[critique spectacle + photos] John Carpenter : maitre-rockeur de l'horreur
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[critique spectacle + photos] John Carpenter : maitre-rockeur de l’horreur

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John Carpenter. Un des plus grands créateurs américains contemporains. Un réalisateur d’exception. Qui a révolutionné le cinéma de genre. Rien de moins.

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Oh que non, l’influent artiste multi-médium n’a pas volé son titre de maitre de l’horreur.

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Qui plus est de réalisateur-producteur-scénariste-compositeur… vous en connaissez beaucoup vous des comme-ça?

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Lundi dernier, le 13 novembre dernier, ses fans étaient venus lui rendre hommage en masse, remplissant le Metropolis (ou MTelus) jusqu’à plus soif. Pour une projection de film?

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Pas exactement. Il était là avec son band, pour nous jouer ses thèmes de film et ses plus récentes compositions, pendant que jouaient des extraits choisis de ses classiques sur grand écran.

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John Carpenter, du haut de 69 automnes, groovait solidement en plein centre, devant ses claviers, tout en mâchant de la gomme comme s’il n’y avait pas de lendemain.

11_john_nb_5 Des hauts-parleurs émanait du gros prog rock sale (pensez à Rush, Goblin ou Zombi), parfois tanguant vers l’électro vintage (Giorgio Moroder, Tangerine Dream) débordant de claviers bien fuzzés. Y’en a qui préfère appeler ça du synthwave – pensez à Le Matos, à Carpenter Brut (!) et à la trame sonore de Drive, genre.

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Les touches blanches et noires se faisaient marteler en tandem avec Cody Carpenter, fils de l’autre, placé côté gauche. Les voir se suivre en se lançant des regards complices n’avait pas de prix.

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De l’extrême droite de la scène, nous provenaient les hypnotiques les salves de guitare du filleul de John, Daniel Davies (entendu avec Year Long Disaster, Karma to Burn et CKY).

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Comme c’est une histoire de famille, on se doit de mentionner que Davies est également le fils de Dave Davies, guitariste du groupe rock classique, The Kinks. Clairement génétique, donc.

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Pour rehausser ce power trio, on retrouvait également un solide batteur (Scott Seiver), un bassiste (John Spiker) et un deuxième guitariste (John Konesky), qui constituent — étrangement — le groupe de tournée de Tenacious D.

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Et la musique? En guise d’entrée, on nous a balancé en plein tronche un quartette de thèmes et d’images des plus solides.

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Soit ceux de Escape from New York (1981), avec Snake Plisken qui pète des gueules en gros plan, Assault on Precinct 13 (1976), avec tout plein de basses fréquences, Village of the Damned (1995) et The Fog (1980).

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Puis, vinrent quelques puissantes pièces tirées des deux albums Lost Themes (parus en 2015 et 2016), dont la puissante Vortex.

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Évidemment, les They Live (1988), Big Trouble in Little China (1986) et Halloween (1978, le classique d’entre les classiques) y sont, entre autres, passés au grand bonheur des fans du bonhomme aux cheveux aussi moussus qu’immaculés.

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On a même eu droit à des reprises de pièces qui furent composés par d’autres, soit The Thing (1982, de Ennio Morricone) et Starman (1984, de Jack Nitzsche).

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Le rappel s’est terminé en rockant la place après que John nous ait conseillé, sourire en coin, de conduire prudemment en quittant la salle, parce que Christine (1983) était peut-être encore sur la route.

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On n’a pas pris de chance : on est parti en flottant, à travers l’épais brouillard qui traversait le quartier chinois, jusqu’à notre banlieue, qui ressemble parfois à Haddonfield…

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PHOTOS : KRISTOF G.