complexe à jouer et en même temps, tu tires du gun! »

Bien que le scénario soit inspiré d’un essai journalistique portant sur le clan Rizzuto, le long métrage revendique sa part de fiction. « Mon personnage est un mélange de pleins de personnes et d’histoires, laisse entendre son interprète. Je suis allé chercher à gauche et à droite, j’ai parlé à plein de monde. À force de pogner des petits bouts d’argile, à un moment donné, ça fait une forme. »

Le plus important était de trouver le magnétisme nécessaire pour que le spectateur ne voit que lui et qu’il oublie ses gestes horribles. « Il fallait qu’on se dise « Criss qu’il est sympathique pareil, maudit que j’aurais du fun aller prendre un verre avec »,  lance en riant le comédien de 35 ans. Mais c’est souvent ça aussi. Les gens que j’ai rencontrés qui étaient liés au crime organisé sont toujours super charismatiques, avenants et drôles. Je n’ai rien à redire de ces gens-là. Et je dis ça sans avoir peur de quoi que ce soit! »

Quand les gens apprennent que tu participes à un film de criminels ou de police, ils te demandent toujours si tu joues un bon ou un méchant. C’est Star Wars, ils ont besoin de savoir si c’est le Bien et le Mal, si c’est noir ou blanc. Quand tu fais le portrait d’un milieu de crime, c’est le mal partout.

Difficile pourtant d’imaginer un être plus diabolique que ce personnage qui ressemble à un chien enragé. « Comprendre d’où il vient aide beaucoup à s’attacher à ce personnage-là, admet son protagoniste. Ce n’est pas juste un psychopathe. C’est quelqu’un qui a été blessé, aspiré dans un milieu. Même quand il a voulu en sortir, le milieu l’a ramené, détruit et remodelé. C’est le produit de son environnement. »

C’est également la chance pour Marc-André Grondin de jouer un rôle qu’il n’a jamais tenu auparavant, de se débarrasser de cette image qui lui colle régulièrement à la peau. « Les personnages que je joues habituellement subissent beaucoup ce qui arrive, explique le héros de C.R.A.Z.Y. et des Affamés. Ils sont moins dans l’action. Là je provoque des choses… À chaque fois que je travaille avec Podz (c’est sa deuxième collaboration après L’affaire Dumont), il m’amène ailleurs en ouvrant des petites portes qui n’avaient pas encore été ouvertes. Il fait entrer de l’air et me fait découvrir que je peux aller encore plus loin. J’ai toujours l’impression qu’il fait de moi un meilleur acteur. »

Photo par Bertrand Calmeau

Dans certaines scènes plus intenses et hilarantes, on jurerait même voir débarquer les fantôme enragés d’Al Pacino de Scarface ou de Joe Pesci de l’époque Goodfellas. « Quand tu dresses le portrait d’un milieu mafieux italien nord-américain, il y a des ressemblances, c’est certain, concède celui qui a pratiquement grandi devant les caméras.  Je ne me suis pas retapé Godfather ou Casino. Je ne voulais pas voir des osties de belles prestations et que ça rentre en moi. J’ai essayé me tenir loin de ces films-là, car ils sont tellement bons. »

À l’affiche.

 

 

 

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